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mercredi 2 octobre 2019

Nous avons essayé

Hier soir, un documentaire sur Arte signé Werner Herzog qui s'entretient avec Mikhaïl Gorbatchev.
...
Pour conclure, Werner Herzog lui demande : Que ferez-vous graver sur votre tombe ? Gorbatchev lui répond : Ce n'est pas de moi, je l'ai lu sur la tombe d'un ami. Et il déclame ce poème, en Russe.

J'avance seul sur la route,
Les pierres du chemin luisent dans la brume.
La nuit est calme, le désert de Dieu à l'écoute 
Et les étoiles parlent entre elles.
Le ciel grandiose émerveille,
La terre dort dans une limbe bleue.
Pourquoi suis-je si mal, si fatigué ?
Quelle est ma quête, quel est mon vœu ?
Moi qui n'attends plus rien de la vie
Et qui ne regrette plus rien du passé,
Je cherche la Paix et la Liberté.
J'aimerai m'endormir et m'oublier
Sans sombrer dans le sommeil de la tombe.
J'aimerai m'endormir à jamais
Tandis qu'en moi sommeillerait la vie
Et que doucement je respirerai.

Mikhaïl Lermontov, poète mort à 26 ans, souvent appelé le "poète du Caucase"... Né le 3 octobre 1814.

Mais Mikhaïl Gorbatchev rajoute, mon épitaphe serait : Nous avons essayé... "Da, da (Oui, oui).

Ce qu'"ils" en disent sur ce documentaire : ) :

ARTE : "Une rencontre poignante entre le cinéaste Werner Herzog et Mikhaïl Gorbatchev, dernier secrétaire général du Parti communiste soviétique et principal artisan de la chute du bloc soviétique. Ce documentaire met en regard sa présente solitude avec les espoirs planétaires qu'il avait suscités"

L'Obs, François Reynaert  : "Un documentaire dégoulinant de complaisance"

L'Humanité, Laurent Etre : "Un portrait de Gorbatchev tout en empathie"

Ce qu'"elle" en dit (*_~) :  Ce documentaire m'a intéressée, mais je n'y connais rien sur la politique de Gorbatchev et j'aime les films de Werner Herzog, donc... j'ai aimé ce documentaire. Lorsqu'il évoquait Raïssa, son épouse décédée en 1999, leur rencontre à l'université de Moscou, leur amour, le vide, le manque, sa solitude depuis sa disparition, il était touchant. 



(Qui n'a pas caressé l'image d'un être cher disparu, ne sait pas...).

lundi 19 novembre 2018

Ça ne s'invente pas



" Jets de pierres contre bombes lacrymogènes. L’Odet pour frontière. D’un côté du pont Pissette et du Pont Max-Jacob, côté place de la Résistance, sont postés les CRS. De l’autre, des agitateurs, le bas du visage masqué par des écharpes. Il est 18 h 30, le gros des troupes des Gilets jaunes a quitté le centre-ville de Quimper."

" Le feu a été mis à plusieurs corbeilles. L’une d’entre elles s’est consumée sur le pont Pissette. "


Un agent de la Ville de Quimper nettoie la chaussée du pont Pissette ce dimanche 18 novembre 2018 où une corbeille s’est consumée la veille. | OUEST-FRANCE

Mon pont
" Je lui consacre une nouvelle dans mon livre. Ce pont s’appelle ainsi parce qu’il y avait une pissotière au bout ! On la voit sur la couverture de mon livre. Mais il y avait aussi une dame pipi qui vendait la presse : mon grand-père y achetait le journal l’Humanité, pour lui, et pour moi, le journal de Tarzan. Il y avait de belles images en couleur. C’était chouette."

vendredi 9 novembre 2018

Le Président qui aimait les livres




Portrait de François Mitterrand, ministre d'Etat dans le cabinet de Joseph Laniel, lisant dans son bureau en juillet 1953. / © AFP
"Tout livre en vitrine excite mon appétit, un formidable appétit de lettres, de signes, de titres, de typographie plutôt que de lecture, avec une préférence provisoire pour la jaquette rouge et blanche de Julliard, et le pincement au coeur que me vaut immanquablement le double filet rouge à l'intérieur du filet noir de ma chère NRF."

