mardi 24 novembre 2009

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Ses derniers examens sont mauvais. Comment trouver les mots pour le réconforter en attendant le verdict de l'oncologue dans quelques jours? Cette fois il mise sur la chirurgie, il n'en peut plus et ne supporte pas l'idée de nouvelles séances de chimio. Les rémissions sont trop brèves.
Allez frangin, tu n'es pas de ces chênes qu'on abat, merde.

lundi 23 novembre 2009

Encart publicitaire

Je lis "Confidentiel"! Chut, personne n'est et ne doit être au courant quoi! Et voilà comment on fait de la pub pour un livre qui n'est pas encore sorti :

En janvier, Giesbert va faire l'événement
L'avertissement d'Un très grand amour (Gallimard, 5 janvier) le dit :
"Ceci est un roman et il ne faut pas le lire autrement. Tous les personnages de ce livre sont purement imaginaires, sauf, l'amour, le cancer et moi-même". Tout est vrai (seuls quelques détails ont été modifiés) dans ce livre où Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, parle de son cancer de la prostate, de sa lâcheté avec les femmes, de son amour des livres, de son mariage et de son divorce, de sa rencontre providentielle. Le double de l'auteur avoue : "J'ai toujours aimé le vivre et le parler cru." On a rarement vu un homme de pouvoir aller aussi loin dans le déshabillage d'ego.
Le JDD - n° 3280 du 22.11.09.

Encore heureux que - pour le moment - on ne nous dise pas qui est "sa rencontre providentielle".

Vu dans La Grande Librairie le Prix Goncourt, Laurent Mauvignier, Des hommes; vais-je voir bientôt mon "poulain", le prix Renaudot? A vrai dire je ne le souhaite pas. Ne dit-on pas : si tu aimes un écrivain, surtout ne le rencontre pas, tu serais déçu. Pas la peine d'espérer le rencontrer pour de vrai de toute façon...

dimanche 22 novembre 2009

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Georges Prêtre sur Arte en ce moment.
C'est beau un chef d'orchestre de 85 ans qui danse en dirigeant son orchestre.
Avec Daphnis et Chloé (Ravel) sa baguette, son regard et son sourire ont cette jeunesse qui ne s'éteindra jamais. La passion de la musique est en lui.

Musée gratis le dimanche

Torse n°I, pointe sèche, François Béalu

Je suis belle, Auguste Rodin


François Béalu est exposé au Musée des Beaux-Arts. Il est né dans le Loiret en 1932, ouvre à Paris une librairie spécialisée dans la littérature fantastique en 1960, La Mandragore. A partir de 1971, il vit et travaille en Bretagne, dans les Côtes d'Armor.

"Ses recherches multiples sur la ligne et les matières l'amènent à exploiter plusieurs techniques de dessin au crayon et à l'aquarelle. Pour la gravure, il utilise la pointe sèche à l'aide d'une écriture vive et légère qui s'oppose aux masses sombres souvent traitées à l'aquatinte."

Je n'ai pas été vraiment séduite. Je me suis arrêtée devant un triptyque de trois Torses et me suis attardée sur le premier. Il me semblait avoir déjà vu quelque part ce dessin. Mais oui, il s'est inspiré d'un Maître! Auguste Rodin : Je suis belle.

J'ai poursuivi ma visite pour revoir la salle réservée à la peinture du XXè siècle (exposition permanente). Quelle tristesse! Pas de mise en valeur des toiles, pas d'affichage
Quatre ou cinq peintres représentés par une oeuvre et pas la meilleure : deux Bazaine, deux Tal Coat (que pourtant j'aime beaucoup), le beau petit Fautrier n'y était plus. Mais quand est-ce que le conservateur de ce Musée va décider ses financiers à investir dans des achats d'artistes du XXè siècle? Il faut dire que les visiteurs dans cette province ne sont séduits que par le figuratif, quand ce n'est pas seulement par l'école de Pont Aven! et ce n'est pas l'accrochage actuel qui va les amener à regarder attentivement la peinture contemporaine.

