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vendredi 29 mars 2019

***

A 18h58, je le photographiais à travers la vitre, je me demandais ce qu'il butinait là ce bourdon.
J'ai ouvert la porte pour le prendre de plus près, il s'est envolé.



A 22h58, j'ai de la fièvre - enfin je crois -, j'ai les joues en feu mais c'est peut-être la cortisone - premier jour - qui commence à faire des flush et j'ai la migraine. Mais je peux marcher - un peu - à nouveau. Miracle de la cortisone. Vu trois fois ma toubib en  dix jours. J'en ai assez. Assez des examens, assez des radios, assez de la kiné. Je ne veux pas vieillir comme ça.
- Les problèmes s'accumulent en ce moment, me dit-elle.
- Oui, je trouve aussi. J'espère ne pas vous revoir top vite, lui dis-je, même si je vous aime beaucoup (et c'est vrai, elle est merveilleuse).
- Moi aussi je vous aime bien, m'a-t-elle répondu.
En plus, il fait un temps magnifique et je ne peux rien faire. Je contemple le ciel et le bourdon.
J'ai le bourdon.

dimanche 12 août 2018

Suite...

Les petits oiseaux ce matin picorant sous la pluie, me réjouissaient.
A midi, j'entendis une pie crier comme une folle. J'allais sur la terrasse pour la chasser. Je l'entendis à nouveau; son cri , son excitation m'intriguèrent. Je retournai sur la terrasse. Que vois-je ? Un oiseau superbe. Je ne prends pas le temps de l'observer, je vais chercher mon appareil photo en marchant sur des oeufs, priant pour qu'il ne bouge pas. Je reviens sans faire de bruit, l'oiseau me regarde de son oeil fixe. C'est alors que j'aperçois le petit oiseau entre ses pattes, déjà déplumé et dépecé.  Clic clac, la photo est faite.  C'est un rapace et probablement une buse. En pleine ville ! 
Mes pauvres petits moineaux, je ne vais plus pouvoir les nourrir s'ils attirent les rapaces. C'était un test que je faisais depuis quelques jours; j'avais même acheté des graines pour les oiseaux de la nature. Ils me tenaient compagnie pendant que je prenais mon petit déjeuner sur la terrasse.
En essayant de m'approcher la buse s'est envolée, sa proie entre les pattes.

Je ne souhaite pas voir les oiseaux déchiquetés par des prédateurs sous mon nez. .. même s'il y a une certaine beauté dans cette sauvagerie.


(Cliquer pour agrandir, clic droit pour afficher)

"Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison"


Samedi 4 août





Dimanche 12 août



Pluie d'été - 
Les moineaux picorent
Mes yeux pétillent. 

Les oiseaux

Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,
Ils chantent à l'été des notes de bonheur ;
Ils parcourent les airs avec des ailes d'anges
Échappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

Tant que durent les fleurs, tant que l'épi qu'on coupe
Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,
Tant que le rude hiver n'a pas gelé la coupe
Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids,

Ils remplissent le ciel de musique et de joie :
La jeune fille embaume et verdit leur prison,
L'enfant passe la main sur leur duvet de soie,
Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

[...]

Alphonse de Lamartine




vendredi 23 décembre 2016

***

Derrière la fenêtre, à l'aube, ce matin,
j'avais un cadeau...


J'allais le voir de plus près, de l'autre côté...


... Les araignées étaient venues me souhaiter un Joyeux Noël,
avec des perles de pluie...


Ô les délicates guirlandes!
Chères araignées, ne me quittez pas...



 

Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie 
Le rouge et le noir 
Ne s'épousent-ils pas 
Ne me quitte pas

lundi 15 août 2016

Tout ce qui tremble et palpite...Pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter




De la Borie de Provence, en pierre sèche
 au Nid d'hirondelles de Bretagne, en... fiente sèche...
ce n'est qu'une question de volume! 

 

Les dégâts ont été nettoyés il y a quelques jours. Mais pas pour longtemps. Le nid est toujours là, photographié cette fois de l'extérieur. Un nid en béton pour ces poids-plumes! Pas le courage de le détruire, il est beau, me fait penser aux Bories de Gordes en Provence. A chacun son imagination et, ses souvenirs...

Donc, ce nid dans les voliges de notre toit est une espèce de mini borie à l'envers! Bon, quand les nouvelles fientes formeront une vraie borie sur le toit, on avisera. Mmm!



