Affichage des articles dont le libellé est Féminisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Féminisme. Afficher tous les articles

jeudi 16 novembre 2017

Non, non et non !

Je refuse "l'autrice" et la féminisation des mots.
Je refuse tout autant une auteure  et l'horrible écrivaine.
Quant à la maire de ... Paris ou de Pétaouchnok, ça me fait éclater de rire. Je ne peux m'empêcher de penser à la Mère Denis dès que j'entends dire : la maire de Paris, manquerait plus qu'on dise : la maire Anne Hidalgo (sauf votre respect madame). Je crois bien l'avoir entendu... et sans doute que ça ne choque personne.  Personne n'entend  la  mère...





Lu ce jour, dans la presse :

Alice Zeniter reçoit le Goncourt des lycéens avec «L'Art de perdre»

La Française de 31 ans, finaliste déçue du Prix Goncourt, est honorée du Goncourt des lycéens pour son récit autobiographique retraçant le destin d'une famille de harkis. C'est la seule autrice à recevoir un prix d’importance cette année [...]

Je dis non à tous les excès du féminisme révolutionnaire
Je suis une femme libre, à la manière de Françoise Giroud...

"Néanmoins, Françoise Giroud n’est pas une féministe révolutionnaire à l’image de certaines militantes d’extrême-gauche issues des mouvements plus ou moins radicaux du début des années 1970. C’est une réformiste œuvrant pour une amélioration de la condition féminine et qui ne renie pas sa féminité. Ce mémoire est donc la démonstration d’un combat mené par une grande dame du journalisme pour une nouvelle place des femmes avec le soutien d’un organe de presse. L’Express a été véritablement une tribune politique cherchant à promouvoir l’émancipation des femmes notamment auprès de son lectorat privilégié des classes moyennes, décisives dans les évolutions de genre. Dans ce cadre, la politique réformiste de Françoise Giroud n’a pu qu’avoir des répercussions sur l’émancipation des femmes et sur l’évolution de leur représentation dans la société. Avant de s’éteindre, Françoise Giroud constatait le chemin parcouru depuis les années 1950 : des évolutions auxquelles elle a participé, qu’elle a favorisées."

(Extrait du Mémoire de Cécile Varizat*, Françoise Giroud  et la question des femmes à travers l'Express (1956-1974))
*Maîtrise, Université de Grenoble, 2005.

Françoise Giroud en 1955 à L'Express, le journal qu'elle a fondé
avec Jean-Jacques Servan-Schreiber (à gauche)


Françoise Giroud, 1975. Entrée en politique. Aux côtés de Simone Veil, 
ministre de la santé, elle est secrétaire d’État à la Condition féminine,
du premier Gouvernement de Jacques Chirac. 

... mais plus proche de Simone de Beauvoir ! Entre les deux, mon cœur balance. Cependant, je n'occulte pas le fait qu'aucune des deux ne soit blanc-bleu, et cela n'enlève rien au plaisir que j'ai éprouvé à lire leurs ouvrages lors des premières années de ma vie parisienne. Les mémoires d'une jeune fille rangée je l'ai lu plus tôt, et relu plus tard.
Il m'arrive d'ouvrir de temps en temps Le deuxième sexe (1949) et de picorer quelques pages, en me disant : tout cela a évolué et parfois même est dépassé. Pour son essai sur La Vieillesse (1970), son point de vue - à cette époque - est juste mais aujourd'hui, tandis que l'âge du vieillard s'allonge, il faut réajuster ce qu'elle écrit (elle parle de vieillard dès 70 ans) à leur propos sur des sujets de 90 ans. Il n'empêche que ces deux ouvrages sont des œuvres majeures (La Vieillesse, je l'ai sous la main depuis des mois années, je le lis à dose homéopathique, passionnément. Je peux néanmoins relire Les mémoires d'une jeune fille rangée et ses Cahiers de jeunesse (1926-1938) avec la même jubilation aujourd'hui. De même, si je relis de Françoise Giroud, Le journal d'une parisienne (1990) ou On ne peut pas être heureux tout le temps; ils n'ont pas pris une ride.

 

jeudi 7 juillet 2016

XY (bis) *

*

Nettie Stevens a donné un "Y" à la vie


Cette biologiste américaine, née le 7 juillet 1861, a découvert le chromosome "Y" qui distingue l'homme de la femme. Google l'épingle à son tableau d'honneur.

(La suite sur Le point).

samedi 9 mars 2013

Journée de la femme (bis repetita)




Berk!
Berk, berk!



Super Mario c'est moi. Non mais!


vendredi 8 mars 2013

En jupe avec des pataugas : the new man

"Journée de la femme journée de la pouffe?"
Excellent ce titre, légèrement racoleur tout de même.

