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lundi 16 février 2015

Hype hippie

La mode est un éternel recommencement (phrase bateau) mais quand j'évoquais ici un retour au look hippie pour les foulards, je ne savais pas encore que les sacs en tissu dont je parlais allaient être à nouveau tendance, réactualisés, ainsi que le pantalon "patte d'eph"!
J'ai souvent été à la pointe de l'avant-garde en matière de mode. Hum! [Rires].


(Photo : article JDD 8 février 2015)

Je ne vais tout de même pas ressortir mon sac birman* (années 70), offert par une lointaine tante qui vivait à Rangoun et dont j'adorais le prénom : Poupette.
* Il a disparu de mes placards mais ressemblait un peu à ça :

SAC HMONG brodé fait main par tribus ethniques sud asiatique -gipsy-boho-hippy-bohemian-hippie

La futilité pour ne pas devenir fou : après les attentats de Paris, ceux de Copenhague...

vendredi 13 février 2015

"La mode c'est ce qui se démode" (Jean Cocteau)

 De face...

 De dos.

En passant devant le miroir, je me suis dit : c'est quand même incroyable que ce foulard ne soit pas usé et que ses couleurs soient restées aussi vives. Je ne sais pas si aujourd'hui en Grèce les tissus offrent toujours cette qualité aux touristes. 100% coton, motifs peints à la main, n'ont pas bougé au lavage. Il n'est pas démodé.
Ce foulard a quarante ans!!! et je le porte toujours. Je l'ai acheté à Athènes lors d'une escale, en 1975. Ces années-là, les années 60/70, mouvement hippie, les foulards se portaient en bandeau ou sur toute la chevelure dans des tons hauts en couleurs. Aujourd'hui je ne le porte qu'autour du cou, j'ai vieilli mais il me donne bonne mine! Et puis, j'adore porter mes vieux vêtements, qui restent intemporels.


http://i2.cdscdn.com/pdt2/5/6/5/1/700x700/auc3700263159565/rw/perruque-hippie-bandana-range.jpg

Il semblerait que les starlettes actuelles (celle ci-dessous)
 relancent cette mode hippie : 
foulard, bracelets, il ne manque plus que le sac en tissu
et les jeans "pattes d'eph". Hum!

 http://static1.puretrend.com/articles/3/60/53/3/@/634663-a-ses-debuts-dans-le-monde-prise-des-637x0-3.jpg

Quand j'ai rencontré mon aimé en 1977 je portais ce foulard grec, le jour où nous avons immortalisé ce coup de foudre complètement fou, dans un délire proche de l'ivresse! Photo en noir et blanc mais on reconnaît bien les petites fleurs blanches, si on clique pour agrandir.

Cinéma : hier, vu Papa ou Maman. J'ai tenu quarante minutes et suis sortie. Désolée pour les critiques enthousiastes, genre Télérama, Le Monde et même les Inrocks... Je suis complètement d'accord avec La Croix, critique que j'aurais dû lire avant d'y aller. Mais j'ai décidé de ne plus lire les critiques avant d'aller voir un film; là je me suis laissé avoir avec la promo faite par les acteurs à la télévision. Bien fait pour moi. J'avais envie de me détendre avec un film drôle, ce fut raté, les quarante minutes m'ont horripilée. J'avais pourtant bien aimé - dans le genre "détente et légèreté" - Laurent Lafitte dans Les beaux jours... mais, ce n'était pas le même sujet!
Consolation le lendemain avec un film en DVD : AVANT LA NUIT... (à suivre).

samedi 8 mars 2014

Le bonheur est dans l'ignorance

Journal.
Vendredi 28 février 2014.

La tempête Andrea balaie les rues ne laissant pas le moindre mégot de cigarette entre les pavés. Le centre ville était une fois de plus déserté; j'y étais, j'aime prendre des risques. Un temps pourri à ne pas pouvoir ouvrir un parapluie. C'était bizarre de voir des vitrines déjà printanières dans les boutiques de mode. 

