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lundi 1 janvier 2018

"L'année qui vient risque fort de ressembler à celle qui s'achève" *

Bonne année 2018 !
Bloavez mat !
Happy new year !
Bhliain nua sásta  
gutes neues Jahr !
 С Новым годом !
 Buona fine e miglior principio !
¡feliz año nuevo!
 新年好!
  해피 뉴 이어
كل عام وأنتم بخير
 (J'en oublie sûrement...)
 
Ouf ! C'est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...


* Lire ici : Les vœux de Nietzsche
 par Michaël Foessel

(Je retiendrais : "privilégier le beau, dans un quotidien dont il pressent déjà la morosité.")

et le récent ouvrage de Stéphane Floccari
Nietzsche et le nouvel an

lundi 25 décembre 2017

"Des flèches à toucher les étoiles"


 La cathédrale Saint-Corentin, Quimper 
(illuminations de Noël)



"Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales, si majestueuses et si imposantes soient-elles - l'âme d'une être humain, même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille des trottoirs sont plus intéressants selon moi."
Vincent Van Gogh, Lettre de Vincent à son frère Théo.

"Une âme se mesure à la dimension de son désir, comme l'on juge d'avance des cathédrales à la hauteur de leurs clochers."
Gustave Flaubert, Correspondance à Louise Collet.


lundi 2 janvier 2017

De, la lecture

Et si 2017 c'était ça!


Paul Gauguin, Aimons-nous les uns les autres
 
=0=0=0=0=

 
"Dans la lecture, l'amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d'amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c'est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons qu'à regret. Et quand nous les avons quittés, aucune de ces pensées qui gâtent l'amitié : Qu'ont-ils pensé de nous? - N'avons-nous pas manqué de tact? - Avons-nous plu? - et la peur d'être oublié pour tel autre. Toutes ces agitations de l'amitié expirent au seuil de cette amitié pure et calme qu'est la lecture."
[...]
 "Et c'est là, en effet, un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (et qui nous fait comprendre le rôle à la fois essentiel et limité que la lecture peut jouer dans notre vie spirituelle) que pour l'auteur ils pourraient s'appeler "Conclusions" et pour le lecteur "Incitations". Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l'auteur finit, et nous voudrions qu'il nous donnât des réponses, quand tout ce qu'il peut faire est de nous donner des désirs."
Marcel Proust, in Journées de lecture, éditions Fata Morgana, 2006.

Je me suis livrée, le jour de la Saint Sylvestre, hier, à mon petit exercice de lecture. Cette année, pas de mise en scène pour cet enregistrement, au pied levé, que j'aurai dû refaire; le trac n'aidant pas, je bafouille d'entrée avec le mot Marcel. Tant pis, je laisse ce premier jet. Extrait de l'ouvrage de Marcel Proust lu ce week-end de Saint-Sylvestre.


(Texte retranscrit ci-dessous)

"Les théories de William Morris, qui ont été si constamment appliquées par Maple et les décorateurs anglais, édictent qu'une chambre n'est belle qu'à la condition de contenir seulement des choses qui nous soient utiles et que toute chose utile, fût-ce un simple clou, soit non pas dissimulée, mais apparente. [...] A la juger d'après les principes de cette  esthétique, ma chambre n'était nullement belle, car elle était pleine de choses qui ne pouvaient servir à rien et qui dissimulaient pudiquement, jusqu'à en rendre l'usage extrêmement difficile, celles qui servaient à quelque chose. Mais c'est justement de ces choses qui n'étaient pas là pour ma commodité, mais semblaient y être venues pour leur plaisir, que ma chambre tirait pour moi sa beauté. [...] [...] [...] Je laisse les gens de goût orner leur demeure avec la reproduction de chefs-d’œuvre qu'ils admirent et décharger leur mémoire du soin de leur conserver une image précieuse en la confiant à un cadre de bois sculpté.  Je laisse les gens de goût faire de leur chambre l'image même de leur goût et la remplir seulement de choses qu'il puisse approuver. Pour moi, je ne me sens vivre et penser que dans une chambre où tout est la création et le langage de vies profondément différentes de la mienne, d'un goût opposé au mien, où je ne retrouve rien de ma pensée consciente, où mon imagination s'exalte en se sentant plongée au sein du non-moi : je ne me sens heureux qu'en mettant le pied - avenue de la Gare, sur le port ou place de l’Église - dans un de ces hôtels de province aux longs corridors froids où le vent du dehors lutte avec succès contre les efforts du calorifère, où la carte de géographie détaillée de l'arrondissement est encore le seul ornement des murs, où chaque bruit ne sert qu'à faire apparaître le silence en le déplaçant, où les chambres gardent un parfum de renfermé que le grand air vient laver, mais n'efface pas, et que les narines aspirent cent fois pour l'apporter à l'imagination, qui s'en enchante, qui le fait poser comme un modèle pour essayer de le recréer en elle avec tout ce qu'il contient de pensées et de souvenirs; où le soir, quand on ouvre la porte de sa chambre, on a le sentiment de violer toute la vie qui y est restée éparse, de la prendre hardiment par la main quand, la porte refermée, on entre plus avant, jusqu'à la table ou jusqu'à la fenêtre; de s'asseoir dans une sorte de libre promiscuité avec elle sur le canapé exécuté par le tapisser du chef-lieu dans ce qu'il croyait le goût de Paris; de toucher partout la nudité de cette vie dans le dessein de se troubler soi-même par sa propre familiarité, en posant ici et là ses affaires, en jouant le maître dans cette chambre pleine qu'aux bords de l'âme des autres et qui garde jusque dans la forme des chenêts et le dessin des rideaux l'empreinte de leur rêve, en marchant pieds nus sur son tapis inconnu; alors, cette vie secrète, on a le sentiment de l'enfermer avec soi quand on va, tout tremblant, tirer le verrou; de la pousser devant soi dans le lit et de coucher enfin avec elle dans les grands draps blancs qui vous montent par-dessus la figure, tandis que, tout près, l'église sonne pour toute la ville les heures d'insomnie des mourants et des amoureux."
 
