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mardi 23 avril 2019

Une relation de cause à effet

Ce matin, je lisais cet article (la jeune mousse s'appelle Eve!), je m'y attardais sans raison particulière, mais peut-être que mon inconscient se remémorait ce film que j'avais beaucoup aimé : VOLONTAIRE, et j'enregistrais même la photo de l'article, ci-dessous, ne me demandez pas pourquoi, peut-être parce que je suis née (il y a très longtemps) à Brest et que la Marine y tient une place forte.
Je pensais aussi - un peu - à la dernière image du film LE CHANT DU LOUP, qui m'a donné quelques frissons (0_0).


Cérémonie de présentation aux drapeaux de l’École de maistrance et de l’École des mousses, sur le campus du centre d’instruction naval (CIN) de Brest. | DR/MARINE NATIONALE

Je précise que je lis la presse via ma tablette (Android) et que j'ai vraiment l'impression avec cette fichue tablette d'être suivie à la trace, c'est très énervant.

Et donc, ce soir, je reçois ça ! par courriel, à mon grand étonnement, avec un fou rire.  Il y avait quelques photos de marins que je ne peux pas reproduire ici.
 
Construisez votre avenir : la Marine nationale recrute 

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âgés de 16 à 30 ans, dans 50 métiers.

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Il serait un peu tard pour m'engager dans la Marine et j'aime trop la liberté pour me plier à une discipline exigeante. Nonobstant, je ne nie pas admirer la prestance de ces marins.

Je lisais ce courriel en rentrant d'une promenade, par grand vent, sur le sentier côtier vers la baie d'Audierne, sans craindre  de faire une chute... j'empruntais le chemin : hardi petit !






mardi 25 avril 2017

PUR JUS DE RAISIN (0_0)

Pour changer un peu d'air durant cette période d'élections présidentielles, voici quelques perles de la presse régionale du Finistère, en 1910.



 Samedi 11 juin 1910
CORRESPONDANCE

Comme suite à la protestation d'un habitant de Loc-Maria, publiée dans nos colonnes, samedi dernier, nous recevons communication de la lettre suivante, adressée à M. le Maire, par M. Jules Henriot, le sympathique industriel de Loc-Maria.

Quimper, le 6 Juin 1910.

Monsieur le Maire de Quimper,

Je lis dans le numéro du Progrès de samedi la protestation d'un habitant de Loc-Maria, au sujet de la suppression de tout passage le long de la rivière, pendant les séances du Concours hippique. Cette lettre me semble présenter assez exactement les doléances des habitants du quartier. 
Société d'initiative des Fêtes quimpéroises, Sociétés agricoles ou hippiques, doivent pouvoir s'organiser, sans être obligées de se restreindre ou d'augmenter des dépenses déjà élevées, pour ne point léser les intérêts respectables des tiers. 
Rares étaient autrefois les occasions où Champ-de-Bataille et allées de Loc-Maria étaient interdits à la circulation : il fallait la seule circonstance du Concours régional. 
En moins d'une année, c'est la troisième fois que la circulation se trouve tout au moins gênée pendant une notable partie de la journée. [ndlr : Rien n'a changé en avril 2017]. Il est donc facile de comprendre ce légitime mécontentement d'une population dont les intérêts ont été jusqu'ici négligés. 
Une solution bien simple serait de nature à concilier les divers intérêts, en même temps qu'elle serait une sérieuse amélioration pour la ville entière. 
Au lieu qualifié encore de nos jours de "Bout-du-Pont", il existait autrefois un pont tournant, qui fut démoli vers 1720, par un bateau poussé par le courant. La prieure de Loc-Maria, qui revendiquait la propriété de ce pont, voulut obliger la Communauté de Ville à faire les réparations pour prix du passage qu'elle concédait gratuitement aux habitants. De longs débats suivirent. Bref, sous prétexte qu'il gênait la navigation, la Ville en acheva la démolition, en 1726. C'était couper en deux le fief de Loc-Maria; mais combien regrettable à tous égards et funeste devait être cette mesure au développement du faubourg, désormais séparé de la ville! 
Pourquoi ce pont, dont le rétablissement s'impose, ne se ferait-il pas sans retard ?
Je ne crois pas qu'on puisse faire valoir d'objections sérieuses : de moins en moins notre port reçoit des navires de faible tonnage, la rivière se comble et les navires de quelque importance doivent rester au quai neuf ; l'établissement d'un pont dans les environs de la rue du Palais ne serait donc d'aucune gêne pour la navigation. 
Nombreux en seraient au contraire les avantages : outre les relations générales facilitées, qu'il me suffise de vous signaler : l'accès des écoles de la rue Vis et de la rue du Chapeau-Rouge, du cimetière Saint-Marc, pour les habitants de Loc-Maria; l'accès du Champ-de-Foire et de la place Neuve, les Jours de marché, diminuant ainsi l'encombrement du centre de la ville; communications plus faciles entre les bureaux de Loc-Maria et la caserne .. Je vous prie de remarquer qu'en hiver, le passage par bateau est pénible souvent, et qu'il n'existe que le jour ; que, à cause de cela, le service des Postes, à Loc-Maria, a été modifié à notre préjudice; que, vu la longue distance, nous ne pouvons effectuer au quai les déchargements de charbons que nous devons faire venir par fer, etc...
Vous voudrez sans doute, Monsieur le Maire, prendre en considération cette rapide exposition, et agréer mes respectueuses salutations. 
Henriot.


