vendredi 4 mars 2016

Résumer en un clin d'oeil toute une journée

Journal.

Dimanche 28 février. 
Vu film : Tempête. Avec des acteurs - qui n'en sont pas - plutôt bons et même très bon pour le rôle principal avec Dominique Leborne. Il a reçu le Prix du meilleur acteur à la Mostra de Venise pour son interprétation dans ce film. Il était magnifique, étonnant de naturel et souvent bouleversant.

Lundi 29 février. 
Année bissextile, ce jour comme un jour fantôme.
Soleil, enfin. Fait 9 trous en agréable compagnie.

Mardi 1er mars. 
Pluie ininterrompue. 
Questionnements.
Que du négatif.
Longue sieste après deux nuits blanches.
Et pour clore la journée : mes endives braisées furent des endives cramées.
Fenêtre grande ouverte (radiateurs éteints), il est 21 heures et j'attends que s'échappe l'odeur de brûlé.
J'ai pu décaper le fond de la cocotte.
Après les œufs et les pruneaux... les endives!
Un jour je mettrai "allumerai le feu"!
"Il suffira d'une étincelle". Ah que... Johnny a raison (*_*).
 

"[...]construi(t)re le film de votre vie à partir d’une seconde prélevée chaque jour. Laquelle choisir? Comme à l’écrit, c’est au diariste de décider la plus pertinente, celle qui résume en un clin d’œil toute une journée."

Ce sera donc pour "résumer en un clin d’œil toute une journée" ce mardi :  
ce fut une journée pourrie, sur tous les plans!

Mercredi 2 mars. 
Pluie, vent, averses de grêle. Je regarde par la fenêtre heure par heure, notant les accalmies. Il y en eut pour les averses mais le vent se déchaînait de plus en plus. Vais-je y aller, vais-je être assez folle pour y aller cette après-midi... au golf? J'en avais assez d'être enfermée; pas mis le nez dehors hier.
14 heures. Je me prépare. Tant pis si je ne tiens pas debout. Sur la route quelques branches cassées, je vais finir par m'en prendre une sur le capot. Trois voitures sur le parking avec la mienne. J'enfile ma doudoune, mets mes chaussures, enfonce mon chapeau irlandais jusqu'aux yeux (ton chapeau, il allait me protéger du mauvais temps) et je passe à l'accueil pour signaler ma présence... "Hello, bonjour! Le parcours n'est pas fermé?" - Non, mais il n'y a personne. Vous voulez vraiment jouer? - Je vais essayer...
Départ au 1, personne à l'horizon. Youpi! Je suis vraiment givrée. C'est une grande première pour moi : jouer sous la tempête. J'enfonce un peu plus mon chapeau, je ne voudrai pas le perdre celui-là. Je prends mon stance bien campée sur mes jambes, je tape mon premier coup et aussitôt première averse. Je me planque dans les genêts, pas terrible pour me protéger; pas de parapluie, trop lourd quand je porte mon sac. Je vois la pluie valdinguer dans les bourrasques de vent, je ne pense à presque rien, juste à l'instant présent. La pluie s'arrête, je vais à ma balle. Puis j'arrive sur le green d'hiver. Deux jardiniers ratissent le bunker (celui qui ressemble à un rond-point qui serait entouré de sable); ils me regardent bizarrement, l'air de dire : "nous on est là parce qu'on n'a pas le choix mais vous, vous payez pour vous faire arroser par la pluie et gifler par le vent en plus, dans la gadoue". Ben oui! Pourtant dès le trou 2 je n'ai plus eu une goutte de pluie, seulement le vent et dans le dos dans la montée, c'était bonnard (avec l'accent suisse). (A propos de Bonnard, lire la chronique d'un écrivain suisse, Jean-Louis Kuffer)
La suite...? Mes 9 trous étaient jouissifs!
Suis rentrée bien secouée mais en pleine forme.

