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lundi 1 juillet 2019
lundi 20 mai 2019
Ultime liberté
La missionnaire de la mort libre accusée...
Archives 2013 :
François Hollande a fait une promesse pour se faire élire et un grand nombre de personnes lui ont donné leurs voix car il avait promis de libéraliser la loi sur l' euthanasie et le suicide assisté.
Mon premier patient est un homme de 66 ans, atteint de la maladie de Charcot. Il vit dans une jolie petite maison à la campagne. Il est entouré par sa femme et ses enfants..Une famille unie qui serait heureuse si cette maladie inexorable et sans issue n' avait pas atteinte le père de famille. C' est toute la famille qui me reçoit : le fils, la fille, l' épouse et le père de famille. La maladie a progressé au point que cet homme totalement conscient et lucide ne peut plus bouger que la tête et les avant-bras et que dans peu de temps il perdra même ce peu de mobilité qui lui reste, car la maladie est en train de détruire inexorablement tout son système nerveux. Il pourrait , le pauvre, rester vivant dans un état végétatif. Il ressent maintenant déjà que sa qualité de vie est inacceptable. Il voudrait terminer sa vie tant qu' il lui reste un peu d' autonomie. Ses enfants et sa femme comprennent le souhait de ce père de famille qui avait toute sa vie été très actif. Ils parlent souvent et ouvertement de cette possibilité d' aller en Suisse pour avoir droit à une mort médicalement assistée. Ils regrettent tous les quatre que leur mari et père ne puisse pas avoir le droit de mourir chez lui. La loi française ne le permet pas. Il va devoir faire ce long voyage en Suisse.
Le deuxième patient habitait à trois heures de là. Il pleuvait à torrents et la visibilité était nulle. Malgré tout on voyait la beauté du paysage..Une dernière petite vallée, un petit village perché tout en haut et voilà le domicile d' un homme de 58 ans. Il y a quatre ans, on lui a trouvé un cancer du colon, ensuite des métastases au foie et enfin des métastases dans le cerveau...Il a subi trois opérations très lourdes et en plus une quantité de chimios et de rayons...Maintenant on vient de découvrir une nouvelle et grande métastase au cerveau...la maison est pleine de charme..Le couple n' a pas d' enfants et a consacré beaucoup de temps à rénover cette maison, pièce par pièce...Ils se réjouissaient à l' idée de pouvoir en profiter et de vieillir ensemble...Maintenant l' homme espère pouvoir tenir le coup pendant les quelques mois d' été. Il ne veut plus aucune thérapie car les dernières ont réduit sa qualité de vie à un minimum inacceptable pour lui. Ce qu' il aimerait le plus au monde , c' est pouvoir s' endormir paisiblement chez lui , pendant qu' il est encore lui-même et avant de sombrer dans une déchéance totale. Il ne veut pas attendre d' être complètement rongé par le cancer. Il veut terminer sa vie pendant qu' il est encore lucide..Il ne veut pas imposer à sa femme le spectacle d' une mort violente. Il demande une aide au suicide. Chez lui. La loi française ne l' autorise pas. Il va devoir faire le long voyage en Suisse.
Je retourne vers la Suisse avec une dernière étape dans une grande ville française, il pleut encore à torrents. Je suis allée voir un homme de 88 ans. Sa fille m' a conduite dans la maison de retraite médicalisée dans laquelle il se trouve après avoir eu un AVC à la Saint Silvestre. Jusqu' à ce moment, il a passé 10 ans à s' occuper de sa femme atteinte de démence.
Ceci est un appel à tous ceux qui souffrent dans les pays, où l' avortement est autorisé mais pas l' aide médicalisée au suicide. Parlez, faites savoir votre opinion. Il faut que le jour arrive enfin, quand les personnes gravement malades ne devront plus s' exiler pour mourir. Le jour où on leur permettra de mourir chez eux , au moment où ils le décideront eux-mêmes. Le suicide assisté est légal depuis trente ans en Suisse avec des normes et des contrôles stricts, il pourrait l' être de la même manière dans d' autres pays. Ce qu' on appelle le tourisme de la mort est le fruit du totalitarisme qui sévit dans les pays qui réduisent à ce point la liberté de leurs citoyens. "
Archives 2013 :
Témoignage et prise de position du Dr Erika Preisig,
médecin suisse et présidente d'une des associations suisses, Lifecircle, pour le droit de vivre et de mourir dans la dignité :
Les conséquences des promesses non tenues par le Président Hollande...