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Simple question

La loi interdisant de servir à boire aux gens ivres est-elle oui ou non abrogée? 
Sinon, comment se fait- il que certains débitants peu scrupuleux servent impunément à boire à leurs clients jusqu'à ce qu'ils soient ivres-morts ?
La police municipale est cependant assez nombreuse, et quelques tournées faites de temps à autre dans les nuits de samedi et dimanche principalement, lui permettraient de prendre très facilement les délinquants. Dans l'intérêt des familles et de la sécurité publique, cela est nécessaire. 
Un habitant de Bourg-les-Bourgs.


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A NOS LECTEURS. — Nous attirons tout spécialement l'attention de nos lecteurs, sur l'annonce « Vin rouge du Roussillon », qui se trouve à la 8e page. 


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VIN ROUGE DU ROUSSILLON 
Titrant 10 degrés
En pièces d'environ 225 lit.  85 fr.
En 1/2 pièces d'env. 112 lit. 48 fr. 
logés en fûts neufs, rendu franco port et régie sur gare de l'acheteur. Paiement à 30 jours de la date, de l'expédition, sous déduction d'un escompte de 3 % ou bien à 60 jours, escompte de 1 1/2 %, ou à 90 jours sans escompte. 
Le vin que je livrerai étant récolté dans mes vignes, sortant de ma propriété pour aller directement à la cave de l'acheteur, sans passer par aucun intermédiaire, vous est garanti pur Jus de raisin. 
JUSTAFRE-PERAS, propriétaire-viticulteur, à Perpignan (Pyrénées-Orientales.) 
P. S. — Je ne promets ni prime ni cadeau ; dans l'intérêt du consommateur, je me contente de livrer scrupuleusement du PUR JUS DE RAISIN 
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EN CORRECTIONNELLE
Audience du mardi 7 juin 1910

Les élections de Léchiagat.

Au début de l'audience, le Tribunal a rendu son jugement dans l'affaire des élections de Léchiagat, dont les débats ont eu lien, comme on le sait, la semaine dernière. Le Tribunal a dit la prévention non justifiée et, en conséquence, a débouté M. de Servigny de son action et mis les huit prévenus hors de cause, sans dépens. 

Douarnenez. — Affaire de mœurs. — François, Marie, 60 ans, paveur municipal, est inculpé d'outrages aux mœurs, en Juillet, Août et Septembre 1909 et en Mars 1910. 
6 mois de prison avec sursis et 50 francs d'amende.

Plonéour-Lanvern. — Vol de fagots. — Les femmes L'Hénoret, brodeuse, 28 ans, et Le Bléis, 36 ans, blanchisseuse, ont soustrait des fagots à un sieur Cossec. 
8 jours de prison chacune. 