Pause dominicale

Les cathos vont prier
Les bobos vont bruncher
Les mamans vont cuisiner
Les papas vont bricoler
Les enfants vont batifoler
Les amis vont se retrouver
Les amants vont s'embraSer
Les solitaires vont...

Vite, musique.







samedi 21 novembre 2009

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Décortiquer mes crevettes royales, les déguster agrémentées frugalement d'un filet de citron, d'un peu de poivre et d'une salade verte,
en regardant Denis Podalydès parler de Molière avec une ferveur et une gourmandise non feintes,
je peux dire que mon déjeuner fut succulent.

vendredi 20 novembre 2009

Blogs : les commentaires



Au fil des semaines j'ai découvert quelques blogs avec de très beaux billets et quelques créations artistiques de leurs auteurs. Puis les commentaires affluent, certains restent dans le sujet et commentent objectivement; beaucoup se dispersent, parfois avec humour, d'autres avec véhémence voire agressivité, non pas envers l'auteur mais envers les autres commentateurs.

C'est souvent cela un blog : des billets passionnants pour des internautes en mal d'ennui qui ne commentent même plus un texte ou une photo ou un dessin mais qui se renvoient la balle entre eux. Bien sûr, il y a des exceptions. Ce sont aussi des "clans" : un blog dirige vers un autre où l'on retrouve les mêmes commentateurs, les mêmes liens...

Parler pour ne rien dire. Je me suis laissée avoir une ou deux fois en répliquant. Erreur fatale.
Je ne suis pas faite pour la blogosphère. Mon gilet pare-balles n'est pas assez protecteur; je suis trop fragile. En revanche, je trouve aussi ennuyeux les commentaires qui encensent chaque billet, sans réelle analyse; on peut être objectif, sans être agressif mais sans cirage de pompes. Çà me fait penser aux remises de prix littéraires (voir photo)... qui tournent au pugilat.

Je continue à lire les beaux billets - parce que certains valent vraiment le coup - sans cliquer sur les commentaires.
Néanmoins je pense qu'un vrai blogueur se doit d'ouvrir les commentaires, même si l'auteur reste en retrait de ceux-ci. L'article "faut-il en finir avec les commentaires?" en parle assez objectivement :

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J'ai une affection particulière pour les écrivains qui me font passer du rire à l'intense émotion, ou inversement.
En ce moment, c'est Eric Chevillard, L'autofictif.

Cela vaut pour mes amis, évidemment.

jeudi 19 novembre 2009

Salut La Kriss

Image Radio-France

Toi aussi tu as rejoint les anges trop tôt.

Je ne mangerais plus de crumble sans penser à toi. Mais pourquoi je te tutoie?

La Télévision de Jean-Philippe Toussaint

Eh oui, encore lui!
Après l'avoir découvert par ses derniers livres dans lesquels il parle de Marie et d'amour divinement (oui je radote), je découvre son humour avec La salle de bain et surtout, La Télévision qui sont des romans plus anciens (1985 et 1997) mais complètement d'actualité.

Hier soir, dans mon lit, pas dans ma "baignoire", je riais, non je ne souriais pas, j'éclatais de rire en lisant La Télévision. Toussaint a des expressions absolument tordantes, quelques exemples glanés au fil des pages :