Cliquer sur l'image, puis clic droit pour "afficher l'image"  et + pour agrandir

Petit rappel des dégâts




J'écrivais tout ceci il y a quelques jours...

Et vlatypa que, vendredi dernier, 12 août, je fais une découverte.
Je démarrais mon parcours de golf à 13 heures sous un ardent soleil et ne tardais pas à mettre ma casquette.




Au trou n° 3, je faisais déjà une pause sous les arbres près de la rivière "enchanteresse", (souvenir parisien), rapidement, car deux joueurs me suivaient. 



En revenant vers le green, je sentais le soleil de plomb qui me liquéfiait autant qu'il me rôtissait. Je buvais un peu d'eau. Au trou suivant, j'enlevais ma casquette trouvant qu'elle empêchait l'air de passer sur mon crâne et je m'aspergeais le visage et les cheveux avec mon brumisateur; arrivée au green, cheveux secs. Je remis la casquette. Je devais être écarlate. Il faisait trop chaud et pourtant les températures n'étaient pas encore caniculaires, j'avais le souvenir d'une insolation au golf il y a quelques années. Je décidais alors de terminer mon parcours en passant du 6 au 9 et j'allais m'abriter un peu du soleil dans les ruines pour, une nouvelle brumisation rafraîchissante. Et là, que vois-je sur le sol de plus en plus cra-cra, ça :


Évidemment, ça me rappelait quelque chose. Je levais alors la tête et découvrais ce nid-mini-borie sur la poutre. Décidément, quelle coïncidence (il faut rappeler que mon bien-aimé m'appelait Sherlock). Je posais mon brumisateur et prenais ces photos.





Je m'étais bien rafraîchie, je devais avoir la mèche rebelle, la coiffure décoiffante, le visage ensoleillé décomposé mais je m'en fichais complètement, ça allait avec le reste. Je passais comme une flèche devant la terrasse du club-house.

[...]

Dans ma voiture... flottait un air de liberté. Je me sentais à nouveau disponible pour ma bien (mal) aimée, solitude. Je revenais à mes amours, fidèles, celles qui me donnaient autant de moments de joie que de grande mélancolie et d'angoisse. Je venais de faire un grand pas.

Je décidais au retour d'aller déposer quelques vêtements et accessoires chez Emmaüs; les "déposants" étaient très nombreux, j'étais étonnée, par cette chaleur.

In my sweet home je m'installais sur la terrasse, à l'ombre of course. Je regardais le ciel d'un bleu magnifique, deux oiseaux planaient au loin : deux points minuscules  avec des ailes, dans le ciel, un noir et un blanc. Je les enviais. Mes fleurs aussi avaient pris un coup de Penn Bazh.

   
Installée sur mon banc en sirotant un thé, je pensais à mille choses, mille souvenirs, jamais mon cerveau ne s'arrête de penser et, je regardais ces galets, de loin j'y voyais une paire de fesses. Ma foi, pourquoi pas... Des fesses en forme de poires, il y en a plein les rues, on passe de la pomme à la poire. Hi! On peut aussi être une pauvre pomme et une vraie poire. (o_0)


Le long week-end du 15 août commençait, je pensais (et oui encore) à toi maman... et j'ai peur j'ai peur... de mourir comme toi.
Je passe du rire au drame! Respirez, soufflez!

Ce soir je dînais sur la terrasse en compagnie des oiseaux qui avaient l'air de danser au son du piano que j'écoutais à la radio : La Bagatelle op 126 de Beethoven.



Il était 21 heures. Soudain une corneille (ou un choucas) fit son apparition sur le bord du toit et sautilla jusqu'à l'endroit exact où se trouve le nid d'hirondelles, au-dessus de ma fenêtre. Alors là tout s'éclaircit : les deux oisillons morts tombés du nid avaient été dénichés par l'un de ces oiseaux noirs! Conclusion peut-être hâtive de Miss Holmes...



J'ai enclenché la vidéo trop tard...



La lumière était belle au soleil déclinant. 




La vie pouvait-elle encore l'être aussi?






Dimanche 14 août  : promenade en fin d'après-midi après être restée enfermée dans une pièce à 22° quand il faisait dehors dans les 30° sous abri! Je n'avais que trois pas à faire pour une balade rafraîchissante le long de la rivière. Je rasais tout de même les murs et les arbres pour avoir un semblant d'ombre. 