(Mais que racontes-tu là? C'est beaucoup trop long, tu ne respectes pas le : "résumer en un clin d’œil toute une journée". Tsss!). Bon, alors résumons en un clin d’œil cette journée : 
le hasard a bien fait les choses!

Jeudi 3 mars. 
Matin : en consultation. Elle est toujours lumineuse et si chaleureuse ma toubib. Ce que je disais d'elle le 27 juin 2014 n'a pas changé. Je ne la vois pas souvent mais c'est un plaisir de la rencontrer; je suis à l'aise avec elle, je suis moi. Elle prend son temps. - Vous avez l'air d'aller mieux me dit-elle. - Oui, je me sens bien, je dors mieux quand je prends [...] et du coup je suis en forme dans la journée. - Alors, on continue comme ça me dit-elle. - Et puis, vous savez, ces idées noires permanentes, je n'en ai [presque] plus; je n'ai plus pas envie de mourir en ce moment. Ah! il y a tellement d'empathie dans son regard, dans son écoute.
Après-midi : temps toujours pluvieux, un temps pour aller au cinéma ou dans un musée.  "Ils" avaient envie d'aller au Musée Départemental Breton, du coup je les ai accompagnés. Ce n'était pas une très bonne idée, je préfère être seule quand je vais dans un musée. Nos centres d'intérêts sont si différents. Ils s'attardaient sur ce qui ne me "branchait" pas et moi j'aurais aimé prendre mon temps sur l'exposition en cours FINISTERRES. Cependant je comprends que ça ne les intéressais pas; ça ne me parlait pas vraiment non plus mais, justement, "C’est l’occasion de porter un autre regard sur la collection du musée" J'y voyais de la couleur, des formes, une certaine gaîté dont j'avais besoin et qui correspondait aussi à celle qui m'animait depuis quelque temps. Je n'ai donc pas eu le temps de faire de photos de cette partie-là des expositions, sauf de ce couple, que j'aimais beaucoup. L'homme me faisait penser à certains dessins dans les tombes égyptiennes (corps de face et visage de profil). Le chien au pied de l'homme et l'enfant avec la mère. Ils se tiennent la main, lui la regarde, la domine? (la protège?). Elle, regarde droit devant elle (est-elle soumise? se sent-elle en sécurité? dominée? aimée?) :



Elizabeth Le Rétif, Le Couple, Terre papier, 2010
(Collection de l'artiste)

 (Cliquer pour agrandir puis sur "afficher l'image" pour zoomer)


Les photos étaient autorisées, sans flash. Au moment où je m'attardais sur ce couple, mon téléphone a sonné, j'avais oublié de l'éteindre. Ce n'était pas une bonne nouvelle...

Dans une des salles "bretonnantes", cette Bigoudène de Bernard Buffet que je trouvais, euh! hein? quoi? pardon?... que je n'aimais pas du tout (la qualité de ma photo ne l'arrange pas non plus. Hum!) :



Bernard Buffet, Bigoudène, Huile sur toile, 1950
 
J'observais ma sœur qui s'extasiait devant "toutes ces belles choses", elle aimait particulièrement - et elle avait raison, les sculptures en bronze de René Quillivic. De ce sculpteur, celle que j'aimais, c'était la Jeune Bigoudène (aux doigts dans la bouche) que l'on peut voir à la faïencerie Henriot. Ma sœur parlait trop fort, on ne peut que chuchoter dans un musée. Elle m'agace parfois, mais là je la trouvais émouvante, de naturel, de vérité, j'éprouvais à cet instant-là de la tendresse pour elle; de huit ans mon aînée et toujours en forme, même bien souvent plus que moi; c'est fatigant de piétiner dans un musée (nous y avons passé une heure et demie). Je remarquais ce tableau, un portrait d'artiste dans son atelier (mauvaise qualité de la photo, encore) :


