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dimanche 28 juillet 2019

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" La vie n'est supportable que si on ne va pas jusqu'au bout "
Mais :
"Se débarrasser de la vie, c'est se priver du bonheur de s'en moquer."

Emil Cioran

jeudi 13 juin 2019

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Ce qui m’importe, c’est l’éternelle vivacité et non pas la vie éternelle. 
Friedrich Nietzsche

lundi 6 mai 2019

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Je pense - sans angoisse ni tristesse, avec un certain soulagement - à toutes ces dernières fois qui commencent. 

jeudi 20 septembre 2018

La gaîté du mélancolique

Chaque heure, chaque jour, mes pensées ne sont qu'un combat contre le vieillissement, la solitude. Une fuite perpétuelle, une  boulimie d'activités pour oublier le temps présent, insupportable. Un surrégime qui me laisse k.o. Le moteur ne suit plus.
Sauver la face n'est que mensonge, j'y parviens... j'ai la gaîté du mélancolique.




Démocrite
Son caractère rieur devint légendaire et on l'opposa au caractère irritable d'Héraclite (ci-dessous)



« Toute rencontre avec les hommes fournissait à Démocrite matière à rire. »
"On ne saurait dater avec précision le moment de l’apparition de la légende du rire de Démocrite et du pleurer d’Héraclite. En revanche, on peut suivre leur trajectoire à travers les siècles. Celle-ci est marquée par deux temps forts : l’Antiquité qui voit la naissance de la légende du rire démocritique et du pleurer héraclitéen ainsi que le développement des notions et des problématiques qui leur sont attachées (en particulier, le thème du theatrum mundi où le rire de Démocrite devient le masque de la comédie et le pleurer d’Héraclite, celui de la tragédie ; le rire démocritique comme rire satirique ; le pleurer héraclitéen comme marque de compassion ; la mélancolie des deux personnages ; la question de la folie et de la sagesse) et la Renaissance européenne. Celle-ci les a connues par le biais de deux sources."
 Source

« Les mélancoliques courent les rues, ils se trahissent tout seuls. Ils sont tellement nombreux partout, j’en rencontre chaque fois que je sors. Ils sont incapables de dissimuler leur maladie, leurs plaintes sont bien trop familières et je n’ai pas besoin d’aller bien loin pour les décrire. Les symptômes donc, sont soit universels, soit spécifiques aux individus ou aux espèces. Certains symptômes sont dissimulés, d’autres manifestes, certains appartiennent au corps, d’autres à l’esprit. Et selon Capivacci ils varient selon que leur cause est interne ou externe. Selon Giovanni Pontano, les astres les influencent. Selon Ficin il s’agit à la fois d’influence célestes et de divers proportions des humeurs. Selon que ces dernières sont chaudes, froides, naturelles, non naturelles, qu’elles augmentent ou qu’elles diminuent. Tandis qu’Aetius parle d’une diversité de symptômes de délires mélancoliques. Selon de Lorenz, ils dépendent des tempéraments, des plaisirs, des natures, des tendances, de leur durée, du fait qu’ils soient simples ou qu’ils se combinent à ceux d’autres maladies. Étant donné que les causes sont aussi diverses, la variété des symptômes est donc presque infinie. Et de même que le vin produit des effets différents, de même que l’herbe Tortocolla, dont parle Lorenzini, qui fait parfois rire, parfois pleurer, parfois dormir, danser, chanter, hurler, ou boire etc., de même cette humeur mélancolique qui produit différents symptômes dans différentes parties du corps. Cependant, afin de simplifier, ces symptômes généraux peuvent être réduits à ceux du corps et à ceux de l’esprit. »
 Robert Burton, in L'anatomie de la mélancolie.
Yves Hersant : L’un des problèmes de la mélancolie, que mettait en évidence, je crois, l’exposition de Jean Clair au Grand Palais, est de savoir où elle s’arrête. Est-ce que de proche en proche tout ne va pas être gagné par la mélancolie. L’idée de Burton est qu’il n’y a pratiquement pas de barrière à la mélancolie et que, c’est ce que disait le début du texte, et que vous venez de rappeler, les mélancoliques courent les rues, tout le monde risque d’être mélancolique. A ceci près que les sots, définitivement sots ne sont pas et ne seront jamais mélancoliques. Celui qui ne doute pas de soi, celui qui n’est pas travaillé par cette altérité, celui qui se raccroche à des attitudes dogmatiques, celui-là vivra dans l’ignorance de sa mélancolie, si elle existe et celui-là n’atteindra jamais le niveau culturel. On voit bien que le risque est réel d'étendre ad infinitum, presque infini, dit quelque part Burton, tout est dans le presque, la symptomatologie mélancolique. Qu’est-ce qui n’est pas mélancolique ? Le jovial, et encore.
Source

