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dimanche 28 juillet 2019

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" La vie n'est supportable que si on ne va pas jusqu'au bout "
Mais :
"Se débarrasser de la vie, c'est se priver du bonheur de s'en moquer."

Emil Cioran

jeudi 13 juin 2019

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Ce qui m’importe, c’est l’éternelle vivacité et non pas la vie éternelle. 
Friedrich Nietzsche

dimanche 24 mars 2019

Souffrance ou Douleur




"Je connaissais mal les femmes, à cette époque. Je les connais toujours mal d'ailleurs. Les hommes aussi. Les animaux aussi. Ce que je connais le moins mal, ce sont mes douleurs."

Samuel Beckett, Premier amour.


Masque tragique sur la façade du héâtre dramatique royal à Stockholm


Bienheureux ceux qui ne connaissent pas la douleur. Existent-ils ?


"La souffrance, ou la douleur au sens large, est une expérience de désagrément et d'aversion liée à un dommage ou à une menace de dommage chez l'individu. La souffrance est l'élément fondamental qui constitue la valence négative des phénomènes affectifs.
La souffrance peut être physique ou mentale, selon qu'elle se rattache principalement à un processus somatique ou psychique dans un organisme. La douleur (comme sensation), la nausée, la détresse respiratoire, et la démangeaison sont des exemples de souffrance physique. L'anxiété, le deuil, la haine, l'ennui sont des exemples de souffrance mentale. L'intensité de la souffrance peut présenter tous les degrés, depuis l’anodin négligeable jusqu’à l’atroce insupportable. En même temps que l’intensité, deux autres facteurs sont souvent pris en considération, la durée et la fréquence d’occurrence. L'attitude des individus envers la souffrance peut varier énormément, selon la mesure où, estiment-ils, elle est légère ou sévère, évitable ou inévitable, utile ou inutile, méritée ou imméritée, choisie ou non voulue, acceptable ou inacceptable, de conséquences mineures ou graves. 

Les mots douleur et souffrance peuvent prêter à confusion et demander une attention particulière."
 
(Wikipédia, lire la suite)

vendredi 8 mars 2019

La chute

8 février - 8 mars.
Un mois. Rien.
Angoisse, anxiété, stress, vertiges. Puis...

Chute, renversée par un jeune cycliste, je courais sous la pluie pour aller au cinéma voir Celle que vous croyez, j'étais en retard; il arrivait rapidement, il tournait la tête sans me voir, il ne m'a pas vue, il m'a entendu crier,  sa roue avant sur moi, je tombais violemment sur le dos, il dérapa, tomba à son tour, attrapa ma grande écharpe pour retenir ma tête.  La place de la fontaine était vide. Il était bouleversé il m'avait renversée. J'étais choquée, mon dos semblait intact et ma tête aussi. Il répétait sans cesse : ça va ? Ça va ? Il m'aida à me relever, je lui dis ça va. Je tremblais, en tombant j'avais pensé au pire : fractures épaule, hanche, colonne vertébrale et je me suis mise à pleurer, j'avais du mal à me relever. Ma fesse était douloureuse. Il m'a fait asseoir sur le bord d'une vitrine, nous étions dans le centre ville piétonnier. La commerçante est sortie du magasin et m'a demandé si je voulais aller à l'hôpital.  Surtout pas lui ai-je dit. J'avais seulement très mal à la main droite, la pluie s'était arrêtée.  Je dis : non merci, ça ira. Le jeune homme était vraiment contrarié, j'avais le sentiment que c'était plus de ma faute que de la sienne... Il voulait me raccompagner, je le remerciai mais lui dis de ne pas s'inquiéter  que c'était aussi de ma faute et qu'il avait bien fait d'attraper mon écharpe pour protéger ma tête du choc.
Je suis rentrée chez moi en bus et là j'ai senti la douleur vive de ma main en serrant le pouce pour me tenir dans ce fichu bus qui freinait brutalement (souvenir) mais là je n'avais pas envie de rigoler. J'avais la tête lourde, encore envie de pleurer et comme une idiote je pensais que je n'allais pas pouvoir jouer au golf si mon pouce était cassé.  Je tâtais la poche arrière de mon pantalon, ma médaille de l'ADMD" ne pas réanimer" était toujours là.
Je me demande encore pourquoi je n'avais pas pu l'éviter,  il tenait son guidon et moi j'avais la tête dans le guidon ! 
Radio prévue lundi, une semaine après la chute. Depuis, je fais tout ce que je peux au cas où il y aurait fracture et plâtre. Pour le moment je peux conduire,  passer les  vitesses avec la paume de la main ça va, sauf la première et la seconde me font mal, je m'aide avec la main gauche. Il y a trois ans je  voulais changer de voiture justement pour avoir les vitesses automatiques, au cas où ce genre de truc m'arriverait.  Et puis je ne l'ai pas fait et maintenant je vais la garder jusqu'à... la fin. Amen !