 Fernand Cormon, Le peintre Camille Bernier dans son atelier,
portant la veste et le gilet du costume de Bannalec.
Huile sur toile, vers 1880

Du troisième étage, le dernier de la visite nous sommes repassés par le rez-de-chaussée. Je regardais par les fenêtres les flèches de la cathédrale dans le ciel gris :







Je crois que j'agaçais un peu mon beau-frère à faire toutes ces photos. Il venait de s'arrêter devant ce bloc de granit que j'avais remarqué en arrivant. Je lui dis en souriant : étonnant non? Je l'ai photographié tout à l'heure. "De quoi" dit ma sœur en arrivant vers nous (et en parlant toujours aussi fort), et nous lui montrons la sculpture en relief.



   
En quittant le musée, nous avions tous les trois la même envie (mais non, tsss!) : aller manger un gâteau chez Philomène! Ça reposera nos gambettes et ça nous rappellera des souvenirs... à ma sœur et moi; nous y venions avec notre mère, quand nous étions jeunes-filles!
Et il pleuvait toujours... 
Et j'ai encore raté ce "résumer en un clin d’œil toute une journée". Je vais devoir réviser mes leçons!

Vendredi 4 mars.
Je pense à ce coup de fil d'hier...
Fait 9 trous cette après-midi, sans pluie et quelques belles éclaircies. Parcours très imbibé mais les drapeaux étaient sur les "vrais" greens. Réussi quelques coups réconfortants, sans témoin. Au départ du 9, j'avais l'impression d'avoir perdu quelque chose, mais quoi? Pas d'heureux hasard aujourd'hui. 

Le week-end commence... Je vais prendre le temps de lire.

mercredi 2 mars 2016

***

Ce fut une journée très heureuse.
Il faisait vraiment froid.  
Mes yeux larmoyaient sans cesse avec le vent glacial,
mais j'avais chaud au cœur




Il y eut plein de jours heureux, chaleureux, joyeux, depuis le 12 janvier.

(Rajout du 24 mai 2016)
Vivement l'hiver... (*_*)

Les routiers sont sympas

Photos du jour




mardi 1 mars 2016

J'en parlais l'autre jour de la Google Car.
L'humain a donc encore de l'avenir! Il n'y a pas eu de blessé.
Qu'aurait fait ce Robot Automobile hier, quand j'ai dû freiner à la sortie d'un virage pour piler devant un petit chat adorable, prostré au milieu de la route quand il m'a entendu arriver? Trop mignon le pauvre chou apeuré! Le Robot Automobile aurait-il préféré écraser le petit chat pour éviter de se faire défoncer l'arrière train par la voiture qui me suivait dans le virage?
J'ai pu éviter le pire : je parle du petit chat bien sûr. Ma voiture, elle, n'a pas un cœur qui bat, et celle qui me suivait non plus. Un moteur n'est pas un cœur!
C'est un jeune chaton, je le vois souvent sur cette route depuis quelque temps. Les conducteurs qui passez par là, ralentissez. Hum! (*_~) (Route des Châteaux).

Vague immortelle


Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa, 1830
Estampe, gravure sur bois  (25,7 x 37,9 cm)
(Cliquer sur l'image pour agrandir)
"Sous la Grande vague au large de Kanagawa est l’œuvre majeure de l'artiste. Cette estampe appartient à une trilogie consacrée au mont Fuji. Cette œuvre illustre à la perfection le grand thème du "monde flottant" dans lequel le temps semble suspendu : la vague s'apprête en effet à déferler sur les frêles embarcations des pêcheurs. L'Homme représente bien peu de chose face à l'immensité et à la majesté de la Nature.
La masse courbée dessinée par la vague s'imbrique parfaitement dans le creux du ciel et trace les contours d'une forme rappelant le yin et le yang.
On aperçoit aussi au loin la montagne sacrée des Japonais, un volcan, le mont Fuji. Le Japon semble tout entier incarné dans cette estampe : il est à la fois le pays de la mer, de la terre et du feu. Hokusai transfigure bien ici l'âme d'une civilisation.
La Vague a littéralement déferlé sur les artistes européens et est longtemps restée l'emblème de la virtuosité d'Hokusai ainsi que l'exemple parfait de l'art de l'ukiyo-e. On raconte même qu'elle aurait inspiré Claude Debussy pour sa symphonie intitulée la Mer. La Vague figure d'ailleurs sur la couverture de l'édition originale des partitions de 1905."



