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mardi 1 mai 2018

... corps et âmes

Déjà sur la blancheur des mers s'épand en silence 
la pourpre de ton amour, 
suprême adieu de ta félicité qui s'attarde encore.

Nietzsche, Dithyrambes de Dionysos.




Extrait du film L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (revu ce jour).

Vertige des regards aimants.

mardi 9 janvier 2018

***

Si j'avais le choix, aujourd'hui, d'une autre vie, je choisirais celle que j'ai vécue et celle que je vis.

jeudi 7 septembre 2017

***

Il n'y a pas de bonheur de vivre, sans amour.
Mieux vaut mourir que vivre sans aimer.

jeudi 22 juin 2017

A un lecteur fidèle et inconnu

Vivre, c'est être aimé.
Survivre, c'est avoir été aimé.
Mourir, de n'être plus aimé.

J'écrivais celà il y a deux jours et le classais dans mes brouillons.
Un fidèle lecteur, inconnu, m'écrivait hier que Je mon Je lui manquais manquait, que je n'avais rien publié depuis le 7 juin. Franchement, cher lecteur inconnu et fidèle, ne pensez-vous pas qu'il vaille mieux que Je me se taise plutôt que d'écrire des banalités comme ci-dessus?... et celles qui vont suivre.
Ce lecteur, inconnu et fidèle m'écrit toujours - donc rarement - quand je reste des jours, des semaines, sans publier et je ne nierai pas mon plaisir de recevoir ses injonctions à poursuivre. Mais je n'ai plus d'envie, de désir, d'inspiration. Je commence un billet sur une exposition et je ne le termine pas. Tout fout le camp. Pour vous donc cher lecteur, fidèle et inconnu ces quelques lignes :
Rien ne change vraiment dans ma vie, mon quotidien est le même. Il n'a d'intérêt pour quiconque. Je continue de vivre, je fais mes balades au bord de la mer, j'ose parfois encore m'attabler à la délicieuse terrasse du Café de la Cale sans savoir lequel de ces éléments est le plus savoureux :  mes huîtres de l'Île Tudy, mon verre de Sancerre, le clapotis des barques sur l'eau calme du port, la lumière si belle, l'odeur de la mer, la solitude. C'est sans doute le tout qui m'enchante. Je ne prends plus de photos de cet endroit que j'ai capturé des centaines de fois, je me contente des plus belles, celles que j'ai dans les yeux.
Le golf? C'est pareil. Une passion qui ne s'émousse pas avec le temps, au contraire. Je ne score plus vraiment, mais quel plaisir, à chaque coup, de s'appliquer, de croire que celui-là va être le meilleur et d'attendre impatiemment le prochain s'il a été raté. Tout recommence sans arrêt au golf, rien n'est jamais fini, une approche en quelque sorte de l'éternité. Hier, sur le parcours, je m'arrêtais pour contempler au loin les nuances de vert de la forêt d'arbres près de la belle bâtisse de notre club. Le soleil balayait ces arbres qui passaient du vert jade au vert Véronèse et même au vert tilleul; puis j'attrapais mon club pour taper dans la balle qui reposait sur un fairway qui manquait déjà d'eau, le vert anglais était devenu jaune mais je le retrouvais en arrivant sur le green.
Et mes douleurs? me demandez-vous. Votre sollicitude me touche. Elles sont toujours là... multiples. Pfff!
La lecture? Je lis de moins en moins. Je relis cependant des passages de livres que j'aime (Paul Nizon, Stefan Zweig, Romain Gary/Emile Ajar, Rainer Maria Rilke, etc. Terminé Lady L. de Gary. Acheté la BD de Mathieu Sapin GÉRARD (Depardieu). Très drôle : textes et dessins. J'éclate même de rire. Oui, je suis capable d'éclater de rire encore mais moins souvent que d'éclater en sanglots. Mes dernières larmes : pas plus tard qu'il y a deux jours en regardant un film à la télévision, que j'avais déjà vu. Une émotion dans le film et hop! j'éclate en sanglots puis ça redouble car ce n'est plus le truc qui a déclenché mes larmes qui les a transformées en torrent mais je pleure sur moi, sur ma vie de con. Oui, je me permets le mot entier. Le film pourtant pas exceptionnel tiré du roman de Philiph Roth, La Tache : La couleur du mensonge. Pas exceptionnel mais avec une de mes idoles (bon j'exagère un peu) Anthony Hopkins : s'il sonne à ma porte, je me pends à son cou. Non mais! Même vieux, je l'aime.