Les conséquences des promesses non tenues par le Président Hollande...
Rapport d' un médecin suisse.
" Je suis la présidente d' une association que je viens de créer : Lifecircle.ch et ma lettre est l' expression de mon désespoir..Voilà pourquoi je voudrais la publier et l' envoyer aux médias ainsi qu' au Président de la République Française. Je l' écris pour les 3 patients en fin de vie auxquels j' ai rendu visite le week-end dernier et dont le destin ne doit pas rester dans l' ombre.
François Hollande a fait une promesse pour se faire élire et un grand nombre de personnes lui ont donné leurs voix car il avait promis de libéraliser la loi sur l' euthanasie et le suicide assisté.
Maintenant il vient de tenir sa promesse envers les homosexuels mais le grand nombre de personnes qui souffrent sans espoir de guérison et qui comptaient sur lui continuent à souffrir sans espoir de pouvoir sortir de leur souffrance. Ils n' ont pas le droit de recevoir une aide au suicide dans leur pays, la France. S' ils veulent se libérer de leur souffrance, il ne leur reste que la possibilité d' aller en Suisse . Pour aider ces 3 personnes, j' ai parcouru 1537 kilomètres en voiture et je ne m' en plains pas car je suis heureuse d' avoir consacré mon temps à aider ces personnes..
Mon premier patient est un homme de 66 ans, atteint de la maladie de Charcot. Il vit dans une jolie petite maison à la campagne. Il est entouré par sa femme et ses enfants..Une famille unie qui serait heureuse si cette maladie inexorable et sans issue n' avait pas atteinte le père de famille. C' est toute la famille qui me reçoit : le fils, la fille, l' épouse et le père de famille. La maladie a progressé au point que cet homme totalement conscient et lucide ne peut plus bouger que la tête et les avant-bras et que dans peu de temps il perdra même ce peu de mobilité qui lui reste, car la maladie est en train de détruire inexorablement tout son système nerveux. Il pourrait , le pauvre, rester vivant dans un état végétatif. Il ressent maintenant déjà que sa qualité de vie est inacceptable. Il voudrait terminer sa vie tant qu' il lui reste un peu d' autonomie. Ses enfants et sa femme comprennent le souhait de ce père de famille qui avait toute sa vie été très actif. Ils parlent souvent et ouvertement de cette possibilité d' aller en Suisse pour avoir droit à une mort médicalement assistée. Ils regrettent tous les quatre que leur mari et père ne puisse pas avoir le droit de mourir chez lui. La loi française ne le permet pas. Il va devoir faire ce long voyage en Suisse.
Le deuxième patient habitait à trois heures de là. Il pleuvait à torrents et la visibilité était nulle. Malgré tout on voyait la beauté du paysage..Une dernière petite vallée, un petit village perché tout en haut et voilà le domicile d' un homme de 58 ans. Il y a quatre ans, on lui a trouvé un cancer du colon, ensuite des métastases au foie et enfin des métastases dans le cerveau...Il a subi trois opérations très lourdes et en plus une quantité de chimios et de rayons...Maintenant on vient de découvrir une nouvelle et grande métastase au cerveau...la maison est pleine de charme..Le couple n' a pas d' enfants et a consacré beaucoup de temps à rénover cette maison, pièce par pièce...Ils se réjouissaient à l' idée de pouvoir en profiter et de vieillir ensemble...Maintenant l' homme espère pouvoir tenir le coup pendant les quelques mois d' été. Il ne veut plus aucune thérapie car les dernières ont réduit sa qualité de vie à un minimum inacceptable pour lui. Ce qu' il aimerait le plus au monde , c' est pouvoir s' endormir paisiblement chez lui , pendant qu' il est encore lui-même et avant de sombrer dans une déchéance totale. Il ne veut pas attendre d' être complètement rongé par le cancer. Il veut terminer sa vie pendant qu' il est encore lucide..Il ne veut pas imposer à sa femme le spectacle d' une mort violente. Il demande une aide au suicide. Chez lui. La loi française ne l' autorise pas. Il va devoir faire le long voyage en Suisse.
Je retourne vers la Suisse avec une dernière étape dans une grande ville française, il pleut encore à torrents. Je suis allée voir un homme de 88 ans. Sa fille m' a conduite dans la maison de retraite médicalisée dans laquelle il se trouve après avoir eu un AVC à la Saint Silvestre. Jusqu' à ce moment, il a passé 10 ans à s' occuper de sa femme atteinte de démence.