Impossible de retrouver mes billets d'autres années avec mes lectures à voix haute. Les aurais-je supprimés... un jour de pudeur (*_*) et de lucidité? Pas impossible. 
En m'écoutant, je me dis que la lecture à voix haute est un art et si l'on ne possède pas ce talent, il est préférable de transcrire des extraits de livres plutôt que de les lire à haute voix. Il est probable que dans quelque temps je supprime cette voix, monotone. Je parle de livre délicieux, succulent; que de mièvres mots pour parler de ceux de Proust. C'est vrai, j'ai le trac, j'ai toujours été nulle à l'oral (et ce ne sont pas mes amoureux qui me contrediront!). Je n'allais tout de même pas me droguer pour lire ces quelques pages. Bigre, lisez-le livre et ne vous fiez pas à cette lecture qui ne donne absolument pas à entendre l'exaltation de Marcel Proust pour parler de ses souvenirs : de chambre, d'odeur, d'enfance, de lecture, de grand-tante, de cuisinière...

A propos des notes, auxquelles il faut absolument se reporter en cours de lecture de cet ouvrage, il écrit ceci : 

"J'ai essayé de montrer dans les notes dont j'ai accompagné ce volume que la lecture ne saurait être [ainsi] assimilée à une conversation, fût-ce avec le plus sage des hommes; que ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n'est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux, la lecture, au rebours de la conversation, consistant pour chacun de nous à recevoir communication d'une autre pensée, mais tout en restant, c'est-à-dire en continuant à jouir de la puissance intellectuelle qu'on a dans la solitude et que la conversation dissipe immédiatement, en continuant à pouvoir être inspiré, à rester en plein travail fécond de l'esprit sur lui-même."

Lundi 2 janvier

La trêve des confiseurs est finie, youpi! Que la fête commence!




dimanche 25 décembre 2016

C'est un coup à prendre

Samedi 24 décembre.

