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mardi 18 juin 2019

Wouaf wouaf (2)

Ah mais ! Ce n'était pas du tout une histoire drôle. (Précédent billet).
Il n'était pas indiqué dans le premier article que le labrador avait disparu. 


Il était en fugue depuis mercredi 12 juin 2019, 12 h. Le chien « Malbec », qui avait rayé trois voitures et bousculé une femme âgée, dans le centre-ville de Quimper (Finistère) a été retrouvé, ce lundi 17 juin 2019, dans l’après-midi. | DR

Ouf ! Après 6 jours d'errance il a retrouvé sa maîtresse et, espérons-le, les câlins. Traumastisme tout de même. (Ouest-France).

samedi 15 juin 2019

Wouaf wouaf !



Un chien a rayé trois véhicules en stationnement et bousculé une vieille dame, dans le centre-ville de Quimper. (Photo d’illustration) | FOTOLIA



Un chien attaché à un présentoir à journaux a emporté avec lui l’objet. Dans sa course, il a rayé trois véhicules en stationnement et bousculé une vieille dame...
Suite Ouest-France

Humour ? Pas vraiment.. Si j'étais la vieille dame, ça ne m'aurait pas fait rigoler... et pour ma voiture non plus. Mais sans être concernée je trouve ce chien très amusant.


mardi 23 avril 2019

Une relation de cause à effet

Ce matin, je lisais cet article (la jeune mousse s'appelle Eve!), je m'y attardais sans raison particulière, mais peut-être que mon inconscient se remémorait ce film que j'avais beaucoup aimé : VOLONTAIRE, et j'enregistrais même la photo de l'article, ci-dessous, ne me demandez pas pourquoi, peut-être parce que je suis née (il y a très longtemps) à Brest et que la Marine y tient une place forte.
Je pensais aussi - un peu - à la dernière image du film LE CHANT DU LOUP, qui m'a donné quelques frissons (0_0).


Cérémonie de présentation aux drapeaux de l’École de maistrance et de l’École des mousses, sur le campus du centre d’instruction naval (CIN) de Brest. | DR/MARINE NATIONALE

Je précise que je lis la presse via ma tablette (Android) et que j'ai vraiment l'impression avec cette fichue tablette d'être suivie à la trace, c'est très énervant.

Et donc, ce soir, je reçois ça ! par courriel, à mon grand étonnement, avec un fou rire.  Il y avait quelques photos de marins que je ne peux pas reproduire ici.
 
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Il serait un peu tard pour m'engager dans la Marine et j'aime trop la liberté pour me plier à une discipline exigeante. Nonobstant, je ne nie pas admirer la prestance de ces marins.

Je lisais ce courriel en rentrant d'une promenade, par grand vent, sur le sentier côtier vers la baie d'Audierne, sans craindre  de faire une chute... j'empruntais le chemin : hardi petit !






mardi 25 avril 2017

PUR JUS DE RAISIN (0_0)

Pour changer un peu d'air durant cette période d'élections présidentielles, voici quelques perles de la presse régionale du Finistère, en 1910.



 Samedi 11 juin 1910
CORRESPONDANCE

Comme suite à la protestation d'un habitant de Loc-Maria, publiée dans nos colonnes, samedi dernier, nous recevons communication de la lettre suivante, adressée à M. le Maire, par M. Jules Henriot, le sympathique industriel de Loc-Maria.

Quimper, le 6 Juin 1910.