En entrant dans la maison de retraite, j' entends les cris de désespoir de deux vieillards. Nous montons un escalier glauque et nous entrons dans une chambre. Deux lits de métal, deux boîtes en bois ..La chambre était petite et étouffante. L' homme dans le lit demandait à boire : »de l' eau, de l' eau ! » Il a bu 3 verres d' eau, il avait l' air d' avoir très soif. Il n' en peut plus. Il est adhérent de l' ADMD et puis aussi de mon association Lifecircle. Il veut en finir. Il ne veut pas rester dans ce lit métallique , dépendant de la bonne volonté d' un personnel soignant débordé et indifférent, en attendant la mort. Il me raconte que l' année dernière il a conduit sa femme au bord d' une falaise et qu' il avait l'intention d'aller jusqu' au bout pour mourir avec elle. Maintenant il regrette de ne pas l' avoir fait. Il n' aurait pas eu à subir tout ce qui lui est arrivé par la suite. Il n' est plus en mesure de se suicider tout seul à présent. Il dépend de mon organisation pour lui procurer une mort paisible et douce. Pourquoi faut-il qu' il continue de souffrir dans une maison de retraite ? Pourquoi ne peut-il pas avoir accès chez lui à un suicide assisté ? La loi française ne le lui permet pas. Il va devoir faire le long voyage en Suisse.
Ceci est un appel à tous ceux qui souffrent dans les pays, où l' avortement est autorisé mais pas l' aide médicalisée au suicide. Parlez, faites savoir votre opinion. Il faut que le jour arrive enfin, quand les personnes gravement malades ne devront plus s' exiler pour mourir. Le jour où on leur permettra de mourir chez eux , au moment où ils le décideront eux-mêmes. Le suicide assisté est légal depuis trente ans en Suisse avec des normes et des contrôles stricts, il pourrait l' être de la même manière dans d' autres pays. Ce qu' on appelle le tourisme de la mort est le fruit du totalitarisme qui sévit dans les pays qui réduisent à ce point la liberté de leurs citoyens. "
Dr Erika Preisig, Présidente de l' Association pour le droit de vivre et de mourir dans la dignité : Lifecircle.ch
Source : Ultime Liberté
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mercredi 18 juillet 2018
British Open 2018, Carnoustie : "Un fairway large comme un tapis de prière"
That's a golf course?
Yes !
British Open 2018
du jeudi 19 au dimanche 22 juillet
British Open 2018
du jeudi 19 au dimanche 22 juillet
Photos : David Cannon R&A
L’enfer du Nord du British Open
Le cyclisme a Paris-Roubaix et ses pavés pour traumatiser ses coureurs? Le golf à Carnoustie, un parcours à nul autre pareil capable de rendre fou n’importe quel joueur. Petite balade dans l’enfer vert écossais.It’s coming home! On ne parle pas ici du trophée de la Coupe du monde de football, à sa place depuis dimanche soir en mains françaises, mais bien du jeu de golf. Dès jeudi se déroule le British Open, et les 156 engagés retrouvent avec délice un parcours typique du Royaume-Uni: bord de mer, terres non cultivables (celles qu’on appelle links), des greens simples pas sortis du cerveau abîmé d’un architecte pervers, et les buttes profondes créées par le temps et les moutons qui les avaient creusées à force de se protéger du vent.C’est le golf à l’état brut, le plus intéressant de tous, comme Tiger Woods lui-même l’a encore rappelé il y a quelques semaines: «Là-bas, ils se moquent bien de savoir si ça va se gagner au-dessus ou en dessous du par. Ils laissent Mère Nature décider. S’il pleut, ce sera humide, sinon le terrain sera complètement sec. Ils n’essaient pas de fabriquer un truc artificiel.» Une pique à l’adresse des organisateurs de l’US Open, obsédés par le score final de leur tournoi au point de commettre de graves erreurs de préparation du parcours.