Nous sommes le 30 septembre 1963. Le député de la Nièvre François Mitterrand, 46 ans, fixe son premier rendez-vous à une jeune provinciale tout juste montée à Paris, une certaine Anne Pingeot, 20 ans. Mais où se retrouver ? "Je vous attendrai à la librairie Le Divan, place Saint-Germain-des-Prés, à 19 heures", lui écrit le futur Président (1). Pour ce couple secret, c'est la première d'une longue série de rencontres dans des librairies. 
Seul ou en compagnie de sa chère amie, des décennies durant, le leader socialiste aura écumé les échoppes du quartier Saint-Sulpice à la recherche d'éditions rares. Si l'on y ajoute les ouvrages que lui ont dédicacés les grands auteurs de son temps -Camus, Duras, etc-, tout cela a fini par constituer une bibliothèque de grande valeur. "
Source 
"La vente d’une partie des ouvrages de l’ancien président de la République, organisée les 29 et 30 octobre 2018, chez Piasa, à Paris, a rapporté 1,5 million d’euros, soit trois fois plus que les estimations les plus hautes. "Visite guidée 

jeudi 25 octobre 2018

Rejeter un accent est une discrimination



Mélenchon dénonce le "ridicule" de la polémique

Jean-Luc Mélenchon a ensuite raillé les suites médiatiques et politiques de l'esclandre: "Ce qui nous vaut, séance tenante, toutes sortes d’enquêtes sur les accents et même une proposition de loi contre la glottophobie. J’ai amélioré mon vocabulaire d’un mot vous voyez que tout le monde peut apprendre." (Lire ici)


"La glottophobie, discrimination liée à une façon de parler, est un phénomène très répandu. En quoi est-ce une discrimination ? Comment et pourquoi est-ce que ce type de discrimination fonctionne ? Combattre les discriminations linguistiques."




Une conférence enregistrée en janvier 2018. (Vidéo)

Philippe Blanchet, professeur des universités en sciences du langage, spécialiste de sociolinguistique et de didactique de la communication plurilingue et interculturelle.

Jean-Luc Mélenchon se moque de l'accent d'une journaliste, cela ne lui suffit pas, il traite les journalistes "d'abrutis, de menteurs, de tricheurs". 

"Ils ont l'air de ce qu'ils sont, c’est-à-dire d'abrutis. Je demande à ceux qui nous suivent de relayer nos arguments, de montrer pourquoi France Info ment et de discréditer les journalistes qui s'y trouvent"." Relayez, relayez sans arrêt. Pourrissez-les partout où vous pouvez. Parce qu'il faut qu'on obtienne au moins un résultat […] il faut qu'à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent 'Les journalistes de France Info sont des menteurs, des tricheurs'."

Jusqu'où va aller son hystérie (0_0) ?!




mardi 27 février 2018

Composition






L'original de la photo qui a retenu mon attention
(Cliquer sur Le Temps pour voir la photo)
"L'Italie va mieux, les Italiens en doutent."
Par Antonio Galofaro pour Le Temps.ch

lundi 15 mai 2017

Dernière (dé)pêche

Le nouveau Premier Ministre est Édouard Philippe (un Sagittaire de droite !).
Emmanuel Macron est également un Sagittaire mais pas du même décan. D'aucuns disent qu'il est de droite, d'autres qu'il est de gauche, parfois les mêmes disent (se contredisent) ni de droite, ni de gauche et les plus délurés vont jusqu'à dire qu'il est ni de gauche, ni de gauche ! Hugh!
Bon, on s'en fiche un peu, je relève juste que Édouard Philippe est né le même jour que moi (mais quelques décennies plus tard. Mmm!).
Je ris en entendant les électeurs de gauche et extrême-gauche dire qu'ils se sentent "blousés" parce qu'ils ont voté Macron (contre Le Pen). Ils n'avaient qu'à bien écouter les consignes de Mélenchon. S'ils n'ont pas compris que pour ne pas se sentir "blousés" il leur fallait voter blanc ou l'abstention, c'est qu'ils n'étaient vraiment pas des Insoumis ni des "Résistants". Une des consignes laissait aussi entendre (et le choix) de voter Macron; celle-ci était tellement chuchotée qu'il fallait tendre l'oreille pour l'entendre. Ils ont trop tendu l'oreille. Pfff! Bon, ils ont encore une chance de pouvoir voter aux législatives !

