dimanche 3 janvier 2010

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Non, non. Il ne faut pas. Il ne faut pas que je pense au temps qui passe.
Le temps ne compte pas, ne se compte pas.
Je viens de l'avoir au téléphone. "L'avenir n'existe plus pour moi" m'a-t-il dit. Puis il s'est ressaisi, comme s'il voulait me consoler (un comble) et m'a dit dans un petit rire : "Au jour le jour..." et je ne savais plus que lui dire. Je serrai le téléphone dans ma main. Les crabes marchent pourtant à reculons.