jeudi 9 août 2018

"Agnostique tendance mystique"...

Ce n'est pas  la seule formule qui me rapproche de cet homme. 
Une heure avec lui, c'est trop court.
Ce midi, j'ai déjeuné avec lui. (Avec eux).
Jubilation.



samedi 24 février 2018

Ô temps, suspends ton vol

" Les femmes désirables d'hier sont les femmes oubliées de demain. "
Salman Rushdie

mardi 9 janvier 2018

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Si j'avais le choix, aujourd'hui, d'une autre vie, je choisirais celle que j'ai vécue et celle que je vis.

jeudi 7 septembre 2017

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Il n'y a pas de bonheur de vivre, sans amour.
Mieux vaut mourir que vivre sans aimer.

vendredi 12 mai 2017

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Son corps était devenu une source inépuisable de douleurs.
Chaque jour avait son lot de réjouissance malédiction. 
Elle  apprenait de nouveaux mots (maux) et allait devenir une experte en matière de squelette.
De nouvelles douleurs dans des endroits improbables.
En écrivant ces mots des souvenirs ressurgissaient. Elle se souvint d'un squelette... qu'elle avait beaucoup aimé, il était empreint de mélancolie, comme son auteur :

"Avec l’habitude, j’ai remarqué qu’il attendait que surgisse quelque chose comme un événement, une animation du monde. Qu’il attendait que quelque chose lui fasse signe d’en bas dans la rue. Que quelque chose en bas dans la rue fasse preuve de vie. Lui donne une preuve de vie. Comme s’il se posait intérieurement ces questions : est-ce que ça vit? et comment? et pourquoi? Je lui prête, peut-être à tort, une âme de philosophe. 
[...]
[...] moi aussi il m’arrive certains matins de rester à ma fenêtre sans parvenir à me décider. Sans parvenir à franchir le pas."
Dominique Chaussois, in Depluloin joue à la poupée... et casse l'ambiance, blog Jamais de la vie, 27 décembre 2009.
Lire aussi ici

dimanche 7 mai 2017

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ECRIRE
CREER
CRIER
RIRE

Ce matin je regardais le ciel gris par la fenêtre en me brossant les dents. J'avais envie d'écrire et je n'y arrivais plus depuis des semaines. En fait, je n'avais plus le temps, mes journées passaient tellement vite... entre le golf, la lecture, le cinéma, les balades, les rendez-vous... le ménage et... la paresse.
A vrai dire, j'avais plutôt envie de CRIER ! 
RIRE ? A l'instant où je me disais qu'il y avait longtemps que je n'avais pas ri (pas si longtemps en y réfléchissant bien), je vis apparaître ce jeune homme qui s'arrêta pour consulter son smartphone et je partis d'un éclat de rire en voyant ses baskets assortis à la couleur du massif fleuri devant l'église. Ce n'était pas la couleur de ses baskets qui déclenchait ce rire mais, la coïncidence. Une espèce de hasard que je trouvais jubilatoire.
Je rinçais ma bouche, pris mon appareil photo. Il ne fallait pas qu'il me voie derrière ma fenêtre que je n'osais ouvrir. Sans flash, je fis une photo à travers la vitre et le store à lamelles. Il était plongé sur son écran, assis sur le muret. J'ouvris, sans faire de bruit, ma fenêtre et je pris une seconde photo. 
Mais le résultat est moins lumineux - en ce qui concerne la couleur des baskets qui étaient vraiment d'un orange très fluo.