Passons à droite. Ô mon Dieu maman, le feuilleton est passionnant.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo rejoignent une vingtaine de personnalités de droite, parmi lesquelles figurent Le Maire, Solère et Estrosi.

- Borloo signe à son tour l'appel d'élus de droite à saisir "la main tendue" de Macron

Jean-Louis Borloo, fondateur de l'UDI, a annoncé lundi qu'il signait l'appel d'élus de droite à saisir "la main tendue" du président Emmanuel Macron. Cet appel, initié par Thierry Solère, proche de Bruno Le Maire, après la nomination d'Édouard Philippe, député-maire LR du Havre, a déjà été signé par vingt-huit personnalités, la plupart juppéistes ou lemairistes, ainsi que par Nathalie Kosciusko-Morizet.  
(Source Le Point)


 

"Pour être l'homme de son pays, il faut être l'homme de son temps"

Cette phrase de Chateaubriand, Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, l'a reprise lors de son discours à Emmanuel Macron.  C'est cette allocution lors de l'Investiture que j'ai appréciée, tant par la présence de Laurent Fabius que par la contenance* de Emmanuel Macron, dont la prestance était indéniable, tout au long de cette journée.

"Homme de notre temps, assurément vous l'êtes [...]"

"Apaiser les colères, réparer les blessures, lever les doutes, tracer la route et incarner les espoirs [...]"

Tout est dit dans la presse sur cette passation de pouvoir. C'est ma petite pierre à l'édifice de cette journée historique. Je faisais partie des sept et quelques millions de téléspectateurs qui ont passé des heures devant leur écran; il y a  des années que ma télé n'avait pas été allumée aussi longtemps; il faut dire que ma pile de repassage était imposante ! (Ma télé tient le coup - elle a 23 ans -, et pour cause, je ne la regarde pas souvent). Pour François Mitterrand, j'étais sur place...

Quelques captures d'écran









(Cliquer pour agrandir puis afficher l'image pour voir l'émotion contenue dans le regard brillant de la deuxième photo de Emmanuel Macron (j'y vois de la glycérine aux mirettes (*_*)). Ces trois dernières images, je les ai capturées à une seconde d'intervalle).



Sa manière de marcher, sa contenance, avaient quelque chose de particulier; dans d'autres occasions, on aurait pu lui souhaiter plus de grandeur; mais il suffisait, dans ce moment, de rester en tout le même pour paraître sublime (Mmede Staël, Considérations sur les princ. événements de la Révolution fr.,t. 1, 1817, p. 382).
Sa contenance sévère et digne, quoique affable, imprimait le respect (Balzac, César Birotteau,1837, p. 163). 
[...] elle tenait de son éducation et de sa race un air de grandeur, une contenance fière (Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes,1844, p. 113).

1. L'homme inspirait la sympathie : Ni trop humble, ni enflé de vanité, ni intimidé par la Majesté, ni arrogant, il gardait dans sa contenance du goût et de la mesure... A. Arnoux, Rêverie d'un policier amateur,1945, p. 80.

ET MAINTENANT :
 AU BOULOT MONSIEUR LE PRÉSIDENT ! 


Photo : Benoît Tessier, Reuters


 

lundi 8 mai 2017

Un fugace instant de grâce. Une certaine gravité...

 Élections présidentielles, 7 mai 2017.
Emmanuel Macron (né le 21 décembre 1977), à ce jour, 39 ans.
Son chiffre - aussi le mien - (porte-bonheur) : le 7 !


