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dimanche 24 mars 2019

Printemps du cinéma

Mardi 19 mars. 

Vers 18 heures, sous un ciel couvert mais lumineux, une mer calme, transparente, avec sa palette de couleurs pastel, l'harmonie était parfaite. Le silence était si intense que le doux bruit du flux et du reflux ne le troublait pas, il l'accompagnait. Je m'imprégnais de cet instant de paix avant ma séance de cinéma à 18 h 30 : Celle que vous croyez avec Juliette Binoche et François Civil (que j'avais vu la veille dans Le chant du loup, il était épatant, je le découvrais); et, Nicole Garcia. Je profitais de ces deux jours du Printemps du Cinéma avec la séance à 4 euros ! Deux films de genres différents : j'ai adoré Le chant du loup (je ne m'y attendais pas) et j'ai aimé Celle que vous croyez (je m'y attendais).


Photos de 18 heures








Photos de 20h30, en sortant du cinéma




Devant ce paysage je restais immobile, de longues minutes. Après tant d'années je ne m'en lassais pas, sous n'importe quel temps, à n'importe quelle heure si, j'avais le privilège d'y être seule...

 Bénodet

Je vous aime ce soir où monte la marée
Bateaux de Bénodet à la voile azurée
Pêcheurs de Loctudy dont les filets d’azur
Se confondent avec la mer et le ciel pur
Cependant que l’Odet bleu comme une prière
Pâlit et que là-bas chaque phare s’éclaire

 
                      L’Odet
Est la plus bleue et la plus claire Rivière
Loin de la guerre atroce et des coups de canon
Bénodet ne sait pas celle-là qu’il préfère
La mer aux mille écueils ou sa tendre rivière
L’Odet plus douce encore que ne sonne son nom

Mais le temps passe il faudra bien que tu t’en ailles
Laissant Quimper et le Comté de Cornouailles


Guillaume Apollinaire – Le Guetteur mélancolique 
(Apollinaire fit quelques séjours en Bretagne en 1916-1917) 

... seule donc... ce ne fut pas le cas ce samedi, ayant dû y revenir pour récupérer mes lunettes oubliées au cinéma ! Mais bon, tout le monde a le droit de venir s'y détendre, s'y promener, quand le printemps est enfin là et avec le soleil.


Photos de samedi 23 mars



Le charme est un tantinet rompu, non ?
(J'exagère ? Pas sûr)

Coïncidence, un ami m'envoyait un texto ce mercredi 20 mars à 19h30 : "Bons baisers face à la mer, depuis la longue plage de La Baule, ma très chère M. Je poursuis ma dernière relecture, bercé par le ressac de souvenirs  d'enfance... Je vous embrasse."  Son ressenti face à la mer, à 19h30, devait être proche du mien, la veille, à 18h30.

Dimanche 24 mars.

Impossible de marcher, douleur vive dans la fesse depuis plusieurs jours. Je pensais que c'était une réaction tardive de ma chute mais non, c'est une sciatique. J'hésitais mais je n'avais que quelques pas à faire pour aller voir cette exposition BOL D'ART :





Eddie Morelle, Artémis

"Artémis, déesse de la chasse et de la nature, 
revient pour protéger le dernier arbre sur terre, 
en ces temps modernes contre la folie des hommes"

J'ai aimé cette sculpture...
"Toutes mes sculptures sont réalisées à partir de déchets. Une bouteille de gaz se métamorphose en masque africain ou hibou , le pot d'échappement en branche d'arbre..."

... et les créations de Emmanuel Pajot ne m'ont pas laissé indifférente :




vendredi 1 février 2019

***

Pluie toute la journée, c'est la rengaine du mois de janvier qui se poursuit aujourd'hui 1er février.
Sur la côte, pas d'embellie, la pluie aussi.
Difficile de tenir son parapluie de la main gauche et l'appareil de photo de la main droite; sans bouger la main d'appuyer sur le déclencheur. Bécassine se débrouille... pas trop mal.
Il y a une semaine elle faisait la balade côté Avenue de la plage, aujourd'hui, pour changer et pour rendre l'atmosphère encore plus tourmentée, elle décida de se promener Avenue de la mer.




En une heure de marche, Bécassine n'a croisé que deux promeneurs. Une photo floue : ben oui, toujours d'une main, tenir l'appareil, appuyer sur le zoom et capturer, c'est bougé ! En plus avec un gant et les doigts gelés! A-t-on jamais vu Bécassine avec des gants ? Oui, quand elle fait du ski.








La solitude est pareille à ces pluies 
qui, montant de la mer, s'avancent vers les soirs.
[...]
Rainer Maria Rilke, Einsamkeit

dimanche 27 janvier 2019

***


Mercredi 23 janvier.


Tea-time breton



Book'n'billig crêperie bouquinerie    

Jeudi 24 janvier.

Promenade sur la côte.






Vendredi 25 janvier.

Vu un film magnifique en VO : Monsieur.


Samedi 26 janvier.