"J'étais en train de remplir mon arrosoir au robinet en essayant de ne pas me mouiller les pieds. Je fermai le robinet de l'évier, laissai s'écouler les dernières gouttes dans le récipient, comme après un petit pipi, le robinet des Drescher étant d'ailleurs doté d'un de ces longs prépuces flasques en caoutchouc flexible qui permet aux ménagères de diriger le jet où bon leur semble..."
(...)
"... (j'ai toujours aimé les petits déjeuners de travail informels en ma compagnie)."
(...)
" J'étais allongé sur le dos dans l'eau et je réfléchissais à mon étude, les deux mains sans force et relâchées, que je laissais flotter librement à côté de moi et que je regardais avec une curiosité bienveillante, les poignets détendus, chaque doigt, chaque phalange, délassés dans le merveilleux élément liquide dans lequel je baignais, les jambes étendues et le corps en suspension, ma boutique émergeant légèrement hors de l'eau, comme une nature morte très simplement agencée, deux prunes et une banane, qu'un très léger ressac, parfois, venait en partie recouvrir. Le travail quoi.
Je revenais à la nage vers le rivage, étendant lentement mes bras détendus dans l'eau fraîche et légèrement huileuse. Parfois, je faisais quelques mètres sur le dos, battant souplement les deux jambes devant moi et tournant légèrement la tête à l'occasion, pour éviter quelque abordage malchanceux avec un pneu qui flottait au fil du lac, ou avec un cygne (encore qu'ils ont l'oeil, les cygnes). Arrivé à proximité du rivage, j'éprouvai quelques scrupules à me relever et à me retrouver tout nu parmi les autres baigneurs, et je nageai jusqu'à la plage sans mettre pied à terre, rampai plutôt, dans moins d'un mètre d'eau, les mains dans la boue et les épaules au fil de l'onde, nez à nez, pratiquement, avec la tirelire d'une petite fille plus grande que moi qui jouait au ballon, nue avec des brassières orange. Je me redressai à genoux dans la vase, et sortis de l'eau, me hâtai d'aller rejoindre mes affaires sur la pelouse. Avant de me rallonger, je fis quelques mouvements de tai-chi dans l'herbe, art inoffensif que le tai-chi...(...) En garde, les genoux fléchis, le regard grave et respirant bien du nez... (...). Le regard fixe, concentré, les poings serrés et les bras dissymétriques, j'attaquais ainsi toutes sortes de vieux démons, que je rouais de coups au ralenti, avant de les jeter par terre et de les achever au sol, de leur mettre une pâtée."

(Je suis morte de rire en relisant ce texte). Que J.P. Toussaint me pardonne de le sortir de son contexte car il est vrai qu'il faut lire La Télévision jusqu'à la dernière ligne pour en savourer le style. Son "étude" très sérieuse étant le Titien!

mercredi 18 novembre 2009

Un an déjà...


... que je ne suis plus parfumée au Chanel feu de bois! Une amie en m'embrassant un jour m'avait dit : tu sens bon, tu sens le feu de bois. Eh oui, ma cheminée ne tirait pas toujours bien, surtout quand le ciel était bas, gris, brumeux et la fumée qui s'en dégageait s'imprégnait dans mes vêtements et sans doute mes cheveux, comme la bouse de vache qui collait à mes pneus de voiture.
C'est étonnant comme ces années de vie à la campagne me semblent loin.
Le soleil qui s'infiltrait à travers les fenêtres de ma maison pour réchauffer la pièce sombre et les murs en pierres donnait à cet endroit la lumière d'un Vermeer. C'était très beau.

Le retour à la ville s'est fait comme une évidence, et fut une renaissance.
Aujourd'hui, dans mon appartement, semi-loft - euh! faut pas exagérer mais ce sont ces deux mots qui ont attiré mon attention quand j'ai découvert l'annonce -, le soleil envahit mon séjour aux murs blancs où sont accrochés quelques peintures contemporaines. Je retrouve un peu l'atmosphère de ton atelier, sans l'odeur de la térébenthine (que j'aimais cette odeur).
Ici la lumière est éblouissante, à la campagne elle était tamisée.

Vivre le présent pleinement, ne pas vivre dans le souvenir.

"Rien n'empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur"
André Gide, L'immoraliste.