Sinon, je m'évade au cinéma. Ainsi je passe quelques heures au Japon (=_=). Je "japonise" beaucoup au cinéma en ce moment.
Vu aussi le beau film-documentaire de Valéria Bruni Tedeschi avec le non moins beau danseur-chorégraphe : Thierry Thieû Niang. Jamais je ne voudrai pour autant devenir cette Jeune fille de 90 ans. J'espère bien mourir avant ! Dur, c'est dur : et là je repense à cette vidéo de François Matton il y a deux jours que j'ai trouvé désopilante.
Voyez, cher lecteur fidèle et inconnu, la vie continue... La dérision, le seul échappatoire. Et, vous l'aurez sans doute remarqué, ma contemplation du ciel et des oiseaux reste une de mes "activités" aux beaux jours. J'espère que vous allez bien.


mercredi 22 février 2017

***

J'ai tout fait pour qu'il me trouve détestable. C'était facile, je le suis.  

"Catastrophe. Crise violente au cours de laquelle le sujet, éprouvant la situation amoureuse comme une impasse définitive, un piège dont il ne pourra jamais sortir, se voit voué à une destruction totale de lui-même." 

Roland Barthes, in Fragments d'un discours amoureux.



samedi 21 janvier 2017

Les amoureux du 15e


C'était il y a 40 ans, ces photomatons... toi et moi,
deux mois, jour pour jour, après notre rencontre le ...


21 janvier 1977
21 janvier 2017 




Jusqu'au 25 mai 1986, on nous appelait LES AMOUREUX DU 15e

C'est étrange qu'aujourd'hui, 21 janvier 2017, par hasard, j'ai reçu un mot d'amitié d'amour magnifique, qui m'a laissé le cœur battant devant mon écran pendant de longues minutes. Amour? Amitié? Les deux se mêlent des années plus tard, comme à l'époque, quand je lui parlais d'amour il me répondait, désir. Il avait raison... 
Mon Aimé est mort en 1986 mais sa "pierre précieuse" ne l'oublie pas. 
Et si cet homme délicat qui m'écrit justement, aujourd'hui 21 janvier 2017, coïncidence, des mots (et, coïncidence des mots que je garde pour moi) magnifiques, je me dis que finalement le hasard n'existe pas.
Quand j'ai commencé ce blog fin août 2009... c'était pour panser ce chagrin amoureux d'avec cet homme. Je me suis mise alors à parler de toi, pas très souvent, puis de lui, quand... j'espérais toujours... et encore, puis, peu à peu de beaucoup d'autres choses... 

C'est chouette (pour moi) de relire mes premiers billets, c'est ma mémoire, c'est ma vie, une belle vie... malgré tout, et si riche. Et cet ami-amant-amour, c'est vraiment doux de recevoir ses mots aujourd'hui, avec un détachement qui me permet de les savourer encore plus. Merci à lui.

Mon Aimé... je me souviens comme si c'était hier de notre rencontre, dans ton atelier.  

vendredi 21 octobre 2016

"Pardonne-moi mon Anne"

C'était toute cette semaine dans A voix nue, une demi heure chaque soir avec Anne Pingeot. 
Pour le poème d'amour (avec la voix nue de "l'aimée"), "pour les petits déjeuners de nulle part", "pour la passion de chaque étreinte" c'est à partir de la minute 15:51. Mais ce serait vraiment dommage de se passer du reste... et des autres émissions (en commençant par la première), ponctuées du rire si charmant - à la fois spontané et retenu - de Anne Pingeot.




"Anne Pingeot a choisi de réserver à France Culture et à un historien, Jean-Noël Jeanneney sa seule et unique prise de parole alors que viennent de paraître en librairie le volume de la correspondance que François Mitterrand a entretenu avec elle, Lettres à Anne (1962-1995) ainsi que le Journal pour Anne (1964-1970) , tous deux publiés aux éditions Gallimard. Une conversation libre, confiante, passionnante, tantôt joyeuse et tantôt grave, où Anne Pingeot et Jean-Noël Jeanneney parcourent un demi-siècle d’une grande histoire d’amour de la première rencontre jusqu’à la disparition de François Mitterrand."

lundi 1 août 2016

JE NE VOUS EMBRASSE PAS

Je retranscris le délicieux mail reçu ce matin, d'un visiteur de mon blog :

Objet : Madame de 

"Bravo et merci!
Vous m'avez donné mon frisson de la journée avec ce post.
C'est une recherche sur Eric Rohmer qui m'a fait venir sur votre blog il y a quelque temps, depuis je suis votre "Je" [...].
Cordialement,
[.]

