Affichage des articles dont le libellé est Gérard Depardieu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gérard Depardieu. Afficher tous les articles

dimanche 19 mai 2019

NON, MERCI !

  [...] se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci !

[...]

Mais. . .chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre...

[...]

NE PAS MONTER BIEN HAUT, PEUT-ÊTRE,
MAIS TOUT SEUL.




Deux minutes dix-sept secondes jubilatoires. 


J'essayais ce matin de trouver quelque chose qui m'apaiserait (merci Cyrano) après avoir entendu à la radio cette information, révoltante, quand on sait que Vincent Lambert, patient tétraplégique, est en état végétatif depuis plus de dix ans :

"Les parents de Vincent Lambert, eux-même catholiques pratiquants, bénéficient en outre du soutien de la Conférence des évêques de France (CEF). Celle-ci s’est dite étonnée ce samedi de la «précipitation» à conduire «vers la mort» Vincent Lambert. «Pourquoi cette précipitation pour le conduire vers la mort?» écrit dans un communiqué le groupe bioéthique de la CEF, déplorant que le gouvernement veuille passer outre l’avis du Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU."
Finir sa vie comme Vincent Lambert, NON, MERCI !
Les parents de Vincent Lambert sont des fanatiques, des fanatiques du catholicisme. Nous vivons au XXIe siècle en France  sans aucune évolution sur les problèmes de la fin de vie, de l'euthanasie, de la mort volontaire assistée. 
Finir dans un Ehpad, NON, MERCI !
Rideau, retournons écouter Cyrano.

lundi 14 janvier 2013

Tragédie de l'être humain

De, l'amitié...

" [...] Gérard est la démesure même. Gérard déteste les frontières, les limites, les interdits. Il suffit qu'on prétende lui défendre de faire telle ou telle chose pour qu'il en ait une envie irrésistible. Gérard est mille personnes. Il est tous les rôles qu'il a tenus, dont il garde la vie en lui. Et tous ceux qu'il tiendra. Il est toutes les vies qu'il a eues. Et qu'il a encore. Parce que, faute de pouvoir vivre mille vies successives, il les vit simultanément.

[...] Et si son histoire fascine tant, si on en parle dans tous les médias du monde, c'est que Gérard Depardieu est bien plus que lui-même. Il est le nom qu'on donne aujourd'hui au mal-être français. Et même, plus largement, à celui de la condition humaine.

[...] Gérard Depardieu est donc aussi le nom qu'on peut donner à la tragédie de l'être humain, incapable d'échapper à son enveloppe charnelle. Et qui, malgré tous ses subterfuges, malgré le divertissement de  soi et des autres, sait qu'il reste mortel. Comme presque tous ceux qui ont cette lucidité-là, Gérard se déteste de se savoir mortel. Et il accélère ce qu'il redoute, pour ne pas avoir à l'attendre.

C'est cela qu'il faut le plus apprendre de Gérard Depardieu. Et c'est de cela qu'il faut le plus se méfier : que la fascination d'un peuple pour un homme, qui le représente si bien, ne le pousse pas à s'autodétruire."

Jacques Attali, L'Express. Chronique complète ici.