Monsieur le Maire de Quimper,

Je lis dans le numéro du Progrès de samedi la protestation d'un habitant de Loc-Maria, au sujet de la suppression de tout passage le long de la rivière, pendant les séances du Concours hippique. Cette lettre me semble présenter assez exactement les doléances des habitants du quartier. 
Société d'initiative des Fêtes quimpéroises, Sociétés agricoles ou hippiques, doivent pouvoir s'organiser, sans être obligées de se restreindre ou d'augmenter des dépenses déjà élevées, pour ne point léser les intérêts respectables des tiers. 
Rares étaient autrefois les occasions où Champ-de-Bataille et allées de Loc-Maria étaient interdits à la circulation : il fallait la seule circonstance du Concours régional. 
En moins d'une année, c'est la troisième fois que la circulation se trouve tout au moins gênée pendant une notable partie de la journée. [ndlr : Rien n'a changé en avril 2017]. Il est donc facile de comprendre ce légitime mécontentement d'une population dont les intérêts ont été jusqu'ici négligés. 
Une solution bien simple serait de nature à concilier les divers intérêts, en même temps qu'elle serait une sérieuse amélioration pour la ville entière. 
Au lieu qualifié encore de nos jours de "Bout-du-Pont", il existait autrefois un pont tournant, qui fut démoli vers 1720, par un bateau poussé par le courant. La prieure de Loc-Maria, qui revendiquait la propriété de ce pont, voulut obliger la Communauté de Ville à faire les réparations pour prix du passage qu'elle concédait gratuitement aux habitants. De longs débats suivirent. Bref, sous prétexte qu'il gênait la navigation, la Ville en acheva la démolition, en 1726. C'était couper en deux le fief de Loc-Maria; mais combien regrettable à tous égards et funeste devait être cette mesure au développement du faubourg, désormais séparé de la ville! 
Pourquoi ce pont, dont le rétablissement s'impose, ne se ferait-il pas sans retard ?
Je ne crois pas qu'on puisse faire valoir d'objections sérieuses : de moins en moins notre port reçoit des navires de faible tonnage, la rivière se comble et les navires de quelque importance doivent rester au quai neuf ; l'établissement d'un pont dans les environs de la rue du Palais ne serait donc d'aucune gêne pour la navigation. 
Nombreux en seraient au contraire les avantages : outre les relations générales facilitées, qu'il me suffise de vous signaler : l'accès des écoles de la rue Vis et de la rue du Chapeau-Rouge, du cimetière Saint-Marc, pour les habitants de Loc-Maria; l'accès du Champ-de-Foire et de la place Neuve, les Jours de marché, diminuant ainsi l'encombrement du centre de la ville; communications plus faciles entre les bureaux de Loc-Maria et la caserne .. Je vous prie de remarquer qu'en hiver, le passage par bateau est pénible souvent, et qu'il n'existe que le jour ; que, à cause de cela, le service des Postes, à Loc-Maria, a été modifié à notre préjudice; que, vu la longue distance, nous ne pouvons effectuer au quai les déchargements de charbons que nous devons faire venir par fer, etc...
Vous voudrez sans doute, Monsieur le Maire, prendre en considération cette rapide exposition, et agréer mes respectueuses salutations. 
Henriot.


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Simple question

La loi interdisant de servir à boire aux gens ivres est-elle oui ou non abrogée? 
Sinon, comment se fait- il que certains débitants peu scrupuleux servent impunément à boire à leurs clients jusqu'à ce qu'ils soient ivres-morts ?
La police municipale est cependant assez nombreuse, et quelques tournées faites de temps à autre dans les nuits de samedi et dimanche principalement, lui permettraient de prendre très facilement les délinquants. Dans l'intérêt des familles et de la sécurité publique, cela est nécessaire. 
Un habitant de Bourg-les-Bourgs.


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A NOS LECTEURS. — Nous attirons tout spécialement l'attention de nos lecteurs, sur l'annonce « Vin rouge du Roussillon », qui se trouve à la 8e page. 


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VIN ROUGE DU ROUSSILLON 
Titrant 10 degrés
En pièces d'environ 225 lit.  85 fr.
En 1/2 pièces d'env. 112 lit. 48 fr. 
logés en fûts neufs, rendu franco port et régie sur gare de l'acheteur. Paiement à 30 jours de la date, de l'expédition, sous déduction d'un escompte de 3 % ou bien à 60 jours, escompte de 1 1/2 %, ou à 90 jours sans escompte. 
Le vin que je livrerai étant récolté dans mes vignes, sortant de ma propriété pour aller directement à la cave de l'acheteur, sans passer par aucun intermédiaire, vous est garanti pur Jus de raisin. 
JUSTAFRE-PERAS, propriétaire-viticulteur, à Perpignan (Pyrénées-Orientales.) 
P. S. — Je ne promets ni prime ni cadeau ; dans l'intérêt du consommateur, je me contente de livrer scrupuleusement du PUR JUS DE RAISIN 
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EN CORRECTIONNELLE
Audience du mardi 7 juin 1910

Les élections de Léchiagat.

Au début de l'audience, le Tribunal a rendu son jugement dans l'affaire des élections de Léchiagat, dont les débats ont eu lien, comme on le sait, la semaine dernière. Le Tribunal a dit la prévention non justifiée et, en conséquence, a débouté M. de Servigny de son action et mis les huit prévenus hors de cause, sans dépens. 

