Affichage des articles dont le libellé est Jean-Michel Basquiat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean-Michel Basquiat. Afficher tous les articles

jeudi 16 mai 2013

Vertigineux

Les dizaines de millions coulent pour Jackson Pollock

Jackson Pollock s’est arraché à cette vente record de Christie’s. (AFP)

Jackson Pollock s’est arraché à cette vente record de Christie’s. (AFP)
Une vente aux enchères d’une série d’œuvres d’art contemporain, dont un tableau de l’Américain Jackson Pollock, a franchi un record mondial historique mercredi soir chez Christie’s à New York, avec la somme fabuleuse de près d’un demi-milliard de dollars (quelque 388 millions d’euros), a annoncé la célèbre société britannique.
«C’est la vente aux enchères la plus élevée de l’histoire» dans le domaine de l’art, s’est enthousiasmé Brett Gorvy, le chef du département de l’art d’après-guerre et contemporain chez Christie’s, estimant que ce record illustre l’entrée dans une «nouvelle ère sur le marché de l’art, où les collectionneurs chevronnés et les nouveaux enchérisseurs rivalisent au plus haut niveau, dans le cadre d’un marché mondial».
En deuxième position derrière le tableau de Jackson Pollock, une œuvre de Jean-Michel Basquiat a été vendue à 48,8 millions de dollars.

Number 19, 1948, de Jackson Pollock,
58 millions de dollars!



est caractéristique de la technique dite du dripping que l’artiste a beaucoup employée et qui consiste à faire s’écouler la peinture sur la toile depuis un récipient percé.
Estimée entre 25 et 35 millions de dollars, la toile a finalement été cédée à un nouveau prix record pour l’artiste dans une vente aux enchères, même si certaines de ses toiles sont réputées avoir été échangées à des prix encore plus élevés dans des transactions privées.

Dustheads, (1982) de Jean-Michel Basquiat, 
49 millions de dollars!


a quant à elle trouvé preneur à la somme record de 48,8 millions de dollars, là encore bien au-delà de l’estimation de 25 à 35 millions.
Ces ventes record chez Christie’s surviennent au lendemain d’une vente record chez son rival Sotheby’s, qui a vu attribuer une œuvre du peintre américain Barnett Newman, Onement VI, pour 43,84 millions de dollars, et une autre de Gerhard Richter pour 37,1 millions – le plus haut prix jamais attribué pour une œuvre d’un artiste vivant.


Barnett Newman, Onement VI 1953
44 millions de dollars!


"Barnett Newman ne remporta pas un grand succès comme artiste pendant la plus grande partie de sa vie, étant éclipsé par des personnages hauts en couleurs comme Jackson Pollock. L'influent critique Clement Greenberg écrivit sur lui des papiers enthousiastes, mais ce n'est pas avant la fin de sa vie qu'on commença à le considérer sérieusement. Il influença néanmoins de nombreux jeunes peintres.
Newman est mort à New York d'une crise cardiaque en 1970."
(Il avait 65 ans). 
Source Wikipédia.



mardi 2 février 2010

Les Vanités s'exposent

Damien Hirst, la Peur de la Mort

Jean-Michel Basquiat, (sans titre), crâne
Acrylique et technique mixte sur toile

Une exposition de 170 oeuvres représentant la mort commence demain au Musée Maillol et ce jusqu'au 28 juin; je vais donc pouvoir la voir et çà m'intéresse bigrement :
C'est la vie! Vanités de Le Caravage à Damien Hirst.

170 oeuvres dont une quarantaine de bijoux, vidéos, sculptures, tableaux.
Des oeuvres de Niki de Saint Phalle, Jean-Michel Basquiat, Georg Baselitz, Gupta, Boltanski, Messager, Albeola, Wharol... Des contemporains mais aussi une remontée dans le temps avec Le Caravage, Géricault, Delacroix et un Zurbaran, des oeuvres pratiquement jamais vues et provenant de collections privées.

Quant au fameux Crâne en platine serti de 8601 diamants de l'artiste britannique Damien Hirst (icône du XXIè siècle), la Peur de la Mort, ne sera exposé qu'un dessin préparatoire; mais l'artiste a envoyé une autre oeuvre où les diamants ont été remplacés par des mouches!!! "Démarche illustrant ainsi à merveille la phrase de l'Ecclésiaste : "Vanité des vanités, tout n'est que vanité"". (JDD du 31/01/10).