J'entrais dans un magasin de chaussures. J'essayais une paire de derbies collection printemps-été. Hé oui, il faut chasser l'hiver, le vent démoniaque, les pluies diluviennes, les vagues scélérates. J'hésitais, comme toujours, à faire l'achat du premier coup, sans me dire : je vais réfléchir. Elles m'allaient bien, étaient très souples, impeccables pour faire mes allers-retours en ville à pied, plus élégantes que les Converse que je porte en été et qui attirent les regards désapprobateurs des bourgeoises de mon âge mais je m'en fiche, Micheline Presle en porte aussi avec élégance!
La vendeuse - sans doute la patronne - était sympathique, me laissait réfléchir sans insister avec des compliments, des conseils qui m'auraient agacée et fait fuir rapidement. OK, je les prends, au printemps il n'y aura plus ma pointure. "Allons-y Allons-o" comme dirait mon chouchou!
Puis, étant la seule cliente, nous échangeons quelques mots dans le genre : conversation féminine et, plus précisément sur les outrages de l'âge. Je la trouvais avenante, la belle soixantaine, si si vraiment, grande, un beau visage avec quelques uniques rides au coin des yeux qui rendaient son regard joyeux, lumineux; le reste était charnu, généreux, tout ce que je n'avais pas (mais que j'étais? Mmm!). Elle portait une robe Mondrian, celle que Yves Saint Laurent a créée, en hommage à l'artiste. Était-ce une copie ou portait-elle la marque du couturier? Les couleurs étaient moins vives. Qu'importe elle la portait avec élégance et un gilet décontracté par dessus. En insérant ma carte bancaire dans le boîtier je ne pus m'empêcher de lui dire :
- Votre robe Mondrian vous va très bien.
- Mandrian c'est quoi cette marque? me répond-elle avec un sourire...
(Ouille) et elle poursuit :
- ... c'est une Saint-Laurent.
(C'est sûr, c'est la patronne)
- Mais oui, Yves Saint Laurent s'est inspiré de Mondrian pour dessiner cette robe lui dis-je. On la voit d'ailleurs dans le film YSL.
- Ah bon? Je ne l'ai pas encore vu me dit-elle. Vous dites Mandrian? Comment l'écrivez-vous?
(J'étais stupéfaite)
- Mondrian pas mandrian M O N D R I A N. C'est un grand artiste-peintre connu du grand public (je l'espérais) pour ses lignes géométriques et ses carrés colorés, comme votre robe.
(Je n'allais pas lui faire un cours). Une cliente rentrait dans le magasin.
- Merci, à bientôt me dit-elle.
...



La fameuse robe Mondrian, présentée lors du défilé automne-hiver 1965-1966 
 et reportée lors du défilé d'adieu du créateur en 2002.

Un clin d'oeil ici à Piet Mondrian (Jessica craig-Martin)



via le site Artsy 

En sortant du magasin j'étais époustouflée par cette histoire de robe, et rapidement décoiffée... par une bourrasque de vent, ce qui ne changeait guère de mon ordinaire... Je me suis posée une question hautement philosophique : la connaissance peut-elle être un obstacle au bonheur ou permet-elle d'y accéder? Cette femme avait l'air heureuse: elle restait dans le futile sans essayer de l'approfondir. Mais peut-être, de nous deux, était-elle la plus profonde, selon la philosophie de Raphaël Enthoven à propos de Lady Gaga :

" C'est un "apparaître" Lady Gaga, un "pur à part ÊTRE". Elle n'a pas de moi profond Lady Gaga, c'est une apparence qui se donne comme telle, c'est un personnage "rossetien". On ne se demande pas quel est son prénom, sa vie, ses amants, on s'en fout, on se contente de ses coiffures de ses robes. Lady Gaga c'est un produit qui plaide coupable. A cet égard, je la trouve - si j'ose dire - plus profonde que toutes ces stars qui, de Marylin à Madonna, revendiquent, elles, le moi profond."  CQFD!

A réécouter, avec jubilation, l'émission Le Gai savoir : analyse du Loin de moi de Clément Rosset : "Moins on se connaît mieux on se porte". 




mardi 11 février 2014

***

Moral en berne.
Oui, je sais, c'est ch... les déprimés.
Rayon de soleil pourtant aujourd'hui.
Sortir.
Centre-ville aussi mort que samedi avec beaucoup de magasins fermés.
Pris un chocolat au XXI. Toujours aussi aimable (adorable) le patron.
Je lis la presse locale. Rubrique sportive. Sourire. Je trouve qu'il a une belle cambrure ce lutteur en kilt! Franchement, il est plus élégant que son adversaire [Rires]. J'aime les hommes en jupes et les femmes en pantalon (0_0)! Je me verrais bien au bras d'un Sean Connery en kilt et moi en Géraldine Chaplin en smoking! (En rectifiant un tantinet les âges pour la concordance).



Lutte écossaise. La Bretagne accueille les internationaux de back-hold
qui accueillera des lutteurs venus d'Écosse, d'Angleterre, de Sardaigne et de Pologne.

samedi 14 décembre 2013

Objectif : beauté, futilité, volupté

En feuilletant le VOGUE de novembre, que j'avais acheté, mais oui!!! (un peu de luxe ne fait pas de mal quand l'esthétisme est de mise), je m'arrête devant une photo de Helmut Newton et j'apprends qu'elle fut mise en vente chez Sotheby's Paris le 15 novembre. Estimation : 60 000 - 80 000 euros.



Helmut Newton, Arielle after Haircut, Paris 1982.
(Partie supérieure de la photo originale)



Je n'ai pas réussi à trouver le résultat de la vente, les sites disponibles sont réservés aux abonnés. 