***

Je ne vous embrasse pas je ne vous embrasse pas je ne vous embrasse pas 
 (*_*) Non mais!

Ce lecteur attentif, que je remercie, a compris qu'il fallait cliquer sur le lien, pour intensifier le "frisson". Mmm!
Ce post m'a été inspiré par un message laissé récemment sur la boîte vocale d'un (cher) ami, message que je terminais par un : Je ne vous embrasse pas. J'aurais même bien aimé tambouriner de mes petits poings sa poitrine, de ces je ne vous embrasse pas je ne vous embrasse pas je ne vous embrasse pas, à la manière inimitable de Madame de (Danielle Darrieux). Je crains cependant que mon ami n'ait pas saisi l'humour et, le véritable sens de ce je ne vous embrasse pas. A moins qu'il ne tombe par hasard sur mon blog - comme ce visiteur - en faisant une recherche sur... Max Ophüls? Hé hé! A vrai dire, il eut fallu pour qu'il comprenne que je le lui disse (hi!) de vive voix, agrémentée d'un baiser de trois baisers (*_*).
 
Je remercie ce lecteur qui aime peut-être également Ma nuit chez Maud...
 
C'est l'été, badinons avec l'amour! 

vendredi 1 juillet 2016

***

Mercredi 2 mars/Vendredi 1er juillet.
Quatre mois que j'espérais fouler les fairways à vos côtés.
Quatre mois de jeu solitaire en ne pensant qu'à vous. Je vous inventais, je vous rêvais à mes côtés, je jouais même votre balle!
Ce midi, je tapais mon troisième coup sur le 9, concentrée sur mon jeu. Je ne vous avais pas vu, vous étiez au départ du 1. Vous étiez là! J'aurais aimé me jeter dans vos bras mais je ne le pouvais pas.
Je suis repartie pour un tour (9 trous;-)) avec vous, malgré la douleur vive dans mon bras.
Comme ce mardi 12 janvier où nous avons joué ensemble pour la première fois, j'ai très mal joué. 
J'étais trop heureuse. (Heureuse comme ce mercredi 2 mars. Je ne savais pas que je n'allais pas vous revoir...)
J'ai arrêté au 9. Nous nous sommes quittés. Vous avez continué quelques trous. Sensations étranges : Trouble. Intimidation. Émotion. Embarras.

jeudi 9 juin 2016

Toute affirmation est marquée d'un doute

Le paradoxe de la pensée et nos contradictions.
Quand je parviens à ce que je crois raisonnable, je n'ai de cesse ensuite de me contredire et, de chercher alors des raisons  de me dédire,  allant même jusqu’à trouver que le déraisonnable était la seule chose raisonnable.
Et si la légèreté était ce qui me manque...
Vertiges...



"Ce qu'on nomme passion, n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction?"
Beaumarchais.

"Nos contradictions font la substance de notre activité d'esprit."
Paul Valéry.


mardi 7 juin 2016

Quelque part n'importe où, guidés par le hasard



Des petits morceaux de papier déchirés... ça fait plus de bruit qu'un clic de souris pour la poubelle.
Ce fut un bel après-midi où la ma raison a pris le dessus sur la déraison. 
C'est bien la preuve que je vieillis.
Il y a quoi : dix ans? Je ne me serais même pas interrogée de savoir s'il fallait être raisonnable ou pas. J'aurais succombé allègrement à l'ardente tentation, délibérément, déraisonnablement.