Ils font déjà demi tour!
C'est sûr ils vont plus vite que moi et pour avoir de l'air
c'est mieux qu'un ventilateur!


  
Mais ils font plus de bruit que celui-ci avec son canoë!



J'ai moi-même fait demi tour après une demi heure de marche, il faisait encore très chaud. J'avais mis un vieux bob sur la tête et mes lunettes de soleil, mais j'étais loin de ressembler à Meryl Streep dans Out of Africa et j'aurais bien aimé être shampouinée par Robert Redford pour me rafraîchir la tête! 

Lundi 15 août : bonne fête ma petite maman chérie
Lecture du dernier livre emprunté à la médiathèque : Béton de Thomas Bernhard. Jamais déçue par cet écrivain.  J'ai l'impression quand je le lis qu'il n'a écrit que pour moi (prétentieuse)!

.../... Samedi et dimanche, écouté Michel Onfray, toujours aussi drôle, oui oui!
A propos des  Nématodes (vers parasites), imagé par M. Onfray :
"Barboter dans une piscine ça vous tue un nématode en deux secondes (le chlore, les poils humains, les crottes de nez etc.)"
A vous dégoûter d'aller dans les piscines.
Autres citations :
"Pas de paradis pour les blaireaux. Je parle des animaux..."
"Si vous avez mal au dos, c'est que vous en avez plein le dos" (Théorie de Groddeck). Je vous dis pas si vous avez mal au rectum..." Eh oui! c'est imagé je vous le dis!
"Le mulot a du toupet!" "Vous pouvez le twitter" dit-il en riant.
"J'ai connu des arrières-trains solaires" dit-il en contrepoint d'une citation où l'on parlait d'arrières-trains lunaires. Mmm!
Tout cela sorti du contexte de sa conférence n'est pas sérieux (shame on me), mais ça l'est (sérieux). A réécouter, on ne s'ennuie pas une seconde. Un intervenant en fin d'émission sur La théorie du fumier, n'a pas démonté Onfray.
Puis il revient sur Schopenhauer, le pessimiste positif, avec Le monde comme volonté et comme représentation. M. Onfray nous rappelle qu'il influença Nietzsche qui fut un disciple de Schopenhauer :

"Nietzsche, le plus grand des disciples de Schopenhauer, célébrera toute sa vie le génie de  son éducateur qui lui a ôté des yeux « le voile de l'optimisme ». Dans ses Considérations inactuelles, il écrit au sujet de son maître : 
« Je suis, dit Nietzsche, un de ces lecteurs de Schopenhauer qui, après avoir lu la première page de lui savent avec certitude qu'ils iront jusqu'à la dernière, et qu'ils écouteront chaque parole sortie de sa bouche. Ma confiance lui a été acquise dès l'abord, et après neuf ans écoulés elle est encore la même. Pour tout dire en un mot et avec un sentiment peut-être outrecuidant, je le compris comme s'il avait écrit pour moi."
(Source)
   C'est sûr, il devait y avoir plus de monde sur les plages à "barboter" - dans des eaux moins parasitées espérons-le que dans les piscines -, qu'à l'écoute de France Culture.

Fin de ce long week-end. Chaleur étouffante, les 22° à l'intérieur sont passés à 26. A l'extérieur il fait encore 32°, pas un souffle de vent pour faire courant d'air. Mal de gorge, sans doute à cause des douches et du ventilateur. Faut faire des choix : crever de chaud ou attraper une angine... Allons prendre une énième douche de toute façon le mal est fait. Il est 23 heures...

samedi 16 juillet 2016

Ca va pas la tête *

*

 (Mon Bouddha me parle (=_=))

 Ça chauffe, je m'en grille une!