Chic! Noël tombe un dimanche. Ouf! Ce sera donc un week-end normal. Pourtant, dès potron-minet, reçu un merveilleux Conte de Noël, de Suisse. La journée commence bien et la migraine s'estompe. Ne pas se laisser abattre... par les articulations grippées. Se doper légèrement. Fait petit parcours en début d'après-midi, joué deux balles et, testé mon cadeau de Noël offert par moi-même, la veille à la boutique de l'autre golf. Un nouveau sac portable hyper léger à porter comme un sac à dos. L'enfiler - si j'ose dire - fut un exploit. C'est "un coup à prendre" me dit la gentille-belle hôtesse. Oui, un coup à se tordre le dos et les reins pour "prendre le bon coup", pour une Bécassine comme moi. Je n'y arrivais pas! J'enfilais l'anse du bas avec le bras gauche et me tordais (de rire aussi) le dos pour attraper l'autre avec le bras droit. Ça ne marchait pas. Je recommençais, sans succès, emmêlant les anses. Je demande alors à la gentille-belle hôtesse de mettre le sac sur son dos pour me montrer comment je dois m'y prendre (il n'y avait personne dans la boutique, à part un petit malotru jeune golfeur, d'une dizaine d'années, se prenant pour Tiger Woods et me poussant (carrément) pour s'entraîner sur le tapis de putting, aaarrrgggrrr! L'enfant-roi dans toute sa splendeur son horreur). Elle s'y prend comme moi, commence par la bretelle du bas, y passe son bras gauche puis se tortille pour attraper l'autre avec son bras droit, la prend dans le mauvais sens sans parvenir à la mettre sur son épaule. Voyez, lui dis-je, c'est la galère! Elle repose le sac puis enfile son bras droit cette fois dans la bretelle du haut et hop, l'autre se présente illico pour le bras gauche. Il faut commencer par le bras droit me dit-elle. Allons-y, ok ça marche. Je m'inquiétais un peu et pensais : ce doit être crevant sur le parcours de poser le sac à chaque coup et surtout de le remettre sur le dos, mais bon, je l'achète, j'allais "prendre le coup". Je n'ai pas eu le choix de la couleur, il n'en restait que deux et l'autre d'une marque différente me faisait déjà mal au dos, sans rien dedans. Hum! Il est beurk : noir et parme.
Je l'ai donc testé. Ben, ça ne vaut pas un caddie qui vous porte votre sac c'est sûr (celui-là porte le sac très bas sur les fesses, peut-être vais-je devoir lâcher du lest, je crois avoir trop serré les "bretelles"). J'ai "pris le coup", le poids est bien réparti pour le dos quand on le porte mais tout de même, c'est assez ch..nt à poser, à remettre, à chaque coup, je perds du temps et je ne n'ai plus la souplesse d'une minette.
Bref, après cette mise en bouche de 24 décembre, j'allais prendre un Cappuccino, où ça? Tsss!... à Sainte-Marine. C'est d'ailleurs un Café viennois qu'ils servent (avec de la chantilly). Le seul bistrot ouvert sur le port, mon préféré. Un peu frisquet sous un ciel gris pour rester en terrasse. Intérieur plein, c'est tout petit, il reste un table pour moi. Clientèle de 7 à 77 ans! Mais si mais si : en face de moi, trois mamies faisaient une sortie entre copines (Mmm!) et prenaient des cafés allongés, à ma droite, un couple sympathique (deux messieurs, la cinquantaine)) buvait un verre de rosé, à ma gauche, une tablée dynamique (pour ne pas dire dynamite) de deux couples (messieurs-dames, la trentaine) avec deux fillettes qui s'amusaient aux jeux vidéos avec - chacune - une espèce de smartphone qui avait l'air d'un jouet, en plastique rose. Et moi, seule (sans âge ah ah!) évidemment, perdue dans mes pensées en imaginant celles des autres. Un jeune homme sur la terrasse fait un selfie de sa tablée d'amis, avec une perche (je le prends en photo discrètement, je l'ai barbouillé et lui ai mis des lunettes). 




En repartant je fais un arrêt dans la chapelle... pour voir la crèche, un peu tristounette. Je mets trente centimes dans la tirelire pour voir deux fois l'ange me remercier de la tête.  (Souvenirs d'enfance).



Et je reprenais la route... Que vois-je en arrivant chez moi, sur mon paillasson : un ravissant bouquet de fleurs (*_*). Qui  donc m'envoie des fleurs? Mais c'est bien sûûûûr, mon cher ami, trop éloigné lui aussi pour être là. J'étais gâtée et pas aussi seule que je le laisse penser.
Abrégeons! Dîner du 24 décembre, même heure que d'habitude. Écouté en podcast Le Temps des écrivains.
Puis j'ai regardé un documentaire en DVD sur Edgar Morin : Chronique d'un regard. je ne savais pas qu'il était si passionné par le cinéma. Passé une belle soirée. Au lit, terminé le livre en cours Berl et d'Ormesson : Tant que vous penserez à moi.

Dimanche 25 décembre. Noël.

Angoisse des matins gris. Genou bloqué, douleurs diffuses. Antalgiques pour vite se dérouiller. Ne pas rester assise. Penser à rien. Ne pas pleurer. Oublier tout ce qui déclenche du chagrin. Ne pas traîner. Pourtant je traîne, je regarde le ciel plus gris qu'hier, puis quelques gouttes de pluie. Je regarde plus tard, ce n'est que du crachin. C'est le jour de Noël. Ne pas rester à la maison. Ne pas aller se promener au bord de la mer, c'est un sale jour, pour moi. Je traîne pour ne pas être prête trop tôt. Mais les heures passent vite. C'était décidé, par n'importe quel temps, j'irai au golf et pas sur le petit parcours, sur le grand. Un antalgique au réveil, un autre avant de partir; je peux marcher même si la douleur est là et pas diffuse, précise, mais précisément elle se diffuse maintenant dans toute la jambe. Serrer les dents. Je pars à 13 heures, le crachin se sent à peine. Il y a trois voitures sur le parking avec la mienne. Des frappés du golf, comme moi, ou des qui s'ennuient chez eux; que des hommes. Puis deux parties me suivaient. Je ne pouvais pas traîner. Je m'arrêtais un instant en apercevant le mignon petit sapin. Il y avait quelque chose au pied. Je m'approchais, je n'avais pas pris mon appareil de photo. Il y avait une rose blanche posée debout, enveloppée d'un papier transparent. Même pas fanée. Incroyable. Qui l'avait déposée là. Cela avait un sens, c'est certain. Comme on dépose une fleur sur une tombe? Pour remercier les jardiniers d'avoir garni de sapin? J'aurais voulu savoir son histoire à cette rose déposée là, troublante, comme ce joli petit sapin. Ainsi, quelqu'un, quelqu'une, avait été sensible, comme moi, à ce sapin? Ça me réconfortait, je ne sais pourquoi. Enfin, je n'en sais rien, c'est peut-être seulement moi qui m'inventais des histoires...
J'avançais, le crachin devenait plus dense, je n'avais qu'un vieux pull, il était bien mouillé, mes cheveux aussi. Le crachin n'était pas désagréable. Je décidais tout de même de ne pas faire le 7 et le 8, je coupais au 9 et terminais, pas fatiguée du tout; sans doute les antalgiques...
Mon téléphone avait sonné au 6... Le hasard... lui... Je n'y croyais plus et je n'avais plus l'énergie pour y croire. Il laissait faire le hasard. J'avais tant aimé jouer avec lui, je m'étais adaptée à ses horaires, contraignants pour moi, me passant de déjeuner; je n'étais plus assez solide pour m'en passer, même s'ils ne sont faits que d'un potage et d'un yaourt!
Je n'avais pas regardé le ciel aujourd'hui entre les coups... pour te parler mon Aimé. J'étais là sans être là, un peu comme toi en fait. Deux fois je t'ai tout de même dit : allez, tu me rentres ce putt nom d'une pipe, et tu ne l'as;-) pas rentré. Je ne voulais pas trop penser à toi.
J'allais à ma voiture sans me presser. J'étais satisfaite : j'avais pu faire 7 trous sous le crachin, mes cheveux frisaient, bien mouillés, mes chaussures étaient trempées. Vraiment, je n'étais pas fatiguée. Ce sac était peut-être pas mal...

