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mardi 15 mai 2018

Just a PERFECT DAY




Perfect Day
(Une Journée Idéale)


Just a perfect day
Rien qu'une journée idéale
Drink sangria in the park
A boire de la sangria dans le parc
And then later, when it gets dark, we'll go home
Et plus tard, quand la nuit tombe, rentrer chez soi
Just a perfect day
Rien qu'une journée idéale
[...]
Then later a movie too, and then home
Plus tard, regarder un film et rentrer.


Lou Reed


Photos du jour : Just a perfect day










jeudi 9 novembre 2017

12e Presidents Cup

Que peut faire un golfeur quand lui est imposé un long break?
Il en profite pour passer à autre chose?
Ben non ! Et que je te lise les dernières nouvelles du club, les magazines de golf, et que je te regarde les vidéos. Pfff! Tsss!
Et de rattraper son retard sur les événements passés... comme cette Presidents Cup.


"Créée en 1994, la Présidents Cup est une compétition de golf biennale qui présente la particularité d'accueillir régulièrement les présidents américains en tant qu'invités d'honneur. Cette année encore, plusieurs anciens chefs d'Etat étaient de la partie pour ce trophée qui opposait la semaine passée les Etats-Unis au reste du monde (sauf l'Europe qui dispose de son propre duel avec les Etats-Unis avec la Ryder Cup)".

"Si la Presidents Cup n'est pas réputée pour son suspense insoutenable (10 victoires en 12 éditions pour les Américains), le spectacle se trouve souvent hors les cordes. Comme à chaque édition en terres yankees, les anciens présidents américains ont fait le déplacement. L'occasion pour Phil Mickelson de réaliser un selfie déjà culte, ou pour les wags de s'offrir une photo souvenir. Et que dire de l'accolade entre Tiger [Woods] et Barack [Obama], le droitier de Cypress face au gaucher d'Honolulu? Puisssante."







Clinton, Bush, Obama


Les Wags :
Les épouses et petites amies des sportifs célèbres, 
selon l'acronyme anglais Wives And Girlfriends.
 


Tiger Woods et Barack Obama

(Tiger, le grand retour...) 

PRESIDENTS CUP 2017




(Et si je passais à autre chose ? Un retour vers Picasso et la suite par exemple? Allez, courage fainéante ! Pour le moment, Débranche tout!)


"Nous sommes, par nature, si futiles, que seules  les distractions peuvent vraiment nous empêcher de mourir."  
 Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.

mercredi 8 novembre 2017

De l'amour... sinon? Sinon...

Bon anniversaire monsieur Delon!




Alain Delon (né le 8 novembre 1935)

"Collectionneur d'art

Alain Delon est aussi devenu collectionneur d'œuvres d'art. Sa collection comprend des œuvres d'Olivier Debré, Rembrandt Bugatti, Jean Degottex, Jean Dubuffet, Hans Hartung, Jean-Paul Riopelle, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Alechinsky, Zao Wou-Ki, Vieira da Silva ainsi que deux bronzes d'Antoniucci Volti, les « Muses ». À la suite d'une exposition organisée par le galeriste Franck Prazan, il a cependant vendu 40 toiles consacrées à l'École de Paris et au mouvement CoBrA lors d'une vente aux enchères à Drouot-Montaigne en octobre 2007. La vente totalisera un peu plus de 8 millions d'euros. Depuis 2013, Alain Delon est également le parrain de Winn'Art, le supplément artistique du magazine Winner dirigé par Véra Baudey."

(Vous avez bon goût Alain (*_*))

Je me souviens... ... de votre blues, en 2005. 
Douze ans plus tard, vous en reparlez avec Léa Salamé.
Votre manque d'amour, votre solitude...y mettre fin...
Et vous tenez le coup ! Tant mieux.
 
Je pense alors au cap que je me suis fixé. Le tiendrai-je, moi? Je l'espère...

Paroles, paroles, paroles...


samedi 28 octobre 2017

C'est trop facile... de faire semblant

Mercredi 25 octobre.

Petit tour à la médiathèque. Visite rapide (j'y retournerais... peut-être) de l'exposition en cours.


Je prends quelques photos. Les ouvrages précieux sont présentés sous verre. J'aurais aimé respirer leur odeur. Certains devaient sentir la poussière, le renfermé, une odeur indéfinissable. Quand je lis un livre, souvent je le respire.