Le plus monstrueux
La nature s’annonce plutôt clémente cette semaine, mais le test va s’avérer terrible pour tous, quoi qu’il arrive. Carnoustie est le parcours le plus monstrueux de la rotation du British Open, qui en compte dix au total (et même 14 depuis sa création, mais quatre ont été déclassés car désormais jugés trop vétustes). Il n’y a pas de vices cachés, pourtant. Le tracé est franc, les problèmes apparents et tous identifiés, on peut louper son drive sur le trou d’à côté et malgré tout trouver une solution pour rejoindre le green. Mais les bunkers sont diaboliques au point d’avoir été rebaptisés «bonkers» («tarés», en V.O.), les fairways très étroits, et le rough terriblement pénalisant.L’édition 1999 disputée ici même possède toujours le record du score le plus élevé d’un British Open d’après-guerre. Il avait tellement plu les semaines précédentes que le rough était devenu semblable à une toison de mouton pas taillée depuis six ans. Le Français Thomas Levet avait terminé 49e à +20. Il se souvient: «Tu tapais un coup du rough et tu ne savais absolument pas où ta balle allait filer, droite toute ou gauche toute. Le spectre d’un coup était de 160 degrés, on avait l’impression de jouer dans du bambou.»
Surtout, il y a ce cadre oppressant. C’est une ambiance de Mordor, déjà, pour les fans du Seigneur des anneaux: une étendue plate comme une perpétuité, une végétation hostile, des nuages bas et sombres annonciateurs de punitions divines. Et les terres de Carnoustie sont battues par tous les vents, qui semblent y avoir soufflé depuis la Création sans jamais marquer la moindre pause.
Le respect de la nature
Jamais une bonne nouvelle, selon Thomas Levet: «Si tu l’as pleine face, les trous sont interminables. Si c’est vent arrière, c’est bien plus piégeux qu’on ne le croit: il faut jouer court du green pour faire rouler la balle, puis tu pries sans trop savoir où elle va filer. Le vent latéral, tu oublies, ça devient impossible de poser la balle sans qu’elle dégueule dans un obstacle et tu rentres chez toi direct.» Surtout que les fairways sont très secs cette année. Les greenkeepers ont respecté la nature, une fois de plus, et les balles vont rouler encore et encore. Souvent pour le pire.
La souffrance est constante à Carnoustie et connaît toujours son apogée en fin de route, les trois derniers trous comme autant de cauchemars. Le 16: un par 3 protégé à son entrée par des bunkers à lèvres de baleine, puis des pentes telles des collines pour évacuer toutes les balles un peu trop savonneuses. Le 17: un par 4 où poser son coup de départ entre de multiples bras de ruisseau reste un défi d’envergure. Et puis ce chef-d’œuvre de violence du 18, avec hors limite à gauche, une foule d’embrouilles à droite (rivière, bunkers, rough), et un fairway qui semble large comme un tapis de prière. Le cimetière des illusions pour beaucoup.
«C’est un de ces endroits à la fois magnifiques et cruels. Il teste toutes les parties de ton jeu, mais aussi ta santé mentale», dit Justin Leonard, presque vainqueur ici en 1999. Les participants du Scottish Open en 1996 s’en souviennent encore: un vainqueur à +1 (Ian Woosnam) et seulement dix joueurs sous les +10 après quatre tours. Les amateurs qui ont la chance de venir jusqu’ici aussi: ils peuvent repartir avec un marque-balle où figure leur score du jour. Et s’il est trop élevé pour leur orgueil, ils peuvent se contenter d’acheter celui où il est écrit «I survived Carnoustie». Presque un exploit.
Van de Velde, pour l’éternité
Impossible de voir le British Open revenir à Carnoustie sans mentionner Jean Van de Velde. Juillet 1999: le jeune joueur français s’est qualifié pour le tournoi la semaine précédente et il joue le feu. Il possède cinq coups d’avance au départ du dernier tour, puis encore deux alors qu’il s’apprête à jouer le dernier trou. Il égare son drive sur la droite, mais les nouvelles sont bonnes: sa balle a évité le Barry Burn (le ruisseau qui serpente autour du 18) par miracle, et son avance est montée à trois coups à la suite du bogey de Justin Leonard dans la partie juste devant lui. Il décide d’attaquer le green avec son fer 2, et c’est là que tout bascule: sa balle tape une toute petite tige en tubulaire de la tribune de droite et repart inexplicablement arrière toute, pour ensuite rebondir sur un muret de 20 centimètres de large et filer dans les hautes herbes 30 mètres derrière.