Mais...


lundi 23 mai 2016

Il n'y a que l'amour et la solitude qui comptent

"La philosophie n'a aucune importance. Les romans n'ont aucune importance. Il n'y a que l'amitié qui compte; il n'y a que l'amour qui compte. Disons mieux : il n'y a que l'amour et la solitude qui comptent. Mieux encore : il n'y a que la vie qui compte. Les livres en font partie bien sûr, et c'est ce qui les sauve. Mais la vie n'en continue pas moins... Les livres en font partie; comment pourraient-ils la contenir? Ils en parlent; comment pourraient-ils en tenir lieu? Tout au plus  peuvent-ils dire la vérité de ce que nous vivons, cette vérité qui n'est pas dans les livres ou qui ne peut être que parce qu'elle est d'abord dans notre vie. Vérité de la souffrance et de la joie, du courage et de la fatigue, vérité de la solitude... A quoi bon autrement la philosophie? A quoi bon la littérature? Et sans l'amour, à quoi bon vivre? [...] "Comme nous sommes seuls! Comme la vie est triste!*" L'amour naît là pourtant, et la joie, la seule vraie joie, qui est d'aimer. C'est ce que j'ai lu chez Spinoza, et que la vie m'a confirmé. Toutes les occurrences les plus ordinaires de la vie sont vaines et futiles, et il n'y a que l'amour qui soit extraordinaire. Quand on arrive à aimer, et cela arrive malgré tout. Au moins un peu, au moins parfois, même mal, même petitement, même tristement... La question n'est pas de savoir si la vie est belle ou tragique, dérisoire ou sublime (elle est l'un et l'autre, évidemment), mais si nous sommes capables de l'aimer telle qu'elle est, c'est-à-dire de l'aimer. Cela laisse à la littérature sa place, qui n'est ni la première ni la dernière. Les livres ne valent qu'autant qu'ils apprennent à aimer; c'est pourquoi quelques chefs-d’œuvre sont irremplaçables, et c'est pourquoi tant de livres ne valent rien - et les romans d'amour, sauf exception, moins encore! "C'est du roman", dit-on parfois, pour dire : c'est un tissu d'âneries et de mensonges. Eh bien oui, la plupart des romans ne sont que du roman. J'ai mieux à faire : j'ai mieux à vivre. Le plus urgent, c'est de cesser de se mentir. La vraie vie, ce n'est pas la littérature : la vraie vie, c'est la vie vraie."
* Jules Laforgue.
André Comte-Sponville, in L'Amour la solitude. Entretiens avec Patrick Vighetti, Judith Brouste, Charles Juliet. Éditions Albin Michel, 2000.

Je n'avais pas encore commencé ce blog, le 27 mars 2009, date à laquelle André Comte-Sponville m'a dédicacé cet ouvrage (collection Poche). Il était venu à Quimper faire une conférence sur le thème : "Peut-on se passer de religion? Vers une spiritualité sans Dieu."
"Lui-même se définit comme « athée fidèle ». Il se positionne plus précisément comme « athée non dogmatique et fidèle » : « athée » car il ne croit en aucun dieu, « non dogmatique » car il intègre le fait que l'athéisme est une croyance et non pas un savoir, « fidèle » car restant attaché à un certain nombre de valeurs morales, culturelles et spirituelles, tronc commun de l'humanité, transmises historiquement par les grandes religions."
J'ai commencé mon blog le 29 août 2009 (bientôt sept ans. 7 est mon chiffre préféré) et le libellé s'est imposé, sans que j'y réfléchisse, comme on pourrait dire parce que c'étaient eux, parce que c'était moi : Solitude mon Amour. Je peux dire aujourd'hui que ces deux mots auront été les plus prégnants de ma vie. Ce ne sont que des mots et des êtres.

Oui, l'important c'est d'aimer, c'est ce qui nous anime; être inanimé c'est être presque mort.  Je ne pense pas que "les livres apprennent à aimer". Je préfère "l'enseignement" de Christian Bobin dans La lumière du monde  : "Aimer quelqu'un, c'est le lire. C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le cœur de l'autre, [...]". (C'est drôle, j'écris cette phrase de Bobin en regardant César et Rosalie (que je connais par cœur) et ce trio magnifique, Romy Schneider, Yves Montand, Sami Frey. "César sera toujours César et toi David tu seras toujours David". Elle aime les deux et les deux aiment Rosalie. L'amour, l'amour, l'amour. La vie. La vie. La vie. La vie sans amour, il n'y a rien de plus triste. Solitude mon Amour.).


samedi 21 mai 2016

***

"Tu n'es aimé que lorsque tu peux montrer ta faiblesse, sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force."

Theodor W.Adorno, dans Minima moralia
Cité par André Comte-Sponville dans L'Amour la solitude.

dimanche 1 mai 2016

Comme un instant d'intense bonheur...