Douarnenez. — Affaire de mœurs. — François, Marie, 60 ans, paveur municipal, est inculpé d'outrages aux mœurs, en Juillet, Août et Septembre 1909 et en Mars 1910. 
6 mois de prison avec sursis et 50 francs d'amende.

Plonéour-Lanvern.Vol de fagots. — Les femmes L'Hénoret, brodeuse, 28 ans, et Le Bléis, 36 ans, blanchisseuse, ont soustrait des fagots à un sieur Cossec. 
8 jours de prison chacune. 

Ergué-Armel. Lapins à 4 sous ! — Un incorrigible petit paysan de 15 ans, Jean-Louis Aminot, a volé un porte-monnaie à un de ses camarades, domestique agricole, il escroqua une somme de 4 fr. 70 à un horticulteur de Quimper, et, enfin, chaparda deux lapins, qu'il vendit 4 sous ! 
"Pourquoi tous ces vols ? 
- "Pour acheter des "choses"  parbleu, tabac, pipe et petits bateaux!"
Maison de correction, jusqu'à majorité. 

Ploaré. — Vandalisme. — Le 24 Mai, ; vers 6 h. du soir, Eugène Tanier, 26 ans, soudeur, se promenait, en état d'ivresse, sur le toit de la belle église de Ploaré. 
Obéissant à on ne sait trop quels motifs, il dégrada l'édifice et démolit même trois des clochetons. 
"Pourquoi avez-vous fait cela ? lui demande le président. | 
— "J'étais saoul, répondit-il, je ne sais ! pas ce que je faisais."  
Pour dégradation et mutilation d'un monument public, 10 jours de prison avec sursis et 5 francs d'amende pour la contravention  d'ivresse. 

Quimper. Outrages. — René Fulcran, qui fait défaut, a outragé, le 26 Mai, l'agent Montfort.  "Je vous crèverai les yeux", lui criait-il. 
En attendant, 20 jours de boîte. 

Douarnenez. Aménités électorales. - Le 24 Avril dernier, jour des élections, David, 38 ans, garçon boucher, et Louis Quintric, 19 ans, marin-pêcheur, se prirent de querelle au bout du pont. Une rixe s'ensuivit, et Quintric, à bout d'arguments, ne trouva rien de mieux que de casser plusieurs dents à David, à coups de sabots. 
Ce dentiste, d'un nouveau genre, est condamné à 15 jours de prison et à 5 francs d'amende pour la contravention d'ivresse. 
Le père, civilement responsable. 
A la suite de la scène précédente, la sœur de Quintric, mécontente de l'arrestation de son frère, prodigua, au brigadier Gouil, des épithètes plutôt salées, qui lui coûtent, pour avertissement, 25 fr. d'amende avec sursis. 

Beuzec-Conq.Nocturne. — Dans la nuit du 21 au 22 Mai, un individu en état d'ivresse, nommé Louis Gourlay, 25 ans, marin-pêcheur, proférait les pires injures devant la maison de M. Le Coq, gérant de l'usine Ramell. Ce dernier, agacé, déchargea sur l’énergumène un coup de carabine, qui produisit de légères contusions aux jambes. 
Le commissaire intervint. Il fut outragé, et Gourlay fit rébellion.  
"Je vous ferai casser, si vous êtes le commissaire," s'écriait l'enragé. 
Finalement, cette scène nocturne se solde par les condamnations suivantes : 
16 fr. d'amende, au gérant, pour coups et blessures ; 
10 Jours de prison et 5 fr. d'amende pour la contravention d'ivresse, au matelot, pour outrages et rébellion. 
"C'est pas mauvais, pour si peu", maugrée ce dernier, en hochant la tête... 
Joli ménage. — Le ménage Poupon, de la rue Neuve, n'est pas précisément ce qu'on pourrait appeler un ménage modèle. Quand le mari a bu, ce qui lui arrive plus souvent qu'à son tour, il cogne sur sa vieille moitié. 
Il cogna même si fort, l'autre jour, à coups de trique et de cuiller à pot, que la pauvre femme dut être envoyée à l'hospice. Elle s'enivre aussi, la malheureuse, comme elle le concède à l'audience : 
"Je bois un peu aussi !" 
En tout cas, ce n'est pas une excuse pour son conjoint brutal, qui attrapa un mois de prison.

=0=0=0=

PUB !


(Le pèse alcool n'est pas superflu. Mmm!)

(°_~) 
 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ! 
A consommer avec modération !
(*_*)

lundi 18 avril 2016

Dans la presse...

... lue avec beaucoup de retard (JDD 27 mars et 3 avril 2016).