Aujourd'hui, cinéma, cette fois  j'étais en avance sur l'heure de la séance, hum!. vu Grâce à Dieu. Effrayant, excellent film de François Ozon.


"S'attendre au pire, à quelque chose de pis que la chute, tout en chutant, c'était un peu la conception que j'avais de la vie."  
Christian Oster, Mon grand appartement.

vendredi 18 janvier 2019

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Météo du jour : pluie suivie d'averses (sic).



" Certains sentent la pluie en avance, d'autres se contentent d'être mouillés."
Henry Miller

vendredi 27 juillet 2018

Contempler, s'émerveiller

Quand on vieillit, il faut - paraît-il - profiter  des moments qui vous procurent un sentiment de bien-être. Ce moment d'émerveillement et presque d'abandon de soi - s'oublier, ne plus se voir mais porter son regard  sur ce qui est tout près de vous, sur la beauté, qui vous imprègne même si vous pensez être transparente - d'ailleurs vous l'êtes pour les autres et vous aimeriez tant, surtout, l'être pour vous, ne plus vous regarder, ne plus vous voir, pour essayer non pas de vous aimer - ça c'est fichu - mais de vous supporter. C'est bien la preuve que je parle d'une autre que moi; je ne suis plus moi. Bonjour vieillesse, je ne me reconnais plus; j'arrive pourtant, parfois, à me faire rire. La seule chose que vous supportez en vous, par obligation, ce sont vos douleurs. Ce n'est pas une mince affaire.

Bref, malgré ces propos, ces lamentations lamentables, eh bien oui, je peux encore savourer ces moments d'émerveillement, de contemplation. Ces petits riens, tout simples, comme ce 13 juillet, à Concarneau, après une séance de Kiné Vestibulaire, dans un état semi vertigineux mais j'allais mieux qu'à la première séance dix jours plus tôt - nouvelle crise de vertiges après une année de rémission -, je rentrais sans complexe dans le parking de la thalasso où je n'avais rien à faire, sinon, trouver une place tout de suite quand elles étaient introuvables en bord de mer; je passais tout de même à la réception demander une brochure, histoire d'avoir un argument pour occuper le parking; puis je traversais la route et d'un pas soudain vaillant - toujours sans complexe puisque j'étais transparente - j'entrais dans cet hôtel où j'ai été fort bien accueillie au bar. Je commandais un café, un mini croissant (le garçon me demanda si je n'en voulais pas deux : ils sont très petits me dit-il; je lui dis : non merci, un seul me suffira) et un jus d'orange s'il vous plaît, il était 11 heures et mon rendez-vous kiné ne m'avait pas laissé le temps de m'attarder sur mon petit déjeuner. Mon Dieu, que j'étais bien sur cette terrasse, à l'ombre, à observer les gens sur la plage. Pas envie de lire mon magazine; il était sur la table pour faire décoration. Mmm ! Et l'addition ne fut même pas salée : le café 1,70 euros, le mini croissant 0,70. Incroyable, hôtel 4****. J'ai toujours aimé tu m'as fait aimer les bars d'hôtels : calme, service affable et volupté.







"Il me semble que désormais mes seuls rapports heureux avec moi-même, en dehors des autres êtres et des quelques moments d'exaltation ou de bien-être physique que la nature me procure, ne pourront être que littéraires." 
Françoise Sagan


jeudi 26 juillet 2018

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"Il faut avoir des ailes quand on aime les abîmes." (Nietzsche)

mardi 24 juillet 2018

Le Tigre est de retour but the winner is...

... Francesco Molinari !
 Vainqueur du British Open 2018 à Carnoustie

"Ce qui lui arrive est mérité" 

Avec 17 birdies en quatre tours, 
personne n'a fait mieux que Francesco Molinari, 
qui n'a également pris qu'un double-bogey cette semaine.