Ergué-Armel. — Lapins à 4 sous ! — Un incorrigible petit paysan de 15 ans, Jean-Louis Aminot, a volé un porte-monnaie à un de ses camarades, domestique agricole, il escroqua une somme de 4 fr. 70 à un horticulteur de Quimper, et, enfin, chaparda deux lapins, qu'il vendit 4 sous ! 
"Pourquoi tous ces vols ? 
- "Pour acheter des "choses"  parbleu, tabac, pipe et petits bateaux!"
Maison de correction, jusqu'à majorité. 

Ploaré. — Vandalisme. — Le 24 Mai, ; vers 6 h. du soir, Eugène Tanier, 26 ans, soudeur, se promenait, en état d'ivresse, sur le toit de la belle église de Ploaré. 
Obéissant à on ne sait trop quels motifs, il dégrada l'édifice et démolit même trois des clochetons. 
"Pourquoi avez-vous fait cela ? lui demande le président. | 
— "J'étais saoul, répondit-il, je ne sais ! pas ce que je faisais."  
Pour dégradation et mutilation d'un monument public, 10 jours de prison avec sursis et 5 francs d'amende pour la contravention  d'ivresse. 

Quimper. — Outrages. — René Fulcran, qui fait défaut, a outragé, le 26 Mai, l'agent Montfort.  "Je vous crèverai les yeux", lui criait-il. 
En attendant, 20 jours de boîte. 

Douarnenez. — Aménités électorales. - Le 24 Avril dernier, jour des élections, David, 38 ans, garçon boucher, et Louis Quintric, 19 ans, marin-pêcheur, se prirent de querelle au bout du pont. Une rixe s'ensuivit, et Quintric, à bout d'arguments, ne trouva rien de mieux que de casser plusieurs dents à David, à coups de sabots. 
Ce dentiste, d'un nouveau genre, est condamné à 15 jours de prison et à 5 francs d'amende pour la contravention d'ivresse. 
Le père, civilement responsable. 
A la suite de la scène précédente, la sœur de Quintric, mécontente de l'arrestation de son frère, prodigua, au brigadier Gouil, des épithètes plutôt salées, qui lui coûtent, pour avertissement, 25 fr. d'amende avec sursis. 

Beuzec-Conq. — Nocturne. — Dans la nuit du 21 au 22 Mai, un individu en état d'ivresse, nommé Louis Gourlay, 25 ans, marin-pêcheur, proférait les pires injures devant la maison de M. Le Coq, gérant de l'usine Ramell. Ce dernier, agacé, déchargea sur l’énergumène un coup de carabine, qui produisit de légères contusions aux jambes. 
Le commissaire intervint. Il fut outragé, et Gourlay fit rébellion.  
"Je vous ferai casser, si vous êtes le commissaire," s'écriait l'enragé. 
Finalement, cette scène nocturne se solde par les condamnations suivantes : 
16 fr. d'amende, au gérant, pour coups et blessures ; 
10 Jours de prison et 5 fr. d'amende pour la contravention d'ivresse, au matelot, pour outrages et rébellion. 
"C'est pas mauvais, pour si peu", maugrée ce dernier, en hochant la tête... 
— Joli ménage. — Le ménage Poupon, de la rue Neuve, n'est pas précisément ce qu'on pourrait appeler un ménage modèle. Quand le mari a bu, ce qui lui arrive plus souvent qu'à son tour, il cogne sur sa vieille moitié. 
Il cogna même si fort, l'autre jour, à coups de trique et de cuiller à pot, que la pauvre femme dut être envoyée à l'hospice. Elle s'enivre aussi, la malheureuse, comme elle le concède à l'audience : 
"Je bois un peu aussi !" 
En tout cas, ce n'est pas une excuse pour son conjoint brutal, qui attrapa un mois de prison.

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PUB !


(Le pèse alcool n'est pas superflu. Mmm!)

(°_~) 
 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ! 
A consommer avec modération !
(*_*)

samedi 21 mai 2016

Plus nul tu meurs



Hier, dans une salle d'attente, je feuillette un vieux Psychologies magazine et je découvre un encart publicitaire; les bras m'en tombent  et le magazine avec. Plus nul tu meurs! Ils ont semble-t-il des clients (vu leur chiffre d'affaire). Si vous perdez un être cher et que son odeur vous manque, ils vous concoctent un parfum qui vous rappellera le défunt, à 560 euros! Manquait plus que ça. Un "créateur de liens olfactifs".
"Nous, créateur de liens olfactifs, voulons tout simplement grâce à la technologie d’aujourd’hui faire ce que bon nombre de gens sensibles aux odeurs n’ont pu qu’imaginer jusqu'à présent.