Cruelle tendresse

"Le fils au chevet du père chantonne une berceuse."
Eric Chevillard, L'autofictif.

mardi 17 novembre 2009

Page blanche


atteindre encore des mots
aux heures avancées
dans la nuit de la ville

Roland Tixier, Simples choses (suite de haïkus urbains).

lundi 16 novembre 2009

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Rien à dire aujourd'hui, grosse fatigue.
Passé deux heures chez Truffaut, des envies de palmiers, d'oliviers, de buis, de plants pour ma terrasse; rêvé d'une baguette magique et que tout arrivait sur ma terrasse sans lever le petit doigt; aucune envie de faire le transport et le rempotage. Tout est compliqué. Pas d'énergie. J'ai laissé tomber.

Suis revenue avec des plantes d'intérieur minimales : Phalaenopsis (orchidées) et Lucky Bamboo! Sur l'étiquette : le double luck bamboo vous offre prospérité, énergie positive et bonheur! Çà tombe bien.
Soyons zen. Ce soir je vais me faire du riz basmati complet;-)

dimanche 15 novembre 2009

Un geste de calligraphie

Ma bibliothèque déborde. Lors de mon déménagement il y a un an jour pour jour j'avais fait le tri, je m'étais séparée de tous mes livres de poche - sauf les Folios -, déposés dans une association qui les expédie en Afrique! et de quelques autres livres, en fermant les yeux, tant j'ai du mal à me séparer d'eux. Pendant mes années de galère je n'achetais plus de livres, j'allais à la bibliothèque. Puis, mes soucis financiers estompés, je me suis remise à acheter des livres, sans compter, c'est un moment de jouissance incomparable. Je continuerai mais là, il va falloir que je trouve une solution pour les caser, quitte à mettre un peu le bordel dans mon appartement trop bien rangé.
En attendant, la solution de la médiathèque va me faire faire une petite pause dans mes achats. J'y suis donc allée hier, en prospection, pas encore inscrite, pour voir si je pourrais satisfaire ma dévoration littéraire. Je pense que oui. Parmi les livres qui m'intéressent, tous les volumes de la Correspondance de Flaubert, ceux que je n'ai pas encore lus sont là. Pas besoin d'emprunter du Jean-Philippe Toussaint j'ai tout commandé. Tiens, sauf celui-ci, inséré entre Monsieur et La Télévision, minuscule, de quelques pages. Je le prends et m'installe à une table, près de deux étudiantes en train de potasser, pour le lire dans le merveilleux silence studieux de cette salle, que l'on retrouve dans toutes les bibliothèques et que je trouve inspirant voire enivrant.

"Zidane regardait le ciel de Berlin sans penser à rien, un ciel blanc nuancé de nuages gris aux reflets bleutés, un de ces ciels de vent immenses et changeants de la peinture flamande, Zidane regardait le ciel de Berlin au-dessus du stade olympique le soir du 9 juillet 2006, et il éprouvait avec une intensité poignante le sentiment d'être là, simplement là, dans le stade olympique de Berlin, à ce moment précis du temps, le soir de la finale de la Coupe du monde de football.
(....)
... un instant d'ambiguïté parfait sous le ciel de Berlin, quelques secondes d'ambivalence vertigineuses, où beauté et noirceur, violence et passion, entrent en contact et provoquent le court-circuit d'un geste inédit.
Le coup de tête de Zidane a eu la soudaineté et le délié d'un geste de calligraphie. S'il n'a fallu que quelques secondes pour l'accomplir, il n'a pu survenir qu'au terme d'un lent processus de maturation, d'une longue genèse invisible et secrète. Le geste de Zidane ignore les catégories esthétiques du beau ou du sublime, il se situe bien au-delà des catégories morales du bien et du mal, sa valeur, sa force et sa substance ne tiennent qu'à leur adéquation irréductible à l'instant précis du temps où il est survenu.
(...)
La Mélancolie de Zidane est ma mélancolie, je la sais, je l'ai nourrie et je l'éprouve. Le monde devient opaque, les membres sont lourds, les heures paraissent appesanties, semblent plus longues, plus lentes, interminables.* Il se sent fourbu, vulnérable. Et dans une ivresse de fatigue et de tension nerveuse, Zidane ne peut qu'accomplir l'acte de violence qui délivre, ou de fuite qui soulage."
La Mélancolie de Zidane, Jean-Philippe Toussaint. Ed. de Minuit.
* La salle de bain, Jean-Philippe Toussaint.