"Durant la Révolution, les livres sont exposés à leur plus grand prédateur : l'homme. Ils subissent également des dégradations provoquées par l'humidité, le feu mais aussi les rongeurs et les insectes qui s'en nourrissent."


  Max Jacob
Photographié par Rogi André, 1936


"Dès 1939, face aux menaces du siècle, le poète souhaite voir ses ouvrages rassemblés à la bibliothèque de sa ville natale (Quimper)."

.../... Puis, j'allais déjeuner Chez Max, pour prolonger ma visite.


Après le déjeuner, rapide mais bon, dans cette salle où flotte une âme, je traînais en ville en faisant du lèche-vitrines.



NAIDEE CHANGMOH (Vidéo sur l'artiste)


 



Plus loin, encore une image insolite, sur le parvis de la cathédrale, ces prêtres en soutane (mais ils ne faisaient pas de trottinette !).


En les voyant, je pense à une chanson de Jacques Brel qui pourtant n'a rien à voir avec ces prêtres. Je la connais par cœur, je la chantais souvent (quand j'étais jeune; elle me plaisait, je l'aime toujours). En faisant ma recherche de Brel l'interprétant, je découvre, par hasard, ce merveilleux entretien avec François Mitterrand, à propos de Jacques Brel.


  


"La solitude, la vie, la mort. [...] 
L'homme tout seul devant la force des éléments."

(Jacques Brel  Pourquoi ont-ils tué Jaurès)

vendredi 20 octobre 2017

Ma maison, où est ma maison...





Quand je me tourne vers mes souvenirs
je revois la maison où j'ai grandi
Il me revient des tas de choses
je vois des roses dans un jardin
Là où vivaient des arbres, maintenant
la ville est là
et la maison, les fleurs que j'aimais tant
n'existent plus
Ils savaient rire, tous mes amis
ils savaient si bien partager mes jeux
mais tout doit finir pourtant dans la vie
et j'ai dû partir, les larmes aux yeux
Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
et "Couvrir le monde vaut mieux que rester
Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas
toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."
Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance
je savais déjà que j'y laissais mon cœur
Tous mes amis, oui, enviaient ma chance
mais moi, je pense encore à leur bonheur
à l'insouciance qui les faisait rire
et il me semble que je m'entends leur dire:
"Je reviendrai un jour, un beau matin
parmi vos rires,
oui, je prendrai un jour le premier train
du souvenir."
La temps a passé et me revoilà
cherchant en vain la maison que j'aimais
Où sont les pierres et où sont les roses
toutes les choses auxquelles je tenais?
D'elles et de mes amis plus une trace,
d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places
Là où vivaient des arbres, maintenant
la ville est là
et la maison , où est-elle, la maison
où j'ai grandi?
Je ne sais pas où est ma maison
la maison où j'ai grandi
Où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?
Ma maison, où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?

jeudi 31 août 2017

De la mort émerge la vie


Vu ce soir MOE  NO SUZAKU film japonais de Naomi Kawase. Renversant.
Pudeur, beauté.



" On ne peut rendre de beauté à l'écran, 
que celle que l'on éprouve..."  

Naomi Kawase.


"MOE NO SUZAKU est un film chaste, calme et gracieux comme un battement de cil. Aucun artifice dans ce film de Naomi Kawase. On y pleure, on y aime, on y souffre, on y meurt en silence. On parle à peine. Pour dire l'essentiel et conjurer le superflu. Le ton est donné dès le premier plan du film se dessine un tableau impressionniste : un plan large sur un massif montagneux encombré de feuillus. 
Le reste du film est à l'image de ce plan-là : la nature rythme les élans de l'âme, calmement, sans esbroufe, avec pudeur et dignité.
L'histoire est d'une simplicité biblique. [...]
MOE NO SUZAKU est un film allégorique et silencieux. Presque une chimère."
(Source : brochure du DVD).


Dur de revenir au quotidien.  Alors...
je pleure et je me dis,
après le silence, le cri, de la nuit :




jeudi 30 mars 2017

Giga






(Cliquer pour agrandir... et clic droit pour afficher et lire. C'est Méga (*_*))


vendredi 17 février 2017

Un pianiste alpiniste

J'apprends à l'instant (19 heures), par France Musique, que Maurice Vander est mort hier. Qui connaît Maurice Vander? Les passionnés de jazz.
J'avais posté cette vidéo... un jour.