"A mille lieues du combat pour les droits des femmes, florilège des opérations marketing sexistes organisées pour ce 8 mars." (Suite...)

Laurence Defranoux, Libération.

Journée de ceci journée de cela journée de la jupe... journée sans cigarette journée sans pipe journée sans voiture, toutes ces journées sans faut faire avec ou rester couché avec un masque occultant  et des bouchons d'oreilles.

Entendu ce matin ici par Christine Bard - invitée de l'émission - que l'égalité serait que les hommes aient aussi le droit de porter des jupes*. Jean-Paul Gaultier l'a fait et bien avant lui, les Ecossais. Apparemment ce serait d'actualité. Je rigole! Le moins ridicule - voire acceptable - c'est le créateur, Marc Jacobs sur la première photo. Mais imaginons cette tenue (classique dans son genre) portée par le "gros célibataire"** du caustique (sur ce sujet) Eric Chevillard. Je pouffe-poufferais là.

* Je résume de manière simpliste, mais l'entretien était intéressant et d'un niveau plus élevé que tout ce qu'on peut entendre sur ce sujet tellement rebattu qu'il en devient pénible. Intéressante aussi dans cet entretien, cette idée reçue des machos, que les féministes seraient toutes des lesbiennes et que, du coup, certaines femmes féministes n'osent plus se revendiquer comme telles de crainte de perdre - aux yeux des hommes - cette féminité qu'elles revendiquent tout autant. Seigneur, on n'est pas sorti de l'auberge!

** Pas le temps de chercher sur son blog ses pastiches sur le "gros célibataire".

On l'aura compris j'aborde ici le sujet très superficiellement. Comme une femme? Mmm!

"On ne naît pas homme, on le devient, la plupart du temps à ses dépens." (Suite ici...)
Philippe Sollers, in Portraits de femmes.



dimanche 5 août 2012

Expiration

Courage de rien en ce moment, à peine d'écrire ici ce que je fais, ce que je lis, ce que je vois sans dire ce que j'en pense, savamment. Il serait temps que j'expire!

13 h.
J'écoute Des Papous dans la tête : "Les petites phrases et lieux communs qui vous sont insupportables".
Sur le verbe expirer, j'entends ceci :

"J'ai observé attentivement ma carte bancaire le jour de sa date d'expiration"!

J'éclate de rire...

13 h 45.
Après un déjeuner frugal : pastèque, oeuf dur, yaourt nature, café avec un mini-macaron tout de même, je consulte sur le Net les programmes de cinéma, le temps s'y prête à voir une toile. Je me décide pour Les femmes du bus 678, séance à 14 h 30. Je me dépêche, laisse la vaisselle dans l'évier avec celle du ptit déj., je la ferai au retour et je fonce au cinéma à pied.

Je me disais : tu vas encore voir un film d'intello, pourquoi toujours être attirée par ce genre de film plutôt que de te détendre avec Bowling par exemple :  "Ce sera, à n'en pas douter, un des succès de l'été : 700 000 entrées minimum, le million si l'été est pourri dans le Finistère et alentour. Bowling emprunte aux Ch'tis son caractère régionaliste, son hyper-localisation". Je confirme l'été est pourri dans le Finistère!
Je n'ai pas regretté Les femmes du bus et les interprètes sont belles et rebelles. Un film choc, à voir. La plus soumise ose enfin se révolter. Tout est dit sur ce film sur le Web. Il a suscité de nombreux procès après sa sortie, tous gagnés! Je n'aime pas Les chiennes de garde, je suis individualiste, j'aime la rébellion solitaire, être en accord avec moi-même sans me joindre au troupeau. Et puis, j'ai de la chance, je n'ai aimé et été aimée que - et par -des hommes qui aimaient les femmes de caractère (rires). Je pouvais donc rester féminine, oui féminine, avec eux. Je ne me sens pas féministe mais je suis une femme indépendante. Je n'aurai jamais supporté de dépendre d'un homme.

17 h.
De retour. J'avais un mail... Je n'ai pas fait la vaisselle. Fait un thé, mis un Cd, des Sonates de Beethoven par Glenn Gould et me suis enfoncée dans le canapé sans rien faire. Je regardais les tableaux au mur et le clocher de l'église par la fenêtre. Une fois encore je me disais que j'avais de la chance : où que se posait mon regard il y avait de la beauté. Malgré cela j'avais toujours envie d'expirer.
Puis j'ai repris ma lecture : La plage de Scheveningen de Paul Gadenne. Je le prends, je le laisse et je reviens vers Nietzsche, avec allégresse.

20 h.
Je dîne en écoutant Alberta Hunter. Je n'ai jamais trouvé en Cd son album Remember my name que tu m'avais offert en disque vinyl.
Vaisselle du ptit déj., du déjeuner, du dîner!