          Ode à la vague
Encore une fois
mon vers se tourne
vers la vague.

Je ne puis m’empêcher
de te chanter,
mille fois mille,
mille fois, ô vague,
fiancée fugitive de l’océan :
vénus verte,
élancée
tu hisses ta cloche,
et de là-haut,
tu laisses tomber
des lys.

Ô lame
Incessante
secouée
par
la
solitude
du vent,
érigée comme une
statue
transparente
mille fois mille
cristallisée, cristalline,
et puis
tout le sel à terre :
le mouvement
se fait écume
puis de l’écume la mer
se reconstruit
et de nouveau ressurgit la turgescence.

Et de nouveau,
cheval,
pure jument
cyclonique
et ailée
la crinière ardente de blancheur
dans l’ire de l’air
en mouvement,
tu glisses, tu bondis, tu cours,
conduisant le traineau
de la neige marine.

Vague, vague, vague,
mille fois mille
vaincue, mille
fois mille dressée
et déversée :
vive
la vague
mille fois immortelle
la vague.

Pablo Neruda, Tercer libro de las odas, 1957


Cardinaux, Terre Noire, 1976 
Huile sur toile (116 x 89 cm)

(J'y vois toujours une vague, une lame de fond
et aujourd'hui un vague à l'âme) 


La même huile sous une autre lumière...
et changent les couleurs


d'ici on n'entend pas
le bruit des vagues
le bleu de la mer

Haiku de Hosai Ozaki

dimanche 28 février 2016

Raison/Déraison






 "When your heart say yes but our mind says no..." 



"Ah ! qu’avec peu d’effet on entend la raison,
Quand le cœur est atteint d’un si charmant poison.
Et lorsque le malade aime sa maladie,
Qu'il a peine à souffrir que l'on y remédie." 

Corneille, Le Cid.

Cette scène finale du film Sur la route de Madison était évoquée ce matin par Philippe Torreton dans l'émission Remède à la mélancolie.

Je m'interrogeais déjà sur ces questions de la morale, de la raison (et de la déraison), de l'éthique ici. Mes conclusions restent les mêmes.

mardi 23 février 2016

"Le bonheur est un ange au visage grave" (Modigliani)


Amedeo Modigliani photograhié à La Ruche (photographe inconnu)

Un ami me parlait hier d'une exposition Modigliani au LaM à Lille, qui démarre le 27 février jusqu'au 5 juin 2016.

Je me souviens de l'émission de Charles Sigel (L'humeur vagabonde, RTS) sur cet artiste tourmenté dont j'avais rapidement parlé ici. Je découvre ce matin sur ce site la poétesse russe Anna Akhmatova qui rencontra Amedeo Modigliani à Paris en 1910; fascinés l'un par l'autre, ce sera le début d'une brève histoire d'amour (que l'on suppose) passionnée.