Photo AFP 

... une liesse mesurée, contrôlée. Et, une belle entrée en scène, solennelle, de notre jeune Président Emmanuel Macron. L'ombre sur la colonne, la marche vers la pyramide du Louvre, le fantôme de Mitterrand planait dans cette mise en scène. Une belle mise en scène. Maintenant que la pièce va se jouer, attendons la suite. Ayons cette bienveillance, le futur va être ardu. Pas de rose mais des épines.
Cette marche, de l'homme, seul, si jeune, appelé aux plus hautes fonctions, fut - pour moi - le moment le plus fort. A quoi pensait-il ? Son cœur battait-il la chamade ? Son mal de ventre était-il passé (ben oui, il avait sûrement eu mal au ventre avant non ? (0_0)). Avait-il un peu peur de ne pas être à la hauteur de la tâche ? Sans doute ne pensait-il à rien de tout cela; il devait être sur un nuage, il aurait pu marcher sur l'eau, il devait juste penser à marcher droit, ne pas buter sur un obstacle (pas de tapis rouge), garder la tête haute, l'air altier et grave, ce-fugace-instant-de-grâce dont on ne sait jamais le temps qu'il va durer.
Puis l'allocution "la tâche qui nous attend est immense" a-t-il dit. J'ai relevé dans son discours de nombreuses fois ce mot : immense. Oui, elle va être gigantesque, comme la construction de la pyramide d'origine,  Khéops ? (Il a fallu vingt ans à plus de 100 000 hommes pour la bâtir). 
Enfin, les photos : avec son épouse (son mentor ?) émue et, la famille... réunie. Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais vu ça, j'avoue avoir été bluffée du début à la fin. Je peux en parler facilement puisque mon cœur n'a pas changé de côté (pas de cœur au centre, non mais!) : il était presque parfait (et il a un meilleur tailleur que celui de François Hollande. Je parierai qu'il a le même fournisseur que Marcel Proust pour ses chemises (*_*)).

Bientôt les législatives... Les abstentionnistes et surtout les votes blancs (je-dis-ça-je-dis-rien, j'aime la couleur du drapeau de la Paix. Mmm!) vont (se) manifester (non mais!) et il le sait. Alors : Bon courage Monsieur le Président.


AFP. Photo Eric Feferberg



Reuters. Photo Benoît Tessier

A 20 heures hier, j'étais au restaurant avec des amis. L'un d'entre eux consulte les premiers résultats sur son smartphone : Macron ! Dans le restaurant tout était normal, les yeux des clients étaient fixés sur la carte et les menus, pas de voix qui s'élèvent, un soir comme un autre. Une grande tablée d'Anglais près de nous,  joyeux, se passant des photos d'un téléphone à l'autre, qui n'avaient rien à voir avec l'élection; la vie continuait pour eux, comme avant, sans doute; le Brexit n'avait pas changé - apparemment - leur vie. Bref, tout était plutôt calme, il était plus de 20 heures. Le dîner fut excellent, nous voulions tester le changement de propriétaire, de staff, apparemment pas de changement de cuisinier, nonobstant une présentation plus soignée des plats et quelques nouveautés (pris un Tataki de thon aux légumes croquants : divin).
De retour à la maison, j'assiste à cette marche solennelle au Louvre... et à l'allocution...

Vivement les législatives. Hi !

jeudi 4 mai 2017

Débat enquiquinant d'un côté, "improvisation punk"[hallucinante] de l'autre













Heureusement, il y avait VICTORIA sur ARTE !




Lire ici l'entretien complet de Jérémie Couston 
avec le réalisateur allemand Sebastian Schipper.

