vendredi 2 septembre 2016

Ici est un ailleurs

Je rêvais d'un ailleurs en voyant ce superbe gréement, hier en fin d'après-midi en me promenant sur les pontons du port. AURORA.  Je tanguais légèrement en prenant mes photos, le ponton flottant était instable; je ne ferais pas un bon marin.





 De ce bateau émane le luxe, la beauté. Un esthétisme voluptueux.
Le petit vase rempli de roses épanouies près du pot de menthe 
faisaient battre mon cœur, sans raison.
Ce détail me touchait. J'aimais les propriétaires, sans les connaître.


Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.

Charles Baudelaire, Le port.

Je vais partir vers un ailleurs qui sera - si je le veux - aussi beau qu'ici, en espérant que mes tempêtes intérieures s'apaiseront :

La beauté des choses existe dans l'esprit de celui qui les contemple.
(David Hume)


"Le voyage ce n'est pas aller quelque part mais partir"

Jeudi 1er septembre.

Partir en voyage. Partir pour fuir quelque temps la réalité. Je tombe dans ce piège et déjà je m'angoisse. Peur d'une crise (vertiges) avant ou le jour du départ. Je suis fatiguée. Sortir la valise et les sacs de voyage de leur remise, monter sur l'escabeau pour les attraper. Les regarder au sol, se dire qu'il faut les remplir et déjà le tournis. Faire de la route dans cet état n'est pas le pire. Le pire c'est la préparation : ouvrir le placard, les tiroirs, la penderie. Que mettre dans la valise, quel temps va-t-il faire... Je referme les portes, les tiroirs et je m'assois. Je remets à plus tard. Je n'aurai pas dû réserver ces locations. J'étais si désespérée, il fallait que je me projette dans un ailleurs. Un ailleurs toujours le même en fait. Arrêter de ressasser. Comprendre Admettre l'incompréhensible.  Et puis... le reste qui se délite... 

Je disais que Thomas Bernhard avait écrit pour moi, mais plus fort encore : je suis Thomas Bernhard (ça c'est un clin d’œil à l'ami qui m'a écrit pour me dire que Thomas Bernhard avait aussi écrit pour lui). Non mais! 

Extrait de Béton (Rudolf, le narrateur, affaibli, prépare son voyage à Palma) :

"Ai-je bien emballé tous les médicaments? [...] Ai-je inspecté la maison [...]? Ai-je dit... Ai-je fait... [...] Je m'interrogeais et je me répondais. Mais le temps ne voulait pas passer. Je me suis levé et je suis descendu dans le vestibule et j'ai examiné mes valises, je voulais savoir si elles étaient assez solidement fermées et j'ai vérifié les serrures. Pourquoi est-ce que je m'inflige tout cela? me suis-je demandé. Je me suis assis dans la pièce du bas, côté est, et j'ai contemplé le portrait de mon oncle [...]. [...] J'avais déjà aux pieds mes chaussures de voyage, tout ce que j'avais sur moi était trop pour moi, tout était trop étroit et trop lourd pour moi. [...]
[...]
Déjà en moi-même, je me révoltais très violemment contre mon départ. Mais, en fait, je ne pouvais plus l'annuler. [...] Une paire de souliers noirs et une paire de souliers bruns me suis-je dit, et une paire pour le temps de chien. Pour marcher le long du môle, ce que j'ai toujours aimé faire. Mais marcher, il ne fallait pas y songer, naturellement. Tu vas descendre tout doucement jusqu'au môle et faire tes observations et voir jusqu'où tu vas. Les premiers jours d'un changement de climat aussi radical sont les plus dangereux, tu ne dois pas présumer de tes forces, me suis-je dit. Comme je l'ai constaté moi-même avec effroi, les gens arrivent à neuf heures du matin, passent sous la douche puis se ruent sur une partie de tennis et, à deux heures de l'après-midi, ils sont déjà au cimetière. Le Sud fait disparaître immédiatement les morts. Tout, lentement, se lever lentement, petit-déjeuner lentement, aller en ville lentement, mais mieux vaut ne pas aller en ville dès le premier jour, seulement descendre jusqu'au môle. Sur quoi j'ai respiré profondément et je me suis levé en me redressant le plus possible et puis je me suis laissé tomber dans le fauteuil, épuisé.