Anna Akhmatova (1889-1966)



Modigliani dessin au crayon de Anna Akhmatova, 1911 (Getty)



Modigliani, dessin de Anna Akhmatova, 1911

"C'est l'histoire de deux êtres que tout semble séparer. Elle est russe, poétesse et vient juste de se marier. Il est juif italien et hésite entre la peinture et la sculpture. Nous sommes en 1910 à Paris. Elle, c'est Anna Akhmatova "beauté singulière, beauté travaillée, beauté gagnée sur d'éclatants, d'insupportables défauts -nez cassé, cou à n'en plus finir- beauté arrogante". Lui, c'est Modigliani, Modi pour les intimes, un mètre soixante cinq, un magnétisme à tout casser. Deux astres qui ne vivent que pour leur art, traquant la beauté dans ses moindres recoins. Mus l'un et l'autre par le même idéal tyrannique. De leur rencontre, on ne sait rien ou presque. Quelques documents, journaux intimes, témoignages lacunaires."


tete Modigliani 
En 2010 à Paris est mise aux enchères chez Christie's une "tête de femme en pierre calcaire, 64 cm, exécutée en 1910-1912 signée, en son dos, Modigliani". Au même moment au Musée Akhmatova de Saint-Pétersbourg, la romancière Elisabeth Barillé tombe en arrêt devant un portrait de la poétesse russe dans lequel elle reconnaît sans hésiter le trait de Modigliani. On ne pouvait rêver hasard plus heureux ni sujet plus romanesque. La tête de femme vendue à prix d'or n'aurait elle pas été inspirée par Anna Akhmatova? Quel lien unissait ces deux êtres?"
A lire aussi l'article de Bernard Pivot : La poétesse russe de Modigliani. 


Et j'ai appris l'affaissement des visages,
la crainte qui sous les paupières danse,
les signes cunéiformes des pages
que dans les joues burine la souffrance ;
les boucles brunes, les boucles dorées
soudain devenir boucles d'argent grises,
faner le sourire aux lèvres soumises,
et dans le rire sec la peur trembler.
Et ma prière n'est pas pour moi seule,
Mais pour tous ceux qui attendaient comme moi
dans la nuit froide et dans la chaleur
sous le mur rouge, sous le mur d'effroi.

1940
Anna Akhmatova, Épilogue (extrait) de son tragique recueil Requiem
 
"[...] Sa personnalité faite de domination et de reconnaissance la fit devenir la figure de proue de ce mouvement [mouvement des acméistes]. Elle sera célébrée, imitée, vénérée par la jeunesse russe. Elle devait être la louve alpha de sa vie et de ses proches.

Là se tient une des clés de la psychologie d'Anna : le besoin de déification par le verbe, le vertige de la domination, le besoin d'être la grande prêtresse des choses, amour ou douleur. Elle se voulait chef de meute d'une troupe d'hommes valeureux et aucun lien ne pouvait l'en dissuader, surtout pas ceux du mariage. De divorces en remariages nombreux et vains, elle put expérimenter cela.
À ces problèmes d'amour et de liberté, de tension et de séduction, il suffit d'ajouter l'atroce impact de la première guerre mondiale et de sa boucherie insensée, pour comprendre l'évolution d'Anna à qui se révèle sa nature tragique. [...]".

(Source Esprits Nomades)
(Demain, détente, au golf, sous la pluie. Pas tous les jours, la tourmente des artistes).

lundi 22 février 2016

Vous avez dit LABEL? C'est EXTRA!


Voilà ce qu'on annonce  quand je clique sur le site WAT!!!! (Voir image et texte ci-dessous).
Je n'ai jamais été prévenue par ce site qu'il allait être supprimé afin que je puisse transférer mes vidéos personnelles chez un autre hébergeur!!! 
Ecœurée et effondrée! Ces vidéos représentaient pour certaines un vrai travail qui accompagnait mes documents sur la littérature, sur des écrivains, des journalistes, des expositions, des artistes-peintres, des cinéastes et, des documents plus personnels.
C'est absolument inadmissible. Disparues mes vidéos. Des heures de travail perdues!
J'ai tenté, vainement, de m'inscrire sur MY TF1 (PAS DU TOUT) XTRA.
Impossible de retrouver mes vidéos "Watnews". C'est à pleurer. C'est révoltant.