 "Arielle after Haircut, est-ce un portrait, un nu, une image "de" beauté illustrant un article sur la coiffure (coupe carrée à la Louise Brooks)? Tout cela à la fois, sans doute, en fonction des usages qui en ont été faits, mais avant tout une photographie. Une extraordinaire photographie, de celles dont l'impact visuel immédiat ne dépend en rien de ce qui est représenté - ce que nous croyons voir et comprendre au premier coup d'oeil - mais des choix de celui qui l'a prise et mise en forme, par son choix de la distance, du cadre, des vibrations de la lumière."
Christian Caujolle pour VOGUE.

Come back :

?!?! Ces points d’interrogation et d'exclamation -
 « Enlevez-moi tous ces points d'exclamation. Un point d'exclamation est comme rire de vos propres plaisanteries. » F. Scott Fitzgerald.
- qui ponctuaient mon avant dernier billet auraient-ils occasionnés ma nouvelle crise de vertiges dans la nuit du 29 novembre ou est-ce la date de mon anniversaire, la veille, qui m'aurait stressée au point de perdre l'équilibre et de me sentir dans un état d'ébriété permanent, sans avoir rien bu?

Ce blog/journal m'est essentiel. C'est un constat, c'est  ridicule, tant pis. C'est mon Université du temps libre (moins passive que celle que l'on propose aux retraités qui assistent à des conférences où ils s'endorment, si si je l'ai vu); il m'oblige à avancer, il amplifie mon plaisir de lire, pour en parler, il capte mon attention quand je m'arrête sur un sujet et me fait faire des recherches qui m'enrichissent. Le point négatif c'est que l'écran me fatigue de plus en plus et mon squelette manifeste son mécontentement; les douleurs cervicales, dorsales m'obligent à dire stop. 
L'épisode vertigineux fut plus violent et plus long que d'habitude et j'avoue que pendant ces heures d'alitement (sans aliments), de déséquilibre, de nausées, de solitude, j'aurais voulu qu'on m'achève n'ayant pas la force ni le courage de le faire moi-même.
La semaine d'hébétude passée, ma première sortie était tanguante, on pouvait croire que j'étais un peu soûle mais j'avais mis ma minerve espérant tromper cette impression que je devinais dans les regards que je croisais, du moins je voulais faire croire avec ce "collier de chien" que mon état d'ébriété n'était pas ce qu'on croyait! La crise passée, j'avais envie de futilité, de papier glacé, de mode, de luxe (je venais de terminer Nue de mon chouchou, Jean-Philippe Toussaint, j'en reparlerai) et j'achetais donc VOGUE, en ayant le sentiment de m'offrir le luxe suprême. Je le cachais rapidement  dans mon cabas comme si je venais de cambrioler une bijouterie place Vendôme ou dévaliser des crèmes de beauté chez Guerlain ou chiper un smoking chez Yves Saint-Laurent. Ce n'était pourtant qu'un magazine mais il m'offrait du luxe, de la  volupté et aussi, un instant, un retour dans une autre vie - la publicité - où le futile est d'usage au détriment de l'utile.
Cependant ce magazine reste, avec L'OFFICIEL, une référence en matière de photographes tout autant que de mode.







jeudi 25 novembre 2010

La journée de la jupe


Ah mon dieu comment faire pour soutenir Ni putes ni soumises en ce jour de la journée de la jupe ! Je ne porte plus depuis longtemps que des pantalons et je ne trouve rien de plus sexy et de plus féminin qu’une femme en smoking, comme l’a créé YSL.


C’est tout de même un comble : "Ni putes ni soumises présente la jupe comme un symbole de résistance. N'a-t-elle pas pourtant surtout été longtemps symbole de la domination masculine?"

Mais c’est décidé, aujourd’hui je vais mettre une jupe. Non mais ! Ah ah ! Un seul modèle dans mon garde-pantalons, datant d’il y a bien trente ans, merci maman (décidément je ne pense qu’à toi ces jours-ci) pour tes achats de vêtements de qualité et ta chère formule : "je n’ai pas les moyens d’acheter des cochonneries", c’est encore toi qui me l’avais offerte lors de notre séjour à Jersey, pur cashemere, je me mords les doigts, elle est d’une douceur extrême et je me demande en effet pourquoi je ne la porte pas à la maison. Mais non, je reste adepte du pantalon, n’en déplaise à ces messieurs et n’allez pas croire que pour leur plaire je vais mettre des porte- jarretelles et des escarpins. Hé ho !
Musique maestro pour le "défilé" de mode! Je voulais mettre La the nana de Léo ferré mais impossible de l'avoir, chantée par Léo.



Les yeux baissés...


Les genoux serrés...
Ne fais-je pas un peu Lolita?
Bof, quand on coupe la tête et bien couverte je peux encore tromper mon monde non ? Oh la gonflée. Ne pas fantasmer : j'ai des cheveux gris et des rides, n'en parlons pas!