" La vie n'est supportable que si on ne va pas jusqu'au bout "
Mais :
"Se débarrasser de la vie, c'est se priver du bonheur de s'en moquer."
Emil Cioran
"Je connaissais mal les femmes, à cette époque. Je les connais toujours mal d'ailleurs. Les hommes aussi. Les animaux aussi. Ce que je connais le moins mal, ce sont mes douleurs."Samuel Beckett, Premier amour.
"La souffrance, ou la douleur au sens large, est une expérience de désagrément et d'aversion liée à un dommage ou à une menace de dommage chez l'individu. La souffrance est l'élément fondamental qui constitue la valence négative des phénomènes affectifs.
La souffrance peut être physique ou mentale, selon qu'elle se rattache principalement à un processus somatique ou psychique dans un organisme. La douleur (comme sensation), la nausée, la détresse respiratoire, et la démangeaison sont des exemples de souffrance physique. L'anxiété, le deuil, la haine, l'ennui sont des exemples de souffrance mentale. L'intensité de la souffrance peut présenter tous les degrés, depuis l’anodin négligeable jusqu’à l’atroce insupportable. En même temps que l’intensité, deux autres facteurs sont souvent pris en considération, la durée et la fréquence d’occurrence. L'attitude des individus envers la souffrance peut varier énormément, selon la mesure où, estiment-ils, elle est légère ou sévère, évitable ou inévitable, utile ou inutile, méritée ou imméritée, choisie ou non voulue, acceptable ou inacceptable, de conséquences mineures ou graves.
Les mots douleur et souffrance peuvent prêter à confusion et demander une attention particulière."
(Wikipédia, lire la suite)
"S'attendre au pire, à quelque chose de pis que la chute, tout en chutant, c'était un peu la conception que j'avais de la vie."
Christian Oster, Mon grand appartement.
"Il me semble que désormais mes seuls rapports heureux avec moi-même, en dehors des autres êtres et des quelques moments d'exaltation ou de bien-être physique que la nature me procure, ne pourront être que littéraires."
Françoise Sagan
Les mérites du «boring golf»
«Boring golf», ou le golf au bout de l’ennui, est une expression américaine pour décrire la meilleure façon d’y jouer, et aussi la moins excitante: mettre la balle en jeu, puis sur le green, puis prendre un ou deux putts et on passe au trou suivant. Rien de bouleversant pour le spectateur, mais une assurance tous risques que Francesco Molinari a su contracter depuis ses débuts professionnels en 2004. Ses surnoms sont multiples: «la machine», «le laser» et d’autres sobriquets tous piochés dans le domaine de la précision. Il n’a pas concédé un bogey du week-end, et il a effectivement joué comme une machine dimanche: 16 pars, deux birdies, dont un sur le dernier trou pour empêcher quiconque de le rejoindre à -8.
Il possède probablement le visage le moins expressif du circuit et une résistance au stress inégalable. Pour preuve, son attitude alors qu’il jouait avec Woods, cerné par la foule et les cris de joie qui saluaient la chevauchée du Tigre : pas un battement de cils, rien ne semblait pouvoir le toucher. Ça semble presque facile le golf, dit comme ça, mais Jordan Spieth a, lui, bien remarqué l’éthique du joueur italien: «Il travaille comme personne ici. Dès que je passe devant la salle de gym, il est déjà là. Il est super appliqué au practice, il sait ce qui est bon pour lui. Ce qui lui arrive est mérité.»(Source Philippe Chassepot, Le Temps.ch)
"Tiger Woods aura mis le feu à Carnoustie et même pris la tête du tournoi à mi-parcours. Si l'Américain ne terminera que 6e, à trois coups du vainqueur, cette semaine marque un vrai progrès dans son jeu. L'espoir de le revoir gagner n'a jamais été aussi concret.[...]Si quelqu'un doute encore de la solidité de ses vertèbres, ce swing accéléré en mode 4G illuminera tout le comté d'Angus, ainsi que tous les salons dotés d'une TV branchée sur l'Open.
Brandel Chamblee, consultant TV spécialiste du phénomène de 42 ans : « Pour moi, Tiger essaie de swinguer comme dans les années 2000. Et je pense qu'il est tout prêt d'y arriver. Le reste de ses progrès n'est plus technique, il doit désormais réussir à croire en lui comme avant. »
Comme l'a dit Spieth samedi, Woods retrouvera par moment ce regard plein de morgue et ce menton haut. Mais par ses mots, il démontrera encore que le tueur du passé appartient justement au passé : « Prendre la tête du tournoi m'a fait quelque chose, c'était comme avant ! J'essaie de garder ça en perspective car rien qu'en début d'année, rien que jouer cet Open aurait été une chance énorme pour moi. À l'image du retour au jeu de Serena (Williams), qui va sûrement m'appeler ce soir, je pense qu'il faut garder de la hauteur sur tout ça. »(Source L’Équipe)
L'eagle de Jordan Spieth au 1 de Carnoustie
"Jordan Spieth n'a pas l'intention de laisser sa couronne du British Open. Au départ du 1 ce samedi, le Texan a envoyé un avion sur le premier fairway de Carnoustie. Sa balle a pris toutes les pentes possibles, avant de se hisser sur le green et de s'arrêter à 3 mètres du mât. Putt enquillé en suivant, bien sûr."
"En cinq participations à The Open, Jordan Spieth compte déjà deux top 5. Quatrième en 2015 à St Andrews et vainqueur l'an dernier à Birkdale. De plus seuls deux joueurs de -25 ans ont réussi à gagner 4 Majeurs (T.Woods et Young Tom Morris)."
"Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales, si majestueuses et si imposantes soient-elles - l'âme d'une être humain, même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille des trottoirs sont plus intéressants selon moi."Vincent Van Gogh, Lettre de Vincent à son frère Théo."Une âme se mesure à la dimension de son désir, comme l'on juge d'avance des cathédrales à la hauteur de leurs clochers."Gustave Flaubert, Correspondance à Louise Collet.
"Si la Presidents Cup n'est pas réputée pour son suspense insoutenable (10 victoires en 12 éditions pour les Américains), le spectacle se trouve souvent hors les cordes. Comme à chaque édition en terres yankees, les anciens présidents américains ont fait le déplacement. L'occasion pour Phil Mickelson de réaliser un selfie déjà culte, ou pour les wags de s'offrir une photo souvenir. Et que dire de l'accolade entre Tiger [Woods] et Barack [Obama], le droitier de Cypress face au gaucher d'Honolulu? Puisssante."
"Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent vraiment nous empêcher de mourir."
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.
« J'aimerais vous montrer les monts chauves de l'Arrée, les sentiers blancs qui conduisent à des manoirs poignardés, les chemins qui s'enroulent autour des hameaux bleus. C'est un pays de brumes et de vents en bataille, avec des toponymes aussi fluides que des ondées, aussi sonores que des gongs »
Xavier Grall, Les vents m'ont dit.
" [...] désir de grande ville, désir de monde et attente, ce trop-plein d'attente qui vous empoigne et vous imprègne. La ville comme théâtre de la vie, qui donne à voir et à vivre tout autrement l'activité humaine et la vie dans sa diversité. En ville, on touche d'emblée du doigt la rumeur et le mystère. L'aventure. Parce qu'on y trouve cette diversité. La possibilité du choix. La surprise. "
Paul Nizon, in Le Livret de l'amour, Journal 1973-1979.