Chers membres Wat,

La plateforme WAT telle que vous la connaissez n'existe plus, mais nombre de vos vidéos sont
désormais disponibles sur MYTF1 / XTRA.
XTRA, c'est le nouveau Label de TF1, exclusivement dédié aux contenus que vous ne trouverez pas sur
les chaines du Groupe TF1 : Créations originales, webséries, séries vintage !
Sur XTRA, les vidéos sont disponibles gratuitement et notre équipe éditoriale vous a sélectionné ce qui
se fait de mieux actuellement sur le web !
Les contenus sont disponibles partout, sur le web (www.mytf1.fr/xtra), sur votre mobile/tablette via www.mytf1.fr/xtra ou l'APP MYTF1 (iOS et Android) et même sur votre télé (via le Replay MYTF1 sur la Freebox, Bbox et SFRbox).
L'équipe WAT

Je tente alors de chercher un contact sur le site, il n'en existe pas. Via Google je trouve celui-ci et je réponds à leur questionnaire; puis au moment d'écrire le message, une fenêtre s'ouvre, sans arrêt, empêchant d'écrire dans la case du message. 

Vais-je prendre un avocat pour faire un procès contre un EMPIRE monstrueux pour récupérer mes vidéos chéries? Tsss!

Et, bien entendu, dès que je les enregistrais - pauvre idiote - je les supprimais de mon ordinateur. Et, bien évidemment, elles ont aussi disparues des billets dans lesquels j'en avais insérées quelques-unes, comme  ici ou ou encore là. Et là... c'est sans fin.
Ma belle journée passée au Conservatoire de musique de Lausanne, plus de vidéo non plus. Bien sûr, je pourrais en retrouver quelques-unes, conservées par hasard, mais jamais je n'aurai le courage de les réinsérer - via un autre hébergeur - dans les billets de mon blog d'où elles ont disparues, le téléchargement est trop long.
  
J'ai le cœur serré ce soir, alors qu'en ce moment il est très chahuté.
 

dimanche 21 février 2016

"Un robot chirurgical ça ne picole pas"




J'écoutais hier une des émission de René Frydman, Révolutions médicales et son invité : Laurent Alexandre, Chirurgien, expert en nouvelles technologies et intelligence artificielle et président de DNA Vision, société spécialisée dans le séquençage du génome humain. 

Le professeur Guy Vallancien (également invité, était absent), chirurgien, professeur de médecine, membre de l’Académie de médecine et président de l’école européenne de chirurgie à l’université Paris-Descartes, auteur de La médecine sans médecin ? Le numérique au service du médecin (Gallimard, 2015), accepte ce qu'il nomme le progrès médical :
"[...] dans cette nouvelle médecine où l’outil informatique prend de plus en plus de place. Libéré par la technique, le médecin pourra se consacrer au dialogue, au lien, à la personnalité du patient, lequel sera devenu acteur à 100% de la gestion de son trouble."