Un lien olfactif fort vous lie à votre bébé, votre enfant, conjoint, papy, mamie… Vous souhaiteriez en leur absence humer leur effluve si personnelle, vous laisser envahir par ce bien être, ce plaisir doux que procure la signature olfactive de l’être aimé.
Nous, créateur de liens olfactifs, pouvons vous aider à perpétuer ce souvenir et combler une absence en retranscrivant fidèlement l’odeur de votre être cher."

Et, pour mourir de rire, la start up "câline" est implantée à MISEREY. 

Non mais 560 euros pour une odeur!!! La tienne (tiens, j'ai oublié de la humer l'année dernière et peut-être même les années précédentes (0_0)? Hum!) je l'ai gratuitement. Et si en plus je fumais un Davidoff... Mais aujourd'hui je n'en supporterais plus l'odeur. 
 
Je laissais tomber le magazine pour feuilleter un journal et... rrrooohhh! j'éclatais de rire;  tout de même, cette photo  : ça craint...

mercredi 31 décembre 2014

N'attendez pas minuit... Tsss!






Sur le baiser : lire l'ouvrage d'Alexandre Lacroix 

"Les Bons Plaisirs vous proposent une radiographie d’un plaisir qui mobilise une trentaine de muscles faciaux, qui évoque à la fois la morsure réprimée et l’abandon des amants, la dévoration cannibale et le primat de l’oralité chez l’être humain, et qui reste le plus beau geste du désir, le baiser…
Les origines du baiser restent floues.
Il semble que chez l’être humain ce soit un acte culturel et non inné.
Qu’au fil de l’histoire toutes les cultures ne l’aient pas adopté.
Les Romains ont codifiés une typologie des baisers, les premiers Chrétiens s’embrassaient en signe de reconnaissance, et il a fallu attendre des poètes du 16ème siècle pour amorcer une mondialisation du baiser, parachevé par le baiser hollywoodien qui l’a mythifié comme l’acte fondateur des débuts de l’amour.
Le refus du baiser signalant assurément la fin de l’amour."

vendredi 3 janvier 2014

Habiter, cohabiter

Ce matin dans les NCC : 
Comment habiter le monde au 21e siècle.
L’homme ne se contente plus d’habiter, mais tente de cohabiter.


 
Publicité, 1959. 



"Ordure, désordre, promiscuité, frôlements ; ruines, cabanes, boue, immondices ; humeurs, fiente, urine, pus, sécrétions, suintements : tout ce contre quoi la vie urbaine nous paraît être la défense organisée, tout ce que nous haïssons, tout ce dont nous nous garantissons à si haut prix, tous ces sous-produits de la cohabitation, ici ne deviennent jamais sa limite. Ils forment plutôt le milieu naturel dont la ville a besoin pour prospérer."

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques.



rdure, désordre, promiscuité, frôlements ; ruines, cabanes, boue, immondices ; humeurs, fiente, urine, pus, sécrétions, suintements : tout ce contre quoi la vie urbaine nous paraît être la défense organisée, tout ce que nous haïssons, tout ce dont nous nous garantissons à si haut prix, tous ces sous-produits de la cohabitation, ici ne deviennent jamais sa limite. Ils forment plutôt le milieu naturel dont la ville a besoin pour prospérer.
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samedi 16 novembre 2013

***

 
"Non, un grand coffre n'est pas réservé 
à ceux qui en ont déjà un en Suisse."

(Pub automobile low cost)

jeudi 15 mars 2012

Grâce féline

Que ceux qui n'aiment ni le luxe ni la beauté ni la futilité ne regardent pas ce film.

vendredi 25 septembre 2009

Pub!


Je me suis dit que si je voulais que ce Journal reflète l'époque dans laquelle je vis, je me devais d'y insérer ce petit monument.