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samedi 16 septembre 2017

Le ciel, mon patrimoine


Ce week-end, Journées du Patrimoine.
Il y a quelques années, j'avais encore l'envie d'aller voir de plus près certains domaines seulement accessibles ces jours-là.
Aujourd'hui, je me contente me satisfais de ça :






Patrimoine, définition :

"Ce qui est considéré comme un bien propre, une richesse : Son patrimoine, c'est son intelligence."

Mon patrimoine, mais non, ce n'est pas mon intelligence (Tsss!), c'est le ciel.  Celui qui me laisse baba, chaque jour, quand je lève les yeux.
Le ciel, ma richesse.

mardi 22 septembre 2015

Le repaire du Nabab

Journées du patrimoine le week-end dernier!

 https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/58/Rene_Madec.jpg

 René Madec (1736-1784)

"René Madec (1736 - 1784) est un marin et un aventurier, né et mort à Quimper (actuel département du Finistère, région Bretagne). Issu d’une famille modeste, il s’embarque à 11 ans et navigue sur les bateaux de la Compagnie des Indes. Il participe aux conflits franco-britannique en Inde et crée une armée privée qu’il met au service des princes indiens et du Grand Moghol, qui le fait Nabab. Combattant avec les Français contre les Britanniques, il revient au pays après la capitulation. Le Roi l’anoblit et le décore, ce qui lui permet de jouir de sa fortune et de se faire construire de belles demeures à Quimper et aux alentours.
[...]
Ayant perdu une grande partie de sa fortune colossale à soutenir les intérêts de la France à bout de bras et dans l'indifférence de Versailles, René Madec se retire à Quimper et s’installe dans un hôtel particulier au n° 5 d’une rue qui porte aujourd’hui son nom. Il acquiert deux domaines, Coatfao en Pluguffan et Prat an Raz en Penhars, où il fait reconstruire le château, connu actuellement sous le nom de "Manoir des Indes". En 1782, naissance d’une fille, Marie-Henriette. Il meurt le des suites d’une chute de cheval, son épouse lui survit jusqu’en 1841.

L’artiste Bartabas s’est inspiré de la vie de René Madec pour son spectacle équestre Voyage aux Indes galantes, en 2005 au château de Versailles."




Samedi matin j'ai donc visité le Manoir des Indes. Le bâtiment principal était fermé et interdit de visite en raison d’un mariage qui devait y être célébré l'après-midi. Cependant une partie du manoir, celui réservé à l'hôtellerie, était ouvert aux visiteurs ainsi que quelques chambres qui étaient dans l'état que les avait laissé les clients, c'est-à-dire pas encore faites. C'était étrange de visiter des chambres dont les lits étaient défaits, les salles de bains encore humides, les serviettes de bain en paquet sur le sol ou pendouillant ici ou là, les lavabos éclaboussés d'eau. Je me disais d'ailleurs en voyant ces salles de bain que certains clients n'avaient pas beaucoup de pudeur pour laisser cet endroit dans un tel désordre et j'étais un peu stupéfaite qu'elles furent ouvertes au public. Mais, le manque de pudeur n'était-il pas finalement de laisser des visiteurs les voir ainsi?
J'ai fait quelques photos que je ne mettrai pas ici car j'ai eu le sentiment en les capturant d'un voyeurisme malsain. J'ai visité la chambre Le repaire du Nabab qui fut celle du propriétaire, René Madec, à l'époque où il fit reconstruire ce château. 

 https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/61/Ren%C3%A9_Madec.JPG

Photo Wikipédia : René Madec, le nabab


Photo ci-dessous (crédit Manoir des Indes) telle que je l'ai vue mais... 
avec le lit défait! Je dois dire que la présence de ceux qui s'y étaient couché était encore palpable. Sensation étrange voire dérangeante ou... comique!

 
 
Visité également la chambre Les Grand Moghols


... avec une superbe baignoire dans la chambre (pour la décoration car il y avait par ailleurs une belle salle de bains avec une douche italienne).
On eut dit dans cette chambre que le lit avait été l'objet d'un championnat de trampoline ou d'une bataille de polochons (0_0)... ou de...
A moins qu'elle ne fût occupée par les enfants de Genghis Khan!

 

... et cette lampe de chevet que j'ai prise en photo
pour son ravissant lecteur 


La plupart des abat-jours étaient de travers dans les chambres 
ou du moins ne tarderaient pas à l'être.
Celui-ci, ci-dessous dans Le repaire du Nabab


J'ai voulu refaire une photo et... impossible de le faire tenir droit (0_0)


Mes photos sont sombres, je ne mettais pas le flash par discrétion.
(Cliquer pour agrandir et voir les détails)

Visité une dernière chambre, La Bégum, pas faite non plus, 
mais le lit était plus "présentable". Hum!
C'est une petite chambre



Passant devant le miroir de la salle de bain, 
Narcisse n'a pas pu s'empêcher de se mirer. Hi! de se faire peur!
Mais je ne suis pas la Bégum


Ci-dessous, entrée de l'hôtel, de la réception, de la piscine
et quelques photos du parc et de la chapelle.











Puis, quand la foule quitta les lieux, il était midi - les provinciaux ont une horloge dans leur estomac, à laquelle ils ne dérogent jamais -, je pouvais apprécier le calme et la beauté du parc. Enfin seule! J'en fis le tour et pris un petit chemin qui n'était pas destiné au public. Je découvris alors cette camionnette qui allait sans doute mettre une note d'humour pour de nouveaux mariés ou avait déjà servie lors d'une autre célébration. J'étais contente de ma trouvaille car elle avait échappée à la flopée de moutons. Non mais!