... Non, il ne s'agit pas d'un brin de muguet.




J'ai filmé cet extrait du film de Yann Kassile avec mon appareil photo.

Comme d'habitude, rien ne m'intéresse à la télévision le samedi soir (et pas que le samedi soir). J'ai alors hier soir  revisionné ce film-documentaire (extrait ci-dessus) de Yann Kassile dont j'ai déjà parlé : L'Expérience de Nietzsche. Le début de ce film ici.

En relisant mon billet  "Le trio platonique" je constate que ma vidéo de la scène finale du film Au-delà du Bien et de Mal a évidemment disparue, la faute à Wat! Mais, miracle, j'ai retrouvé dans mon ordinateur quelques-une des vidéos que je croyais perdues dont celle de la scène finale du film dont je parlais. Je l'ai republiée dans le billet. Je vais donc pouvoir en réhabiliter d'autres après téléchargement mais quel travail et quelle perte de temps!



jeudi 21 avril 2016

Cher esprit chère âme

Hier soir sur Arte.

JANE EYRE

On aime ou pas.  Romantique.
J'adore!



Je ne vous parle pas avec ma chair 
mais avec mon âme.


Scène finale ici

A l'adolescence j'éprouvais à la lecture du roman de Charlotte Brontë des émotions fortes qui me laissaient penser qu'il n'y avait d'amour que, absolu. 

Ce matin sur les ondes, entendu ceci, prouvé scientifiquement :

"Un homme qui partage sa vie avec une femme d'esprit serait préservé de la vieillesse."

Ohé les gars... je suis là! [Rires spirituels *_*]


vendredi 1 avril 2016

***

1er avril 2016.

Je l'ai revu. Il m'a embra(s)sée.

(*_*)

Qui ça?
Lui.

Tsss!







vendredi 18 mars 2016

"Ce que je fais n'est que la conséquence de ce que je suis" (Roland Barthes)


Hier, 
après-midi orientale.
Vu  : FATIMA  le film de Philippe Faucon qui a créé une polémique après les propos de Guillaume Gallienne, remettant en cause la légitimité des Césars pour ce film. Ah! les Césars! cette grand-messe du cinéma, il faut vraiment n'avoir rien d'autre à faire pour la regarder à la télévision. Il me semble cependant que pour légitimer, ou pas, l'obtention de tel ou tel prix, il faut avoir vu le film. Tout cela c'est du people... laissons  "la grande famille du cinéma" s'écharper entre elle ou, se congratuler.
Je l'ai bien aimé, c'est un bon film, pour autant, méritait-il vraiment tous ces Césars (César du meilleur film, César du meilleur espoir féminin, César de la meilleure adaptation)? César du meilleur film!!! Je trouve que ça discrédite un peu la valeur d'un César (je ne parle pas de la Compression, quoi que...). Je crois que le seul César qui m'a vraiment ému - follement, éperdument, douloureusement -, c'est celui de Annie Girardot. Parenthèse. 
FATIMA est un film qui devrait* inciter à poser un autre regard  sur ces femmes qui portent le "foulard" - hijab - (elles étaient nombreuses dans la salle), qui n'est tout de même pas la burqa, plus ostentatoire! Peu d'hommes dans la salle, beaucoup de femmes, de tous âges, un public éclectique.

Pour rester dans l'ambiance, enfin disons plutôt dans une ambiance orientale, je suis donc allée après la projection prendre un thé à la menthe, bien sucré et fort bon, sans corne de gazelle (il n'y en avait pas) au Grand Petit Café Oriental en me disant que ce serait bien sympathique de pouvoir discuter avec quelques femmes présentes portant ce foulard. Mais je dois l'avouer, les deux femmes assises sur le canapé portant un foulard et près desquelles je me suis assise  pour prendre mon thé, n'ont pas répondu à mon sourire et du coup, j'ai préféré feuilleter un livret sur Oum Kalsoum!  Quelques photos prises discrètement. En faisant des recherches aujourd'hui, j'apprends qu'un biopic sur "L'Astre d'Orient" (titre du livret que je lisais et surnom de la Diva) est en projet. Frantz-Olivier Giesbert, "admirateur  de Oum Kalsoum" y aurait un petit rôle (0_0)! Lire ici.





