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dimanche 27 janvier 2019

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Mercredi 23 janvier.


Tea-time breton



Book'n'billig crêperie bouquinerie    

Jeudi 24 janvier.

Promenade sur la côte.






Vendredi 25 janvier.

Vu un film magnifique en VO : Monsieur.


Samedi 26 janvier.

Médiathèque.
J'entre dans l'ascenseur. J'appuie sur le 1.
Un homme entre en courant. Il me dit bonjour en souriant.
Je lui dis bonjour en chuchotant. Je lui montre du doigt le bouton 1 en le regardant.
Il appuie sur le 2 en disant :  je vais au 2e.
Il me dit d'un  ton inquiet : vous ne parlez pas ? Vous n'avez pas de voix ?
Je lui dis en riant : mais si j'ai une voix mais plus de jambes. (J'avais la flemme de  monter à pied ).
Ah ! J'ai cru que  nous n'aviez pas de voix dit-il avec son beau sourire.
Premier étage, la porte s'ouvre, il me dit : vous n'avez plus de jambes mais vous avez toujours du charme et - en touchant la manche de ma veste - ça n'a pas de prix. 😚
Un dernier sourire et pour le coup j'étais sans voix.
Un bel homme, cheveux tondus ras, barbe très rase (comme je les aime sauf qu'elle met les joues de l'aimée en feu), poivre et sel. Environ vingt ans de moins que moi ?!
Bien sûr,  il avait deviné mon âge,  nous étions si près l'un de l'autre. Son toujours en était la preuve. Hé hé.
Mais mon Dieu, qu'est-ce que c'est bon d'entendre ce joli compliment. Depuis le temps que je suis devenue invisible, un homme m'a regardée.
Merci MONSIEUR !
L'ascenseur continuait sa montée, je ne savais plus ce que je cherchais au premier étage...


Dimanche 27 janvier.

Fait quelques rajouts de photos dans mon billet "exposition Doisneau à Dinard". Hum ! Ben oui, voir un peu de ciel bleu un dimanche de tempête ça ne fait pas de mal, en attendant la suite de celui-ci sur "Doisneau à  Quimper". Hum ! Bis.
Je procrastine et j'ai une méchante épicondylite.

dimanche 13 janvier 2019

Un beau dimanche (enième)

Dimanche 13 janvier 2019.

Après un réveil difficile (je m'étais décidée hier soir à prendre ce somnifère que l'on trouve en vente libre à la pharmacie, après deux nuits d'insomnie, d'angoisse et d'idées noires) avec la tête lourde, je prenais un petit dèj. salvateur, en alternant les masques gel réfrigérés sur mon front pour atténuer le mal de tête, quotidien. 
Le ciel était gris. Qu'allais-je faire de cette journée ? Je n'avais pas envie d'aller au cinéma. 
En tartinant mes toasts, je repensais à cette émission que j'avais regardée à la télévision la veille : Le French Bashing je l'avais trouvée excellente et elle m'avait souvent fait sourire, rire (j'en avais besoin). On peut revoir l'émission en cliquant sur le lien et voir également les prochaines rediffusions :

"Lâches, fainéants, efféminés, infidèles et grévistes de père en fils : les clichés sur les Français ont la vie douce. Les Anglo-Saxons, qui affectionnent tout particulièrement ces idées préconçues, se font un plaisir de les faire circuler de par le monde. [...]"
Perdue dans mes pensées, je tapais dans Google : Vieillesse !  Ben oui, quand tout va mal dans ma tête, j'enfonce le clou. Quelle bonne idée ! Je tombais sur un site de France-Culture (ma radio adorée) et mon choix était vite fait : écouter l'émission sur Simone de Beauvoir. En voyant la première émission proposée dans cette série sur la vieillesse et la tête de Jeanne Calment, j'ai vite zappé, faut pas exagérer. J'avais  déjà écouté il y a quelques semaines les émissions : La vieillesse ce joyeux naufrage (éclat de rire), je pouvais passer mon chemin.
Je finissais mon petit dèj rapidement, avalais un Doliprane pour mes genoux qui se déglinguent (quelle misère de vieillir) et j'emmenais ma tablette (quel pied ces tablettes) dans ma salle de bains pour commencer à écouter cette émission.