Ce soir, je suis restée derrière cet écran, à écrire ici, après avoir écouté Le Masque et la Plume. Ah oui, j'allais oublier, hier j'ai reçu un bref message, d'un lecteur, inconnu, qui m'écrivait ceci :
"votre billet [...] de ce jour est superbe. Superbe comme tous vos billets que je lis depuis des mois. Bravo, merci et soyez heureuse.".

Merci à ce lecteur, encourageant."Soyez heureuse". Merci, merci de cette délicatesse.
Un jour j'arrêterai d'écrire ici. On se donne des échéances et on ne les tient pas toujours.






 

 

vendredi 23 décembre 2016

***

Derrière la fenêtre, à l'aube, ce matin,
j'avais un cadeau...


J'allais le voir de plus près, de l'autre côté...


... Les araignées étaient venues me souhaiter un Joyeux Noël,
avec des perles de pluie...


Ô les délicates guirlandes!
Chères araignées, ne me quittez pas...



 

Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie 
Le rouge et le noir 
Ne s'épousent-ils pas 
Ne me quitte pas

jeudi 25 décembre 2014

Un chouette Noël

25 décembre, 12 h 45.

Pas un golfeur sur le parcours humide, ni au practice. Seule une mouette à la recherche d'une graine à picorer.




La surface des greens, vierge de pas, brille de rosée. Je suis la première (et serais peut-être la seule de la journée) à marcher sur cette moquette argentée, parsemée de feuilles et de turricules (tortillons) de vers de terre.




L'air est frais, tonique, vivifiant.
En marchant vers ma balle, difficile à retrouver dans le fairway non tondu, je pense aux très jeunes enfants  qui ont ouvert leurs cadeaux au pied du sapin, à leur joie, à leurs cris, à leur rapide désintérêt de la chose, c'est souvent le cas. Je pense aux familles réunies qui vont s'attabler et se taper la cloche la dinde pendant que je tape dans ma balle. Mon choix est vite fait.
Je lève les yeux au ciel entre deux coups. Tiens, je ne te vois pas aujourd'hui.  Mais hier soir je t'ai vu, c'est sûr. Tu étais un de ces oiseaux...





mercredi 24 décembre 2014

Pfff ! Tsss !



Viens petite fille dans mon comic strip
Viens faire des bull's, viens faire des WIP!
Des CLIP! CRAP! des BANG! des VLOP! et des ZIP!
SHEBAM! POW! BLOP! WIZZ!
[...]
Ça fait VLAM! ça fait SPLATCH! et ça fait CHTUCK!
Ou bien BOMP! ou HUMPF! parfois même PFFF!

dimanche 14 décembre 2014

"Divide et Impera" : Divise et Règne. (Machiavel)

Vu hier soir sur Arte un documentaire : Les Alpes à vol d'oiseau. Paysages grandioses. On remarque sur de nombreux sommets, des croix nues ou avec un Christ. Je ne suis pas croyante mais je trouve ces croix magnifiques dans ce paysage; je les regarde comme des œuvres d'art, spirituelles, qui invitent à la médiation, comme n'importe quelle œuvre d'art dont la beauté atteint des sommets (si j'ose dire). Le silence de cet environnement est propice à la méditation et, sans doute, à la joie des montagnards qui, après d'intenses efforts, atteignent de tels lieux.

Pour voir les images de cette croix dans son contexte cliquer sur ce lien, vous y serez.