"Pourquoi vouloir immobiliser des écrits qui, au mieux, viennent seulement scander une pensée, une parole, éventuellement une écriture en mouvement." (J.B. Pontalis)



dimanche 9 avril 2017

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Je découvre qu'il existe des hommes qui affectionnent les commérages autant que certaines femmes.
Je fuis depuis longtemps les unes, je vais devoir fuir les autres.

mercredi 8 mars 2017

Le mieux-que-rien

Le secouant et le tenant à bout de bras, je regardais le pantalon que je venais de repasser : c'est mieux-que-rien, me disais-je pas vraiment satisfaite. Je m'interrogeais alors : le mieux-que-rien est-il mieux que le rien? Et me revenaient à l'esprit certaines circonstances  qui, d'évidence, m'obligeaient à conclure que le rien valait mieux que le mieux-que-rien et plus encore que le moins-que-rien !
Attention! Je ne parle pas du presque-rien ni du je-ne-sais-quoi. Quoi que... je-dis-ça-je-dis-rien.

Je remettais le pantalon sur un cintre, je jetais un coup d’œil par la fenêtre, nom de Zeus, il a bien salopé mes vitres avant-hier, je n'y voyais rien. Et là, c'est sûr - vu le temps pourri, les travaux et la gadoue dans mon quartier - c'était mieux de ne rien voir!

(*_*), in Une philosophie à coups de rien*, éditions Saint Sylvestre, collection L'imaginaire, 2017.

* Ne pas confondre avec celle de Marcel Moreau  : Une philosophie à coups de rein, éditions Denoël, 2007, avec qui j'avais passé une enivrante Saint-Sylvestre.
(Tendres pensées vers l'ami qui m'a offert ce livre pour mon anniversaire. Dix ans déjà...).

 

dimanche 5 mars 2017

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Il faut du courage pour téléphoner à ceux qui vont mal,
surtout quand ils sont détestables (*_*)


 Hello Donald? I'm listening to you...
Do you hear the birds?
Tweet tweet tweet...

(AP Photo/Steven Senne, Tuesday, Aug. 23, 2011) 


samedi 18 février 2017

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Un jour le je, le moi deviendront elle, et c'en sera fini de sa spontanéité, de sa vérité.
Bonjour tristesse.

lundi 19 septembre 2016

Sans amour... chaque jour, on meurt

Citations lues puis notées sur mon carnet pendant mon séjour.
"Quelle dose de vérité  un esprit sait-il supporter, sait-il risquer? Voilà qui, de plus en plus, devient pour moi le critère de valeurs." (Friedrich Nietzsche, Ecce Homo)
"[...] soit on a été assez aimé dans le passé pour tenir; soit on se retrouve suffisamment aimé pour bâtir. Sinon, chaque jour, on meurt. (Marie-Laure Delorme dans le JDD, à propos du livre de Eric Faye, Éclipses japonaises).
Au retour, je m'arrêtais sur des aires d'autoroute pour une pause. En sortant des toilettes j'imbibais mes mains du gel désinfectant de mon mini-flacon de voyage; il n'était pas question que mes oreilles subissent l'agression de l'appareil à sécher les mains que je détestais. Je pensais alors à l'article que je venais de lire la veille dans le cosy salon de thé La Villa Ouest (ex Art's Hôtel) à Saint-Palais. J'apprenais que c'était la dernière chronique (dommage!) de Raphaël Enthoven dans Philosophie Magazine, intitulée : Sèche-mains. 
Extrait :
Dans sa version automatisée, c'est  comme si les lieux d'aisance étaient équipés d'un moteur d'avion. Mais brasser de l'air est-il si inoffensif?