Le foot ne m'intéresse pas et si ce n'était J.P. Toussaint l'auteur de cet opuscule - ce n'est pas un roman (24 pages) mais un geste littéraire pour parler du geste de Zidane - je n'aurais jamais lu ces lignes. Je suis fan, non pas de Zidane mais de Toussaint.

Seringue ne vois-tu rien venir

Lu dans la PQR* (rubrique humoristique) hier :
"Apparemment la vaccination contre la grippe A connaît un lancement mitigé, ici comme ailleurs. Faut dire que la lecture du questionnaire concernant les contre-indications possibles a de quoi refroidir, y compris les professionnels de la santé.
Exemple : "Faites vous une allergie à la protéine de poulet?"
Attendez : et pourquoi pas à l'urine de teckel qu'est-ce que j'en sais moi? J'étais même pas au courant que çà existait. Et puis que vient faire la protéine de poulet dans une maladie exportée par le cochon mexicain? Restons prudent, on pourrait virer sa cuti."

*Presse Quotidienne Régionale

Humour breton... Hum!

samedi 14 novembre 2009

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Vu Irène d'Alain Cavalier.
Ou mourir d'ennui. Lenteur, médiocre qualité de l'image et du son.
Je me suis fiée à un critique du Monde, Thomas Sotinel.
Faire un documentaire à partir d'un journal intime. Je pensais que cela allait me toucher puisque j'aime tant les journaux intimes en littérature. Mais non, l'intime s'écrit, se lit mais ne peut pas se mettre en images ou alors pas par celui qui a subi la perte de son amour et qui vit sa douleur profonde.
Et la voix d'Alain Cavalier n'était même pas émouvante, juste pesante.

Pour modérer ma "critique", je dirai que ce "documentaire" serait sans doute plus intéressant dans la dimension plus réduite de l'écran de télévision qui se prête mieux à l'intimisme.

De VOUS à TOI

Le vouvoiement dans la rencontre amoureuse ajoute à la sensualité et si la relation s'entretient par une correspondance, s'attise par les mots - avant les premiers contacts de la chair - et plus ce vouvoiement rend l'autre désirable.
Le passage à l'acte parfois, souvent, est aussi celui du passage au tutoiement. Revenir ensuite au vouvoiement est ambigu, cela peut vouloir dire :
- retrouvons ce désir qui nous a animé, exacerbé par le vous,
ou
- maintenons une barrière.

Il me semble que si le tutoiement s'instaure c'est que l'intimité se resserre, le VOUS réinstalle une distance. Maintenir celui-ci c'est maintenir la distance. Le VOUS ne peut se concevoir indéfiniment que dans la correspondance. Dans le quotidien il me semble désuet : comment pourrai-je avoir envie de dire à mon aimé, si je vis avec lui et que je veux le surprendre : baise-moi. Impossible de lui dire : baisez-moi.
Mais baise-moi c'est le sensuel teinté d'érotisme. Bon d'accord, ce n'est pas tous les jours qu'on ose dire cela à "son homme". Mais en amour point de tabou. On peut commencer par lui dire Je VOUS aime... et, le chavirer plus tard par un : baise-moi!


Je ris... je fantasme, jamais je n'ai fait cette injonction à un homme. Oui, c'est un... de mes fantasmes... que je ne réaliserai jamais. Mais aime-moi, cela peut vouloir dire la même chose, selon le moment, le ton que l'on met dans cette demande. C'est moins fantasmant pour le coup.

