Ce matin, réveil habituel, pensées négatives, un peu atténuées par un ciel bleu tranchant et un lever de soleil tonitruant!
Pensées négatives rassérénées en écoutant "Divers aspects de la pensée contemporaine". Les Francs-Maçons sont des humanistes, je le crois, je veux le croire, ils ont souvent fait avancer des idées.
Ce matin il s'agissait d'éthique et de fin de vie. Le prochain colloque de La Grande Loge De France aura lieu le 3 mars prochain. Non, je ne fais pas de publicité pour la GLDF mais pour le droit de choisir sa mort. Oui, mes mots sont crus, mourir dans la dignité passe mieux. J'aime que les choses soient dites, clairement. Puissent-ils faire avancer les esprits avec ce colloque.
"Le progrès médical avance mais la loi et la morale restent celles des siècles passés. Cette incohérence ne favorise-t-elle pas les dérives de clandestinité, hypocrisie et mensonge ?
La demande d’EUTHANASIE en France.
Nous avons tenté, par le biais d’un questionnaire adressé à nos Frères d’en savoir plus sur leur opinion sur ce sujet.
Les réponses peuvent s’analyser comme suit, de façon très résumée : Un véritable intérêt pour ce débat, sur un sujet difficile mais nécessaire et une réflexion d’une haute portée philosophique et morale. Une relative bonne connaissance de la loi, en France mais aussi à l’étranger,
Une bonne appréhension du problème de l’insuffisance de la loi Léonetti, malgré les avancées qu’elle apporte.
Un désir de voir évoluer la possible dépénalisation des actes de compassion, ayant abouti à une mort douce, programmée, sans demander explicitement une loi sur l’euthanasie,
Un désir chez beaucoup, après avoir parlé en famille de ces problèmes, de réfléchir à un « testament de vie » et à un possible « suicide assisté », plus qu’une envie de laisser à d’autres le soin de décider pour eux."
Boudiou! Est-ce ma douche ou ce sujet qui m'a redonné la forme ce matin! 'tain, il fait trop beau pour parler de tout ça. Une balade au bord de la mer cet après-midi pour profiter de ... la vie!
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dimanche 19 février 2012
samedi 19 novembre 2011
Journal
Lundi, mardi, mercredi.
Je ne sais plus. Rien de marquant.
Jeudi.
Matin. "Mon coeur scintille". Mais non! Ce n'est pas encore mon anniversaire. Fi de la date. Joie.
Écouté l'après-midi Question d'éthique. Invité : un écrivain, Pierre Pachet, interrogé sur son livre, Sans amour.
"Les dames âgées ne sont pas nées telles. Elles furent des jeunes filles, qui attiraient le regard des hommes et le regard en général.
Pour les regarder comme elles le méritent, je dois opérer une conversion de mon regard : le forcer à cesser de se tourner vers ces jeunesses attirantes, pleines de vie et de charme, dont le sourire heureux, conquérant, ravageur, s'atténuera puis s'effacera avec l'âge, sans qu'elles perdent pour autant leur beauté ou leur attrait...
À travers des personnages de femmes qu'il a connues, Pierre Pachet s'interroge sur le renoncement à l'amour, sur le choix de la solitude, quand viennent l'âge, la mort ou l'abandon d'un compagnon. Sur le mystérieux - pour lui - désir de paix des femmes."
4è de couverture.
Tout était juste, beau, vrai dans ce qu'en disait l'auteur mais d'une tristesse infinie. Juste envie de me noyer dans la rivière après avoir écouté l'émission. Quelques notes sur le sujet :
. Vieillir c'est "un rétrécissement des possibles, on a tendance à s'y laisser aller".
. Passé un certain âge les femmes disent : " je voudrais enfin en finir avec les tourments de l'amour. Être enfin débarrassée de l'intrusion masculine".
(Je dis : Je voudrai NE JAMAIS en finir avec les tourments de l'amour).
. Vieillir c'est renoncer à plaire dans sa relation à autrui, ne plus attacher d'importance à sa façon de s'habiller etc."
(Je dis : quelle tristesse).
. Vieillir c'est" faire accepter à l'autre ce que l'on est devenu".
(Oui, OK. Hum!) "Préparer autrui à être capable de recevoir ce que l'on peut lui donner".
(Oui OK, et c'est pas un cadeau).
Ce dont a le mieux parlé Pierre Pachet dans cet entretien c'est de la solitude et aussi du corps et de la chair :
. "Le corps intouché. La chasteté subie. Ce à quoi on ne supplée pas en s'enveloppant soi-même."
(C'est peut-être pour cela que l'on voit tant de personnes âgées dans les centres de thalassothérapie. Elle y vont pour se faire masser, caresser par les bains bouillonnants, les enveloppements aux algues, sentir qu'elles ont un corps etc.).