Comment prépare-t-on un tel tournage ?
Mentalement. Tous ceux qui ont été tentés avant moi de réaliser un film en un seul un plan-séquence l'ont fait en essayant d'imiter un film normal. C'est-à-dire avec d'innombrables répétitions pour atteindre la perfection, pour contrôler l'incontrôlable. Le projet qui se rapproche le plus du mien en terme de forme, c'est L'Arche russe, de Sokourov, qui a été tourné en un seul plan dans le musée de l'Ermitage mais c'est un film contrôlé de partout. Victoria, au contraire, parle de la perte de contrôle, du partage des responsabilités. C'est une improvisation au sens musical du terme. Une improvisation punk.
Mais vous aviez des cascades à gérer, on n'improvise pas des cascades...
Une improvisation ne consiste pas à se retrouver et à jouer ensemble. Il y a des règles. Quel style de musique ? Quels instruments ? Quel rythme ? Si tu amènes une guitare électrique pour jouer The Star-Spangled Banner dans une impro de free jazz, tu te fais virer. Même la musique punk répond à un cahier des charges précis. Je suis persuadé qu'un punk ne pourrait pas boire une bière dans un verre en cristal sans se faire lyncher. Bien sûr qu'on a fait des répétitions, bien sûr que les acteurs avaient une trame pour leurs dialogues. Mais l'organisation du plateau n'a pas été le plus dur. Il fallait avant tout que le film ait l'air vivant, et que les acteurs ne donnent pas l'impression de jouer. Le plan-séquence, c'est l'outil, il faut inventer tout ce qu'il y a autour. Au 19e siècle, les peintres ont mis la peinture dans des tubes et ont pu poser leur chevalet dans la nature et enfin peindre la vie telle qu'ils la voyaient, et non plus d'après leurs souvenirs, au fond de leur atelier. Mais quand les impressionnistes sont revenus avec leurs tableaux peints sur le vif, on leur a dit qu'ils étaient affreux. Il faut s'habituer à la laideur, ne pas en avoir peur. J'ai le sentiment que les cinéastes ont abandonné l'idée de laideur, ils se sont arrêtés de progresser, d'innover. Ils se sont rendus à la beauté. Tous les films se ressemblent, ils sont impeccables, mêmes ceux tournés caméra à l'épaule. Aujourd'hui, la beauté des tableaux des impressionnistes ou du Caravage n'est plus remise en cause, c'est même devenu la quintessence de la beauté. Mais on s'interroge toujours sur celle de Francis Bacon. La plupart des cinéastes contemporains se sont arrêtés aux impressionnistes. Et il y a peu de Francis Bacon qui, tout en admirant le Caravage, ose retourner le canevas pour peindre sur le mauvais côté de la toile et voir ce qui peut surgir de cet accident. Ne pas rechercher la perfection mais le flow : c'est une expérience risquée mais enthousiasmante. Sur Victoria, on est passé pas loin de la catastrophe.

dimanche 26 mars 2017

"Les vieilles taupes..."

Écouté ce matin sur la RTS


Le père Guy Gilbert au Vatican en 2015
Photo : Andreas Solero/AFP

"Prêtre-éducateur dans la région parisienne depuis plus de 40 ans, Père Guy Gilbert aide quotidiennement des dizaines de jeunes en perdition, dans les rues, dans les banlieues ou dans la bergerie qu'il a restaurée en Provence.
Il est l'auteur d'une quarantaine de livres, dont "Vie de combat, vie d’amour" (éditions Philippe Rey, 2015) qui, derrière la façade rebelle du prêtre au perfecto, montre une personnalité profonde et attachante."(Source RTS : Entre-nous soit dit).
"Les églises où je prêche sont pleines à craquer". (Ça ne m'étonne pas).
Cette interview est truculente, percutante. Quelques perles du Père (mais pour un collier complet écouter cette émission) :

"Pendant la quête, pas de bruit! (Que des billets que des billets que des billets)."

"Une vieille taupe de 50 ans." (0_0)

"Oui, je dis des gros mots... les jeunes ont des gros mots...
J'essaie pendant que je célèbre l'eucharistie - j'aime célébrer l'eucharistie - de ne pas dire de gros mots; parce que les vieilles ça les choquent profondément. Mais enfin... elles s'habituent... elles s'habitueront."
- Un peu comme vous (dit-il à la journaliste qu'il ne déstabilise pas, épatante Mélanie Croubalian)
- Ben oui (lui répond-elle)
- J'ai pris leur langage."