22 h 45.
Sur Arte, revu L'effrontée de Claude Miller avec Charlotte Gainsbourg. Excellent.

Et je ne connais toujours pas la date d'expiration de...
Pas gai tout ça, pas triste non plus. Pourtant, comme une envie de pleurer...  Je passe du rire aux larmes, comme toujours.
La vie, ma vie, sans masque.

Marilyn Monroe 1er juin 1926 - 5 août 1962

mardi 8 mars 2011

Femme, tout simplement



Photo Elliot Erwitt, en couverture du Hors-Série Le Monde

J’ai acheté ce week-end le Hors-Série du Monde consacré à Simone de Beauvoir. Ce sont les hommes qui sont choisis pour ces Hors-Séries, Simone de Beauvoir est la première femme. En le parcourant je me suis demandé pourquoi je l’avais acheté, sans doute espérais-je y découvrir une part d’elle que je ne connaissais pas ? Eh bien non, je sais tout ce qui est dit, j’ai le texte intégral des extraits proposés. Bien sûr, je découvre quelques hommages de femmes qui lui sont rendus. Bon, ce Hors-Série viendra s’ajouter aux autres écrits de, et sur, cet écrivain que j’aime. Ah si, il y a un portfolio avec de très belles photos que je n’avais jamais vues. Ce numéro vaut la peine d’être acheté et lu par ceux et celles qui ne connaîtraient pas bien son œuvre, sa vie. C’est un bon condensé.

Aujourd’hui, Journée internationale de la femme ! Féminine, féministe, les deux mots sont incomplets, je me sens autant l’une que l’autre mais dans un mélange fait de douceur, de certitude, plus que de revendication, peut-être parce que je vieillis ? Pourtant je me rebelle toujours, pour moult choses, moult idées mais en ce qui concerne la femme je m’invente un mot qui me correspondrait, je me sens "fémininiste". A vrai dire j’ai eu de la chance. L’homme de ma vie en faisait plus que moi en tâches ménagères et il n’était ni de droite ni de gauche ; le rêve non ? Les autres, mes amants (pas si nombreux... rires), si je n’ai jamais eu envie de vivre avec eux c’est bien parce que deux jours, une semaine voire trois, du quotidien en leur compagnie suffisaient à me donner envie de prendre le large pour… me reposer ! Et, il ne faut surtout pas croire que ceux qui ont des idées de gauche soient plus féministes que ceux de droite. Ce fut, dans mon expérience, le contraire. Même dans mon expérience professionnelle ! C’est pourquoi je reste une féministe extrêmement modérée et une féminine avertie. Je crois en fait que nombre de femmes que j’aime, que j’admire sont cela : femme, tout simplement.

Mon hommage pour ce jour, avec ce texte, premières pages de l'ouvrage :



Je suis née dans un petit hôpital de Tokyo.
Maman dit se rappeler encore de deux choses :
Une souris traversant la chambre à fond de train
et dans laquelle elle vit un signe de bon augure.
Une infirmière penchée sur elle et qui lui murmurait
l’air navré : "Je crains que cela soit une fille.
Préférez-vous informer votre mari vous-même ?"

Je suis là assise, mes pensées me transportent autour du monde et en moi-même, j’essaie de retracer le voyage sur le papier.
Je veux parler de l’amour – dire ce qu’il en coûte d’être un être humain – raconter la solitude – ce que c’est d’être une femme.
Je veux parler d’une rencontre, sur une île. D’un homme qui a changé ma vie.
Je veux parler d’un changement qui fut accidentel, et d’un changement qui fut délibéré.
Je veux parler de moments que je regarde comme des cadeaux, et de bons moments, et de mauvais moments.
Je ne pense pas que le savoir ou l’expérience que j’ai acquis, et qui font partie de moi, soient en rien plus grands que ceux des autres.
J’ai réalisé un rêve – et j’en ai dix de plus à la place. J’ai vu l’envers de quelque chose d’éblouissant.
Je ne parlerai pas ici de la Liv Ullmann que l’on rencontre dans les magazines et les journaux. Certains penseront, peut-être, que j’ai passé sous silence des faits importants, mais il n’a jamais été dans mon intention d’écrire une autobiographie.
Ironiquement, ma profession exige une exhibition quotidienne du corps, du visage, des émotions. Et pourtant, j’ai peur maintenant de me dévoiler. J’ai peur que ce livre ne me laisse vulnérable et m’ôte toute défense.
Je suis tentée de broder, de me montrer moi-même et ce qui m’entoure sous un jour favorable pour gagner la sympathie du lecteur. Ou au contraire de noircir les choses pour leur donner plus de sel.
Comme si je n’étais pas convaincue que la réalité est digne d’intérêt.