+ 24 %
"C'est la progression des ventes de la marque Porsche en France en 2015, avec plus de 5.000 voiture livrées. Dans le monde, la progression atteint 19 % et c'est une année record avec 225.000 véhicules vendus.
Du coup, la semaine dernière, la direction du constructeur allemand a annoncé l'octroi d'une prime exceptionnelle à la totalité de ses salariés. Elle s'élève à 8.911 euros [...] et non sans humour, une référence historique au modèle de la fameuse 911."
(Passionnant, euh! c'est mon côté Fangio qui se réveille).

"Légion d'honneur, cuvée de Pâques.
Décorations : un dessinateur, deux chefs étoiles, des élus..."
Je note que Benoîte Groult a reçu la décoration de Grand Officier, à 96 ans! Elle n'a toujours pas décidé d'appuyer sur La Touche étoile (publié en 2006, à 86 ans) et elle a eu raison.  Enfin, je-dis-ça-je-dis-rien. Hum!
« Je veux m’en aller, ma hotte lourde de souvenir et les yeux pleins de la fierté d’avoir vécu vivante jusqu’au bout. »
Une Croix d'honneur méritée.

"L'amour à perpétuité". Vous n'aurez pas ma haine de Antoine Leiris qui publie un bref récit des douze jours passés après le drame du Bataclan (son drame). Sa lettre m'avait bouleversée (je n'étais pas la seule à l'avoir été).
"[...] il a replongé dans ses chers bouquins, un asile plus utile à ses yeux que les cellules d'urgence psychologiques. Il vient d'achever Gros-Câlin, le premier livre publié par Romain Gary sous le pseudonyme d'Emile Ajar. Cette "histoire d'un mec qui adopte un python car il a grand besoin d'affection" l'a rassuré : "Je suis encore apte à sourire. Le chagrin est là, mais la vie aussi.".

Au Centre Pompidou, Paul Klee jusqu'au 1er août : une rétrospective avec 230 œuvres exposées!
Paul Klee : L'arme du rire (cf. Télérama).
Paul Klee : L'esprit railleur, l'ironie romantique.

Bon, il y a autre chose dans la presse de plus intéressant, mais tout de même Paul Klee et Gros-Câlin, ça vaut le coup de les noter.

(Je me demande dans quels libellés mettre ce billet? Divers? Variétés (0_0)? Hi!)
  • La réalité est si infiniment diverse qu’elle échappe aux déductions les plus ingénieuses de la pensée abstraite ; elle ne souffre pas de classifications nettes et précises. La réalité tend toujours au morcellement, à la variété infinie. (Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts, 1862)

jeudi 29 août 2013

La France et les Français vus de l'étranger

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Je buvais du petit lait ce matin en écoutant la Revue de presse internationale, à l'heure de mon petit déjeuner et de mon thé, sans lait. En titre de cette revue de presse : Les Français vont mal (enfin, presque...).

Un lecteur écrit dans le Wall Street  : 
 
"Çà y est, j'ai enfin compris pourquoi les Français mettent du papier peint partout, même sur les portes. C'est pour camoufler les fissures, c'est un vrai cache-misère..."
 

Dans le New York Times, un journaliste écrit : 

« Les Français pensent trop », cela les empêche d'être heureux. « Ils prennent plus d'antidépresseurs que la moyenne européenne, ils se suicident davantage. Ils se font plomber par les taxes, les questions migratoires, les scandales politiques »,  ils « jalousent l'Allemagne », ils en ont marre de la stagnation, du temps pourri qui leur a volé le printemps... « Il faut juste qu'ils comprennent que ce n'est pas la fin du monde, mais la fin d'un monde. »

Et toujours dans le New York Times, une petite note optimiste par René Cohen, l'éditorialiste Anglais du journal :
 
"La morosité des français, ce n'est pas tant un coup de blues qu'un « état permanent qui nous permet d'aborder le réel avec pragmatisme »
« Dites à un français qu'il fait beau, il vous dira que ça ne peut pas durer. Dites lui qu'il fait chaud, et il vous dira que ça veut dire qu'un orage approche ». La morosité, reprend le journal, « ce n'est qu'un petit travers dans un pays où la médecine est bonne, où l'éducation fonctionne encore, un pays d'une immense beauté » ...  avant de conclure qu'il « vaut mieux être malheureux qu'hypocrite, écœuré que naïf, et qu'il vaut assurément mieux être maussade qu'imbécile."