"Certains observateurs pensent qu'il existe des enseignements bouddhistes qui forment une base philosophique pour l'anarchisme.
[...]
L'anarchisme socialiste dénonce le fait que l'État et le capitalisme génèrent l'oppression et donc la souffrance. L'État est une institution qui encadre le désir du pouvoir, et capitalisme le désir du bien matériel. Essayer de contrôler d'autres êtres humains, du point de vue des Bouddhistes-anarchistes, ne peut que causer de la souffrance, à ceux qui sont contrôlés, mais aussi dans l'extrême, à ceux qui contrôlent. S'attacher et accumuler des biens matériels, de même, augmente la souffrance pour le capitaliste et pour ceux avec qui il marchande."
(Source Wikipédia : L'anarchisme bouddhique)

"BANGKOK (AFP) - Un quart des moines bouddhistes de Thaïlande fume en dépit de nombreuses campagnes de sevrage de la nicotine, ont indiqué des experts [...]
 [...]
"Les moines devraient montrer l'exemple à la population, alors nous avons décidé qu'ils ne devraient pas fumer en public", a dit Phra Maha Pisarn, un moine du Wat Pathum Wanaram, grand monastère de Bangkok où un moine sur cinq est fumeur. "Mais ceux qui n'arrivent pas à arrêter de fumer ont le droit de fumer dans les parties privées des temples".

Les moines sont censés fuir les plaisirs terrestres mais aucun édit religieux ne leur interdit le tabac, contrairement à l'alcool ou la drogue. Le clergé a néanmoins demandé aux fidèles de ne plus donner des cigarettes en offrande dans les monastères comme ils le faisaient depuis des décennies."
(Source)

mercredi 25 mai 2016

Le nouveau guide du littoral

Restauration




Efficace en 10 secondes avec la super-glu(e).
A vérifier  après la pluie.

=0=0=0=0=

A la déchetterie, une fois de plus. Je fais le vide en ce moment.
"On" me demande souvent pourquoi je fais ces kilomètres pour aller à cette déchetterie alors qu'il y en a de plus près. Eh bien, pour la balade après la corvée!

Et aujourd'hui, j'ai eu un bon copain. Il m'a suivie, il me devançait parfois, il s'arrêtait, se retournait pour voir si j'étais toujours là, il m'attendait s'il prenait de l'avance. Sympa! (Je pensais à une autre copain...).

A l'aller...






Le ciel était splendide

 ... Au retour (il a fait demi-tour avec moi!)






Alors que je rejoignais ma voiture, il était déjà en train de frétiller de la queue auprès de promeneurs qui venaient d'arriver. Je n'étais pas inquiète, il avait un collier, ce n'était pas un chien perdu, tant mieux, je ne l'aurais pas adopté. C'est le nouveau guide du littoral;-) à Penhors! Il me semblait l'avoir déjà vu un jour, au restaurant, sur cette terrasse face à l'Océan : le chien du patron peut-être?

(Cliquer sur les images pour agrandir)

mercredi 16 mars 2016

Il n'y a pas que les hirondelles...

... qui font le printemps!

Sur la terrasse ce matin.



Une mésange bleue? 
Un ange, c'est sûr!

samedi 6 juin 2015

Une Mouche Zen

Ce matin, cette mouche m'a intriguée, elle ne bougeait pas, je l'ai cru morte.
Je l'ai titillée avec une branche, pensant qu'elle allait s'envoler si elle était vivante. Elle a grimpé sur la pointe, lentement. Je me suis dit que cette mouche n'en était pas une vraie - enfin, de celles qui sont agaçantes car celles-là s'envolent aussitôt qu'on s'en approche - ou alors, elle était endormie ou complètement groggy.









Elle restait tout de même solidement attachée au bout du bâton et je la transportais pour la poser sur la joue de mon guerrier Chinois (Archer agenouillé).




Je me disais que ça ferait une jolie mouche, un grain de beauté avec des ailes. J'ai dû m'y reprendre à deux ou trois fois après l'avoir posée sur son front. Elle ne tentait toujours pas de s'échapper.






Peut-être allait-elle revivre sur la joue du Bouddha qui se trouvait au soleil? Hop! Je reprends le bâton, elle grimpe dessus sans se faire prier et je la transporte sur la joue du Bouddha. Les mouches aiment la chaleur.


 

Eh bien oui! Dès que je l'eus posée sur sa joue, je la vis tricoter avec ses petites pattes de devant, se réanimer, faire sa toilette. Mmm! Et sitôt fait, s'envoler...




« Comme symbole d’effronterie et d’impertinence, il faudrait prendre la mouche. Tandis que tous les animaux, en effet, craignent l’homme au-dessus de tout et le fuient déjà de loin, la mouche, elle, se pose sur son nez. »
Arthur Schopenhauer, Essai sur les apparitions et opuscules divers.