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mardi 17 septembre 2019

À la manière de...

... Edward Hopper ?  (*_~)

(Photos du jour)


Lesconil,  Fisherman and woman by the sea



Edward Hopper,  Rooms by the sea, 1951
(Chambre au bord de la mer)



LESCONIL,  Phare  Men Ar Groas



Edward Hopper, Lighthouse Hill, 1927
(Le Phare sur la  colline)

mardi 23 avril 2019

Une relation de cause à effet

Ce matin, je lisais cet article (la jeune mousse s'appelle Eve!), je m'y attardais sans raison particulière, mais peut-être que mon inconscient se remémorait ce film que j'avais beaucoup aimé : VOLONTAIRE, et j'enregistrais même la photo de l'article, ci-dessous, ne me demandez pas pourquoi, peut-être parce que je suis née (il y a très longtemps) à Brest et que la Marine y tient une place forte.
Je pensais aussi - un peu - à la dernière image du film LE CHANT DU LOUP, qui m'a donné quelques frissons (0_0).


Cérémonie de présentation aux drapeaux de l’École de maistrance et de l’École des mousses, sur le campus du centre d’instruction naval (CIN) de Brest. | DR/MARINE NATIONALE

Je précise que je lis la presse via ma tablette (Android) et que j'ai vraiment l'impression avec cette fichue tablette d'être suivie à la trace, c'est très énervant.

Et donc, ce soir, je reçois ça ! par courriel, à mon grand étonnement, avec un fou rire.  Il y avait quelques photos de marins que je ne peux pas reproduire ici.
 
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Il serait un peu tard pour m'engager dans la Marine et j'aime trop la liberté pour me plier à une discipline exigeante. Nonobstant, je ne nie pas admirer la prestance de ces marins.

Je lisais ce courriel en rentrant d'une promenade, par grand vent, sur le sentier côtier vers la baie d'Audierne, sans craindre  de faire une chute... j'empruntais le chemin : hardi petit !






vendredi 1 février 2019

***

Pluie toute la journée, c'est la rengaine du mois de janvier qui se poursuit aujourd'hui 1er février.
Sur la côte, pas d'embellie, la pluie aussi.
Difficile de tenir son parapluie de la main gauche et l'appareil de photo de la main droite; sans bouger la main d'appuyer sur le déclencheur. Bécassine se débrouille... pas trop mal.
Il y a une semaine elle faisait la balade côté Avenue de la plage, aujourd'hui, pour changer et pour rendre l'atmosphère encore plus tourmentée, elle décida de se promener Avenue de la mer.




En une heure de marche, Bécassine n'a croisé que deux promeneurs. Une photo floue : ben oui, toujours d'une main, tenir l'appareil, appuyer sur le zoom et capturer, c'est bougé ! En plus avec un gant et les doigts gelés! A-t-on jamais vu Bécassine avec des gants ? Oui, quand elle fait du ski.








La solitude est pareille à ces pluies 
qui, montant de la mer, s'avancent vers les soirs.
[...]
Rainer Maria Rilke, Einsamkeit

dimanche 21 octobre 2018

Dimanche d'automne à Pont-Aven

Elles font partie du patrimoine de la belle cité sur les rives de l'Aven.
Était-ce le temps très printanier, voire estival, qui excitait les oies? 
Elles déambulaient dans les rues, au grand dam des automobilistes et les piétons devaient les avoir à l’œil pour ne pas se faire mordre les mollets. Ambiance tout de même joyeuse.





Les oies blanches sont restées sur la rive mais elles étaient agressives et défendaient leur territoire bec et ongles. J'ai dû partir en courant après avoir appuyé sur le déclencheur. 

Plus calme, celle de Paul Gauguin...


Paul Gauguin (1848-1903) L’Oie, 1889 - Huile sur plâtre, 53 x 72 cm - 
© Musée des beaux-arts de Quimper

"Durant l'été 1889, Paul Gauguin, lassé par la foule des peintres qui se presse à Pont-Aven, décide de s'isoler au Pouldu. Accompagné de Meijer de Haan, peintre amateur hollandais, il s'installe à l'auberge de la Plage tenue par Marie Henry. Les deux artistes sont rejoints par Paul Sérusier et Charles Filiger. Très vite, la salle à manger de l'auberge se transforme en véritable atelier. Dans une lettre adressée à Vincent Van Gogh le 20 octobre 1889, Gauguin écrit :
 … Un assez grand travail que nous avons entrepris en commun de Haan et moi : une décoration de l'auberge où nous mangeons. On commence par un mur puis on finit par faire les quatre…

Cet enthousiasme collectif débouche sur la création de l'un des plus incroyables ensembles décoratifs de l'époque.

Peinte par Gauguin sur un enduit de plâtre, L'Oie, située au niveau de l'imposte du mur ouest, n'a été redécouverte que dans le courant des années 1920 par des artistes américains. Son acquisition en 1999 par le musée des Beaux-Arts de Quimper a constitué un événement qui a fait date en permettant de compléter les deux autres éléments du décor de l'auberge de Marie Henry déjà présentés (Le Génie à la guirlande de Charles Filiger et le Pichet et oignons de Jacob Meijer de Haan). Le thème de l'oie, abondamment représenté par des artistes impressionnistes comme Camille Pissarro, prend chez Paul Gauguin une signification partagée entre réalisme et symbolisme. On y reconnaît évidemment sans peine l'animal de la ferme tout comme on pourrait y déceler une allusion au mythe de Léda et de Zeus, lui-même renvoyant à la liaison entre Marie Henry et Meijer de Haan. Léda, transformée en oie, personnifierait ainsi l'hôtesse des lieux. Autour de l'oie, Gauguin a disposé des fleurs ressemblant à des boutons de fleurs de lotus, ajoutant ainsi un motif extrême-oriental qui annonce le syncrétisme formel qui s'épanouira dans les chefs-d'œuvre tahitiens."