Pas évidente la communication* si chacun n'y met pas du sien!? Non! Mais peut-être - sans doute - que ces deux femmes étaient des Fatima ne parlant que l'arabe, d'où leur inquiétude en me voyant sourire et prête à leur parler?!? Je m'interrogeais. Je repensais alors à FATIMA et à cette scène  où elle s'entretient (en arabe) avec une psychologue qui comprend et parle sa langue, où elle exprime ses difficultés (entre bien d'autres) pour communiquer avec les Français. Elle comprenait leur langue mais ne savait pas la parler.
Nonobstant, l'accueil au Café était sympathique, un thé à la menthe était offert après la projection du film, j'en ai pris deux, avec une pâtisserie marocaine également offerte, bien sucrée et bien grasse (un shoot d'insuline)! Sur les murs étaient exposées quelques calligraphies de Mohammed Idali. J'étais bien loin de l'Institut du Monde Arabe (IMA). Et, comme d'habitude, j'étais solitaire parmi les autres... On pourrait croire que je me flagelle à continuer de tenter de communiquer, sans succès, mais non. Il y a dans mon attitude, une façon d'être, parmi les autres, qui doit s'entendre; cette phrase intérieure qui est en moi, dès que je suis en société, une forme d'ennui qui me fait dire : mais qu'est-ce que tu fous là? Je ne me suis toujours sentie bien, à l'aise, dans des réceptions qu'avec toi. Depuis que tu n'es plus là, je n'ai toujours supporté que la solitude et/ou le tête-à-tête, amical et/ou amoureux. Manque de confiance? Timidité? Les deux mon capitaine, en te perdant j'ai perdu confiance en moi, malgré quelques photos trompeuses. Les années, la maturité n'y ont rien fait.

Mais revenons à FATIMA dans le film et à cette autre scène que j'aie adorée (*_*), cela va sans dire! (Cliquer pour agrandir).












Pour entendre Fatima (sur ces photos c'est elle qui pose les questions, dans sa langue) converser avec sa fille aînée (étudiante en médecine; chères études, pour lesquelles Fatima ne comptent plus ses heures de femme de ménage ), et écouter les réponses en français de sa fille, voir cette vidéo, à partir de la minute 1:08 (pour ma séquence "adorée"). (Mais on peut regarder le début).




Hier soir, regardé LGL : Fabrice Luchini, Michel Onfray, Alain Mabanckou (premier romancier à entrer au Collège de France) suivi de Duels Hemingway/ Fitzgerald. 
Cette après-midi, golf sous un ciel printanier avec un partenaire qui ne se gênait pas pour se ficher de moi avec ses" Hoooooo pop pop pop poooooooooooop" quand je ratais mes coups. Tsss! Je m'abstenais de faire de même quand il ratait les siens, j'aurais pu devenir aphone. Non mais!

Et là, j'entends My Way à la radio... en écoutant Raphaël Pichon, chef de chœur, chef d'orchestre.

"I've loved, I've laughed and cried.
J'ai aimé, j'ai ri et pleuré."

Et j'aimerai, je rirai et pleurerai encore... C'est la vie. Un chef de "cœur"... ce serait une espèce de Pygmalion (0_0)?

lundi 14 mars 2016

Adorable!


Je m'étais promise de ne plus prendre mon appareil photo quand je joue au golf. Tsss! Photo prise à 11 h 54 (heure précisée via mon appareil) ce matin. La lumière et les palmiers donnaient un petit air méridional à notre golf. Je n'avais plus besoin de balayer du regard les fairways, comme un mirador, en espérant voir mon adorable partenaire. Je ne le voyais plus depuis pas mal de temps.

 

Je montais rarement sur ce trou - en hauteur - au départ (d'hiver) des hommes. Je constatais qu'ils avaient une jolie vue. 
Mal joué aujourd'hui. Pas d'énergie. Ma balle a atterri dans le bunker "écossais"; j'ai mis trois coups pour en sortir (mais, je n'ai pas été ensevelie dans une avalanche de sable).

Sur la route du retour, dans ma voiture, j'allumais la radio et j'entendais la Pastorale. Je montais le son  (tant pis pour mes acouphènes). Cette musique accompagnait bien les virages, nombreux, de cette route sinueuse (et dangereuse). Ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté cette symphonie. Elle s'accordait bien avec cette route de campagne et, les pensées qui m'emplissaient, légères (malgré tout) et aériennes.