Après l'avoir entendu, je me suis dit que je ne devais pas être encore une vieille femme. A quel âge renonce-t-on à l'amour? A quel âge les sens s'éteignent? Simone de Beauvoir en a parlé quand elle avait soixante dix ans.
Vendredi.
Shopping avec mon Bezo, pour lui faire plaisir, parce qu'elle va mal. Elle m'a emmenée dans des boutiques où je n'aurais jamais idée de mettre les pieds. Nous sommes soeurs et pourtant si différentes. Mais elle était si triste l'autre soir au restaurant en mangeant son couscous, son regard si lointain, si désespéré, que je rentrerais avec elle dans n'importe quelle boutique, pour voir un peu de joie dans ses yeux.
Après le shopping - en fait nous n'avons rien acheté - nous sommes allées chez Philomène prendre le thé. Nous n'avons pas pris de macarons (la spécialité de la maison) mais des polonaises (brioche, crème pâtissière, rhum ou grand marnier, enveloppée de meringue. Presque pas calorique)! En souvenir de notre mère qui en raffolait. Je n'en avais pas mangé depuis au moins trente ans. Elles étaient délicieuses. Et mon Bezo qui est affreusement gourmande avait retrouvé le sourire.
Samedi.
Ecouté ce matin Répliques. Alain Finkelkraut recevait Renaud Camus, à eux deux ils faisaient la paire. Bon, j'aime cette émission, mais ce matin le ton était trop emphatique. Alain Finkielkraut et sa moraline était à son comble. Il ferait bien de prendre à son compte ce qu'il dénonce chez les jeunes : leur manque de savoir-vivre! L'autre jour dans La Grande Librairie, pendant que J.M.G. Le Clézio était interrogé par François Busnel, Monsieur Finkielkraut se retenait à peine de bailler, prenait sa tête dans ses mains et regardait sa montre, impatient de prendre lui-même la parole pour parler de son livre. Quel manque d'élégance!
Ce soir, vu un film suisse : 1 journée de Jacob Berger.
Beaucoup aimé.
Je ne sais plus. Rien de marquant.
Jeudi.
Matin. "Mon coeur scintille". Mais non! Ce n'est pas encore mon anniversaire. Fi de la date. Joie.
Écouté l'après-midi Question d'éthique. Invité : un écrivain, Pierre Pachet, interrogé sur son livre, Sans amour.
"Les dames âgées ne sont pas nées telles. Elles furent des jeunes filles, qui attiraient le regard des hommes et le regard en général.
Pour les regarder comme elles le méritent, je dois opérer une conversion de mon regard : le forcer à cesser de se tourner vers ces jeunesses attirantes, pleines de vie et de charme, dont le sourire heureux, conquérant, ravageur, s'atténuera puis s'effacera avec l'âge, sans qu'elles perdent pour autant leur beauté ou leur attrait...
À travers des personnages de femmes qu'il a connues, Pierre Pachet s'interroge sur le renoncement à l'amour, sur le choix de la solitude, quand viennent l'âge, la mort ou l'abandon d'un compagnon. Sur le mystérieux - pour lui - désir de paix des femmes."
4è de couverture.
Tout était juste, beau, vrai dans ce qu'en disait l'auteur mais d'une tristesse infinie. Juste envie de me noyer dans la rivière après avoir écouté l'émission. Quelques notes sur le sujet :
. Vieillir c'est "un rétrécissement des possibles, on a tendance à s'y laisser aller".
. Passé un certain âge les femmes disent : " je voudrais enfin en finir avec les tourments de l'amour. Être enfin débarrassée de l'intrusion masculine".
(Je dis : Je voudrai NE JAMAIS en finir avec les tourments de l'amour).
. Vieillir c'est renoncer à plaire dans sa relation à autrui, ne plus attacher d'importance à sa façon de s'habiller etc."
(Je dis : quelle tristesse).
. Vieillir c'est" faire accepter à l'autre ce que l'on est devenu".
(Oui, OK. Hum!) "Préparer autrui à être capable de recevoir ce que l'on peut lui donner".
(Oui OK, et c'est pas un cadeau).
Ce dont a le mieux parlé Pierre Pachet dans cet entretien c'est de la solitude et aussi du corps et de la chair :
. "Le corps intouché. La chasteté subie. Ce à quoi on ne supplée pas en s'enveloppant soi-même."
(C'est peut-être pour cela que l'on voit tant de personnes âgées dans les centres de thalassothérapie. Elle y vont pour se faire masser, caresser par les bains bouillonnants, les enveloppements aux algues, sentir qu'elles ont un corps etc.).
Après l'avoir entendu, je me suis dit que je ne devais pas être encore une vieille femme. A quel âge renonce-t-on à l'amour? A quel âge les sens s'éteignent? Simone de Beauvoir en a parlé quand elle avait soixante dix ans.