«A Vander, pianiste alpiniste, soufflant la brûlure glaciale de ses millions de doigts sur les cimes classiques de son clavier Mont-Blanc», ainsi Claude Nougaro rendait-il hommage au talent vertigineux de Maurice Vander, du temps où il se produisait en trio de jazz." 
(A lire ici : Duo d'étoiles)

jeudi 26 janvier 2017

EVIDEMMENT

On a beau faire ce qui est préconisé à coups de marteau par la pub, on peut la choper quand même cette sale grippe.
On dit qu'elle peut être mortelle. J'en rêvais, la nuit, je le désirais, je crois que la fièvre m'a fait délirer dans ma putain de solitude. (Pardon maman chérie pour le gros mot).
Aujourd'hui, j'ai pu mettre le nez dehors, enfin, le temps d'aller jusqu'à ma voiture. Il fallait bien que j'aille acheter un peu de nourriture et autre course...

Je remonte dans ma voiture, j'allume la radio, j'entends France Gall; je l'adore et je chante avec elle. J'ai donc encore une voix. Sourire aux lèvres je pensais : il y a deux jours tu voulais (pour la énième fois) mourir et là, tu chantes, tu tapotes ton volant en rythme.
Ben, rien de contradictoire là-dedans. 
N'attends pas trop longtemps...


Y A ...
COMME UN GOUT DE POUSSIERE DANS TOUT
[...]
Y A DES SILENCES QUI DISENT BEAUCOUP
[...]
ET TOUTES CES QUESTIONS QUI TIENNENT PAS DEBOUT
EVIDEMMENT 
EVIDEMMENT
ON RIT ENCORE
POUR LES BETISES
COMME DES ENFANTS
MAIS PAS COMME AVANT 

EVIDEMMENT
EVIDEMMENT




J'allais oublier... et c'est important, pour mesurer la futilité de mes propos : cette grippe, ces lamentations sont-elles justifiées ou plutôt justifiables, au regard de ce jeune homme, hémiplégique,  qui traversait la rue avec beaucoup de difficultés?

"Laissons les autres se lamenter sur ces temps mauvais ; je me plains de leur misère, car ils sont dénués de passion. Les pensées des hommes sont ténues et fragiles comme des dentelles ; ils sont eux-mêmes pitoyables comme des dentellières. Les pensées de leur cœur sont trop misérables pour être coupables." 
Soren Kierkegaard

jeudi 5 janvier 2017

***




Georges Prêtre (14 août 1924 - 4 janvier 2017)



Il m'enthousiasmait...

Malheureusement mes petites vidéos ne sont plus visibles par "Wat" et je ne les retrouve pas sur mon ordinateur.

Georges Prêtre est mort hier, à 92 ans

vendredi 23 décembre 2016

***

Derrière la fenêtre, à l'aube, ce matin,
j'avais un cadeau...


J'allais le voir de plus près, de l'autre côté...


... Les araignées étaient venues me souhaiter un Joyeux Noël,
avec des perles de pluie...


Ô les délicates guirlandes!
Chères araignées, ne me quittez pas...



 

Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie 
Le rouge et le noir 
Ne s'épousent-ils pas 
Ne me quitte pas

vendredi 25 novembre 2016

Hey-ho... oh yeah!



 Yeah!
Ça swingue! avec... Ray Charles
Heeyyy- hooooooooooo
... that is all right...

But the best is here!

mercredi 5 octobre 2016

***

(J'aime (*_*))


Composition: Serenade for Strings in C Major, Op. 48, II. Waltz
Composer: Pyotr Ilyich Tchaikovsky
Recording by: Moscow Virtuosi Chamber Orchestra

mercredi 27 juillet 2016

***

Et... trois ans plus tard, Julie Fuchs était ce soir aux Chorégies d'Orange  avec
La mélodie du bonheur!




Hum! J'a do re  le solfège (*_*) 

Et, Le roi carotte  de Jacques Offenbach vous connaissez?
Un opéra-bouffe. Hi!



Faire du rire un chasse-spleen (gratuit)

lundi 11 juillet 2016

Retour de pêche

Les badauds - touristes et gens du cru - attendaient de pied ferme l'arrivée du chalutier.