Voiture balai





Je continuais ma promenade, j'étais la châtelaine faisant le tour de son domaine. Il faisait un temps magnifique et une douce température d'automne, je n'avais pas envie de quitter ce bel endroit. J'aurais bien mangé un en-cas dans ce petit jardin que l'on apercevait de la fenêtre de la chambre de René Madec!


samedi 4 octobre 2014

Il n'est de promenade exquise que solitaire

Vendredi 26 septembre.

Ce mois de septembre où l'été se prolonge de manière si douce est fut une invitation à visiter des lieux devenus silencieux et déserts après le départ des touristes. 
Le Domaine de Trévarez en est un et si celui-ci est réputé pour les rhododendrons et les camélias de son parc et donc, envahi de visiteurs en période de floraison et pendant les vacances, c'est divin en septembre. Silence, calme, solitude, délice de marcher dans des allées où vous êtes le seul promeneur, cela vaut - pour moi - tous les camélias et rhododendrons en fleurs.
Mais, étais-je vraiment seule dans ce domaine? Ces femmes de la Belle Époque croisées sur mon chemin n'étaient-elles pas là pour m'accompagner?

J'ai profité d'une exposition de photos de Jacques Henri Lartigue et de quelques œuvres contemporaines de Shigeko Hirakawa et de François Méchain. J'ai été moins sensible à leurs "performances" qu'aux photographies de Jacques Henri Lartigue.

Début de ma visite par le parc, immense (85 hectares), les écuries étaient fermées pour rénovation. A l'entrée il est proposé des cannes-sièges pour le parc, je n'en ai pas pris, c'était lourd, encombrant et pas pratique pour faire des photos. J'ai très bien tenu le coup : une heure et demie de marche, il doit bien en falloir trois pour ne rien rater. Mais j'ai pris mon temps pour contempler cette nature qui m'était offerte.  J'avais heureusement un plan de visite car il y avait de quoi se perdre. A vrai dire je connaissais ce domaine; j'y étais venue il y a une dizaine d'années, en famille, lors de ces terribles journées du patrimoine où se presse la foule. En fait je n'avais rien vu, du moins ce fut mon impression en y revenant et en prenant mon temps. Nous étions restés dans le périmètre du château sans faire de promenade dans le parc. Oui, je réitère, il n'est de promenade exquise que solitaire!

Non, je n'allais pas commencer cette visite par m'asseoir dans ces fauteuils, paraissant confortables de loin et moins moelleux de près.



Il faisait très chaud, certains espaces en plein soleil, comme ci-dessous, venaient d'être fauchés et sentaient le foin. Je m'y suis prise en photo, dans un fauteuil, "selfie" oblige, devant le potager.




Puis j'entamais ma balade en compagnie de Jacques-Henri Lartigue et ces premières photos où l'on devine le caractère joyeux et espiègle du photographe (voir vidéo fin du billet).







Je quittais ensuite cette partie ensoleillée pour entrer dans les allées ombragées et dès cet instant j'ai savouré le tout : la fraîcheur, le silence, la solitude, l'odeur des sous-bois et ces promeneuses de La Belle Époque dont la présence indicible était prégnante. Quel bonheur d'être là!





J'entendais un son étrange et je m'asseyais pour l'écouter, en contemplant l'arrière du château.






J'imaginais cette masse verte de rhododendrons au pied du château, exploser de couleurs à la floraison. Néanmoins, je trouvais ces hortensias aux tons d'automne, en harmonie avec le château.  Continuons la promenade...


Tiens, des visiteurs... qui s'attardent sur "l'empreinte de l'eau" de Shigego Hirakawa. On ne le voit pas sur cette photo mais l'eau qui coule du ruisseau est colorée en vert. (Pour le voir, clic droit et afficher l'image).




La balade dans le parc nous amène devant le château que je n'ai pas photographié. La façade est remplie d’échafaudages et en rénovation. Ci-dessous, photo Wikipédia...


 ... et cette volière de François Méchain

http://www.artsetcob.org/tl_files/adherents/epcc-chemins-du-patrimoine-en-finistere-domaine-de-trevarez/agenda/2014/CPF_FrancoisMechain2014.jpg 


Pratiquement interdit de visite à part quelques salles. Cependant, de la terrasse du château surplombant l'horizon, la vue est superbe; on aperçoit au loin la ville de Châteauneuf-du-Faou et dans le parc au pied du château, en contrebas la chapelle Saint Hubert.



Je n'allais tout de même pas quitter le domaine sans entrer dans le château. Je regardais cette chapelle à travers les vitres et j'imaginais le romantisme et, la mélancolie, que ressentirent peut-être ceux et celles qui y vivaient, influencée par mes années de vie à la campagne dans un décor moins majestueux mais tout aussi bucolique.



"Ce château comporte une centaine de pièces et trente chambres, chacune équipée d'une salle de bains et de chauffe-serviettes. On compte également 20 baignoires, 14 cabinets de toilette et 3 piscines d'agrément. On note la présence des escaliers de service qui permettaient aux domestiques de ne jamais croiser leurs maîtres. Au summum de la modernité, téléphone et lumière électriques sont alimentés par une centrale indépendante située près des écuries.
C'était un château de grand luxe pour l'époque, comme en témoigne l'eau chaude courante à tous les étages." (Wikipédia).

Ce qu'il en reste...




Fin de la visite (j'ai un peu élagué! mais si j'ai élagué (0_0))!


 
Le salon de thé (un peu kitch) est désert, mais ouvert rien que pour moi!



Pour l'historique du château et le parc et jardins... voir les liens... Non mais!