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mercredi 15 avril 2015

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Ce soir sur Arte à 23 heures un documentaire  : Günter Grass, un écrivain engagé. Apparemment, il n'y aura pas de rediffusion.



"Ce documentaire suit l'écrivain allemand en 2005 et 2006, jusqu'à la parution de ses mémoires "Beim Häuten der Zwiebel" (Pelures d'oignon). Au-delà de la polémique qu'a déclenchée ce récit et plus encore les révélations de Günter Grass sur son enrôlement dans les Waffen-SS, le documentaire met avant tout l'accent sur l'omniprésence de l'écrivain : conférences, campagne électorale pour les élections au Bundestag, remises de prix… il est partout. Entre deux apparitions, il rencontre ses traducteurs à Gdansk, sa ville natale, et assiste à une représentation théâtrale à Paris avec sa fille Helene, elle-même actrice. Hormis les entretiens avec Grass lui-même, d'autres intervenants nous racontent l'homme : son éditeur Gerhard Steidl, les écrivains Amos Oz et Salman Rushdie, ainsi que l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Loin de condamner les erreurs de jeunesse de Grass, les deux documentaristes montrent combien ce comportement coupable motive aujourd'hui son travail artistique et son engagement politique."

A lire dans la Revue des Ressources : Günter Grass : avoir le dernier mot.

lundi 13 avril 2015

"Nous sommes tous les témoins passifs d'une barbarie sans cesse renouvelée" (Günter Grass)

Günter Grass est mort
 (16 octobre 1927- 13 avril 2015)


Günter Grass

 Günter Grass receiving his Nobel Prize from His Majesty King Carl XVI Gustaf of Sweden at the Stockholm Concert Hall, 10 December 1999.
Copyright © FLT-Pica 1999,
 Photo: Anders Wiklund

"L’auteur du Tambour, peut-être son livre le plus célèbre, ferrailleur à gauche, romancier engagé, conscience morale de l’Allemagne d’après-guerre, avait reçu le Prix Nobel de littérature en 1999. Il avait 87 ans, et est décédé dans une clinique de Lübeck, a annoncé son éditeur." (Le Temps)

Günter Grass fut également peintre, graveur, sculpteur.
Quelques oeuvres (Source) :

 http://masmoulin.blog.lemonde.fr/files/2010/08/1943.1281332682.jpg 

Mon siècle 1943


1955-guerre-froide.1281332743.jpg

Mon siècle 1955, Guerre froide

1961-mur-de-berlin.1281332821.JPG
  
Mon siècle 1961, Construction du mur de Berlin
 

http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/assets/image/2009/10/IMG_0001.jpg

Mon siècle 1989

"Au dessus du piano, le portrait du sombre Beethoven, cadeau de Greff, fut ôté de son clou et, au même clou fut exposé un Hitler au regard pareillement sinistre. Matzerath, qui n'avait pas le goût de la musique grave, voulait bannir sans rémission le musicien sourd. Pourtant maman, qui aimait beaucoup les phrases lentes des sonates beethovéniennes, les avait étudiées sur notre piano deux ou trois fois plus lentement qu'il n'était indiqué et les faisait s'égoutter de temps à autre, obtint à force d'insistance que le Beethoven prît place non pas au-dessus du divan, mais au-dessus de la desserte. Ainsi commença cette confrontation sinistre entre les plus sinistres : Hitler et le génie, suspendus face à face, se regardaient, se perçaient à jour et pourtant n'éprouvaient aucune sympathie réciproque."

Günter Grass, Le Tambour.

Mon hommage :
J'avais enregistré cet extrait tiré d'un documentaire sur Max Frisch.

Mardi 14 avril.

Au lendemain de sa mort, de nombreux articles parlent du côté sombre de sa jeunesse, les hommages se multiplient, l'ambiguïté, la polémique persistent mais le talent de l'écrivain, de l'artiste est incontestable, comme celui de L.F. Céline.

dimanche 16 octobre 2011

Max Frisch, citoyen

J’ai réussi à la voir finalement, cette émission, annulée, puis reportée le 3 octobre : Max Frisch citoyen, mais malheureusement sans le film de Volker Schlöndorff, Homo faber.


Max Frisch. «L’écriture fut sa seule expérience de liberté»,
dit Julian Schütt, son biographe. (Keystone)
La Suisse célèbre cette année le 100è anniversaire de sa naissance

"Après des études de langue et de littérature germanique à Zurich, Max Frisch (1911-1991) se lance dans une carrière de journaliste-reporter, avant de reprendre une formation d’architecte, activité qu’il exercera de 1942 à 1954, parallèlement à ses débuts d’écrivain. A la lecture de son premier roman, J’adore ce qui me brûle (1943), le dramaturge du Schauspielhaus de Zurich, l’encourage à écrire une pièce. Ce seront successivement Santa Cruz, La Grande Muraille de Chine, Don Juan ou l’amour de la Géométrie, Biedermann (Monsieur Bonhomme) et les incendiaires, Andorra et Biographie, un jeu théâtral, toutes pièces où l’auteur se mesure à son grand aîné, Bertolt Brecht, sur les questions esthétiques et politiques de l’illusion scénique et de la transformation du monde. Poursuivant parallèlement son activité de romancier (Je ne suis par Stiller, Homo Faber, Montauk…) Max Frisch interroge avec originalité la place de l’individu dans le monde et du sujet dans l’Histoire."


Max Frisch im August 1937 an den Dents du Midi,
fotografiert von Käte Rubensohn. (Bild: Max-Frisch-Archiv)

Ce documentaire, Max Frisch, citoyen, alternant images d'archives et interviews de personnalités, écrivains, comme Peter Bichsel, Günter Grass, Christa Wolf, ou hommes politiques comme Helmut Schmidt et Henry A. Kissinger, évoque la vie de l'écrivain suisse et son rôle d'intellectuel.
J'ai extrait deux moments de ce documentaire : avec Günter Grass puis Helmut Schmidt. Il est encourageant de constater qu'un homme d'état s'intéresse aux intellectuels. Très mauvaise qualité de mes vidéos, comme d'habitude; on peut voir la totalité du documentaire (90 minutes) ici, avec de bonnes images**.