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mercredi 17 avril 2019

Ô mon Paris, Ô Notre-Dame


Nostalgie







Et voilà ce que j'écrivais  il y a 8 jours, laissé dans mes brouillons :

Dimanche 7 avril, 10 heures

Je consulte les programmes de cinéma ce matin, pas vraiment inspirée par ce qui passe dans ma ville. Si, peut-être : C'est ça l'amour (bonnes critiques).  Je lève la tête,  regarde les nuages et soudain, une folle envie d'aller à Paris, d'aller faire la queue au CHAMPO (tiens, je ne savais pas qu'il s'appelait aussi espace Jacques Tati) d'aller manger des scones au Tea-Caddy, de traîner chez Gibert à Saint-Michel, de m'attarder à l'Écume des pages, de prendre un café au Bonaparte à Saint-Germain, de revisiter l'IMA (mais non, pas pour le foot) etc etc. 
Ce n'est plus cinq jours ou une semaine qu'il me faudrait, mais au moins deux ! Et je pourrais alors étreindre mes plus chers amis au moins deux fois.
Il ne faut pas que cela reste une envie,  je veux, je dois y aller.

(Je suis allée voir C'est ça l'amour.  Un film magnifique de Claire Burger, avec un acteur que je ne connaissais pas, Bouli Lanners qui m'a chamboulée).

lundi 3 décembre 2012

M° Saint François Xavier : tout le monde descend

Sur mon écran, la fête du jour : Saint François Xavier.

Combien de fois suis-je descendue à cette station de métro quand je vivais à Paris? Eh bien, le nombre de fois où j'allais à La Pagode! Arriver  devant cette bâtisse asiatique (plus chinoise que japonaise) en plein Paris (7e), pénétrer dans son jardin luxuriant (l'est-il toujours?) c'était savoureux avant de s'installer dans la salle japonaise pour une séance de cinéma. Comme au Champo, la sensation curieuse et agréable d'être dans un lieu sacré, intimiste, réservé à des initiés.







C'est pour moi un souvenir des années 70 et il semblerait que ce cinéma se batte toujours pour survivre. Y repenser me donne envie d'aller faire une escapade parisienne pour constater sur place  ce qu'il en est à l'aube du numérique. De plus, on peut aujourd'hui - paraît-il - y prendre un thé avant ou après la séance.


La Pagode : 57 bis rue de Babylone 75007 Paris
Métro : Saint François Xavier

mardi 20 septembre 2011

Exposition : Giacometti face aux Etrusques



"Le désir de créer cette exposition est né de la comparaison qui a souvent été faite entre une statue étrusque filiforme, L’Ombre du soir, et les statues longilignes de Giacometti. Si l’exposition tente de justifier cette confrontation en expliquant qu’il est très probable que l’art étrusque ait nourri la création de Giacometti, cela semble difficilement démontrable, même si l’on sait que Giacometti a vu la fameuse statuette L’Ombre du soir. L’artiste n’a en effet jamais écrit sur l’art étrusque, et était intéressé par l’art antique en général, égyptien, ou étrusque, comme le soulignent les reproductions d’oeuvres exposées au Louvre qu’il a esquissées sur des catalogues d’exposition."


A gauche, "La femme haut chignon", bronze de 1948 de Giacometti.
A droite, "L'Ombre du Soir", bronze de 57 cm ( 350 -300) avant JC


Giacometti et les Étrusques à la Pinacothèque de Paris
du 16 septembre au 8 janvier 2012.
La polémique fait rage!

lundi 20 septembre 2010

Un square, une fontaine, des cloches, suis-je à Paris?

Dimanche 12 septembre.
Départ demain après-midi, c’est donc presque le dernier jour. Et, pour cet avant-dernier jour, je fais ma balade du matin rue Montorgueil, je vais boire mon café serré sur la terrasse Au rocher de Cancale.


J'ai pris cette photo en mars 2010 lors de mon précédent séjour. Ce ne sont pas les terrasses de cafés qui manquent dans cette rue. Pourquoi ai-je choisi celle-là ? Pour Cancale je crois mais aussi pour le côté vieillot de sa façade, charmante mais qui aurait besoin d’être rénovée. En me renseignant sur Internet aujourd’hui je me dis que j’aurais dû aller à l’intérieur, voire, au premier étage, pour découvrir les panneaux de Gavarni qui subsistent encore. Je ne savais pas que ce café avait une histoire aussi intéressante ! En une semaine j’ai déjà mes habitudes, je dirai même ma place sur cette terrasse.La rue est très animée et ce dimanche encore plus que les autres jours. J’ai décidé de déjeuner dans le studio et je fais quelques courses chez l’italien ; il faut faire la queue.