"Il y a en moi une jeune fille qui refuse de mourir" a écrit Tove Ditlevsen, une romancière danoise.

Je vis, je me réjouis, je me désole, je lutte toujours pour devenir adulte. Et pourtant, chaque jour, pour une chose ou une autre que je fais et qui me touche, je l’entends en moi cette jeune fille. Elle qui fut moi, il y a de longues années. Ou celle que j’ai cru être.
C’est une voix pressante et qui proteste presque toujours, mais parfois à peine audible, plein de désir inassouvi et de tristesse. Je ne veux pas l’écouter, parce que je sais qu’elle n’a rien à voir avec ma vie d’adulte. Mais elle me fait douter.
Certains matins, je décide de vivre sa vie, d’être quelque chose d’autre que ce qui fait ordinairement mon rôle quotidien. […]
Regardant en arrière les rêves de mon enfance – ceux dont je me souviens – je me rends compte qu’ils ressemblent étrangement à bien des rêves que je fais encore aujourd’hui ; mais je ne les vis plus comme s’ils faisaient partie de la réalité.
Celle qui est en moi et qui "refuse de mourir" espère encore quelque chose de différent. Aucun succès ne la satisfait, aucun bonheur ne l’apaise.
J’essaie sans cesse de me changer moi-même. Car je sais bien qu’il y a beaucoup plus que ce que j’ai approché. Je voudrais être sur la voie qui y conduit. Trouver la paix, pouvoir m’asseoir et écouter – hors de toute influence – ce qui est en moi.


Liv Ullmann, in Devenir, éditions Stock, 1977. Titre original : Changing.

Et quand femme rime avec caractère, élégance et féminité, ça donne ceci :

Katherine Hepburn
Eblouissante non? Femme, tout simplement.

jeudi 25 novembre 2010

La journée de la jupe


Ah mon dieu comment faire pour soutenir Ni putes ni soumises en ce jour de la journée de la jupe ! Je ne porte plus depuis longtemps que des pantalons et je ne trouve rien de plus sexy et de plus féminin qu’une femme en smoking, comme l’a créé YSL.


C’est tout de même un comble : "Ni putes ni soumises présente la jupe comme un symbole de résistance. N'a-t-elle pas pourtant surtout été longtemps symbole de la domination masculine?"

Mais c’est décidé, aujourd’hui je vais mettre une jupe. Non mais ! Ah ah ! Un seul modèle dans mon garde-pantalons, datant d’il y a bien trente ans, merci maman (décidément je ne pense qu’à toi ces jours-ci) pour tes achats de vêtements de qualité et ta chère formule : "je n’ai pas les moyens d’acheter des cochonneries", c’est encore toi qui me l’avais offerte lors de notre séjour à Jersey, pur cashemere, je me mords les doigts, elle est d’une douceur extrême et je me demande en effet pourquoi je ne la porte pas à la maison. Mais non, je reste adepte du pantalon, n’en déplaise à ces messieurs et n’allez pas croire que pour leur plaire je vais mettre des porte- jarretelles et des escarpins. Hé ho !
Musique maestro pour le "défilé" de mode! Je voulais mettre La the nana de Léo ferré mais impossible de l'avoir, chantée par Léo.



Les yeux baissés...


Les genoux serrés...
Ne fais-je pas un peu Lolita?
Bof, quand on coupe la tête et bien couverte je peux encore tromper mon monde non ? Oh la gonflée. Ne pas fantasmer : j'ai des cheveux gris et des rides, n'en parlons pas!

jeudi 22 octobre 2009

Doris Lessing

Chez elle à Londres le 11 octobre 2007
La rebelle du Nobel! Elle reçut le prix Nobel de littérature en 2007. En l'apprenant, elle était accablée, "je m'en contrefiche" et plus tard elle dira que ce fut un "bloody disaster", un vrai désastre". La vieille dame indigne ne mâchait pas ses mots.
90 ans aujourd'hui!
Je rends hommage à cette femme militante éprise de liberté. Elle fut associée au combat des féministes sans l'avoir jamais revendiqué ni désiré.

"L’Académie suédoise qui vient de lui donner le Nobel a d’ailleurs bien résumé le personnage, expliquant d’abord qu’elle veut récompenser «la conteuse épique de l’expérience féminine» – pour avoir écrit le livre-culte des femmes révoltées de l’après-guerre, The Golden Notebook. Paru en 1962 (en français Le Carnet d’or, Albin Michel, 1976, prix Médicis) ce faux journal intime dresse les portraits croisés de femmes engagées dans la lutte politique, en quête d’indépendance, d’amour, et de liberté – sans happy end à la fin. Le Golden Notebook a inspiré plusieurs générations de femmes dans le monde, devenant la bible du nouveau féminisme du vingtième siècle."
(Libération).