Pages 108 - 115 - 116.

Thomas Bernhard, in Béton, éditions Gallimard, collection L'Imaginaire, 1985. 
Dans ma valise j'ai déjà mis Le Naufragé et Goethe se mheurt du même auteur! Pas gai? Mais si mais si!

"Thomas Bernhard dit de ses pièces de théâtre : «Tout est drôle. Exactement comme dans ma prose où on ne doit jamais savoir précisément si, à tel ou tel endroit, il faut éclater de rire ou non. C’est de ce funambulisme que procède le plaisir.» Lui-même estime que, malgré l’aspect suicidaire qu’on lit dans son œuvre, il est quelqu’un de «gai»."

C'est ainsi que je perçois l'œuvre de Thomas Bernhard.

Revu lundi soir Conte d'été de Rohmer. Un délice avec toutes ces contradictions des personnages. Je crois avoir écrit un jour ici* (ou alors à un ami?) que je ne pourrais jamais aimer un homme qui n'aimerait pas - ou serait indifférent aux  - les films d'Eric Rohmer. C'est idiot en fait de dire cela. Mon Amour, je l'ai aimé inconditionnellement.

* Vérification : Mais oui, je l'ai dit! C'est ici.

Mes archives "rohmériennes"



jeudi 1 septembre 2016

La fête est finie...

... au QUARTIER (Centre d'Art Contemporain)


Photo prise lors de ma visite pour leur dernière exposition : Nicolas de Crécy.

Cette fois, LA FÊTE EST FINIE.
J'ai souvent visité les expositions du CAC avec perplexité, c'était cependant, à chaque fois (souvent ma "promenade" du dimanche), des découvertes plutôt enrichissantes puisqu'elles me faisaient ensuite chercher des informations sur les artistes, leur démarche. J'y trouvais des réponses à mes questionnements. Je regrette cette fermeture. 

mercredi 31 août 2016

"Voir est le paradis de l'âme" *

* (site Marc Riboud)




Le photographe Marc Riboud est mort hier, à l'âge de 93 ans. (Lire ici)



"Maître du noir et blanc, grand reporter d'une actualité qu'il traitait avec sensibilité, Marc Riboud expliquait qu'il photographiait "comme un musicien chantonne"."

Souvenir, il y a déjà trente ans...

lundi 15 août 2016

Tout ce qui tremble et palpite...Pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter




De la Borie de Provence, en pierre sèche
 au Nid d'hirondelles de Bretagne, en... fiente sèche...
ce n'est qu'une question de volume! 

 

Les dégâts ont été nettoyés il y a quelques jours. Mais pas pour longtemps. Le nid est toujours là, photographié cette fois de l'extérieur. Un nid en béton pour ces poids-plumes! Pas le courage de le détruire, il est beau, me fait penser aux Bories de Gordes en Provence. A chacun son imagination et, ses souvenirs...

Donc, ce nid dans les voliges de notre toit est une espèce de mini borie à l'envers! Bon, quand les nouvelles fientes formeront une vraie borie sur le toit, on avisera. Mmm!



Cliquer sur l'image, puis clic droit pour "afficher l'image"  et + pour agrandir

Petit rappel des dégâts




J'écrivais tout ceci il y a quelques jours...

Et vlatypa que, vendredi dernier, 12 août, je fais une découverte.
Je démarrais mon parcours de golf à 13 heures sous un ardent soleil et ne tardais pas à mettre ma casquette.




Au trou n° 3, je faisais déjà une pause sous les arbres près de la rivière "enchanteresse", (souvenir parisien), rapidement, car deux joueurs me suivaient. 



