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vendredi 29 mars 2019

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A 18h58, je le photographiais à travers la vitre, je me demandais ce qu'il butinait là ce bourdon.
J'ai ouvert la porte pour le prendre de plus près, il s'est envolé.



A 22h58, j'ai de la fièvre - enfin je crois -, j'ai les joues en feu mais c'est peut-être la cortisone - premier jour - qui commence à faire des flush et j'ai la migraine. Mais je peux marcher - un peu - à nouveau. Miracle de la cortisone. Vu trois fois ma toubib en  dix jours. J'en ai assez. Assez des examens, assez des radios, assez de la kiné. Je ne veux pas vieillir comme ça.
- Les problèmes s'accumulent en ce moment, me dit-elle.
- Oui, je trouve aussi. J'espère ne pas vous revoir top vite, lui dis-je, même si je vous aime beaucoup (et c'est vrai, elle est merveilleuse).
- Moi aussi je vous aime bien, m'a-t-elle répondu.
En plus, il fait un temps magnifique et je ne peux rien faire. Je contemple le ciel et le bourdon.
J'ai le bourdon.

jeudi 23 août 2012

Ecologie urbaine

La dernière fois que je l'ai vue c'était sur mon parking, l'an dernier. Hier c'était sur ma terrasse! J'étais en train de couper les branches mortes de mon Polygala, je l'ai bien amputé le pauvre - après la sécheresse et le gel de cet hiver il est bien mal en point -, quand elle est arrivée comme une flèche. J'ai tenté de la suivre, maladroitement!


Abeille charpentière dite aussi Bourdon noir ou Bourdon bleu.



L'accompagnement radiophonique n'est guère champêtre!

samedi 12 mai 2012

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Petit tour sur la terrasse ce matin. Tiens un bourdon.
Mmmm! Il est bien groggy.
Je crois qu'il a pris un coup de Penn Bazh!






mardi 3 mai 2011

De la gravité au fou rire

Dimanche 1er mai.
J'ai prononcé ton nom tout haut, trois fois, ce matin, intensément, avec gravité et pas en une seule fois :
En me réveillant, plus tard en me regardant dans le miroir, puis à midi en coupant mes tomates c'étaient tes mains que je voyais, c'était toi que je voyais, préparer nos repas. Pourquoi? Parce que je prends le même chemin que toi? Je me sauve un peu, je le crois, en écrivant ici. C'est pour cela que je ne peux pas - encore - arrêter.
Maman.
Tu me manques.
Et je suis là, maintenant, à relire les seules et uniques lettres de notre correspondance que j'ai pu retrouver : les deux tiennes que j'avais conservées et les deux miennes que j'avais retrouvées chez toi après ta mort. Que n'ai-je gardé toutes tes lettres!

On ne dit jamais assez...


... à ceux qu'on aime.

En attendant, le bourdon butine dans mon rhododendron!




Lundi 2 mai.
On ne s'étaient pas vues depuis un an et demi et ce fut comme si c'était hier. J'ai une complicité incroyable avec elle, ma filleule. On peut rester des mois sans se voir et nos retrouvailles sont toujours joyeuses. J'ai l'impression d'avoir son âge quand je suis avec elle. Nous rions d'un rien, un détail qui tue et nous partons dans un fou rire extravagant. Ce soir au restaurant, son mari (mon neveu) nous regardait, étonné, et semblait ne pas comprendre ce qui nous faisait rire.
Nous avions commandé toutes les deux deux souris d'agneau au miel et lui une pièce de boeuf. Le garçon arrive avec les plats :
- C'est pour qui les souris d'agneau?
Et en choeur, elle et moi nous répondons en éclatant de rire :
- Pour les deux souris!
Oui, c'est idiot mais ce que c'est bon.
Lorsqu'on apporta son dessert - elle avait choisi un émincé de pommes au sabayon avec ganache! - nous dûmes mettre notre serviette sur notre bouche pour étouffer nos rires. Nous pouffions carrément! Et mon neveu non plus n'a pas pu se retenir.

"La ganache tirerait son nom d'une erreur de manipulation : un apprenti chocolatier ayant versé par erreur de la crème bouillante sur du chocolat se fit traiter de ganache (abruti) par son maître. Mais le mélange, loin d'être inutilisable, prit le surnom de son inventeur".