Il est midi quand j'arrive dans le studio et, je me demande soudain si je suis chez moi ou à Paris! La rue si animée et bruyante dans la semaine est presque d'un calme provincial.


Dernier après-midi, il fait trop beau pour aller voir une expo, j’ai rendez-vous à 16 h avec ma beauté à la fontaine Saint Michel. J’en profite pour flâner une nouvelle fois dans ce quartier avant notre rendez-vous ; une visite à l’église , Saint-Julien-Le-Pauvre



puis dans le square René Viviani


d’où j’ai une très belle vue sur Notre Dame.


Un joli square à l’ombre de l’église et nous voilà au calme à deux pas de la rue de la Huchette beaucoup plus bruyante.
Il n’est pas de Paris sans amoureux, sans lecteurs dans les lieux ombragés.



Je m’attarde sur cet arbre impressionnant, majestueux ! Un arbre vénérable, l'un des plus vieux de Paris : le Robinier (Robinia pseudo acacia) 15 m de haut et 3,50 m de circonférence!





Il y a vraiment des havres de paix dans Paris.

Bientôt 16 heures, je retourne à la fontaine Saint Michel, un sms m’annonce : je suis là ! Je réponds : moi aussi et je la vois regardant son téléphone avec un sourire, ma perle dorée. Nous nous dirigeons vers le Tea Caddy. C’est elle la parisienne et c’est moi la provinciale (enfin, ex parisienne) qui lui fait découvrir ce lieu so british ! A vrai dire, je connais ce quartier comme ma poche ayant travaillé deux ans rue Saint-Jacques. Retour en métro, nous démarrons ensemble puis elle descend à Châtelet. Le métro redémarre, je la suis dans la foule… ce n’est qu’un au revoir ma jolie… Moi je rentre prendre une douche et repars chez le peintre et sa muse qui m’ont invité pour une douce soirée.
(Là, j'ai mis le paquet pour les photos;o))
A suivre...

samedi 18 septembre 2010

Ô mon Paris

Vendredi 10 septembre.
Matinée rue Montorgueil, il fait un temps superbe et chaud, un café en terrasse à l’angle de la rue côté Saint Eustache. Il fait tellement bon que je vais rester déjeuner d’une omelette-salade et puis, de ce côté-là, pas de circulation, l’endroit est relativement calme.

L’après-midi, je vais à Saint Germain, sans but précis. Ah si, aller voir les sacs Upla rue Saint Benoît, juste pour le plaisir des yeux, vite assouvi par les prix (et dire qu'avant mon déménagement j'en ai donné un - même pas démodé, ils sont indémodables - au Secours Populaire, tsss!). Passage obligé d’abord à L’écume des pages. Ensuite je flâne dans les petites rues en passant par la Place Furstenberg et, je m’arrête dans quelques galeries, rue de Seine. Je découvre que dans le quartier c’est la 9ème édition de Parcours des mondes, une manifestation dédiée aux arts premiers, il semble même que de nombreuses galeries inaugurent l’ouverture de cette manifestation : je comprends pourquoi il y a foule sur les trottoirs, des visiteurs sans doute invités et triés sur le volet, un verre de champagne à la main. Ce n’est pas vraiment le meilleur moment pour s’attarder sur les œuvres. Je préfère donc poursuivre ma balade, j’arrive à La Palette ; souvenirs mon Amour, nous aimions y prendre un verre, il y a.... très très très longtemps!




J’aimais leurs murs foisonnants de tableaux. J’ai l’impression que cet endroit a bien changé, avec sa terrasse qui, à l’époque, n’existait pas ou du moins était plus réduite, et est devenu un lieu branché. Nostalgie.
En face, dans une galerie, cette amusante ? (hideuse) « sculpture » !


Je pense en la voyant à Takashi Murakami dont les œuvres sèment la zizanie en ce moment à Versailles. Apparemment c’est une affaire de gros sous, je n’entrerai pas dans la polémique mais j’aime que des œuvres fassent un peu « tâche » dans des lieux sacrés. Certaines de Murakami ci-dessous ne me déplaisent pas, pour le fun, ayant découvert les mangas assez récemment.