Aujourd'hui j'ai zappé l'exposition au Musée de Pont-Aven, j'y retournerai un jour où la douceur de l'air sera moins propice à la flânerie et j'irai voir ce petit (mais grande œuvre) tableau de Paul Sérusier dont on parle : Le Talisman.

"Le Talisman est certes conservé au musée d’Orsay, mais il est toute l’année à Pont-Aven... Les couleurs choisies pour les murs des espaces d’exposition du parcours des collections permanentes du musée sont toutes issues du tableau de Paul Sérusier. Une déclinaison des bleus, des verts, des jaunes et des rouges du tableau, à (re)découvrir au fil des salles."

Musée de Pont-Aven, à voir l'exposition : 
Pont-Aven, berceau de la modernité, jusqu'au 6 janvier 2019. 

Quelques photos de ma flânerie
(cliquer sur les images pour agrandir)








Je me suis attardée sur le nom de quelques bateaux, inventant le pourquoi de cette appellation ou la personnalité du propriétaire. Eh oui, ça cogite dur dans ma cervelle d'oiseau. Mmm!


DIFFRACTION
(Le propriétaire est un scientifique (0_0) ?) 



 BOTZARIS
(Ça m'évoque la station de métro dans le 19e. 
Le bateau est en piteux état. Le propriétaire est dans la dèche (0_0)
Mais BOTZARIS c'est  un héros et un rebelle, mort à 35 ans.
Ce nom de bateau doit avoir une origine passionnante, une longue vie).



 L'EXOCET
 Poisson des mers chaudes capable de sauter hors de l'eau 
et de planer un instant dans l'air.
(Le propriétaire est un doux rêveur. 
Il rêve que son bateau saute et plane comme ce poisson.
Son rêve a-t-il/sera-t-il exaucé?)


 MOUETTE
(Rien à dire, petit bateau tranquilou
pour propriétaire pépère qui aime la pêche)



 Celui-ci, je n'ai pu voir son nom.
Je l'appellerai MIGNON, les cabines sont en bois, 
la coque aussi semble-t-il.
Je lui accorde un propriétaire philosophe

"On ne change jamais un nom de bateau, ça porte malheur."
Kenneth Cook, Par-dessus bord. 


Kenneth Cook

samedi 4 août 2018

Contempler, s'émerveiller 2

Mercredi 1er août.


La chaleur est étouffante dans la ville. 
Une heure de golf le matin, le temps d'être en nage.
Vite, aller au bord de la mer manger des moules. Sentir un peu d'air frais. Vite dit : de l'air chaud. Mais de l'air !



T-shirt rayé, c'est sûr, on est en Bretagne

Je changeais d'air et trois kilomètres plus loin, la campagne, son silence. Bingo ! la chapelle était ouverte. J'aime cet endroit, son petit ruisseau, son environnement champêtre à côté du cimetière et surtout son silence. Pas-un-bruit ! J'avais oublié ce qu'était le silence.* Même pas un oiseau, le grand silence pour une sieste bienheureuse. Je leur volais leur sieste, j'enviais leur béatitude. Je crois pourtant que je préférais ma solitude



"Ancienne paroisse du diocèse de Cornouaille, nichée dans un hameau verdoyant entre le bourg et l'océan, Lababan a été rattachée à la paroisse de Pouldreuzic en 1827. Construit à la fin du XIIIe siècle, l'édifice a bénéficié d'agrandissements aux XVe et XVIe et jusqu'au XIXe siècle."





J'entrais dans la chapelle l'église; je préfère dire chapelle, le son est plus doux. C'est une petite église, belle comme une chapelle. Cela dit, c'est bien une église et dans l'église il y a deux chapelles. J'étais seule, merveilleusement seule. C'était étrange ce bien-être que je ressentais ici; je n'ai foi en aucune religion, non, c'est la beauté du lieu qui me saisissait dans sa simplicité. C'est un sentiment que j'éprouve quand j'entre dans une chapelle ou une (petite) église. Je me souviens...






J'entendis un chuchotement, les bienheureux dormeurs venaient d'entrer. Sieste terminée, leur béatitude se poursuivait. Ils ne prenaient pas de photos, eux, ils n'étaient pas futiles; ils regardaient avec attention les vitraux, s'y attardaient. Puis, revenaient vers la chaire.





 Bannière de Sant Paban
(photo floue)





Je me renseignais (après ma visite) auprès du jardinier du cimetière pourquoi le village et l'église s'appelait Lababan alors que dans l'église le saint s'appelait Sant Paban ? Il me dit  que Lababan en breton se disait Sant Paban. Je n'étais pas sûre qu'il connaisse vraiment la réponse à ma question. Peut-être une réponse ici.

Je m'attardais aussi sur une autre verrière et remarquais cette vanité (tête de mort). Quelle signification avait-elle? Et ces trois dés là-haut?


Cette verrière de l'église de Lababan a été réalisée en 1573, l'inscription faisant foi. Suivant la tradition orale de ceux qui nous ont précédés, elle aurait eu pour modèle celle de La Martyre datant de 1535.



Vanité, en bas à gauche vitrail de droite


Sant Korentin, Sant Paban


Ce silence me rappelait celui de la forêt dont parlait Christian Bobin dans l'émission de la RTS que j'avais écoutée le matin. Une délicieuse promenade en compagnie de l'auteur, qui sait, lui aussi : contempler, s'émerveiller.