Peut-être le pire coup de malchance de l’histoire du golf, et une situation injouable: il envoie alors sa balle dans l’eau devant le green, descend pieds nus dans le ruisseau pour essayer de la jouer malgré tout, y renonce, puis trouve un bunker et rentre un putt de 3 mètres pour arracher le play-off. Une prolongation fatale qui verra le couronnement de l’Irlandais Paul Lawrie. Un finish jamais vu en golf, qui alimente toujours les débats dix-neuf ans plus tard. Preuve de l’impact d’une telle mésaventure, cette confidence faite par Colin McLeod, le manager du club que nous avions croisé il y a quelques années: «J’ai rencontré des Américains à Orlando, et quand je leur ai dit que je travaillais à Carnoustie, l’un d’eux m’a juré: «Van de Velde en 1999, c’est comme pour la mort de Kennedy en 1963: je me souviens exactement où j’étais et ce que je faisais.
Article de Philippe Chassepot, Le Temps.ch
"Le Carnoustie Golf Links, situé dans le Burgh royal de Carnoustie, comté d’Angus, à l’est de l’Écosse est un des parcours sur lequel le British Open de Golf est joué en tournante.
Il est rapporté qu’on y joue au golf depuis 1527, soit avant St Andrews où les premiers documents faisant état de ce jeu datent de 1552. En 1890, le 14e Duc de Dalhousie, qui était propriétaire du terrain, vendit les links aux habitants de la ville à charge pour eux de le maintenir disponible à perpétuité pour des fins récréatives."
Suite sur Wikipédia.
Le golf de Dinard me paraît, pour le coup, de la gnognotte mais pourtant ses bunkers, son rough sont déjà bien costauds. Il m'est arrivé de sortir d'un bunker à contresens (retour en arrière); ce n'est guère académique mais bon, au lieu de faire dix coups pour en sortir (et encore, même pas sûr), je n'en perdais qu'un !
Le mythique bunker du 17e trou du non moins mythique parcours écossais Saint Andrews, où se joue également le British Open, a enterré bien des espoirs.
lundi 28 mai 2018
Hyperconsommation bling bling : " Une pauvreté existentielle, un profond vide intérieur"
«L'hyperconsommation crée l'insatisfaction permanente»
Le philosophe Gilles Lipovetsky raconte les travers de nos sociétés hypermodernes, où le désir frénétique de posséder et de plaire confine à l'obsession
Pour penser ce nouveau monde «hypermoderne» – qu’il puisse nous effarer ou nous fasciner, Le Temps a choisi de croiser les regards d’une photographe et d’un philosophe.
Xue Qiwen, 43, dans son appartement à Shanghai,
décoré avec les fournitures de sa marque préférée : Versace.
Photo de Lauren Greenfield
Le Temps: Que vous inspirent ces photographies de Lauren Greenfield?
Gilles Lipovetsky: Ces photos exhibent une richesse matérielle, outrancière portée par une élite économique bling-bling, adepte du show off. L’or s’exhibe par kilos autour du cou, sur les dents, au point de flirter avec la vulgarité.
Aujourd’hui, la richesse se vit et s’expose. En quoi les réseaux sociaux sont à l’image de notre société?
Les réseaux sociaux illustrent l’individualisation extrême, caractéristique de la société hypermoderne. Leurs règles obéissent à une logique affective: mise en scène de soi, attente de valorisation et de gratification intime, course au «like» qui offre une satisfaction, une sécurisation de type narcissique. Auparavant, l’identité était portée par des structures collectives : la religion, la politique, la classe sociale. Aujourd’hui, l’identité doit être façonnée et refaçonnée en permanence. Un profil Facebook dit cette dynamique d’individualisation : voilà qui je suis, ce que j’aime, ce qui m’a touché, ce que je fais ce week-end.
Le règne de l’hyperconsommation pose beaucoup de problèmes graves. Cependant, il ne faut pas diaboliser l’univers de la séduction : il faut l’enrichir.
De quelle manière?
La responsabilité du système éducatif est immense pour contrebalancer le pouvoir de l’hyperconsommation. Nous avons besoin d’une humanité qui pense, qui crée, qui s’engage, qui partage. Il faut montrer aux jeunes qu’il existe d’autres sources de plaisir que l’acte d’achat. On ne combattra la séduction de la consommation qu’avec le concours d’autres formes de séduction plus riches. La culture au sens large doit reprendre ses droits, à travers le cinéma, la danse, la peinture, la photographie, la musique, la pensée. La consommation ne peut pas tout apporter (le bonheur de se sentir utile, le sens de la vie…) : elle devient un fétiche lorsqu’on n’a rien d’autre. C’est peut-être ce qu’expriment en filigrane les photos de Lauren Greenfield : une pauvreté existentielle, un profond vide intérieur.