(Captures d'écran)

Je pense à cette polémique sur la laïcité et la religion. Doit-on interdire les crèches dans des administrations voire dans des lieux publics? Une crèche dans une mairie, c'est assez spécial. Mmm! Mais bon, comme on entre de moins en moins dans les églises... Il est vrai que lorsque j'étais enfant, nous allions les voir dans les églises. Plaisir des yeux et des enfants. En Provence les crèches sont dans les rues, domaine public, ça ne me choque pas, c'est là que sont fabriqués (créés) les plus beaux santons. Et j'avoue m'attarder devant les crèches, en vitrine.Tout devient prétexte à interdiction : polémiquer pour mieux diviser. Diviser pour mieux régner! Et, je découvre que le sujet a déjà eu cours, concernant les croix au sommet des montagnes!

mercredi 26 décembre 2012

La petite marchande d'allumettes

Gabrielle 7 ans.

- Toi, est-ce que tu aimerais bien mourir?
Des fois oui des fois non.
Moi j'aime bien la vie, en fait j'adore la vie.
Des fois on doit mourir parce que son corps est trop fatigué de vivre, parce qu'on a pas assez à manger comme la petite fille aux allumettes et des fois... ça c'est rare... on a envie se suicider, on a envie de mourir. 
Je pense qu'il y a plus de gens sur la terre qui ont envie de vivre plutôt que mourir.
Un jour quand ton corps il sera très très fatigué, et pour reposer ton corps ça suffira pas de dormir, alors il faudra mourir. Et t'as pas besoin te tuer, t'as pas besoin te suicider, ton corps y va s'arrêter de vivre tout seul.
[...] Mes rêves... c'est d'être scientifique ou de partir sur la lune ou d'être chef d'orchestre ou des choses comme ça.
Pour moi entendre de la musique ça fait du bien à mon corps. La musique ben c'est un peu comme la vie et moi j'aime beaucoup la musique.; mon coeur y ressent un peu comme s'il était déjà mort et qu'il est en train de revivre. Mais de toute façon ben il est pas prêt de mourir... mon coeur... parce que j'ai que 7 ans et que je connais pas de gens qui sont morts à 7 ans.
En fait je sais pas trop quand je vais mourir. Mais personne ne sait pas trop quand il va mourir en fait. Quand tu meurs c'est un peu comme quelqu'un qui avait un couteau et qu'il plantait dans ton coeur. Et... c'est comme ça que je ressens la mort."

Gabrielle (que l'on peut entendre à partir de la 14e minute dans le reportage).



Elise Andrieu © DR


Un très joli moment à écouter sur France Culture avec Gabrielle, cette petite fille de 7 ans qui, déjà, fait de la philosophie sans le savoir sur la vie, la mort, le suicide, avec une lucidité, une spontanéité étonnantes et avec générosité. Le reportage se passe dans des écoles Montessori (La Baleine et L'Horizon).*

"Ils ont entre 5 et 9 ans, ont entendu le conte d'Andersen, La petite marchande d'allumettes et expliquent à leur manière ce que veut dire pour eux la pauvreté, l'indifférence et la mort, mais aussi l'espoir, la chaleur et le rêve."

* "Selon Maria Montessori, chaque enfant est unique. Il a sa personnalité propre, son rythme de vie, ses qualités et ses difficultés éventuelles. Les enfants traversent tous des « périodes sensibles (en) » :
Il s'agit de sensibilités spéciales en voie d'évolution, des moments de la vie de l'enfant où celui-ci est tout entier « absorbé » par une sensibilité particulière à un élément précis de l'ambiance.
Ce sont des périodes passagères, transitoires ; elles se limitent à l'acquisition d'un caractère déterminé ; une fois le caractère développé, la « sensibilité » cesse. Il est donc primordial que l'ambiance (l'environnement) offre au bon moment à l'enfant les moyens de se développer en utilisant ces périodes sensibles."

Cela m'a ramenée à mes jeunes années professionnelles avant lesquelles j'effectuais un stage dans un Jardin d'enfants Montessori à Meudon. J'ai pu ensuite mettre en pratique cette merveilleuse pédagogie dans une école près de la Sorbonne. Je n'ai "enseigné" que quatre ans et la vie m'a fait ensuite prendre d'autres voies...

lundi 24 décembre 2012

***

« Ce Noël, je le passe tout seul à Bâle, car j’ai décliné les cordiales invitations de Tribschen*. Il me faut du temps et de la solitude pour réfléchir une peu à mes 6 conférences et pour me concentrer… »
Nietzsche, Lettre à Erwin Rohde le 21 décembre 1871.

* Nietzsche avait passé à Tribschen chez les Wagner les deux Noëls précédents.

lundi 26 décembre 2011

Week-end de Noël

Vendredi 23 décembre.
Il ne faut pas se laisser aller à la tristesse.
Regardé le DVD emprunté à la médiathèque, Meurtre dans un jardin anglais, sur mon ordinateur; mon lecteur de DVD était en panne. Ce fut un excellent moment dans ma soirée. Cette photo capturée sur mon écran... pour le fun! Un homme se transforme en statue tout au long du film dans des séquences complètement saugrenues et d'autant plus désopilantes. Rien à voir avec le sujet mais il ne déparait pas à l'esthétisme du cadrage et de la mise en scène, superbe. Le viseur du peintre devenu caméra nous propulse dans le songe d’une « comédie érotique d’un jour d’été ». Ce film est un chef d'oeuvre; il m'avait échappé.