En revenant vers le green, je sentais le soleil de plomb qui me liquéfiait autant qu'il me rôtissait. Je buvais un peu d'eau. Au trou suivant, j'enlevais ma casquette trouvant qu'elle empêchait l'air de passer sur mon crâne et je m'aspergeais le visage et les cheveux avec mon brumisateur; arrivée au green, cheveux secs. Je remis la casquette. Je devais être écarlate. Il faisait trop chaud et pourtant les températures n'étaient pas encore caniculaires, j'avais le souvenir d'une insolation au golf il y a quelques années. Je décidais alors de terminer mon parcours en passant du 6 au 9 et j'allais m'abriter un peu du soleil dans les ruines pour, une nouvelle brumisation rafraîchissante. Et là, que vois-je sur le sol de plus en plus cra-cra, ça :


Évidemment, ça me rappelait quelque chose. Je levais alors la tête et découvrais ce nid-mini-borie sur la poutre. Décidément, quelle coïncidence (il faut rappeler que mon bien-aimé m'appelait Sherlock). Je posais mon brumisateur et prenais ces photos.





Je m'étais bien rafraîchie, je devais avoir la mèche rebelle, la coiffure décoiffante, le visage ensoleillé décomposé mais je m'en fichais complètement, ça allait avec le reste. Je passais comme une flèche devant la terrasse du club-house.

[...]

Dans ma voiture... flottait un air de liberté. Je me sentais à nouveau disponible pour ma bien (mal) aimée, solitude. Je revenais à mes amours, fidèles, celles qui me donnaient autant de moments de joie que de grande mélancolie et d'angoisse. Je venais de faire un grand pas.

Je décidais au retour d'aller déposer quelques vêtements et accessoires chez Emmaüs; les "déposants" étaient très nombreux, j'étais étonnée, par cette chaleur.

In my sweet home je m'installais sur la terrasse, à l'ombre of course. Je regardais le ciel d'un bleu magnifique, deux oiseaux planaient au loin : deux points minuscules  avec des ailes, dans le ciel, un noir et un blanc. Je les enviais. Mes fleurs aussi avaient pris un coup de Penn Bazh.

   
Installée sur mon banc en sirotant un thé, je pensais à mille choses, mille souvenirs, jamais mon cerveau ne s'arrête de penser et, je regardais ces galets, de loin j'y voyais une paire de fesses. Ma foi, pourquoi pas... Des fesses en forme de poires, il y en a plein les rues, on passe de la pomme à la poire. Hi! On peut aussi être une pauvre pomme et une vraie poire. (o_0)


Le long week-end du 15 août commençait, je pensais (et oui encore) à toi maman... et j'ai peur j'ai peur... de mourir comme toi.
Je passe du rire au drame! Respirez, soufflez!

Ce soir je dînais sur la terrasse en compagnie des oiseaux qui avaient l'air de danser au son du piano que j'écoutais à la radio : La Bagatelle op 126 de Beethoven.



Il était 21 heures. Soudain une corneille (ou un choucas) fit son apparition sur le bord du toit et sautilla jusqu'à l'endroit exact où se trouve le nid d'hirondelles, au-dessus de ma fenêtre. Alors là tout s'éclaircit : les deux oisillons morts tombés du nid avaient été dénichés par l'un de ces oiseaux noirs! Conclusion peut-être hâtive de Miss Holmes...



J'ai enclenché la vidéo trop tard...



La lumière était belle au soleil déclinant. 




La vie pouvait-elle encore l'être aussi?






Dimanche 14 août  : promenade en fin d'après-midi après être restée enfermée dans une pièce à 22° quand il faisait dehors dans les 30° sous abri! Je n'avais que trois pas à faire pour une balade rafraîchissante le long de la rivière. Je rasais tout de même les murs et les arbres pour avoir un semblant d'ombre. 




Ils font déjà demi tour!
C'est sûr ils vont plus vite que moi et pour avoir de l'air
c'est mieux qu'un ventilateur!


  
Mais ils font plus de bruit que celui-ci avec son canoë!



J'ai moi-même fait demi tour après une demi heure de marche, il faisait encore très chaud. J'avais mis un vieux bob sur la tête et mes lunettes de soleil, mais j'étais loin de ressembler à Meryl Streep dans Out of Africa et j'aurais bien aimé être shampouinée par Robert Redford pour me rafraîchir la tête! 