 

Les mérites du «boring golf»

«Boring golf», ou le golf au bout de l’ennui, est une expression américaine pour décrire la meilleure façon d’y jouer, et aussi la moins excitante: mettre la balle en jeu, puis sur le green, puis prendre un ou deux putts et on passe au trou suivant. Rien de bouleversant pour le spectateur, mais une assurance tous risques que Francesco Molinari a su contracter depuis ses débuts professionnels en 2004. Ses surnoms sont multiples: «la machine», «le laser» et d’autres sobriquets tous piochés dans le domaine de la précision. Il n’a pas concédé un bogey du week-end, et il a effectivement joué comme une machine dimanche: 16 pars, deux birdies, dont un sur le dernier trou pour empêcher quiconque de le rejoindre à -8.

Il possède probablement le visage le moins expressif du circuit et une résistance au stress inégalable. Pour preuve, son attitude alors qu’il jouait avec Woods, cerné par la foule et les cris de joie qui saluaient la chevauchée du Tigre : pas un battement de cils, rien ne semblait pouvoir le toucher. Ça semble presque facile le golf, dit comme ça, mais Jordan Spieth a, lui, bien remarqué l’éthique du joueur italien: «Il travaille comme personne ici. Dès que je passe devant la salle de gym, il est déjà là. Il est super appliqué au practice, il sait ce qui est bon pour lui. Ce qui lui arrive est mérité.»

(Source Philippe Chassepot, Le Temps.ch)




Tiger Woods termine 6e 
[à seulement 3 coups du vainqueur], 
sa meilleure place en Grand Chelem depuis 2013.





"Tiger Woods aura mis le feu à Carnoustie et même pris la tête du tournoi à mi-parcours. Si l'Américain ne terminera que 6e, à trois coups du vainqueur, cette semaine marque un vrai progrès dans son jeu. L'espoir de le revoir gagner n'a jamais été aussi concret.
[...]
Si quelqu'un doute encore de la solidité de ses vertèbres, ce swing accéléré en mode 4G illuminera tout le comté d'Angus, ainsi que tous les salons dotés d'une TV branchée sur l'Open.
Brandel Chamblee, consultant TV spécialiste du phénomène de 42 ans : « Pour moi, Tiger essaie de swinguer comme dans les années 2000. Et je pense qu'il est tout prêt d'y arriver. Le reste de ses progrès n'est plus technique, il doit désormais réussir à croire en lui comme avant. »

Comme l'a dit Spieth samedi, Woods retrouvera par moment ce regard plein de morgue et ce menton haut. Mais par ses mots, il démontrera encore que le tueur du passé appartient justement au passé : « Prendre la tête du tournoi m'a fait quelque chose, c'était comme avant ! J'essaie de garder ça en perspective car rien qu'en début d'année, rien que jouer cet Open aurait été une chance énorme pour moi. À l'image du retour au jeu de Serena (Williams), qui va sûrement m'appeler ce soir, je pense qu'il faut garder de la hauteur sur tout ça. »

(Source L’Équipe)

L'eagle de Jordan Spieth au 1 de Carnoustie

"Jordan Spieth n'a pas l'intention de laisser sa couronne du British Open. Au départ du 1 ce samedi, le Texan a envoyé un avion sur le premier fairway de Carnoustie. Sa balle a pris toutes les pentes possibles, avant de se hisser sur le green et de s'arrêter à 3 mètres du mât. Putt enquillé en suivant, bien sûr." 

"En cinq participations à The Open, Jordan Spieth compte déjà deux top 5. Quatrième en 2015 à St Andrews et vainqueur l'an dernier à Birkdale. De plus seuls deux joueurs de -25 ans ont réussi à gagner 4 Majeurs (T.Woods et Young Tom Morris)."

Bon, parti favori, il pouvait le faire mais il ne l'a pas fait...


Jordan Spieth, 9e


Il a tout de même fallu sortir les parapluies de temps en temps, ce qui n'a pas dû faire de mal aux fairways brûlés par le soleil et le vent.

Les parapluies servent aussi parfois de parasol, 

et en ce moment c'est bien utile. 


  British Open 2018 : Classement


La suite (lisible) ici. 



Justin Rose, 2e

Kevin Kisner, 2e

 Xander Schauffele, 2e


Rory MacIlroy, 2e


Eddy Pepperell, 6e



 Kevin Chappell, 6e

"Quel est le médicament le plus fort ?
La victoire."
Nietzsche, Maximes et Pensées


dimanche 20 mai 2018

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Capharnaüm de Nadine Labaki

"On n'est jamais suffisamment triste pour que le monde soit meilleur"
Jean-Luc Godard

mardi 15 mai 2018

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" Dans la solitude, le solitaire se ronge le cœur; dans la multitude, c'est la foule qui le lui ronge.
Choisis donc ! "

Friedrich Nietzsche, Humain trop humain.

dimanche 6 mai 2018

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"Au fond, si la mort n'existait pas, la vie perdrait son caractère comique."

samedi 24 février 2018

Ô temps, suspends ton vol

" Les femmes désirables d'hier sont les femmes oubliées de demain. "
Salman Rushdie

jeudi 22 février 2018

Rencontre fortuite ?