Image de fin, l'art réduit en cendres...

Je vais peut-être le regarder une seconde fois.

Samedi 24 décembre.
Maquillage waterproof ce matin. Coeur gros. Ciel dégagé. Il fait doux.
Ne pas rester à la maison. Dehors je vais peut-être penser à autre chose qu'à...
Un potage vite fait pour le déjeuner puis au golf.
Plusieurs semaines que je n'ai pas joué avec toutes ces pluies incessantes. Le parcours est gras, très imbibé, le ciel s'est couvert. Je fais neuf trous et je repars pour un deuxième tour; je ne pense à presque rien, même pas à bien jouer. Juste ne pas penser, ne pas avoir d'idées noires. Une pluie fine commence à tomber.  Je ne vais pas pouvoir refaire neuf trous, je coupe pour refaire seulement le huit et le neuf et je rentre.
Tea-time à la maison pour me réchauffer, j'ai un petit livre de QiGong, je vais m'initier, pour trouver en moi des énergies positives.
Dîner on ne peut plus ordinaire : un mélange d'ingrédients surgelés cuits au micro-ondes. Envie de rien.
Soirée : DVD, un autre film de Peter Greenaway; je pensais me "régaler" après avoir vu Meurtre dans un jardin anglais, avec celui-là : Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant. Pas pu regarder plus d'une demi heure. Bien loin de la beauté du premier film : laid et grotesque, m'aurait donné la nausée si j'avais poursuivi.
Repris ma lecture en cours de Robert Walser, un recueil de nouvelles : La rose. Exquis comme tout ce que j'ai pu lire de l'auteur.
...
(***)

Dimanche 25 décembre.
Comment faire pour "ravaler" ce visage défait ce matin? Avoir la main légère pour le maquillage. Ne plus pleurer, il ne faut plus pleurer. C'est pas gagné et ma belle-soeur qui m'envoie un texto cette nuit, lu ce matin : il me manque, je me rends compte que je l'aimais follement. Oui, on reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va. C'est son premier Noël sans lui. Elle est bien entourée et est allée chez ses enfants et petits enfants. Il me manque aussi.
"Le bonheur c'est d'avoir quelqu'un à perdre" (Philippe Delerm).
Après-midi en famille, échange de petits cadeaux. Ma nièce nous a fait un thé étrange  ramené de Shanghai : une boule séchée cousue dans des fils comme une pelote, que l'on met dans l'eau; lorsqu'elle est imbibée elle s'ouvre comme une fleur avec un coeur rouge. C'est magique. Le thé n'avait pas beaucoup de goût mais l'effet était saisissant.




Je trouvais qu'elle ressemblait à une fleur de chrysanthème comme celles ci-dessous peintes à l'encre de Chine.


Cherchant la signification du chrysanthème en Chine, je découvre que cette fleur,  (ju hua) - 菊花,
vénérée, sert entre autres à faire des tisanes.


Retour à la maison en fin d'après-midi. En voiture, j'entends une chanson de "midinette" et je pense à Marguerite Duras cette fois (après Simone de Beauvoir...  je leur fais leur fête! mais ça me rassure) qui disait que Capri c'est fini... était la plus belle chanson d'amour. Elle y fait référence en 1992 dans son roman Yann Andréa Steiner :
« Oui. Un jour cela arrivera, un jour il vous viendra le regret abominable de cela que vous qualifiez « d'invivable », c'est-à-dire de ce qui a été tenté par vous et moi pendant cet été 80 de pluie et de vent.
Quelquefois c'est au bord de la mer. Quand la plage se vide, à la tombée de la nuit. Après le départ des colonies d'enfants. Sur toute l'étendue des sables tout à coup, ça hurle que Capri c'est fini. Que C'ÉTAIT LA VILLE DE NOTRE PREMIER AMOUR mais que maintenant c'est fini. FINI.
Que c'est terrible tout à coup. Terrible. Chaque fois à pleurer, à fuir, à mourir parce que Capri a tourné avec la terre, vers l'oubli de l'amour. »

Le week-end de Noël est enfin FINI. Demain, je vais espérer, sans espoir...

mercredi 16 novembre 2011

Chaude ou froide, que la lumière soit

Ma vitrine préférée, énième!
Incroyable ce changement d'éclairage selon l'endroit d'où est prise la photo : couleurs chaudes ou couleurs froides. J'imaginais un soleil couchant chez les Inuites (de luxe) puis une nuit éclairée par la lune.






Noël n'est que dans six semaines, rien ne nous sera épargné, pour ne pas l'occulter. Et, toutes les vitrines n'ont malheureusement pas cette simplicité esthétique. Je me demande d'ailleurs si la vitrine était terminée ou en cours de réalisation. A revoir...