Iona avec sa fille Michelle dans sa maison à Moscou
Photo de Lauren Greenfield
«Plaire et toucher», Gilles Lipovetsky, Gallimard, 2017, 480 pages.
«Generation Wealth», Lauren Greenfield, Phaidon, 2017, 504 pages.
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mardi 27 février 2018
Composition
L'original de la photo qui a retenu mon attention
(Cliquer sur Le Temps pour voir la photo)
"L'Italie va mieux, les Italiens en doutent."
Par Antonio Galofaro pour Le Temps.ch
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lundi 30 octobre 2017
Le divan du XXIe siècle
"Vous mentez... et Google le sait
Sexualité,
boulot, loisirs... On passe notre temps à enjoliver la réalité sur les
réseaux sociaux. Le chercheur Seth Stephens-Davidowitz s’est immergé
dans le moteur de recherche de Google. Et a tiré un livre de ces petits
arrangements avec la vérité.
«Sur les réseaux sociaux, chacun est heureux en ménage, en vacances dans les Caraïbes et lit la presse quotidienne. Dans le monde réel, beaucoup sont en colère, en train de faire la queue au supermarché, un œil sur un tabloïd et ignorant l’appel d’un conjoint avec qui ils n’ont pas couché depuis des années», affirme Seth Stephens-Davidowitz. On se doutait de cette dichotomie entre mythe personnel et réalité, mais ce data analyst a passé quatre ans immergé dans les recherches Google de ses contemporains pour en mesurer l’ampleur. Et publier ses conclusions, fin juin, aux Etats-Unis, dans un ouvrage intitulé Everybody lies, big data, new data, and what the internet can tell us about who we really are (Tout le monde ment, big data, nouvelles données, et ce qu’Internet peut nous apprendre sur ce que nous sommes vraiment).[...]
«Lorsque nous interrogeons Google, cela ne dit rien de nos états d’âme [...]. Or pour en faire un indicateur de vérité sociale, il faudrait identifier le contexte. D’autant plus que Google suggère des termes associés qui peuvent dévier les recherches individuelles.»
– Pourquoi certains en arrivent-ils à prétendre être dans des lieux où ils ne sont même pas?– Nous sommes arrivés à la société de l’affabulation, du simulacre: notre rapport à l’identité passe désormais par tout un panel de médias qui deviennent des prothèses narcissiques où l’on peut inventer une nouvelle narration de soi pour soutenir un narcissisme défaillant. Et l’on finit presque par croire qu’on est cet alter ego qui passe ses vacances à l’autre bout du monde, car nous sommes aussi dans la société du faux self qui répond à l’exigence sociétale actuelle de triomphe, performance, jouissance… Mais en réalité, feindre finit par épuiser."(Article de Julie Rambal, la suite : Le Temps.ch)
(A lire sur le sujet : Google révèle nos recherches secrètes Les Echos.)
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lundi 24 juillet 2017
Robot footeux
" Il n'y a pas que l'Euro de foot féminin dans la vie: les robots aussi ont droit à une bonne vieille compétition de football, avec ballons, pelouse, supporters et qui sait, peut-être des robots-hooligans? Voyez ici l'équipe d'Australie, qui a gagné la compétition 5 fois d'affilée et va défendre son titre à Nagoya au Japon du 27 au 30 juillet. Je ne sais pas ce qui est le plus surprenant : que des robots jouent au football ou que l'Australie gagne un titre à ce sport dans lequel elle ne brille pas particulièrement avec des joueurs de chair et d'os... ".
AFP
(Source Le Temps.ch)
jeudi 25 mai 2017
dimanche 16 avril 2017
samedi 9 juillet 2016
Le spleen comme une grâce
Entretien avec Olivier Py par Alexandre Demidoff (extraits).
A quoi sert le théâtre?
A changer les hommes. Quand on ne peut pas changer le
monde, on change les hommes. Et peut-être qu’ils changeront le monde.
J’ai été changé par le théâtre. Je travaille avec des détenus. L’un
d’entre eux, qui s’en est sorti, s’est inscrit au conservatoire. Le
théâtre lave les âmes.Dire comme vous le faites que c’est l’art du XXIe siècle, n’est-ce pas un vœu pieux?
C’est l’art du XXIe siècle à cause de la présence réelle
des acteurs, celle que n’offrent pas les jeux vidéo, les réalités
virtuelles. Vous remarquerez que les arts plastiques ont tendance à se
théâtraliser. Même s’ils s’en défendent. Le théâtre a toujours été
vilipendé, c’est pour ça qu’il est magnifique. C’est l’art du
XXIe siècle aussi parce qu’il n’est pas rentable.