"Quand on dit que la politique c'est le plus haut sommet de l'amour... Mon c.l !" (*_*)

Une heure pour bien commencer la journée avec le Père "bling bling" (?). Ah ah! Les "vieilles taupes" de 50 ans peuvent passer leur chemin.... ou, tendre l'oreille. Ça décoiffe : une bouffée d'air, pendant que la campagne présidentielle s'envenime, se délite... à un mois des élections!

Père Guy Gilbert, Vie de combat, vie d'amour, éditions Philippe Rey, 2015.




dimanche 5 mars 2017

***

Il faut du courage pour téléphoner à ceux qui vont mal,
surtout quand ils sont détestables (*_*)


 Hello Donald? I'm listening to you...
Do you hear the birds?
Tweet tweet tweet...

(AP Photo/Steven Senne, Tuesday, Aug. 23, 2011) 


dimanche 29 janvier 2017

N... de D... !

"L'infinie stupidité des masses me rend indulgent pour les individualités, si odieuses qu’elles puissent être. Je viens d’avaler les six premiers volumes de Buchez et Roux. Ce que j'en ai tiré de plus clair, c’est un immense dégoût à l’encontre des Français. N... de D... ! a-t-on été inepte de tout temps dans notre belle patrie! Pas une idée libérale qui n’ait été impopulaire, pas une chose juste qui n’ait scandalisé, pas un grand homme qui n’ait reçu des pommes cuites ou des coups de couteau !! « Histoire de l’esprit humain, histoire de la sottise humaine! », comme dit M. de Voltaire."

Gustave Flaubert, dans une lettre à George Sand.

mercredi 11 janvier 2017

Good bye...



"Yes, we did"





Have a good luck!
(I don't worry about you).








  

samedi 12 novembre 2016

Dis-moi comment tu joues et je te dirais qui tu es

Et si Hillary avait perdu... parce-qu'elle ne joue pas au golf? (0_0) 

"Quinze des dix-huit derniers présidents des États-Unis étaient des golfeurs acharnés." 
Dont Bill Clinton, totalement accro au golf, surnommé Billigan (cf. Mulligan). Le Mulligan est autorisé en partie amicale, si les partenaires sont d'accord, en général au départ du tee n° 1, une seule fois. Quand il ne retrouvait pas ses balles, Billigan sortait discrètement une balle de sa poche. "Son compagnon démocrate, Bob Dole avait joliment déclaré en 1996 : "Aujourd'hui je ne sais pas s'il a joué 83 comme il le dit, ou 283, voire même 483".""
Hillary Clinton, son épouse ne joue pas au golf, elle l'accompagnait parfois sur les greens.
Quant à Georges W. Bush... Mmm! Voici "les propos hallucinants qu'il prononce lors d'une conférence de presse improvisée en 2002, alors qu'il s'apprête à entamer une partie de golf. Les prédications du président alors en exercice (2001-2009), davantage concerné par son swing que par celui de la planète" :




"J'appelle les nations à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arrêter ces attaques terroristes. Et maintenant, regardez ce drive."
"Le King Arnold Palmer, récemment disparu, a eu l'honneur de jouer avec plusieurs présidents. Plutôt que de s'attarder sur les tares et autres déviances des plus loufoques d'entre eux, il avait comme à son habitude pris le parti de ne retirer que le positif de ces rencontres. Celui qui l'a le plus impressionné? Gerald Ford (1974-1977). «Chaque fois qu'on voulait lui donner un putt (une pratique régulière sur putts très courts en partie amicale), il refusait et tenait absolument à le jouer.»
"John Fitzgerald Kennedy (1961-1963) était le meilleur de tous, avec un index estimé à 8 en dépit de douleurs dorsales difficilement supportables."

(Source Le Temps.ch, article complet)

Donald Trump, lui, possède carrément plusieurs parcours... S'il est aussi violent avec ses clubs qu'on a pu le voir, ailleurs, pendant sa campagne... Et dire qu'il a été élu! Jouer avec Barack Obama (index 13)... je veux bien, même tenir le drapeau quand il est en vacances. Attention, gaucher, ne pas le gêner en restant dans son dos.

