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vendredi 18 octobre 2019

À la manière de... (2)

... Nicolas de Staël ?  (*_~)

(Photos du jour)




Les Mouettes, Kerity-Penmarc'h



Nicolas de Staël, Les Mouettes





Archipel des Étocs, vu de Kérity-Penmarc'h



 
Nicolas de Staël,  Marine au Cap





Crottes de chien sur la digue, Kérity



Nicolas de Staël , Paysage du Vaucluse n°2, 1953

 
Romain Gary écrit à Staël, rue Gauguet : « Vous êtes le seul peintre moderne qui donne du génie au spectateur. »

mardi 17 septembre 2019

À la manière de...

... Edward Hopper ?  (*_~)

(Photos du jour)


Lesconil,  Fisherman and woman by the sea



Edward Hopper,  Rooms by the sea, 1951
(Chambre au bord de la mer)



LESCONIL,  Phare  Men Ar Groas



Edward Hopper, Lighthouse Hill, 1927
(Le Phare sur la  colline)

dimanche 24 mars 2019

Printemps du cinéma

Mardi 19 mars. 

Vers 18 heures, sous un ciel couvert mais lumineux, une mer calme, transparente, avec sa palette de couleurs pastel, l'harmonie était parfaite. Le silence était si intense que le doux bruit du flux et du reflux ne le troublait pas, il l'accompagnait. Je m'imprégnais de cet instant de paix avant ma séance de cinéma à 18 h 30 : Celle que vous croyez avec Juliette Binoche et François Civil (que j'avais vu la veille dans Le chant du loup, il était épatant, je le découvrais); et, Nicole Garcia. Je profitais de ces deux jours du Printemps du Cinéma avec la séance à 4 euros ! Deux films de genres différents : j'ai adoré Le chant du loup (je ne m'y attendais pas) et j'ai aimé Celle que vous croyez (je m'y attendais).


Photos de 18 heures








Photos de 20h30, en sortant du cinéma




Devant ce paysage je restais immobile, de longues minutes. Après tant d'années je ne m'en lassais pas, sous n'importe quel temps, à n'importe quelle heure si, j'avais le privilège d'y être seule...

 Bénodet

Je vous aime ce soir où monte la marée
Bateaux de Bénodet à la voile azurée
Pêcheurs de Loctudy dont les filets d’azur
Se confondent avec la mer et le ciel pur
Cependant que l’Odet bleu comme une prière
Pâlit et que là-bas chaque phare s’éclaire

 
                      L’Odet
Est la plus bleue et la plus claire Rivière
Loin de la guerre atroce et des coups de canon
Bénodet ne sait pas celle-là qu’il préfère
La mer aux mille écueils ou sa tendre rivière
L’Odet plus douce encore que ne sonne son nom

Mais le temps passe il faudra bien que tu t’en ailles
Laissant Quimper et le Comté de Cornouailles


Guillaume Apollinaire – Le Guetteur mélancolique 
(Apollinaire fit quelques séjours en Bretagne en 1916-1917) 

... seule donc... ce ne fut pas le cas ce samedi, ayant dû y revenir pour récupérer mes lunettes oubliées au cinéma ! Mais bon, tout le monde a le droit de venir s'y détendre, s'y promener, quand le printemps est enfin là et avec le soleil.


Photos de samedi 23 mars



Le charme est un tantinet rompu, non ?
(J'exagère ? Pas sûr)

Coïncidence, un ami m'envoyait un texto ce mercredi 20 mars à 19h30 : "Bons baisers face à la mer, depuis la longue plage de La Baule, ma très chère M. Je poursuis ma dernière relecture, bercé par le ressac de souvenirs  d'enfance... Je vous embrasse."  Son ressenti face à la mer, à 19h30, devait être proche du mien, la veille, à 18h30.

Dimanche 24 mars.

Impossible de marcher, douleur vive dans la fesse depuis plusieurs jours. Je pensais que c'était une réaction tardive de ma chute mais non, c'est une sciatique. J'hésitais mais je n'avais que quelques pas à faire pour aller voir cette exposition BOL D'ART :





Eddie Morelle, Artémis

"Artémis, déesse de la chasse et de la nature, 
revient pour protéger le dernier arbre sur terre, 
en ces temps modernes contre la folie des hommes"

J'ai aimé cette sculpture...
"Toutes mes sculptures sont réalisées à partir de déchets. Une bouteille de gaz se métamorphose en masque africain ou hibou , le pot d'échappement en branche d'arbre..."

... et les créations de Emmanuel Pajot ne m'ont pas laissé indifférente :




vendredi 1 février 2019

***

Pluie toute la journée, c'est la rengaine du mois de janvier qui se poursuit aujourd'hui 1er février.
Sur la côte, pas d'embellie, la pluie aussi.
Difficile de tenir son parapluie de la main gauche et l'appareil de photo de la main droite; sans bouger la main d'appuyer sur le déclencheur. Bécassine se débrouille... pas trop mal.
Il y a une semaine elle faisait la balade côté Avenue de la plage, aujourd'hui, pour changer et pour rendre l'atmosphère encore plus tourmentée, elle décida de se promener Avenue de la mer.




En une heure de marche, Bécassine n'a croisé que deux promeneurs. Une photo floue : ben oui, toujours d'une main, tenir l'appareil, appuyer sur le zoom et capturer, c'est bougé ! En plus avec un gant et les doigts gelés! A-t-on jamais vu Bécassine avec des gants ? Oui, quand elle fait du ski.