Le pêcheur sortait les casiers de son "coffre-fort" réfrigéré tandis qu'un second matelot déposait sur le quai deux casiers.


Les habitués  avaient leur sac en plastique pour le remplir de langoustines fraîches, encore frétillantes et de belle taille. Il fallait avoir envie de jouer des coudes; celui ci-dessous en bavait (déjà) en remplissant son sac.



Il en bavait tellement, qu'une fois remplis ses sacs - il en avait deux, sa femme (?) lui prêtait main forte - (et après la pesée), il prenait dans sa grosse main deux ou trois langoustines vivantes qui se débattaient (j'espère qu'elles lui ont pincé les doigts, il s'en fichait, avec ses gros doigts il devait avoir la peau dure) et les déchiquetaient vivement (en laissait les carapaces sur le quai) et croquait la langoustine crue, laissant une autre bave gluante sur son menton. Bien sûr, il ne se posait pas la question de savoir si la langoustine souffrait de se faire écraser la carapace encore vivante! Il avait le visage rubicond. Il était laid, vulgaire, repoussant. 

Ecoeurée, j'ai pris ces dernières photos et un grand bol d'air frais loin de la foule agglutinée. Je repensais à ces cocktails ou vernissages, où les invités (ou pas) se jettent sur les buffets et enfournent les amuses-bouches qu'ils peuvent sur place, avant de remplir une assiette au cas où... ils n'auraient plus rien à se mettre sous la dent quelques minutes plus tard. Pouah!




De retour à la maison, après le Retour de pêche, j'écoutais sur France Musique l'émission Retour de Plage


Aujourd'hui : Maurice Vander et Claude Nougaro.  Ça m'a "lavé l'âme" comme disait Olivier Py (billet précédent), j'en avais besoin, et rappelé de beaux souvenirs.

jeudi 21 avril 2016

***

Prince est mort!

Mon (modeste) hommage...

dimanche 17 avril 2016

Le jeûne de l'esprit, oui et, la jeunesse d'esprit

En tartinant mon toast à l'heure de mon p'tit dèj j'écoutais ce matin  (je ris mais c'est sérieux) cette émission : La vie liturgique, L'esprit du carême (alors que je suis à Théo grâce à Dieu) et j'entendais (à peu près ceci):

"Le carême est le temps du jeûne. Le Grand Carême est un temps d'attente. Le jeûne doit aussi être le jeûne de l'esprit, le jeûne des passions et des mauvaises pensées; il faut les abstraire."

Il était temps que je jeûne et me purifie! Pour le moment je petit-déjeunais,  je remettais le jeûne à plus tard et sans doute à la Trinité puisque Pâques était passé. En revanche je me disais qu'il serait bien en effet que j'abstraie de mes mauvaises pensées, celle de mourir à laquelle je pense si souvent. J'éteignais rapidement la radio pour augmenter le volume du son de mon CD et écouter religieusement ce passage du Dixit Dominus de Vivaldi qui me donne envie de mourir (ben voilà) tellement c'est beau. Je n'ai pas retrouvé ce morceau par l'ensemble choral de Lausanne dirigé par Michel Corboz (mon préféré, nettement supérieur et celui que j'écoute sur mon CD).

A propos du jeûne, c'est devenu à la mode : le jeûne thérapeutique (je rigole, je jeûne sans le savoir et je médite, en le sachant). On n'entend parler que de ses bienfaits et de nouveaux gourous en profitent pour s'en mettre plein les poches tandis que leurs adeptes se décomposent en quelques jours. Quels c..loches!


mercredi 23 mars 2016

Be... Lonely...

CD écouté en boucle cette après-midi, après le golf,
Jonathan Livingston le Goéland
"Ce Jonathan qui sommeille en nous [...] en quête d'absolu."

"La passion du vol entraîne le jeune Jonathan à transgresser tous les interdits, et surtout les lois du Clan. Cela va le conduire à mener une existence littéralement extraordinaire où les périodes sombres alternent avec les matins où « l’or d'un soleil tout neuf tremblait sur les rides d'une mer paisible »."  

Mes deux morceaux préférés : Be (ci-dessous) et Lonely looking sky.
Je découvre cette vidéo, magistrale!
(Merci au "youtubeur" qui l'a mise en ligne).