... Notre Dame la magnifique derrière la librairie Shakespeare, je joue vraiment la touriste provinciale à Paris !



Impossible aussi de ne pas aller me lécher les babines au Tea Caddy de leurs merveilleux scones, où je dois retrouver une amie dimanche. Tant pis, deux fois valent mieux qu'une quand c'est trop bon.



Il est temps que je rentre pour prendre une douche et reposer mes gambettes, une soirée de retrouvailles avec mes ami(e)s se profile… qui risque de se prolonger...
A suivre...

jeudi 8 avril 2010

Quatrième jour

Dimanche 28 mars.

Je traîne ce matin dans le studio ayant savouré une grasse matinée, pas de travaux dans la rue ce dimanche! Mon voisin d'en face est là, solitaire devant son écran!

Cet après- midi : quartier latin. Je descends à la station Saint-Germain des Prés, une citation sur les murs et dans des vitrines quelques livres de poésie (Paris sans cesse tu m'enchantes)


et je vais à pieds au musée Maillol en passant par la rue des Saints-Pères, coup d'oeil aux vitrines de Sonia Rykiel. Pas de sex-toys en vitrine... oui, il n'y a pas si longtemps, elle avait mis cet objet à la mode; les bourgeoises déculpabilisaient paraît-il en l'achetant dans cette boutique de luxe. Pfff!
Musée Maillol, il est tôt pour un dimanche donc pas de queue pour voir l'exposition les Vanités dont j'ai déjà parlé ici. Les salles sont sombres comme pour nous mettre dans l'ambiance un peu mortifère et pourtant pas triste du tout. Là encore photos interdites! Les visiteurs s'attardent tous devant la "reproduction" de la vanité toute de diamants de l'artiste Damien Hirst. Dans la plus grande salle (et la plus éclairée) j'aime beaucoup le crâne de Yan Pei Ming. Plus on avance dans l'exposition, je dirais même plus on s'enfonce, plus les découvertes sont extraordinaires. Cette tête de mort d'où sort (dommage je n'ai pas pu la photographier) des vers est d'une gaîté repoussante mais joyeuse. Oui, j'avoue m'être bien amusée en contemplant ces trésors.
J'ai bien fait de venir de bonne heure, la foule se pressait quand je suis repartie à 16 heures. Un monsieur qui faisait la queue m'interroge : combien de temps faut-il pour visiter l'expo? Je le regarde avec de grands yeux et lui dit : cela dépend : si vous tenez le coup, deux heures et si vous vous reconnaissez dans votre devenir, quinze minutes. Mais non, je plaisante : c'est passionnant, prenez votre temps.

Je suis quand même heureuse d'être dehors, il fait beau et j'ai une petite faim! Je reprends le boulevard Saint Germain, arrêt à ma librairie préférée ouverte le dimanche : L'écume des pages. Les terrasses du Flore et des Deux Magots sont pleines comme d'habitude et sans grand intérêt. Je poursuis ma balade vers la place Fürstenberg, dans une petite rue qui me mène vers la Seine, ces deux affiches remplaceront les photos que je n'ai pas pu prendre : Vanités et Ambre, cette pierre que j'affectionne!


Cette rue est calme, je respire à pleins poumons l'air de Paris, je me sens bien. J'arrive sur les quais : quai Conti, galerie Katia Granoff (souvenir mon amour). Je traverse la place Saint Michel pour longer les bouquinistes où je m'attarde. Amusant de voir la façade la Préfecture de Police bâchée pendant les travaux et qui profite de cette occasion pour afficher ses visages et métiers.



Ma petite faim se réveille, The Tea Caddy me tend ses "scones"! La photo est prise avec mon téléphone portable, beurk, mais ce qu'il y avait dans l'assiette était "gorgeous" : thé vert "sous la véranda" et scones Devon servis tièdes avec crème et confiture, je le dis, aussi bons qu'en Irlande!



Suis rentrée, vannée! Comme le dit Stendhal dans son Journal :
Florence, 27 septembre 1811.
Je rentre à midi de ma tournée du matin. C'est le régime qui convient pour le repos des jambes et des yeux. J'ai toujours les jambes fatiguées depuis que je suis en voyage.
Il faut : café à huit heures, sortir, à midi déjeuner, à six dîner, promenade, une heure où je m'ennuie, et opéra.