Médiathèque.
J'entre dans l'ascenseur. J'appuie sur le 1.
Un homme entre en courant. Il me dit bonjour en souriant.
Je lui dis bonjour en chuchotant. Je lui montre du doigt le bouton 1 en le regardant.
Il appuie sur le 2 en disant :  je vais au 2e.
Il me dit d'un  ton inquiet : vous ne parlez pas ? Vous n'avez pas de voix ?
Je lui dis en riant : mais si j'ai une voix mais plus de jambes. (J'avais la flemme de  monter à pied ).
Ah ! J'ai cru que  nous n'aviez pas de voix dit-il avec son beau sourire.
Premier étage, la porte s'ouvre, il me dit : vous n'avez plus de jambes mais vous avez toujours du charme et - en touchant la manche de ma veste - ça n'a pas de prix. 😚
Un dernier sourire et pour le coup j'étais sans voix.
Un bel homme, cheveux tondus ras, barbe très rase (comme je les aime sauf qu'elle met les joues de l'aimée en feu), poivre et sel. Environ vingt ans de moins que moi ?!
Bien sûr,  il avait deviné mon âge,  nous étions si près l'un de l'autre. Son toujours en était la preuve. Hé hé.
Mais mon Dieu, qu'est-ce que c'est bon d'entendre ce joli compliment. Depuis le temps que je suis devenue invisible, un homme m'a regardée.
Merci MONSIEUR !
L'ascenseur continuait sa montée, je ne savais plus ce que je cherchais au premier étage...


Dimanche 27 janvier.

Fait quelques rajouts de photos dans mon billet "exposition Doisneau à Dinard". Hum ! Ben oui, voir un peu de ciel bleu un dimanche de tempête ça ne fait pas de mal, en attendant la suite de celui-ci sur "Doisneau à  Quimper". Hum ! Bis.
Je procrastine et j'ai une méchante épicondylite.

mardi 11 septembre 2018

Ô douceur d'un soir de septembre





  
11 septembre 2018
Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon cœur qui s'oublie
Aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.


Paul Verlaine


mercredi 29 juin 2016

Veiller à ne jamais faire pitié

Ce soir en sortant du cinéma, à 18 h 20,  je n'étais pas éblouie par la lumière, comme ce 20 novembre quand je sortis de la même salle, à peu près à la même heure. Ce soir, le ciel était gris sous le crachin et pourtant, je trouvais encore à cet instant que le paysage était beau. Il convenait parfaitement à ce que je ressentais, depuis des jours et des jours. Oui, la grisaille était en harmonie avec mes pensées, la grisaille m'était douce, elle me réconfortait, je ne déparais pas, je me confondais avec elle, peut-être même je me fondais en elle. Une lumière vive, éblouissante m'aurait agressée et puis, je n'aime pas l'été. Après le film que je venais de voir (avec eux, pour être près d'eux, uniquement) - il va faire un "carton" a-t-il dit en sortant du cinéma (hum!) - c'est de-cette-grisaille-là exactement dont j'avais besoin. Eux, n'y ont pas fait attention à la beauté de cette grisaille en sortant de la salle. Ils sont vite retournés à leur voiture. Arrivée à la mienne je leur ai fait un petit signe quand ils m'ont dépassée, c'est alors que j'ai pris mon appareil et que je suis retournée devant le cinéma prendre ces photos : ce que j'ai vu en sortant du cinéma. Cette brumisation sur mon visage était jouissive. Je me sentais bien, dans cette grisaille, sous ce crachin. C'est l'été depuis huit jours (*_*).











Il était trop tôt pour dîner au restaurant mais je n'avais pas envie de rentrer, faire cuire des pâtes, faire mes courgettes et mon poivron, cuire mon poisson, puis faire la vaisselle. Oh non je n'en avais pas envie mais il n'était que 18 h 45! Je remontais dans ma voiture et je m'arrêtais à Sainte-Marine où le ciel était aussi sombre et le crachin aussi dense. Il y avait de la lumière à la crêperie, vu de l'extérieur pas un pékin, je rentre. Un couple était attablé. On me dit que les tables près de la baie vitrée sont réservées, on me propose une table d'où, tout de même, je domine le petit port; épatant. On me précise que le service ne commence que dans un quart d'heure. Pas de problème, je peux patienter avec cette vue dont je ne me lasse pas, dans le silence et sans musique. Ouf!




J'avais eu le temps de prendre ces deux photos, en une demi heure la salle était pleine, en bas et sur l'estrade. J'étais, comme d'habitude la seule cliente seule. Je me demandais quel effet ça pouvait faire de voir une femme seule au restaurant. Et je repensais à ces mots lus le matin dans un JDD, qu'un père avaient prononcés avant de mourir en s'adressant à sa fille* : "de veiller à ne jamais faire pitié". Je les ai fait miens depuis toujours.

* Marie Dabadie, secrétaire générale de l'académie Goncourt.


 

lundi 2 mai 2016

Promenade gourmande

Photos du jour





Tea-time gourmand.
Privée  de golf mais pas de sucreries!
Ce pourrait être une consolation... selon Maupassant.

"La gourmandise réside dans l'exquise délicatesse du palais et dans la multiple subtilité du goût, que peut seule posséder et comprendre une âme de sensuel cent fois raffiné."

Guy de Maupassant, Amoureux et primeurs.

mercredi 11 juin 2014

***

Enfin une journée estivale!
La corvée du jour : déposer à la déchetterie les détritus de peinture.
En profiter pour pousser jusqu'à Bénodet et faire une balade sur la "croisette".

L'eau est claire comme de l'eau de roche, la gendarmerie maritime veille et les touristes déjà nombreux (des retraités sans doute) se bousculent sur le pont supérieur de la vedette des Glénan, tandis que j'attaque avec gourmandise la chantilly de mon cappuccino en savourant la vue qui minimise mes regrets de n'être pas sur les rives du Léman.

"La vue d'une belle mer est consolante." Stendhal, De l'Amour

(A ne pas confondre avec une belle-mère. Hum!)

(Cliquer pour agrandir et se rafraîchir)