LONELY LOOKING SKY 

Lonely looking sky 
Lonely sky, lonely looking sky 
And bein' lonely 
Makes you wonder why 
Makes you wonder why 
Lonely looking sky 
Lonely looking sky
Lonely looking sky 
Lonely looking night 
Lonely night, lonely looking night
And bein' lonely 
Never made it right 
Never made it right 
Lonely looking night 
Lonely looking night 
Lonely looking night 

Sleep we sleep 
For we may dream 
While we may 
Dream we dream 
for we may wake 
One more day
One more day

Glory looking day 
Glory day, glory looking day
And all it's glory 
Told a simple way 
Behold it if you may 
Glory looking day 
Glory looking day 
Lonely looking night 

"Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être..."
"Pour voler à la vitesse de la pensée vers tout lieu existant, il te faut commencer par être convaincu que tu es déjà arrivé à destination."
Ce conte philosophique me donne envie de revoir le film que j'avais vu à sa sortie dans les années 70. Je me souviens d'images superbes. Peut-être le trouverai-je à la médiathèque.

lundi 14 mars 2016

Adorable!


Je m'étais promise de ne plus prendre mon appareil photo quand je joue au golf. Tsss! Photo prise à 11 h 54 (heure précisée via mon appareil) ce matin. La lumière et les palmiers donnaient un petit air méridional à notre golf. Je n'avais plus besoin de balayer du regard les fairways, comme un mirador, en espérant voir mon adorable partenaire. Je ne le voyais plus depuis pas mal de temps.

 

Je montais rarement sur ce trou - en hauteur - au départ (d'hiver) des hommes. Je constatais qu'ils avaient une jolie vue. 
Mal joué aujourd'hui. Pas d'énergie. Ma balle a atterri dans le bunker "écossais"; j'ai mis trois coups pour en sortir (mais, je n'ai pas été ensevelie dans une avalanche de sable).

Sur la route du retour, dans ma voiture, j'allumais la radio et j'entendais la Pastorale. Je montais le son  (tant pis pour mes acouphènes). Cette musique accompagnait bien les virages, nombreux, de cette route sinueuse (et dangereuse). Ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté cette symphonie. Elle s'accordait bien avec cette route de campagne et, les pensées qui m'emplissaient, légères (malgré tout) et aériennes.

 

Des souvenirs d'une balade à vélo - le long de la côte du Guilvinec jusqu'à la pointe de Penmarc'h - me revenaient en mémoire... Laissons les souvenirs, je vis le présent... en l'inventant sans doute, un peu.
"Adorable!"

ADORABLE. Ne parvenant pas à nommer la spécialité de son désir pour l'être aimé, le sujet amoureux aboutit à ce mot un peu bête : adorable!

[...]
Par une logique singulière, le sujet amoureux perçoit l'autre comme un Tout (...), et, en même temps, ce Tout lui paraît comporter un reste, qu'il ne peut dire. C'est tout l'autre qui produit en lui une vision esthétique : il le loue d'être parfait, il se glorifie de l'avoir choisi parfait; il imagine que l'autre veut être aimé, comme lui-même voudrait l'être, non pour telle ou telle de ses qualités, mais pour tout, et ce tout, il le lui accorde sous la forme d'un mot vide, car Tout ne pourrait s'inventorier sans se diminuer : dans Adorable! aucune qualité ne vient se loger, mais seulement le tout de l'affect. Cependant, en même temps qu'adorable dit tout, il dit aussi ce qui manque au tout; il veut désigner ce lieu de l'autre où vient s'accrocher spécialement mon désir, mais ce lieu n'est pas désignable; de lui, je ne saurai jamais rien; mon langage tâtonnera, bégaiera toujours pour essayer de le dire, mais je ne pourrai jamais produire qu'un mot vide, qui est comme le degré zéro de tous les lieux où se forme le désir très spécial que j'ai de cet autre-là (et non d'un autre).

Roland Barthes, in Fragments d'un discours amoureux, éditions du Seuil, 1977.

Je divague, oui! Qu'on me laisse divaguer... avec Barthes!

Hier, longue promenade dominicale l'après-midi avec mon amie, ici. La foule partout, nous l'avons un peu évitée en choisissant ce lieu. Je lui disais, en riant, que je préférais finalement l'autre petit port pour la dispersion de mes cendres dans la lande sauvage. Et je revoyais cette scène délirante du film  des Frères Coen, The Big Lebowski!