En revanche, je fuirais immédiatement un homme qui me tutoierait avant de me connaître.
Je ne parle ici bien sûr que du vouvoiement et du tutoiement dans la relation amoureuse.

vendredi 13 novembre 2009

De blog en blog

"... sorti depuis quelques semaines déjà du rythme quasi quotidien de la tenue de ce blog, j’en éprouve à la fois un certain soulagement pour moi-même et un écoeurement notable pour les autres blogs, autant que pour facebook et twitter. Tous les contenus qu'ils brassent, quand on n’est pas « dans le flux », finissent par ressembler (justement ou injustement) à du bavardage, à une sorte de rumeur qui fatigue. Et cette fatigue, elle, rappelle que le silence aussi permet de travailler. C’est en tout cas l’expérience avec laquelle j’ai envie de renouer en ce moment."

Je relève ceci dans un blog que je viens seulement de découvrir et qui vient de s'arrêter. Encore un me dis-je. Ce dernier a tenu plus d'un an : juin 2008 à septembre 2009. Tel autre, un an... Deux blogs de grande qualité. Je comprends leur lassitude d'autant plus prégnante quand les commentaires sont ouverts et que le blogueur s'oblige à y répondre. C'est un travail à temps complet et, évidemment, une perte de temps considérable si, on a d'autres occupations autrement plus importantes, comme l'écriture ou tout autre art, ce qui est le cas de ces deux blogueurs.
Je me suis souvent demandé comment certains blogueurs pouvaient faire pour assurer un vrai job et la tenue d'un blog. Je parle ici de ceux qui écrivent vraiment leurs "billets" sans faire appel à un "nègre" ou à du copier/coller.

Je n'ai pas la prétention de tenir un blog mais plutôt un succédané de Journal et je crois pouvoir dire que je ne tiendrai sûrement pas longtemps. C'est une sorte de défi que je m'étais lancé. Il fallait que je trouve une issue pour ne pas sombrer.
Et puis, je n'ai aucune activité professionnelle ou artistique, seulement de longues journées à occuper. Je ne perds pas trop de temps à écrire ici, juste le temps d'un petit plaisir... pour le moment.

jeudi 12 novembre 2009

I'm swinging in the rain

Le golf est un sport élégant...
Qu'aurait dit Kant sur l'esthétisme de ces golfeuses?


"Pour décider si une chose est belle ou ne l'est pas, nous n'en rapportons pas la représentation à son objet au moyen de l'entendement et en vue d'une connaissance, mais au sujet et au sentiment du plaisir ou de la peine, au moyen de l'imagination (peut-être jointe à l'entendement). Le ju­gement de goût n'est donc pas un jugement de connaissance ; il n'est point par conséquent logique mais esthétique, c'est-à-dire que le principe qui le détermine est purement subjectif. Les représenta­tions et même les sensations peuvent toujours être considérées dans une relation avec des objets (et c'est cette relation qui constitue l'élément réel d'une représentation empirique) ; mais il ne s'agit plus alors de leur relation au sentiment du plaisir et de la peine, laquelle ne désigne rien de l'objet, mais simplement l'état dans lequel se trouve le sujet affecté par la représentation."
Kant, Critique de la faculté de juger (1790)

Parlons simplement! Euh :
- "Tu les trouves belles mes fesses?" (Godard)
Kant aurait dit :
- Tu les trouves agréables mes fesses?
(sic) (France Culture ce matin)

Kant distingue le beau de l'agréable et du sublime :
"La nuit est sublime, le jour est beau".

Eh bien mon après-midi fut agréable et pas beau du tout! N'en pouvant plus d'être enfermée depuis deux jours pour cause d'intempéries, j'ai revêtu mon costume de pluie et je suis allée affronter le vent, les averses et la gadoue. Je dégoulinais de bonheur!
(Non, je ne suis pas sur la photo;-))