Rencontré par hasard aujourd'hui sur le parking... 
Déjà deux ans depuis... 
Mon cœur ne bat plus la chamade; mais ce fut une vraie joie de prendre un café avec lui.

" Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui comptent). "
Nathalie Sarraute


Katharine Hepburn 

et Sam Snead


(Ben oui, faut pas rêver!)



lundi 25 décembre 2017

"Des flèches à toucher les étoiles"


 La cathédrale Saint-Corentin, Quimper 
(illuminations de Noël)



"Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales, si majestueuses et si imposantes soient-elles - l'âme d'une être humain, même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille des trottoirs sont plus intéressants selon moi."
Vincent Van Gogh, Lettre de Vincent à son frère Théo.

"Une âme se mesure à la dimension de son désir, comme l'on juge d'avance des cathédrales à la hauteur de leurs clochers."
Gustave Flaubert, Correspondance à Louise Collet.


vendredi 15 décembre 2017

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Que serait l'artiste sans son chat... (cliquer...)

Et encore
Et tout de même. ..

" Les chats sont malins et conscients de l'être.  "
(Tomi Ungerer)

" Le plus petit des félins est une oeuvre d'art. "
 (Léonard de Vinci)

" Il n'existe pas de chat ordinaire."
(Colette)


jeudi 9 novembre 2017

12e Presidents Cup

Que peut faire un golfeur quand lui est imposé un long break?
Il en profite pour passer à autre chose?
Ben non ! Et que je te lise les dernières nouvelles du club, les magazines de golf, et que je te regarde les vidéos. Pfff! Tsss!
Et de rattraper son retard sur les événements passés... comme cette Presidents Cup.


"Créée en 1994, la Présidents Cup est une compétition de golf biennale qui présente la particularité d'accueillir régulièrement les présidents américains en tant qu'invités d'honneur. Cette année encore, plusieurs anciens chefs d'Etat étaient de la partie pour ce trophée qui opposait la semaine passée les Etats-Unis au reste du monde (sauf l'Europe qui dispose de son propre duel avec les Etats-Unis avec la Ryder Cup)".

"Si la Presidents Cup n'est pas réputée pour son suspense insoutenable (10 victoires en 12 éditions pour les Américains), le spectacle se trouve souvent hors les cordes. Comme à chaque édition en terres yankees, les anciens présidents américains ont fait le déplacement. L'occasion pour Phil Mickelson de réaliser un selfie déjà culte, ou pour les wags de s'offrir une photo souvenir. Et que dire de l'accolade entre Tiger [Woods] et Barack [Obama], le droitier de Cypress face au gaucher d'Honolulu? Puisssante."







Clinton, Bush, Obama


Les Wags :
Les épouses et petites amies des sportifs célèbres, 
selon l'acronyme anglais Wives And Girlfriends.
 


Tiger Woods et Barack Obama

(Tiger, le grand retour...) 

PRESIDENTS CUP 2017




(Et si je passais à autre chose ? Un retour vers Picasso et la suite par exemple? Allez, courage fainéante ! Pour le moment, Débranche tout!)


"Nous sommes, par nature, si futiles, que seules  les distractions peuvent vraiment nous empêcher de mourir."  
 Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.

mardi 31 octobre 2017

"Halloween n'a rien de drôle...

... Ce festival sarcastique reflète plutôt une soif de revanche des enfants sur le monde adulte."
(Jean Baudrillard).


mardi 11 juillet 2017

L'affiche : un signe graphique exprimant l'idée sans le secours des mots

Quand on vit dans une ville touristique, pourquoi de ne pas jouer à la touriste ?
C'était il y a une semaine...
Je venais de voir une exposition au Musée Départemental Breton, par intérêt (j'ai toujours aimé les affiches des "chemins de fer" et les affiches publicitaires en général) mais aussi pour y trouver un peu de fraîcheur dans les salles climatisées, le temps d'échapper à la chaleur caniculaire. Il y avait peu de visiteurs lesquels, sans doute,  avaient préféré prendre de vrais bains de mer sur la côte, plutôt que de les voir sur des affiches. J'ai photographié quelques affiches mais elles sont ternes, sans flash. On peut les voir, de leurs couleurs plus éclatantes, dans le dossier de presse. Quelques-unes des miennes, tout de même :