Celle-ci, du même magasin, avec de très beaux santons...


Je ne sais pas si c'est de voir ces vitrines qui m'a rendu mélancolique en rentrant, je déteste cette période à venir; il en faut peu en ce moment pour que je m'y vautre, dans la mélancolie. C'est sans doute pour cela que je m'exprime avec tant de légèreté, de futilité, ici ou là...
Mais la vie est belle nom d'une pipe. Secoue-toi! Vite, reprends ton heureuse lecture :

"Ce soir, un chat a poussé la fenêtre tandis que j'écrivais, et tout à coup ses yeux ont été devant les miens. J'avais eu peur. Nous nous sommes regardés un moment, très silencieux, très fixes. Esprit bon ou esprit mauvais?... J'hésitais entre l'envie de l'appeler sur moi et celle... Finalement, tandis que nous étions perdus dans une contemplation mutuelle, j'ai fait : Psshh!... Et il a détalé.
Je reste confondu par l'intensité du plaisir que j'ai trouvé, pendant quelques minutes, dans les yeux de ce chat. Je pense toutefois qu'on peut comprendre que les hommes trouvent plaisir à regarder les chats, mais quel plaisir les chats trouvent-ils à regarder les hommes?... Plus j'y songe, moins je puis imaginer que celui-ci soit venu sans intention. A elle seule, la manière décidée dont il a poussé la croisée, dont il s'est introduit dans ma chambre, aurait dû m'avertir : il avait l'allure, la démarche des êtres qui accomplissent une mission. Ce regard, je l'ai déjà rencontré ailleurs, c'est la seconde fois qu'il m'atteint. Je revois maintenant cette grande salle d'auberge, toute vide, dont nous savourions la fraîcheur après des heures de marche sur la route ensoleillée, et où nous écoutions le bruit régulier de l'horloge au balancier de cuivre. Un chien, un grand berger allemand, poussa la porte, sans bruit, s'avança vers nous, avec cette absence d'hésitation si étonnante chez un animal et, s'asseyant devant elle, devant l'Amie, de l'autre côté de la table, à distance, se mit à la regarder patiemment, en plein visage, comme s'il la connaissait, ou comme s'il voulait l'avertir de quelque chose... Il n'avait eu ni un jappement, ni un aboiement; pas un son ne sortait de sa gorge, et une telle gravité dans l'attitude nous en avait tout de suite imposé. Au bout d'un long moment, il partit comme était venu... Nous dûmes attendre longtemps encore avant de pouvoir toucher nos verres.
Je connais beaucoup d'imbéciles qui riraient s'ils lisaient ceci."

Paul Gadenne, in La rue Profonde, éditions Le Dilettante, 1995.

Je remercie vivement l'ami qui m'a parlé de cet écrivain et donné envie de le lire.

samedi 25 décembre 2010

Un Noël zen

24 décembre 2010.

En guise d’apéritif, j’ai lu quelques pages de La pensée chinoise :

" […] le début de l’année chinoise est, par principe, variable : c’est en fixant les heures, jours et mois initiaux que les différentes dynasties déterminent leurs insignes et leur calendrier de façon à singulariser le Temps de leur domination. Fait remarquable : le début de l’année n’a jamais oscillé qu’entre les divers mois de la saison froide. La fête hivernale n’a pas été, dès l’origine, une fête solsticielle : son nom peut vouloir dire : fête de l’allongement des nuits, - et il est certain qu’elle présente tous les caractères d’une fête des récoltes. Sa durée, d’abord fort longue, était en fait déterminée par des termes réels, ceux du gel et du dégel. Elle s’étendait, avec ses cérémonies initiales et terminales, sur toutes les périodes de l’hivernage, si bien que de nombreux épisodes rituels ont pu s’en détacher : attribués aux huitième et deuxième mois, ils ont marqués les deux bouts d’un axe équinoxial de l’année. […] L’Espace par quadrants, un ordre liturgique, fondé sur la division de l’année en quatre saisons, servit à rythmer le Temps. Mais on doit noter qu’une des extrémités de la croisée est restée à peu près vide de valeur religieuse : elle correspond simplement aux vacances d’été, simple temps de repos et d’abstention. Les vacances d’hiver ont une autre importance. Même réduites à une période de six ou de douze jours, elles semblent valoir autant que l’année entière."


Marcel Granet, in La pensée chinoise, éditions Albin Michel.