Tout de même, ils ont de la chance d'avoir un caddie : pas de sac à porter, pas de chariot à pousser (je n'en peux plus). 

vendredi 21 octobre 2016

"Pardonne-moi mon Anne"

C'était toute cette semaine dans A voix nue, une demi heure chaque soir avec Anne Pingeot. 
Pour le poème d'amour (avec la voix nue de "l'aimée"), "pour les petits déjeuners de nulle part", "pour la passion de chaque étreinte" c'est à partir de la minute 15:51. Mais ce serait vraiment dommage de se passer du reste... et des autres émissions (en commençant par la première), ponctuées du rire si charmant - à la fois spontané et retenu - de Anne Pingeot.




"Anne Pingeot a choisi de réserver à France Culture et à un historien, Jean-Noël Jeanneney sa seule et unique prise de parole alors que viennent de paraître en librairie le volume de la correspondance que François Mitterrand a entretenu avec elle, Lettres à Anne (1962-1995) ainsi que le Journal pour Anne (1964-1970) , tous deux publiés aux éditions Gallimard. Une conversation libre, confiante, passionnante, tantôt joyeuse et tantôt grave, où Anne Pingeot et Jean-Noël Jeanneney parcourent un demi-siècle d’une grande histoire d’amour de la première rencontre jusqu’à la disparition de François Mitterrand."

samedi 16 avril 2016

Chasseur le matin, poète l'après-midi, critique après le dîner*


* Quelle bonne idée! 

de Claude Didry invité de l'émission La Suite dans les idées : Le travail devrait faire l'emploi. 

"Le travail n'est plus à l'ordre du jour. [L'enjeu c'est l'emploi et donc le chômage] et pour faire disparaître le chômage il serait intéressant de faire disparaître le travail. Ce qui se joue c'est d'imaginer une société de mobilité radicale dans laquelle les individus - aurait dit Marx en son temps - sont chasseurs le matin,  poètes l'après-midi et critiques après le dîner. C'est une imagination qui me paraît - au regard des enquêtes d'emplois de l'Insee - complètement coupée de la réalité que vivent les membres de la population active."

Claude Didry pointe "les erreurs de diagnostics" sur lesquelles repose le projet de Loi El Khomri.  (Suite sur France-Culture).

Claude Didry, L'Institution du travail, Droits et salariat dans l'histoire, éditions La Dispute, 2016.

 

vendredi 18 mars 2016

"Ce que je fais n'est que la conséquence de ce que je suis" (Roland Barthes)


Hier, 
après-midi orientale.
Vu  : FATIMA  le film de Philippe Faucon qui a créé une polémique après les propos de Guillaume Gallienne, remettant en cause la légitimité des Césars pour ce film. Ah! les Césars! cette grand-messe du cinéma, il faut vraiment n'avoir rien d'autre à faire pour la regarder à la télévision. Il me semble cependant que pour légitimer, ou pas, l'obtention de tel ou tel prix, il faut avoir vu le film. Tout cela c'est du people... laissons  "la grande famille du cinéma" s'écharper entre elle ou, se congratuler.
Je l'ai bien aimé, c'est un bon film, pour autant, méritait-il vraiment tous ces Césars (César du meilleur film, César du meilleur espoir féminin, César de la meilleure adaptation)? César du meilleur film!!! Je trouve que ça discrédite un peu la valeur d'un César (je ne parle pas de la Compression, quoi que...). Je crois que le seul César qui m'a vraiment ému - follement, éperdument, douloureusement -, c'est celui de Annie Girardot. Parenthèse. 
FATIMA est un film qui devrait* inciter à poser un autre regard  sur ces femmes qui portent le "foulard" - hijab - (elles étaient nombreuses dans la salle), qui n'est tout de même pas la burqa, plus ostentatoire! Peu d'hommes dans la salle, beaucoup de femmes, de tous âges, un public éclectique.