La solitude est pareille à ces pluies 
qui, montant de la mer, s'avancent vers les soirs.
[...]
Rainer Maria Rilke, Einsamkeit

dimanche 27 janvier 2019

***


Mercredi 23 janvier.


Tea-time breton



Book'n'billig crêperie bouquinerie    

Jeudi 24 janvier.

Promenade sur la côte.






Vendredi 25 janvier.

Vu un film magnifique en VO : Monsieur.


Samedi 26 janvier.

Médiathèque.
J'entre dans l'ascenseur. J'appuie sur le 1.
Un homme entre en courant. Il me dit bonjour en souriant.
Je lui dis bonjour en chuchotant. Je lui montre du doigt le bouton 1 en le regardant.
Il appuie sur le 2 en disant :  je vais au 2e.
Il me dit d'un  ton inquiet : vous ne parlez pas ? Vous n'avez pas de voix ?
Je lui dis en riant : mais si j'ai une voix mais plus de jambes. (J'avais la flemme de  monter à pied ).
Ah ! J'ai cru que  nous n'aviez pas de voix dit-il avec son beau sourire.
Premier étage, la porte s'ouvre, il me dit : vous n'avez plus de jambes mais vous avez toujours du charme et - en touchant la manche de ma veste - ça n'a pas de prix. 😚
Un dernier sourire et pour le coup j'étais sans voix.
Un bel homme, cheveux tondus ras, barbe très rase (comme je les aime sauf qu'elle met les joues de l'aimée en feu), poivre et sel. Environ vingt ans de moins que moi ?!
Bien sûr,  il avait deviné mon âge,  nous étions si près l'un de l'autre. Son toujours en était la preuve. Hé hé.
Mais mon Dieu, qu'est-ce que c'est bon d'entendre ce joli compliment. Depuis le temps que je suis devenue invisible, un homme m'a regardée.
Merci MONSIEUR !
L'ascenseur continuait sa montée, je ne savais plus ce que je cherchais au premier étage...


Dimanche 27 janvier.

Fait quelques rajouts de photos dans mon billet "exposition Doisneau à Dinard". Hum ! Ben oui, voir un peu de ciel bleu un dimanche de tempête ça ne fait pas de mal, en attendant la suite de celui-ci sur "Doisneau à  Quimper". Hum ! Bis.
Je procrastine et j'ai une méchante épicondylite.

mardi 11 septembre 2018

Ô douceur d'un soir de septembre





  
11 septembre 2018
Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon cœur qui s'oublie
Aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.


Paul Verlaine


vendredi 27 juillet 2018

Contempler, s'émerveiller

Quand on vieillit, il faut - paraît-il - profiter  des moments qui vous procurent un sentiment de bien-être. Ce moment d'émerveillement et presque d'abandon de soi - s'oublier, ne plus se voir mais porter son regard  sur ce qui est tout près de vous, sur la beauté, qui vous imprègne même si vous pensez être transparente - d'ailleurs vous l'êtes pour les autres et vous aimeriez tant, surtout, l'être pour vous, ne plus vous regarder, ne plus vous voir, pour essayer non pas de vous aimer - ça c'est fichu - mais de vous supporter. C'est bien la preuve que je parle d'une autre que moi; je ne suis plus moi. Bonjour vieillesse, je ne me reconnais plus; j'arrive pourtant, parfois, à me faire rire. La seule chose que vous supportez en vous, par obligation, ce sont vos douleurs. Ce n'est pas une mince affaire.

Bref, malgré ces propos, ces lamentations lamentables, eh bien oui, je peux encore savourer ces moments d'émerveillement, de contemplation. Ces petits riens, tout simples, comme ce 13 juillet, à Concarneau, après une séance de Kiné Vestibulaire, dans un état semi vertigineux mais j'allais mieux qu'à la première séance dix jours plus tôt - nouvelle crise de vertiges après une année de rémission -, je rentrais sans complexe dans le parking de la thalasso où je n'avais rien à faire, sinon, trouver une place tout de suite quand elles étaient introuvables en bord de mer; je passais tout de même à la réception demander une brochure, histoire d'avoir un argument pour occuper le parking; puis je traversais la route et d'un pas soudain vaillant - toujours sans complexe puisque j'étais transparente - j'entrais dans cet hôtel où j'ai été fort bien accueillie au bar. Je commandais un café, un mini croissant (le garçon me demanda si je n'en voulais pas deux : ils sont très petits me dit-il; je lui dis : non merci, un seul me suffira) et un jus d'orange s'il vous plaît, il était 11 heures et mon rendez-vous kiné ne m'avait pas laissé le temps de m'attarder sur mon petit déjeuner. Mon Dieu, que j'étais bien sur cette terrasse, à l'ombre, à observer les gens sur la plage. Pas envie de lire mon magazine; il était sur la table pour faire décoration. Mmm ! Et l'addition ne fut même pas salée : le café 1,70 euros, le mini croissant 0,70. Incroyable, hôtel 4****. J'ai toujours aimé tu m'as fait aimer les bars d'hôtels : calme, service affable et volupté.







"Il me semble que désormais mes seuls rapports heureux avec moi-même, en dehors des autres êtres et des quelques moments d'exaltation ou de bien-être physique que la nature me procure, ne pourront être que littéraires." 
Françoise Sagan