Quelle manque de savoir-vivre tout de même de rire comme cela au restaurant; nous avons réussi à faire rire les serveurs et une femme à la table voisine! Elle ne pouvait plus s'arrêter. Heureusement que nous étions à l'étage, dans un endroit un peu retiré.
Je crois que c'était simplement la joie de nous revoir. La soirée a passé trop vite.
Mais aussi, j'ai des étoiles dans le coeur...***

"L'homme souffre si profondément qu'il a inventer le rire."
Friedrich Nietzsche

Mais aussi :
"Le rire de la joie est en pleine harmonie avec la vie intérieure."
Lewis Carroll

dimanche 15 août 2010

Tant que le bourdon butine j'ai pas le bourdon

Ce matin au réveil ciel incroyablement bleu (on nous annonçait un mauvais temps), les mouettes ont commencé leur joyeuse chorégraphie rieuse – ou l’inverse, au choix !
Courte nuit ou plutôt longue nuit sans sommeil, troublée par mes pensées et d’horribles crampes. Ma cure de magnésium et autre grigri ne servent à rien.

A midi, sur un coup de tête, au son des cloches, tandis que les chrétiens sortent de l'église après la messe, je commence à poncer le bas de la porte d’entrée qui s’écaille, profitant de l’absence de mon voisin, en vacances. L’ancien propriétaire m’avait laissé un pot de peinture de la couleur adéquate pour repeindre la porte (sic). Gonflé ! Il aurait pu le donner à mon voisin. Bonne poire, ou bonne pomme, c’est selon, je me lance. Deux couches pour le bas, demain je donnerai une troisième en repeignant toute la porte dont le reste n’est pas abîmé. Je déteste les jours fériés; j'adore bosser les jours fériés.
Une femme seule doit savoir bricoler !

Stupéfiant, il est 14 heures, je prends un café sur la terrasse, je lève les yeux et je vois un arc-en-ciel qui entoure le soleil, oui, qui encercle le soleil. Jamais vu ça. J’essaie de le photographier, cadrant au pif car je ne peux pas regarder le soleil en face. Le résultat n’est pas probant ni à la hauteur de ce que je vois.




Tant pis, l’essentiel n’est pas dans la photo mais dans le regard. Ici on ne voit pas l'arc-en-ciel.

Plus tard… je tente une sieste pour récupérer le manque de sommeil. Je n’y arrive pas, trop de choses dans la tête pour somnoler.
C’est la Sainte Marie : bonne fête maman. Je pense à ta succulente tarte aux pommes, à ta solitude aussi, à ces mots écrits sur un petit bout de papier, retrouvé, après ta mort : "je ne trouve plus mes mots, je cherche mes mots, je dois les agacer". Putain tu me manques tiens. J'adore dire des gros mots quand je pense à toi. Je pense…. je pense… je pense… Quand vais-je arrêter de penser ?
Alors je lis. Ceci – c’est étrange au moment où je pense à ma mère :
"Cette année aussi, ma mère s’est installée pour ses vieux jours dans un appartement où elle sera seule, le dernier ?"
Paul Nizon, Journal, le 16 novembre 1976, Zurich.
Et je me souviens de toi maman quand tu étais dans ton appartement, seule.
Aujourd’hui, c’est moi qui suis installée, seule, dans mon nouvel appartement; le dernier ? Je l’espère. Je préfère mourir avant qu’on ne m’emmène ailleurs.

Qu’est-ce que c’est ? Un pétard vient d’exploser en bas de chez moi ; envolée de pigeons et tourterelles effrayés. Puis un deuxième pétard, les cons !
Et maintenant j’entends un bruit qui cogne. C’est le 15 août, le quartier est vide. J’ai laissé la porte de l’entrée ouverte pour que la peinture sèche.
Je me drape dans mon paréo, je descends en trombe les escaliers craignant qu’un cinglé mette un troisième pétard dans le hall. Pas d'artificier en vue, youpi! Je tâte la peinture, à peine sèche, c’est de la glycéro. Je pousse tout de même la porte sans la fermer complètement. Suis pas trouillarde heureusement. Ma devise c’est : il n’arrive malheur qu’aux trouillards ! J’y crois sans savoir pourquoi. Comme pour les chiens : seuls ceux qui en ont peur se font mordre.

17 h 30. J’écris tout ceci dans mon cahier sur ma terrasse, en écoutant Philippe Sollers sur France Culture qui parle de Bordeaux, qui s’interrompt de temps en temps pour nous laisser entendre ses divins choix musicaux.

Tout va bien, la vie est belle ?


Oui, la vie est belle - malgré tout... ce qui ne va pas bien - puisque le bourdon butine, tout près de moi.

lundi 12 juillet 2010

Bourdon butineur




Je prenais tranquillement mon ptit déj et je le vois tournoyer au-dessus des pivoines. J'ai déclenché un peu trop tard, je ne me balade tout de même pas avec mon appareil de photo dans mon peignoir!

Mais si je vous assure, il est au coeur de cette fleur!


Bon, la photographe peut aller se rhabiller et finir son ptit déj, parce que franchement les photos sont un peu ratées et n'ont rien à voir avec le merveilleux de la réalité.

Hop! Le voici qui passe dans l'autre pivoine.
Miam, ça a l'air vachement bon là-dedans.