"En médecine on voit déjà les robots, en particulier en chirurgie, mais il reste un chirurgien derrière la console, derrière l'écran du contrôle du robot.
La révolution pour les chirurgiens c'est dans 15 à 20 ans, quand il n'y aura plus de chirurgien pour contrôler le robot chirurgical, et que le robot chirurgical fera mieux que le chirurgien en toutes circonstances. Ça, ça va être un choc, extrêmement violent., et on n'y prépare pas du tout les étudiants en médecine qui se préparent à faire chirurgie.
Nous sommes sans doute à 15, 20 ans où le robot chirurgical opèrera sans chirurgien. La Google Car, pour revenir à elle, et demain les autres voitures qui se conduisent toutes seules, nous montrent que nous ne sommes plus très loin, une à deux décennies maximum, d'avoir une robotisation intégrale de l'acte chirurgical.
Aujourd'hui nous sommes à l'enfance, la première enfance de la robotique chirurgicale. Demain on va robotiser comme dans tous les secteurs d'activités, de larges pans de l'activité médicale; les gens vont s'y habituer progressivement. On réalisera que le robot chirurgical opère mieux que les mauvais chirurgiens, puis dans un deuxième temps, opère mieux que les moyens chirurgiens, puis mieux que les bons chirurgiens et puis mieux  que les meilleurs chirurgiens. Et puis un jour on réalisera que les robots, contrairement aux chirurgiens, ne picolent pas - alors que certains chirurgiens picolent -, qu'ils ne tremblent pas, qu'ils ont en mémoire le million de dernières [...] qu'ils ont la capacité en temps réel d'examiner les vaisseaux..., de faire des dissections mille fois plus précises qu'un chirurgien n'est capable et là encore, le chirurgien sera "bouté" en dehors de l'acte technique. Ça ne va pas se faire en cinq minutes, ça va se faire sur 15 à 25 ans; ça va être un traumatisme pour les chirurgiens, et quand vous prenez les jeunes chirurgiens qui sont en internat aujourd'hui, personne n'a été averti de cette évolution-là. On fait croire aux jeunes chirurgiens qu'il y aura toujours un chirurgien pour accompagner le robot chirurgical. [...]". (Laurent Alexandre).
Émission fort intéressante, à l'ère d'Internet où foisonnent les sites et forums sur la médecine. Laurent Alexandre fut le fondateur du site DoctissimoEn réécoute ici :  

vendredi 19 février 2016

***

Photo du jour


dimanche 14 février 2016

***




Allo? Valentin? Où étiez-vous?


 Sam Snead PGA Champion, 1942


Ah? Je ne vous ai pas vu!
 

 
 Audrey Hepburn


Mmm! Ce soir je suis là (*_*)!


samedi 13 février 2016

Dussé-je ne plus vous revoir

Pour ce rien cet impondérable
Qui fait qu'on croit à l'incroyable
Au premier regard échangé
Pour cet instant de trouble étrange
Où l'on entend rire les anges
Avant même de se toucher
[...]
Je vous aime

(Jean Ferrat)


 =0=0=0=0=


Et je vous aime avec un frisson si délicieusement pur que chaque fois que je me figure votre sourire, votre voix, votre regard tendre et moqueur il me semble que, dussé-je ne plus vous revoir en personne, votre chère apparition liée à mon cerveau m'accompagnera désormais sans cesse.

(Guillaume Apollinaire)





vendredi 12 février 2016

"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau"

Je ne sais pas pourquoi ce billet a été lu cette semaine par de si nombreux "visiteurs". Est-ce parce que la Saint Valentin approche? Il date de 2010, il parle d'amour et, cinq ans plus tard, je persiste et signe avec Alain Finkielkraut (quand il parle d'amour; pour la politique je reste sur mes gardes) : même avec des cheveux blancs, on peut soupirer longtemps.

"Cheval sur ses gardes, le loup ne le mangera pas."
Proverbe russe

Quant à la Saint Valentin... Bof! Pas besoin de cette date (la même, le même jour, pour tous les amoureux, quelle horreur!) pour dire je t'aime et se faire des dîners aux chandelles. Bon, pour moi c'est dîner à la bougie tous les soirs (sans blague), en tête-à-tête avec... moi-même. Hum!



 

"Après une journée de vent"

Par la fenêtre, je scrute sans arrêt le ciel, priant pour une éclaircie.
 Hier matin, un peu de bleu dans le gris anthracite.




Dans la journée, la pluie fut de la partie. 
Le soir venu, au loin, durant quelques minutes, 
j'aperçus le Mont-Blanc, puis il a disparu.
C'était magnifique, bien plus beau que sur cette photo.
J'y associais mes souvenirs



Après une journée de vent

Après une journée de vent,
dans une paix infinie,
le soir se réconcilie
comme un docile amant.

Tout devient calme, clarté...
Mais à l'horizon s'étage,
éclairé et doré,
un beau bas-relief de nuages.

Rainer Maria Rilke