Vous avez souvent travaillé à Genève, au Grand Théâtre notamment. Vous y monterez en septembre Manon de Jules Massenet avec la chanteuse Patricia Petibon. Qu’est-ce que cette ville vous inspire?
C’est l’Europe rêvée. Tout le monde y parle toutes les
langues. Les Français disent parfois que les Suisses sont lents : or ce
qu’ils appellent lenteur est de la considération, le souci de l’autre.
Quand je retourne en France, j’ai l’impression de rentrer chez les
barbares.
[...]
Votre chasse-spleen préféré?
J’accueille le spleen
comme une grâce. Le mot est tellement doux. Je me retrouve dans la
tristesse qui me lave de beaucoup de vanités.
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samedi 17 octobre 2015
Des tocs artistiques
Où trouvent-ils l'inspiration? Au lit, en promenade, sous la douche? Quels sont les rituels des génies créatifs?
A chacun ses habitudes, ses "tocs", sa routine et, sa solitude.
"Gustave Flaubert, par exemple, annonçait tous les matins son réveil à 10 heures précises en faisant sonner une cloche. Ses domestiques lui apportaient alors le journal, un verre d’eau, sa pipe et son courrier. Après avoir parcouru la presse, il toquait au plafond, signe qu’il était temps pour sa mère de le rejoindre dans sa chambre pour causer. En véritable forçat de l’écriture, l’auteur de Madame Bovary travaillait par ailleurs 12 heures par jour selon une routine bien réglée : après avoir tracé une phrase sur un manuscrit placé en hauteur sur un pupitre de musique, l’écrivain allumait sa pipe, se renversait sur son siège et contemplait les mots dans une atmosphère enfumée. Au bout d’un quart d’heure, il supprimait une virgule inutile. Au second quart d’heure, il remplaçait un mot inadapté. Après 45 minutes, il effaçait le tout et recommençait à zéro."[...]"Gustave Flaubert déclarait ainsi : «Bédouin, tant qu’il vous plaira; citoyen, jamais.» Pour Pablo Picasso, aucun travail sérieux n’est possible sans grande solitude. Goethe quant à lui était d’avis que l’on pouvait être instruit par la société, mais que seule la solitude était à l’origine de l’inspiration."
Pour connaître les rituels quotidiens d'autres génies, lire l'article complet
(Source Le Temps.ch, Amanda Castillo).
D'après l'ouvrage de Mason Currey, Dailys rituals.
Je suis une bédouine...
Dans le désert brûlant de ma solitude
Ont poussé
Des milliers d’arbres solitaires
*
Résultat de mes errances :
Quelques petits sentiers
Pour les marcheurs
*
J’hésite
Debout entre deux chemins
La seule route que je connaisse
Est celle du retour
Abbas Kiarostami, Un loup aux aguets
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lundi 28 septembre 2015
***
Ce lundi à l’aube, la Super Lune s’éclipsera et deviendra toute rouge
- (Karim Jaafar/AFP)
Ce duo spectaculaire est rarissime. Il faudra en profiter, de 4h11 à
5h23. La pleine lune de ce 28 septembre aura deux caractéristiques
remarquables: elle entrera dans l’ombre de la Terre, donc s’éclipsera
totalement, et elle en sera simultanément au plus proche. Ne manquez pas
cette Super Lune de sang!
(Source : Olivier Perrin Le Temps.ch)
Voilà ce que je viens de lire (trop tard) après avoir été éblouie ce matin à 7 h 45 par cette lune magnifique. Je m'étonnais hier soir de ne pas la voir dans mon ciel bien dégagé et étoilé mais ce matin, réveil magique! Photos de mauvaise qualité.
A lire...
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mercredi 1 avril 2015
Auteurs suisses d'expression française
Lectrice régulière des auteurs suisses d'expression française, l'article de Sergio Belluz ce matin dans LE TEMPS (extraits ci-dessous) a retenu mon attention. J'ai toujours eu du mal à accepter ces "clivages" quand il s'agit d'art, de littérature, de création et, d'autant plus de francophonie. Il ne me viendrait pas l'idée saugrenue de dire que je lis un auteur romand en parlant de Jean-Jacques Rousseau ou de dire que je lis de la littérature valaisanne avec Georges Borgeaud, que j'ai découvert récemment et avec enthousiasme dans son Voyage à l'étranger. Ouvrage qui obtint le prix Renaudot, publié il y a quarante ans... mieux vaut tard que jamais!