Lundi 15 août : bonne fête ma petite maman chérie
Lecture du dernier livre emprunté à la médiathèque : Béton de Thomas Bernhard. Jamais déçue par cet écrivain.  J'ai l'impression quand je le lis qu'il n'a écrit que pour moi (prétentieuse)!

.../... Samedi et dimanche, écouté Michel Onfray, toujours aussi drôle, oui oui!
A propos des  Nématodes (vers parasites), imagé par M. Onfray :
"Barboter dans une piscine ça vous tue un nématode en deux secondes (le chlore, les poils humains, les crottes de nez etc.)"
A vous dégoûter d'aller dans les piscines.
Autres citations :
"Pas de paradis pour les blaireaux. Je parle des animaux..."
"Si vous avez mal au dos, c'est que vous en avez plein le dos" (Théorie de Groddeck). Je vous dis pas si vous avez mal au rectum..." Eh oui! c'est imagé je vous le dis!
"Le mulot a du toupet!" "Vous pouvez le twitter" dit-il en riant.
"J'ai connu des arrières-trains solaires" dit-il en contrepoint d'une citation où l'on parlait d'arrières-trains lunaires. Mmm!
Tout cela sorti du contexte de sa conférence n'est pas sérieux (shame on me), mais ça l'est (sérieux). A réécouter, on ne s'ennuie pas une seconde. Un intervenant en fin d'émission sur La théorie du fumier, n'a pas démonté Onfray.
Puis il revient sur Schopenhauer, le pessimiste positif, avec Le monde comme volonté et comme représentation. M. Onfray nous rappelle qu'il influença Nietzsche qui fut un disciple de Schopenhauer :

"Nietzsche, le plus grand des disciples de Schopenhauer, célébrera toute sa vie le génie de  son éducateur qui lui a ôté des yeux « le voile de l'optimisme ». Dans ses Considérations inactuelles, il écrit au sujet de son maître : 
« Je suis, dit Nietzsche, un de ces lecteurs de Schopenhauer qui, après avoir lu la première page de lui savent avec certitude qu'ils iront jusqu'à la dernière, et qu'ils écouteront chaque parole sortie de sa bouche. Ma confiance lui a été acquise dès l'abord, et après neuf ans écoulés elle est encore la même. Pour tout dire en un mot et avec un sentiment peut-être outrecuidant, je le compris comme s'il avait écrit pour moi."
(Source)
   C'est sûr, il devait y avoir plus de monde sur les plages à "barboter" - dans des eaux moins parasitées espérons-le que dans les piscines -, qu'à l'écoute de France Culture.

Fin de ce long week-end. Chaleur étouffante, les 22° à l'intérieur sont passés à 26. A l'extérieur il fait encore 32°, pas un souffle de vent pour faire courant d'air. Mal de gorge, sans doute à cause des douches et du ventilateur. Faut faire des choix : crever de chaud ou attraper une angine... Allons prendre une énième douche de toute façon le mal est fait. Il est 23 heures...

dimanche 14 août 2016

***

"Un grand nombre de journées se passe donc sans que je dise un mot à personne que pour demander à dîner ou un café. Et cela a été ainsi dès le commencement."

Vincent Van Gogh (1882).

vendredi 12 août 2016

***


A vrai dire nous n'avions rien à nous dire.
C'était  désormais d'une évidence implacable. 
Nous ne faisions que remplir les temps morts.

mercredi 10 août 2016

Interlude...


... en attendant plus inspiré...


Photo de ce mercredi 10 août au golf, dans le rough.
Champignons Siamois (=_=)

dimanche 7 août 2016

Nicolas de Crécy

Dimanche 7 août.

Le 7 août fut donc ma dernière visite au Centre d'Art Contemporain - qui fermera ses portes définitivement (par manque de subventions) le 31 août 2016 - pour voir l'exposition consacrée à Nicolas de Crécy

Comme d'habitude quand je viens au QUARTIER, je prends connaissance de la brochure pour suivre le cheminement proposé pour la visite  (et comprendre quand c'est trop hermétique, ce qui n'était pas le cas, je n'étais pas réceptive à tout par manque de connaissance mais j'ai pu apprécier quelques dessins, gravures) .