D'abord, il y a le bruit. Alors que la chasse d'eau n'a pas fini de se remplir à nouveau et que les parois exiguës des toilettes tremblent encore de la digue temporairement rompue, alors que le sifflement du robinet s'ajoute aux vibrations persistantes de la cascade, à peine les mains humides croisent-elles le faisceau lumineux de l'appareil que le sèche-mains électrique se met, sans crescendo ni mise en garde, à beugler comme le passage à pleine vitesse d'un train de marchandise dans une gare de province... C'est le tonnerre après le déluge, la tornade après le torrent. (La suite à lire dans le Philomag).
Bien aimé le dossier de ce mois-ci dans le magazine :  
A quel point sommes-nous prévisibles?

L'empire des données 
Surfez, 
vous êtes traqués!


Je le constate chaque jour avec ma tablette sous Androïd. C'est effrayant!

vendredi 2 septembre 2016

Ici est un ailleurs

Je rêvais d'un ailleurs en voyant ce superbe gréement, hier en fin d'après-midi en me promenant sur les pontons du port. AURORA.  Je tanguais légèrement en prenant mes photos, le ponton flottant était instable; je ne ferais pas un bon marin.





 De ce bateau émane le luxe, la beauté. Un esthétisme voluptueux.
Le petit vase rempli de roses épanouies près du pot de menthe 
faisaient battre mon cœur, sans raison.
Ce détail me touchait. J'aimais les propriétaires, sans les connaître.


Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.

Charles Baudelaire, Le port.

Je vais partir vers un ailleurs qui sera - si je le veux - aussi beau qu'ici, en espérant que mes tempêtes intérieures s'apaiseront :

La beauté des choses existe dans l'esprit de celui qui les contemple.
(David Hume)


vendredi 12 août 2016

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A vrai dire nous n'avions rien à nous dire.
C'était  désormais d'une évidence implacable. 
Nous ne faisions que remplir les temps morts.

jeudi 9 juin 2016

Toute affirmation est marquée d'un doute

Le paradoxe de la pensée et nos contradictions.
Quand je parviens à ce que je crois raisonnable, je n'ai de cesse ensuite de me contredire et, de chercher alors des raisons  de me dédire,  allant même jusqu’à trouver que le déraisonnable était la seule chose raisonnable.
Et si la légèreté était ce qui me manque...
Vertiges...



"Ce qu'on nomme passion, n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction?"
Beaumarchais.

"Nos contradictions font la substance de notre activité d'esprit."
Paul Valéry.


jeudi 21 avril 2016

Cher esprit chère âme

Hier soir sur Arte.

JANE EYRE

On aime ou pas.  Romantique.
J'adore!



Je ne vous parle pas avec ma chair 
mais avec mon âme.


Scène finale ici

A l'adolescence j'éprouvais à la lecture du roman de Charlotte Brontë des émotions fortes qui me laissaient penser qu'il n'y avait d'amour que, absolu. 

Ce matin sur les ondes, entendu ceci, prouvé scientifiquement :

"Un homme qui partage sa vie avec une femme d'esprit serait préservé de la vieillesse."

Ohé les gars... je suis là! [Rires spirituels *_*]


samedi 26 mars 2016

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Ne pas (dé)faillir, garder les pieds sur terre, au moment où vous sentez que vous vous laissez aller à ce sentiment-là...
Rester dans la légèreté. 
Ne pas se laisser submerger par ce trouble, irrémédiable et romantique...
Sensation de vertige, se ressaisir. Vite. 
No stress : prescription de l'ORL.
L'amitié est un trésor qu'il ne faut pas gâcher. C'est si bon d'avoir un ami, même un copain*, un vrai, pas virtuel, de bonne humeur, qui aime la vie. 
Entendre sa voix, son ton taquin, le voir sourire... 
Retrouver le goût de vivre, grâce au copain à l'ami./
Écrire, pour..., moi.
Toujours. 

* Hé hé! Refrain :
 
Avoir un bon copain
Voilà c'qui y a d'meilleur au monde

[...]
On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain