vendredi 11 septembre 2009

Le songe d'une nuit d'été

Où la folie de l'amour mêle le sublime et le grotesque avec la figure de l'âme.

Helena :
l'amour est un enfant
parce que dans son choix il se leurre souvent.

Et quand, amoureuse de Dimitrius qui la traite de chienne, elle réplique :

Je suis votre épagneul
Plus vous me battez
Plus je me couche à vos pieds.
Traitez-moi seulement comme votre épagneul,
Repoussez-moi, frappez-moi, méprisez-moi, abandonnez-moi.
Seulement permettez-moi, toute indigne que je suis, de vous suivre.
Quelle place plus humble puis-je mendier dans votre amour?
Une place pourtant que j'estime hautement,
Que d'être traitée comme vous traitez votre chien.

Le discours sur l'amour, sur le fait de tomber amoureux, n'est pas anodin. Çà arrive à tout le monde. Recevoir une fleur sur les yeux ("le suc d'amour, cette petite fleur d'occident, les vierges l'appellent : pensée d'amour"), devenir aveugle et folle, et idiote par amour, c'est poétique mais très effrayant.

Je veux bien être follement amoureuse mais pas comme une folle hein!
Masochisme et hystérie, très peu pour moi.
De la douceur, rien que de la douceur.
Sweet love.

«C'est à l'endroit où l'eau est la plus profonde qu'elle est le plus calme.»
Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été.