mardi 12 janvier 2010

Internet, une drogue?

En fait c'est de cette accoutumance-là que je voulais parler et je me suis embarquée, malgré moi, sur le tabac, oui cette autre accoutumance, de ne plus pouvoir me passer d'Internet. Avec la cigarette j'avais aussi fait un test qui lui s'était avéré efficace : n'allumer ma première cigarette qu'à partir de midi, puis, après le déjeuner alors que je commençais après le petit déjeuner. J'avais ainsi réussi à réduire un peu (très peu) ma consommation.

Bien sûr, je ne reste pas connectée toute la journée, je sors, je lis, je marche mais quand je suis à la maison (pourquoi dit-on toujours à la maison même quand on vit dans un appartement?) j'ai de plus en plus tendance à venir sur mon ordinateur, pour un oui, pour un non. Parfois je me dis que c'est du temps perdu, à ne pas lire par exemple; alors pour déculpabiliser je me dis que je lis sur les blogs, et parfois de la belle littérature. Et pourtant, pourtant, quand je prends un livre, que je me cale dans mon fauteuil, mon canapé ou mon lit, je sais, à cet instant-là, que cette accoutumance-là est une drogue douce et que, celle-là, jamais je ne pourrai m'en passer. Elle m'enivre plus que tous les alcools, plus que toutes les nicotines, plus que tous les clics.

(je vais quand même essayer de retarder l'allumage de mon ordi... à partir de demain;o))