Quant à Paul Nizon (un de mes chouchous) écrivain suisse de langue allemande (livres traduits en français), il est à peine plus connu en France que Frisch ou Dürrenmatt... voire en Suisse : j'ai fait découvrir Paul Nizon à un ami suisse - pourtant féru de littérature - qui ne le connaissait pas! Il m'a remercié.
"Pourquoi il faut en finir avec la «littérature romande»
Sergio BelluzLes politiques culturelles de la Suisse francophone devraient laisser tomber Ramuz et ce vieux concept de «littérature romande» et mettre davantage l’accent sur des auteurs suisses d’expression française, estime Sergio Belluz, auteur de «CH. La Suisse en kit (Suissidez-vous!)», Ed. Xenia, 2012 et de «Fables» (à paraître)Au Centre de recherches sur les lettres romandes de l’Université de Lausanne, on est très vigilant quant à la certification romande – c’est-à-dire ramuzienne, c’est une AOC – de la littérature produite dans la région [...][...]Et quand il s’agit de culture romande, donc de Ramuz, on ne lésine ni au Centre de recherches sur les lettres romandes, qui, il y a peu, avait budgété une édition complète de Ramuz à hauteur de 4,2 millions de francs, ni au Grand Conseil vaudois qui n’avait pas hésité à accorder 1 155 000 francs pour une publication en Pléiade, dans l’illusion d’une consécration suprême de la littérature romande.On aurait tout aussi bien pu refiler l’argent directement à la Fondation Ramuz dont les présidents successifs dirigent aussi le Centre de recherches sur les lettres romandes, mais enfin le résultat est là: sur la page web de la Pléiade, en cherchant par nationalité d’auteur – pas d’entrée «Romandie» ni «Vaud (Pays de)» –, on tombe sur LA page suisse et ses quatre volumes: le Jaccottet (février 2014) et les trois volumes de romans de Ramuz (2005), le reste a paru ailleurs, faute d’accord avec les héritiers. Keller? Frisch? Dürrenmatt? Inconnus au bataillon, aucun canton suisse allemand n’a jugé bon de miser des millions sur eux. Quant aux autres Suisses romands pléiadés (Rousseau, Constant, Mme de Staël…), ils y sont en se faisant habilement passer pour des Français.[...]Les politiques culturelles des cantons francophones sont bloquées sur Ramuz, mort il y a près de septante ans, et sur ce concept de «littérature romande» né il y a plus d’un siècle pour se démarquer de la France et afficher une identité latine face à la Suisse allemande. On peut se poser la question: le moment ne serait-il pas venu d’enfin laisser tomber Ramuz et le Romandisme et de mettre l’accent sur la promotion des auteur(e)s suisses d’expression française? Parle-t-on de peinture romande pour Auberjonois? de cinéma romand pour Goretta? de musique romande pour Binet? Rousseau, Mme de Staël, Albert Cohen ou Nicolas Bouvier sont-ils des écrivains romands? C’est quoi, un écrivain romand?Ce qualificatif de «romand» – le mot même est artificiel puisque, par parallélisme avec «suisse allemand», on avait rajouté un «d» final au terme «roman» utilisé dans une certaine terminologie historico-géographique jusqu’à la moitié du XIXe –, n’est-il pas devenu obsolète et stigmatisant? N’est-il pas confondu, hors de Suisse, avec un qualificatif régional de type «littérature provençale» qui range ses auteurs dans une catégorie terroir dont ils n’arrivent pas à se défaire? N’est-il pas une des raisons pour lesquelles la littérature suisse d’expression française a de la peine à s’exporter?[...]Kafka est défini comme «auteur pragois de langue allemande», Julien Green comme «écrivain américain de langue française», Samuel Beckett comme «auteur irlandais d’expression française et anglaise». Dans un monde connecté où les frontières s’estompent, n’est-il pas contradictoire de se réclamer d’une identité qui ne se définit que par un espace géographique, et de se plaindre en parallèle d’une discrimination culturelle et exiger à grands cris une reconnaissance nationale et internationale? Et si on mettait tout l’argent sur la promotion énergique des auteur(e)s suisses d’expression allemande, française, italienne et romanche, c’est-à-dire de la littérature suisse tout court?«Besoin de grandeur», écrivait Ramuz…"
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