En ce soir de Noël, tandis que je passais mon après-midi à lire des Correspondances, Journaux intimes et autres Carnets d’écrivains, - pour vérifier quel était leur état d'esprit en ce mois de décembre de leur époque - et, en véritable païenne, alors que j’entendais sonner les cloches de la messe de minuit, je ne chantais point le Minuit chrétien ni Il est né le divin enfant, non, à cet instant là je regardais un film de Wong Kar Wai (encore lui) : Nos années sauvages.
"Romantique et mélancolique, tendre et poétique, déchirant et évocateur, ce film est le portrait de l’innocence perdue de l’adolescence." "Dans les années 1960 à Hong Kong, Yuddy, élevé à la diable par sa mère adoptive, indolent et charmeur, se laisse bercer par la vie, passant de bras en bras, seulement alarmé quand on lui propose le mariage. Narcissique, obsédé par le besoin qu'il éprouve de découvrir ses origines, Yuddy quitte amis, maîtresses et mère pour partir aux Philippines, à la recherche de son passé." Wong Kar Wai pensait faire une suite à ce film mais n'ayant pas eu le succès escompté ce fut In the mood for love qui remplaça la suite. J'ai pour ma part trouvé ce film beau et tant sur le plan des images que du scénario; je l'ai vu en V.O. mais c'est un film plus visuel que verbal. "Le film a remporté 5 prix lors des Hong Kong Film Awards de 1990 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Leslie Cheung, meilleure direction et meilleure photo)".

Sans doute est-ce parce que je suis en "immersion" sur la Chine avec ma lecture de La pensée chinoise et ce chapitre sur le Temps et l’Espace que j’ai été frappée par le rythme de ce film où le temps est parfois suspendu ou pointé précisément dans sa durée. C’est un film sur le souvenir, tout finit par s’éloigner dans les souvenirs sans jamais pouvoir être oubliés (comme dans cette scène que j’ai filmée maladroitement où cette femme se confie à un policier anonyme, 3ème vidéo ; elle lui parle de cette minute, première vidéo). La bande annonce, magnifique, aurait pu suffire mais j'ai souhaité insérer mes vidéos - faut oser après la bande annonce car elles sont vraiment de mauvaise qualité - pour argumenter ce sujet du Temps et de la durée...





Ce fut une belle "messe de minuit" très païenne.

Aujourd’hui, 25 décembre, jour de Noël, à l’heure où les repas de famille devaient s’éterniser autour de la dinde et de la bûche, je passais solitaire un Noël divin : 3°, un soleil radieux. Un temps à m'adonner à mon sport favori, ce que je fis, en oubliant le Temps mais pas l'Espace. Certains greens étaient encore gelés malgré le soleil.



Et pourtant près de la piscine je me demandais si j'étais à Marrakech ou dans le Finistère!



Pas un pékin dehors, les bretons préfèrent la pluie au froid (ils sont fous) l'espace m'appartenait. Un Noël zen!

mercredi 22 décembre 2010

Vacance(s)





J'avais capturé cette vidéo sur Arte,
sans pouvoir la publier.
Dimanche 24 octobre 2010, 19h15
Arthur Rubinstein interprète Chopin
Concerto pour piano n°2 en fa mineur Scherzo en si bémol mineur
London Symphony Orchestra André Prévin, direction
"La "trêve des confiseurs" est, en France, la période entre Noël et le jour de l'an généralement passée au repos. L'expression provient de la "trêve de Dieu", confirmée en France par le roi Saint Louis vers 1245 : l'Église catholique romaine ordonnait que les combats guerriers soient arrêtés pendant la période de l'Avent à Noël.
Le clip de la chanson "Pipes of Peace" de Paul McCartney met également en scène une de ces trêves." (Source Wikipédia).

mercredi 30 décembre 2009

Les lumières de la ville



Nous avons pris un thé dans le plus vieux Café de la ville, mais je n'ai pas entendu les pas de Max Jacob qui avait son appartement au-dessus de nos têtes!
- Qu'as-tu fait le soir de Noël me demande-t-elle?
- J'ai regardé un DVD emprunté à la médiathèque.
- C'était quoi?
- Le Cri de la soie avec Marie Trintignant.
- Ah, je l'ai vu à la télé il y a longtemps, je n'avais pas aimé.
- Vraiment? Je l'avais adoré, j'ai voulu le revoir. Quelle sensualité dans ce fétichisme de la soie, cette femme qui s'évanouit de désir en touchant, en froissant la soie. Çà me donne des frissons.
- Ah bon! Je crois que je ne l'avais même pas regardé jusqu'au bout.
- Et toi qu'as-tu fait pour Noël?
- J'ai regardé "La télé est à vous" (sic).
- Ah! C'était bien?
- Bof.
- Pourquoi n'as-tu pas regardé Les lumières de la ville, il passait sur Arte? Moi je l'ai vu tant de fois que j'ai préféré regarder mon DVD, mais c'est un chouette film.
- C'est avec qui?
- Charlie Chaplin voyons. Dans le film c'est un vagabond qui s'éprend d'une aveugle. Elle le prend pour un homme riche... (je ne voulais pas m'étendre en explications, déjà qu'elle comprend rien).
- Merci, encore un film muet sans doute.
(Je reste sans voix). Puis on se quitte.

En longeant la rivière de l'Odet je vois les lumières de la ville, je traverse le pont Max Jacob, je me retourne pour voir la cathédrale illuminée, j'enfonce mes mains dans les poches, l'air est doux et humide et çà clignote dans ma tête; je cherche quel DVD je vais emprunter demain pour mon réveillon.