Simone de Beauvoir en 1967 Crédits : Ozkok chez SIPA - Sipa

Et là, en voyant ce beau visage, en écoutant mon Castor, j'oubliais tout le reste - ma vie, le futur angoissant - en me disant tout de même que l'Internet c'était merveilleux, que je ne pourrais plus m'en passer et que nous avions une chance inouïe de pouvoir ainsi, entendre, voir, des reportages, des documentaires que nous choisissons. Cette émission des Nuits Magiques Magnétiques (Tsss! me suis trompée, mais sont magiques aussi) date de 1979. J'étais exaltée et ça, c'est épatant : être exaltée à ... ans. On n'y parle pas que de vieillesse dans ce documentaire. A un moment Simone de Beauvoir dit, à peu près ceci : je me suis rebellée bien sûr sur cette vieillesse à laquelle je n'échappais pas, mais j'ai compris qu'il ne fallait pas en faire une obsession, sinon la vie devenait insupportable (c'est pas du tout comme ça qu'elle l'a dit, tant pis, écoutez-la). Et là, je me suis dit : moi je n'y arrive pas. C'est une obsession ! Je n’accepte pas de ne plus me reconnaître et de vivre avec ces douleurs, ces acouphènes et j'en passe et, je sais que je n'y arriverai jamais, à l'accepter. Cela ne m'empêche pas de vivre des moments que je trouve intenses et parfois délicieux. Ce qu'elle dit sur sa propre vieillesse :
"Il n'y a plus comme avant la pleine lumière ou l’obscurité. Ça serait un peu plus dans les gris, dans des gris teintés de rose, mais ce n'est plus cette chose tranchée entre, précisément, le bonheur et le désespoir [...] inquiet. On pourrait dire que je suis un peu éteinte. Je suis vivante certainement dans la mesure où j'ai encore des projets auxquels je tiens assez fort. J'ai des grandes joies et des grands plaisirs et je déteste toujours l'ennui [...] Mais il n'y a plus vraiment cette espèce de dédoublement de ma vie en des espoirs quasi-fous et des joies débordantes et puis les angoisses.




Je remettais à demain l'écoute de la seconde partie. Mais je continuais mes recherches; j'espérais trouver à la médiathèque le film-documentaire qu'avait réalisé Josée Dayan, mais non, ils ne l'ont pas, je me contenterai des vidéos extraites de ce film.




13h30.




Le ciel était de plus en plus gris, il crachinait. J'avais fait mon programme :
- médiathèque pour rendre mes emprunts, La Jalousie et Un été brûlant, deux films de Philippe Garrel, avec Louis Garrel. Je fais une cure de Louis Garrel ! J'ai sous le coude, à voir en DVD Le Redoutable.
J'ai emprunté deux films : un de Claire Denis, Beau travail et un coffret de 8 films (0_0) de Jean-Paul Civeyrac, pioché au hasard, je ne connais pas ce cinéaste, suis pas sûre d'en comprendre le fonctionnement : Réalisation multimédia.
- acheter (les magasins sont ouverts aujourd'hui, premier dimanche de soldes) une bougie parfumée pour ma sœur qui n'arrête pas de me dire que celle que je lui ai offerte à Noël "sentait trop bon et elle a duré longtemps" en rajoutant "tu crois qu'il y en a toujours des comme ça" ? Traduction : j'ai compris, tu voudrais que je t'en offre une autre. (La Bigoudène a la flemme de venir jusqu'à Quimper).
- aller voir l'exposition Doisneau au Musée des Beaux-Arts (c'est gratuit le dimanche après-midi) pour voir si elle est aussi intéressante que celle vue à Dinard en juin.

Je vais pas mal piétiner, je prends ma voiture et j'y vais. Des places pour se garer sans problèmes.

Alignement de mouettes près du Pont Pissette !



 A suivre demain...