La mort est un thème cher aux artistes et pour ma part - obsédée que je suis par ce sujet, mais pour mieux profiter de la vie -, je me réjouis d'aller voir cette expo, rien que pour voir de près un Jean-Michel Basquiat (je ne sais pas du tout quelle oeuvre de l'artiste sera exposée).

C'est la vie!
Fondation Dina Vierny - Musée Maillol
61 rue de Grenelle - Paris 7è
Du 3 février au 28 juin 2010.
Voir aussi ici

vendredi 1 janvier 2010

2010, passons à autre chose

Self Portrait



Affiche du film
Jean-Michel Basquiat fait partir des pionniers de l'art contemporain. C'est un artiste surdoué, originaire d'Haïti, qui exerce son talent sur les murs de New York. Ami d'Andy Warhol, ses peintures s'arrachent à prix d'or. Et pourtant, malgré ce succès, Basquiat souffre. Souffrance qui le mènera à la mort en 1988, il allait avoir 27ans.
J'ai passé le réveillon avec le DVD du film que Julian Schnabel a réalisé pour lui rendre hommage. Jeffrey Wright est magistral dans son interprétation de l'artiste.
"Pourquoi attachons-nous tant d'importance à l'Art? Les pauvres respectent les peintres parce qu'ils se sortent honnêtement des bas-fonds, se servant d'eux-mêmes comme moyen d'expression. L'argent gagné étant la preuve pure et simple de la valeur de l'artiste. L'oeuvre du taulard au mur, chez sa mère, prouve que le beau est possible, même chez les plus déshérités. Et c'est bien une idée différente de la théorie, très chic, que l'art est une arnaque. Allez expliquer à qui se sert du don de Dieu pour asservir, que vous vous en êtes servi pour être libre." Jean-Michel Basquiat.
Interview de l'artiste dans son atelier.
- Pourriez-vous déchiffrer ceci pour nous lui demande le journaliste en lui montrant un de ses tableaux?
- Déchiffrer? C'est des mots.
- J'entends bien. Des mots de qui? Je veux dire d'où les tenez-vous?
- Vous demanderiez à un musicien, à Miles Davis "d'où tenez-vous cette note?" D'où tenez-vous les mots que vous employez?
- Effectivement. Et ceci? Les trois cercles?
- Là? C'est une puce.
- On dirait une poule.
- Croyez moi c'est une puce.
- Et là? Dans ce cadre noir?
- Ce sont des parasites.
- Puce, parasites. Et 46, 47?
- C'est écrit dessus : des sangsues. Les numéros 46 et 47 de la liste de toutes les sangsues de la planète.
- La différence entre les trois?
- Entre puce, parasite et sangsue? Pratiquement aucune.
- Pourquoi le tracé des gens est si grossier?
- Parce que la plupart des gens sont généralement grossiers. Je connais peu de gens raffinés.
- Vous définiriez-vous comme un expressionniste primal?
(Basquiat regarde le journaliste dans les yeux avec un sourire méprisant)
- Vous voulez dire, un primate? Un singe?
(Le journaliste ne se démonte pas)
- Etes-vous un peintre ou un peintre black?
(Basquiat ironique)
- J'utilise plein d'autres couleurs. Ce serait plutôt créole et par créole j'entends un mélange d'Africain et d'Européen, comme le français qui parle un Africain en Haïti.
- Votre père est Haïtien.
- Yès.
- Que faites-vous quand on vous traite de "négrillon du monde de l'Art?"
- Qui a dit çà?
- The Time Magazine.
(Basquiat de plus en plus ironique)
- Non c'était "l'Eddie Murphy du monde de l'Art".
- Oh, je me suis trompé. Passons à autre chose...
(Et l'interview continue). 


J'ai passé un chouette réveillon. Je ne me sens bien qu'en compagnie des artistes.

Je vais devoir aussi passer à autre chose dans quelques heures : téléphoner à M. J'espère que la nuit va m'inspirer pour trouver les mots de réconfort... Je vais peut-être attendre midi et boire un peu de champagne pour me donner du courage, avant de décrocher le téléphone.