(Cliquer sur les images pour lire les textes de André Gide et Max Jacob)

Je m'arrêtais un instant pour regarder par la fenêtre du Musée,
le Quai de l'Odet et les arcades du Café des Arts


Je prenais également les deux affiches ci-dessous car je venais de traverser la semaine précédente les Monts d'Arrée par la route de Brasparts, un jour de brume sous un ciel gris (mais c'était magique et magnifique), avant d'arriver à Saint-Pol de Léon où je passais la nuit, avant d'aller le lendemain jouer au golf de Carantec. Parenthèse finie.
« J'aimerais vous montrer les monts chauves de l'Arrée, les sentiers blancs qui conduisent à des manoirs poignardés, les chemins qui s'enroulent autour des hameaux bleus. C'est un pays de brumes et de vents en bataille, avec des toponymes aussi fluides que des ondées, aussi sonores que des gongs »
Xavier Grall, Les vents m'ont dit.


La Suisse en Bretagne? Une toute petite Suisse tout de même !

 

Saint-Pol de Léon, la cathédrale et la chapelle Notre-Dame du Kreisker dont la flèche culmine à 78 mètres.

Mes photos prises sur la route de Brasparts et à Saint-Pol... puis au golf de Carantec (pour finir la parenthèse). 


Le Mont Saint-Michel de Brasparts





Notre-Dame du Kreisker à la tombée de la nuit


Saint-Pol, La Grande Rue vers 23 heures.
Pas un pékin en vue (0_0)
Il était temps que je rentre à l'hôtel.


Charmant hôtel. J'y fis une belle découverte au petit déjeuner le lendemain matin. Sur une étagère, deux tomes du Journal de Marie Bashkirtseff.
Je demandais à l'hôtelier comment il avait déniché ces exemplaires, introuvables. Il me dit : c'est une cliente qui les me les a laissés. Je les ouvrais, les trente premières pages avaient été lues, le reste n'était pas découpé. Je le lui dis, avec ferveur et une certaine émotion. Je lui parlais de Marie Bashkirtseff, que c'était un trésor que lui avait laissé sa cliente. Je n'osais pas lui demander s'il me les vendrait. Je les reposais sur l'étagère... rêveuse.Ils avaient été achetés d'occasion pour 28 euros chacun; c'était écrit au crayon à l'intérieur.





Au putting-green, je prenais ces photos discrètement
en attendant mon départ pour... la compétition.
Vouiiiiiiiiiiii !

Ma dernière compétition remontait à... 25 ans !
Mon score ne fut guère brillant mais un de mes partenaires (partie de 4) jouait comme un Dieu et les deux autres étaient charmant(e)s. Cinq heures pour faire les 18 trous, dont une heure sous la pluie, je ne pensais plus en être capable. C'est fait. 

Revenons à nos moutons notre exposition. En sortant du Musée et sa fraîcheur climatisée, la température extérieure me fit l'effet d'une bombe sur la tête. Bizarrement, je l'occultais, une ambiance de fête régnait sur le parvis de la cathédrale, je me mêlais à la foule des touristes mais pas que, je regardais autour de moi, je levais le nez pour voir les maisons, le ciel, les terrasses pleines, et je sentais cette chaleur lourde; elle ne m'oppressait pas; il y avait dans l'air une palpable légèreté de l'être. Je saisissais ces instants, en rêvant tout de même de fraîcheur maritime. J'étais en ville, en vie, en cet instant c'était là qu'était la vie, c'était là que je devais être. J'en oubliais presque mon hyperacousie, mais pas pour longtemps.




A propos du Petit Train, je lisais dans la presse cet après-midi...






" [...] désir de grande ville, désir de monde et attente, ce trop-plein d'attente qui vous empoigne et vous imprègne.  La ville comme théâtre de la vie, qui donne à voir et à vivre tout autrement l'activité humaine et la vie dans sa diversité. En ville, on touche d'emblée du doigt la rumeur et le mystère. L'aventure. Parce qu'on y trouve cette diversité. La possibilité du choix. La surprise. "
Paul Nizon, in Le Livret de l'amour, Journal 1973-1979.

Le soir de cette chaude journée j'avais envie de voir la mer; direction la baie d'Audierne. Et je pouvais dire aussi, en ces instants, que c'était là que je devais être.





Plage de Penhors