Vendredi.
Shopping avec mon Bezo, pour lui faire plaisir, parce qu'elle va mal. Elle m'a emmenée dans des boutiques où je n'aurais jamais idée de mettre les pieds. Nous sommes soeurs et pourtant si différentes. Mais elle était si triste l'autre soir au restaurant en mangeant son couscous, son regard si lointain, si désespéré, que je rentrerais avec elle dans n'importe quelle boutique, pour voir un peu de joie dans ses yeux.
Après le shopping - en fait nous n'avons rien acheté - nous sommes allées chez Philomène prendre le thé. Nous n'avons pas pris de macarons (la spécialité de la maison) mais des polonaises (brioche, crème pâtissière, rhum ou grand marnier, enveloppée de meringue. Presque pas calorique)! En souvenir de notre mère qui en raffolait. Je n'en avais pas mangé depuis au moins trente ans. Elles étaient délicieuses. Et mon Bezo qui est affreusement gourmande avait retrouvé le sourire.
Samedi.
Ecouté ce matin Répliques. Alain Finkelkraut recevait Renaud Camus, à eux deux ils faisaient la paire. Bon, j'aime cette émission, mais ce matin le ton était trop emphatique. Alain Finkielkraut et sa moraline était à son comble. Il ferait bien de prendre à son compte ce qu'il dénonce chez les jeunes : leur manque de savoir-vivre! L'autre jour dans La Grande Librairie, pendant que J.M.G. Le Clézio était interrogé par François Busnel, Monsieur Finkielkraut se retenait à peine de bailler, prenait sa tête dans ses mains et regardait sa montre, impatient de prendre lui-même la parole pour parler de son livre. Quel manque d'élégance!
Ce soir, vu un film suisse : 1 journée de Jacob Berger.
Beaucoup aimé.
jeudi 6 octobre 2011
Titre accrocheur
Bel oxymoron.
Il n'y va pas par quatre chemins!
J'aime son côté frondeur : j'ose dire ce que je pense.
"La salope éthique est amoureuse, mais elle vit des relations multiples."
Un vrai coup de fouet!
"Il faut oser ou se résigner à tout."
Tite-Live.
Il n'y va pas par quatre chemins!
J'aime son côté frondeur : j'ose dire ce que je pense.
"La salope éthique est amoureuse, mais elle vit des relations multiples."
Un vrai coup de fouet!
"Il faut oser ou se résigner à tout."
Tite-Live.
samedi 28 août 2010
Ethique et morale
"Faut-il distinguer entre morale et éthique ? A vrai dire, rien dans l'étymologie ou dans l'histoire de l'emploi des mots ne l'impose : l'un vient du grec, l'autre du latin, et les deux renvoient à l'idée de moeurs (ethos, mores) ; on peut toutefois discerner une nuance, selon que l'on met l'accent sur ce qui est estimé bon ou sur ce qui s'impose comme obligatoire.
[…]
La visée éthique.
Je définirai la visée éthique par les trois termes suivants : visée de la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes. Les trois composantes de la définition sont également importantes.
[…]
"Puissé-je, puisses-tu, puissions-nous vivre bien !" […] souci de soi, souci de l'autre, souci de l'institution. Mais le souci de soi est-il un bon point de départ ? Ne vaudrait-il pas mieux partir du souci de l'autre ?
[...]
Estime de soi et sollicitude ne peuvent se vivre et se penser l'une sans l'autre. Dire soi n'est pas dire moi. Soi implique l'autre que soi, afin que l'on puisse dire de quelqu'un qu'il s’estime soi-même comme un autre.
La norme morale.
A la première composante de la visée éthique, que nous avons appelée « souhait de vie bonne », correspond, du côté de la morale, au sens précis que nous avons donné à ce terme, l'exigence d'universalité. […] On a pu être choqué par l'intransigeance kantienne. En effet, la position du formalisme implique la mise hors circuit du désir, du plaisir, du bonheur ; non pas en tant que mauvais, mais en tant que ne satisfaisant pas, en raison de leur caractère empirique particulier, contingent...
[…]"
Pour conclure (j'aimerais la faire mienne, mais...) :
Aristote observe "La raison en est que la loi est toujours quelque chose de général et qu'il y a des cas d'espèce pour lesquels il n'est pas possible de poser un énoncé général qui s'y applique avec certitude."
Quelques réflexions tirées d’un texte de Paul Ricoeur.
J’ai été amenée à m’interroger ce matin sur cette question : éthique/morale, "par souci de l’autre". Ne jamais faire souffrir, savoir se retirer, pour la quiétude de ceux qu’on aime. Savoir "ce qui est estimé bon pour l’autre et ce qui s’impose comme obligatoire pour soi."
Sur la route de Madison
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