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vendredi 27 septembre 2013

"Ils étaient blessés, mais ils reviendraient"



 http://www.decadrages.ch/system/files/imce/illustr_EntretienChristopheMarzal.jpg












(Captures d'écran, cliquer pour agrandir)

"Alex, guide touristique de profession, est chargé d'accueillir une jeune femme d'origine russe «Sacha» qui a gagné un séjour d'une semaine à Genève. Dès son arrivée, la jeune femme bouscule les plans d'Alex et l'entraîne avec elle dans une dangereuse et hasardeuse chasse au trésor aux confins de la Suisse orientale. Recherchés par la police, pourchassés par la mafia, Alex et Sacha décident de semer leur poursuivants en allant plus lentement qu'eux : ils progressent par les lacs et autres chemins détournés. Au fur et à mesure que Alex et Sacha s'enfoncent dans une Suisse de plus en plus étrange, ils vont s'observer, se découvrir, se séduire, s'opposer, et finalement s'aimer jusqu'à disparaître."

Un film Franco-Suisse (2004) de François-Christophe Marzal. Avec Mathieu Amalric, Julia Batinova, Jean-Luc Bideau, Maria Schneider.

J'ai adoré ce film, étrange, une mélange de thriller, de road-movie, d'aventure et l'histoire (d'amour) de deux couples interprétée par des acteurs magnifiques. Je n'en avais jamais entendu parler, diffusion restreinte et sans doute réservée à la Suisse. Je l'avais emprunté parce que je me disais qu'il allait me consoler du manque (permanent) des paysages de lacs et de montagnes que je ressens, depuis mon séjour annulé. Cependant les paysages ne sont pas ceux d'une carte postale suisse mais d'une autre beauté, presque irréelle, venant d'une autre planète, et de celle des personnages.
Je me suis bien plus évadée avec ce film qu'avec Elle s'en va...  M'a donné envie d'aller voir Jimmy P., pour Mathieu Amalric, formidable acteur.

Lire l'interview complet de Christophe Marzal en cliquant sur le document pdf. Un cinéaste à découvrir!

***

Lassitude.
Ça me reprend.
Envie d'arrêter... TOUT.
Je ne sais pas, je ne sais plus.
Partir... voir des lacs et des montagnes... AU LARGE DE...
Partir... ne plus revenir.


mardi 18 décembre 2012

On avance on avance



"A peine reçues les propositions de la mission Sicard, l'Elysée a annoncé qu'il saisissait le Comité consultatif national d'éthique. Celui-ci doit donner rapidement son avis sur trois points : les directives anticipées écrites par les patients, que la mission veut voir améliorées ; les « conditions strictes pour permettre à un malade conscient et autonome, atteint d'une maladie grave et incurable, d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie » ; les conditions pour « rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d'une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants ». Et l'Elysée a fait savoir qu'un projet de loi sera présenté au Parlement en juin 2013."
(Source, Le Nouvel Obs)

On tire un trait sur l'euthanasie mais une fenêtre s'ouvre  (à l'espagnolette, pas prête d'être ouverte en grand)) sur le suicide assisté, en prenant exemple sur ce qui est autorisé en Oregon.

"Le patient doit faire sa demande d’ordonnance létale devant un médecin, à deux reprises, de façon orale, avec au moins quinze jours d’intervalle entre les deux visites. Il doit ensuite faire une demande écrite au même médecin, en présence de deux témoins. Le médecin est autorisé à refuser. Le patient peut alors s’adresser à un autre professionnel pour reformuler sa demande. Si elle est acceptée, un deuxième avis médical est requis.
[...]
Une autre obligation posée par la loi est que le malade doit lui-même s’administrer les substances qui mettront un terme à sa vie. Si toutes les obligations légales de ce protocole ont été remplies, aucune poursuite ne peut être engagée contre les médecins qui auront prescrit les cocktails médicamenteux létaux, ni contre les pharmaciens qui les auront fournis."

On n'est pas sorti de l'auberge! Beaucoup de vent, du blablabla? Attendons juin 2013; je trouve qu'on progresse tout de même, un peu.

La phrase du jour pour finir sur une note gaie, enfin si on veut, dite par Jean-Luc Bideau ça l'était :

"J'ai de l'arthrose et je vous jure que c'est la dernière fois que je me bousille un genou pour vous demander en mariage"
Jean-Luc Bideau à Jeanne Moreau dans Bouquet final.




Un téléfilm gentillet sur une fin de vie assez joyeuse avec des acteurs en pleine forme : Jeanne Moreau, Jean-Pierre Marielle, Claude Rich, Jean-Luc Bideau, Julie Depardieu...

"Ils sont décrépits, chenus, désargentés. Jules, Marie et Jean-Pierre forment un indéfectible trio d'amis, colocataires impécunieux bientôt expulsés. Aussi, quand Jean-Pierre entrevoit, lors d'une rencontre, la possibilité de devenir un grand-père de substitution rémunéré, Marie se résout à louer leurs services d'aînés sur Internet ! Effacés, les loyers impayés : en un tournemain, les retraités se métamorphosent en grands-parents tarifés.
Extravagante et décousue, cette tendre comédie mélancolique réserve des instants de cocasse drôlerie. Jean-Pierre Marielle fait décamper la propriétaire (Noémie Lvovsky, ulcérée comme jamais) à coups de balles de golf et envoie à la figure de Jeanne Moreau : « Je ne vais pas aller crever dans un chenil pour Alzheimer parce que Madame fait des manières ! » Le rythme enlevé des quiproquos distrait. Peut-être manque-t-il à cette élégante digression sur la vieillesse et la solitude un semblant de densité ?" 
Hélène Rochette pour Télérama

lundi 5 septembre 2011

Claude Goretta

Je viens de voir Thérèse et Léon de Claude Goretta. C'est un des cinéastes suisses que j'aime.
C'est étonnant de le voir ici, dans une interview de 1964! C'était encore un inconnu, puis il y a eu L'invitation en 1973 avec Jean-Luc Bideau, je crois que c'est le premier film que j'aie vu de lui, et La dentellière en 1976 avec Isabelle Huppert... comme le temps passe. Plus récemment à la télévision : Sartre, l'âge des passions avec Denis Podalydès très crédible dans le rôle.
Claude Goretta a aujourd'hui 82 ans.

Claude Rich incarnant Léon Bum était magnifique, et la ressemblance avec Léon Bum étonnante.

"La vie c'est de ne pas craindre de la perdre".
"Est-ce que l'espérance de l'homme n'est pas de construire une oeuvre qui demeurera inachevée et qu'il ne contemplera pas lui-même?"
 
Léon Blum