Pour rester dans l'ambiance, enfin disons plutôt dans une ambiance orientale, je suis donc allée après la projection prendre un thé à la menthe, bien sucré et fort bon, sans corne de gazelle (il n'y en avait pas) au Grand Petit Café Oriental en me disant que ce serait bien sympathique de pouvoir discuter avec quelques femmes présentes portant ce foulard. Mais je dois l'avouer, les deux femmes assises sur le canapé portant un foulard et près desquelles je me suis assise  pour prendre mon thé, n'ont pas répondu à mon sourire et du coup, j'ai préféré feuilleter un livret sur Oum Kalsoum!  Quelques photos prises discrètement. En faisant des recherches aujourd'hui, j'apprends qu'un biopic sur "L'Astre d'Orient" (titre du livret que je lisais et surnom de la Diva) est en projet. Frantz-Olivier Giesbert, "admirateur  de Oum Kalsoum" y aurait un petit rôle (0_0)! Lire ici.





Pas évidente la communication* si chacun n'y met pas du sien!? Non! Mais peut-être - sans doute - que ces deux femmes étaient des Fatima ne parlant que l'arabe, d'où leur inquiétude en me voyant sourire et prête à leur parler?!? Je m'interrogeais. Je repensais alors à FATIMA et à cette scène  où elle s'entretient (en arabe) avec une psychologue qui comprend et parle sa langue, où elle exprime ses difficultés (entre bien d'autres) pour communiquer avec les Français. Elle comprenait leur langue mais ne savait pas la parler.
Nonobstant, l'accueil au Café était sympathique, un thé à la menthe était offert après la projection du film, j'en ai pris deux, avec une pâtisserie marocaine également offerte, bien sucrée et bien grasse (un shoot d'insuline)! Sur les murs étaient exposées quelques calligraphies de Mohammed Idali. J'étais bien loin de l'Institut du Monde Arabe (IMA). Et, comme d'habitude, j'étais solitaire parmi les autres... On pourrait croire que je me flagelle à continuer de tenter de communiquer, sans succès, mais non. Il y a dans mon attitude, une façon d'être, parmi les autres, qui doit s'entendre; cette phrase intérieure qui est en moi, dès que je suis en société, une forme d'ennui qui me fait dire : mais qu'est-ce que tu fous là? Je ne me suis toujours sentie bien, à l'aise, dans des réceptions qu'avec toi. Depuis que tu n'es plus là, je n'ai toujours supporté que la solitude et/ou le tête-à-tête, amical et/ou amoureux. Manque de confiance? Timidité? Les deux mon capitaine, en te perdant j'ai perdu confiance en moi, malgré quelques photos trompeuses. Les années, la maturité n'y ont rien fait.

Mais revenons à FATIMA dans le film et à cette autre scène que j'aie adorée (*_*), cela va sans dire! (Cliquer pour agrandir).












Pour entendre Fatima (sur ces photos c'est elle qui pose les questions, dans sa langue) converser avec sa fille aînée (étudiante en médecine; chères études, pour lesquelles Fatima ne comptent plus ses heures de femme de ménage ), et écouter les réponses en français de sa fille, voir cette vidéo, à partir de la minute 1:08 (pour ma séquence "adorée"). (Mais on peut regarder le début).




Hier soir, regardé LGL : Fabrice Luchini, Michel Onfray, Alain Mabanckou (premier romancier à entrer au Collège de France) suivi de Duels Hemingway/ Fitzgerald. 
Cette après-midi, golf sous un ciel printanier avec un partenaire qui ne se gênait pas pour se ficher de moi avec ses" Hoooooo pop pop pop poooooooooooop" quand je ratais mes coups. Tsss! Je m'abstenais de faire de même quand il ratait les siens, j'aurais pu devenir aphone. Non mais!

Et là, j'entends My Way à la radio... en écoutant Raphaël Pichon, chef de chœur, chef d'orchestre.

"I've loved, I've laughed and cried.
J'ai aimé, j'ai ri et pleuré."

Et j'aimerai, je rirai et pleurerai encore... C'est la vie. Un chef de "cœur"... ce serait une espèce de Pygmalion (0_0)?