 

Des souvenirs d'une balade à vélo - le long de la côte du Guilvinec jusqu'à la pointe de Penmarc'h - me revenaient en mémoire... Laissons les souvenirs, je vis le présent... en l'inventant sans doute, un peu.
"Adorable!"

ADORABLE. Ne parvenant pas à nommer la spécialité de son désir pour l'être aimé, le sujet amoureux aboutit à ce mot un peu bête : adorable!

[...]
Par une logique singulière, le sujet amoureux perçoit l'autre comme un Tout (...), et, en même temps, ce Tout lui paraît comporter un reste, qu'il ne peut dire. C'est tout l'autre qui produit en lui une vision esthétique : il le loue d'être parfait, il se glorifie de l'avoir choisi parfait; il imagine que l'autre veut être aimé, comme lui-même voudrait l'être, non pour telle ou telle de ses qualités, mais pour tout, et ce tout, il le lui accorde sous la forme d'un mot vide, car Tout ne pourrait s'inventorier sans se diminuer : dans Adorable! aucune qualité ne vient se loger, mais seulement le tout de l'affect. Cependant, en même temps qu'adorable dit tout, il dit aussi ce qui manque au tout; il veut désigner ce lieu de l'autre où vient s'accrocher spécialement mon désir, mais ce lieu n'est pas désignable; de lui, je ne saurai jamais rien; mon langage tâtonnera, bégaiera toujours pour essayer de le dire, mais je ne pourrai jamais produire qu'un mot vide, qui est comme le degré zéro de tous les lieux où se forme le désir très spécial que j'ai de cet autre-là (et non d'un autre).

Roland Barthes, in Fragments d'un discours amoureux, éditions du Seuil, 1977.

Je divague, oui! Qu'on me laisse divaguer... avec Barthes!

Hier, longue promenade dominicale l'après-midi avec mon amie, ici. La foule partout, nous l'avons un peu évitée en choisissant ce lieu. Je lui disais, en riant, que je préférais finalement l'autre petit port pour la dispersion de mes cendres dans la lande sauvage. Et je revoyais cette scène délirante du film  des Frères Coen, The Big Lebowski! 

vendredi 11 mars 2016

Trouble ou émotion



"Il est moins facile de régler le cœur que de le troubler."
François René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe. 

"L’émotion est un régime de mouvement qui s’établit dans le cœur, sans la permission de la volonté*, et qui change soudainement la couleur des pensées."
Alain 

(J'en perds la raison). 

L’émotion est une réaction à une situation nouvelle et inattendue.
J'ai le trac quand je suis troublée
Je préfère au trouble, violent,  l'émotion, plus douce.
Je peux passer du rire aux larmes quand je suis émue.
J'ai le sentiment que le trouble est négatif tandis que je ressens l'émotion de manière positive.
Je me trompe peut-être. C'est très subjectif. 
"Selon la nature du trouble crée, on distingue souvent l’émotion-choc et l’émotion-sentiment. La seconde est plus durable que la première mais aussi plus diffuse."




"Huit types d'émotions tirées d'un manga, incluant (de gauche à droite) : neutralité, euphorie, joie, tristesse, férocité, déception, gêne et perplexité."

Mon ressenti


 Joie (et tristesse de...)

Maintenant, revenons sur terre. 
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- Pardon? 
Tu-es-en-train-de-tomber-amoureuse.
- Ça va pas ta tête?! T'as vu la mienne? Tsss! J'ai passé l'âge. J'ai tiré un trait sur tout ça... depuis longtemps. Et "mon ticket n'est plus valable". Non mais! 
Je défie quiconque de me faire perdre ma lucidité. Et je préfère l'amitié à l'amour. (Et là, je suis vraiment sincère).

dimanche 28 février 2016

Raison/Déraison






 "When your heart say yes but our mind says no..." 



"Ah ! qu’avec peu d’effet on entend la raison,
Quand le cœur est atteint d’un si charmant poison.
Et lorsque le malade aime sa maladie,
Qu'il a peine à souffrir que l'on y remédie." 

Corneille, Le Cid.

Cette scène finale du film Sur la route de Madison était évoquée ce matin par Philippe Torreton dans l'émission Remède à la mélancolie.

Je m'interrogeais déjà sur ces questions de la morale, de la raison (et de la déraison), de l'éthique ici. Mes conclusions restent les mêmes.