"Depuis 1990, Nicolas de Crécy a construit un univers à la fois étrange et poétique à l'humour absurde et souvent acerbe*. Dans ses livres nourris par le surréalisme et la mélancolie, il détourne les codes narratifs de la bande dessinée en explorant différents genres et techniques, tout en réalisant en parallèles des œuvres en peinture, sculpture ou gravure."
*(il n'est que de regarder l'affiche de l'exposition et l'on devine cet humour exacerbé!)

L'exposition au Quartier était conçue en deux parties. La première proposait un parcours rétrospectif présentant une sélection de travaux en lien avec ses bandes dessinées. Ses différents dessins : illustrations, couvertures, planches colorées, encres de grand format... La brochure de l'exposition est assez explicite et détaillée, je ne vais pas la recopier à lire donc sur le lien ci-dessus "affiche de l'exposition". Je ne suis pas du tout experte aux techniques de la bande dessinée. J'ai pour ma part apprécié nombre de dessins au fusain, en grand format.  

Quelques (mauvaises) photos prises lors de ma visite


Le Déjeuner sur l'herbe, 2016

"Ce dessin de grand format met en scène une situation étrange qui associe les différents éléments et techniques qui composent le style de Nicolas de Crécy. En rendant visibles ses hésitations, ses inspiration, ses modifications de perspectives et d'échelle, mais également l'emploi particulier de la couleur, cette œuvre concentre les expériences d'une pratique qui échappe aux procédés habituels d'une planche de dessin".



 (J'ai omis de noter les références à ce dessin dont j'aimais les fenêtres de la salle d'exposition se reflétant sur le verre du cadre avec cette inscription qui reflétait (si j'ose dire encore) l'état d'esprit du Quartier qui allait disparaître : LA FÊTE EST FINIE).




Léon la Came
"Cette série, écrite par Sylvain Chomet, qui fait découvrir sur plus de 300 pages, l'histoire familiale d'une entreprise ultralibéral fondée par un patron communiste, Léon, devenu adepte centenaire de marijuana, a été publié en épisodes dans la revue (A Suivre) entre 1993 et 1996." 



Là, je laisse mon imagination délirer, je vois des Pokemons (0_0)
Il y en partout - paraît-il - dans mon Quartier!



Vernissage à Trieste, 2014

Encre de Chine, aquarelle et acrylique sur papier



Les Carnets de Gordon McGuffin, 2009

William Faulkner
Encre de Chine sur papier

J'ai été particulièrement intéressée par la seconde partie de l'exposition intitulée LE MANCHOT MÉLOMANE qui s'inspirait de la vie de Paul Wittgenstein (1887-1961), pianiste virtuose que la Première Guerre mondiale a amputé de sa main droite. Fils d'un industriel viennois et frère du célèbre philosophe Ludwig Wittgenstein. (Je me souvenais d'une lecture en 2011 du Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernard)

(Il faudra que j'en reparle, là ma tendinite m'impose l'arrêt, en attendant, quelques photos, étranges pour certaines - le piano. Toutes ces photos demandent des explications, j'y reviendrai).


Quelques explications tout de même, tirées de la brochure de l'exposition : 

Le manchot mélomane
Le manchot, ce petit animal joueur d'un étrange piano-véhicule, se trouve relié par une association d'idées, à l'histoire d'un personnage à l'existence bien réelle, celle du célèbre pianiste Paul Wittgenstein qui, amputé de la main droite pendant la première Guerre mondiale, continue pourtant la pratique de concertiste après la guerre. L'association de ces deux personnages dans un jeu de double signification a fait émerger la représentation de la main comme l'outil d'un savoir-faire, d'une dextérité et parfois d'une virtuosité. Elle constitue le fil conducteur d'une narration qui nous plonge au coeur de la pratique du dessin et de celle de la musique, tout en retraçant l'histoire de deux frères Wittgenstein : leurs doute, obstination, exigence et radicalité dans le dépassement de leurs limites - celle de la diminution physique de Paul et celles du langage décrit par Ludwig.
Le visiteur entre dans un univers imaginé par Nicolas de Crécy comme une bande dessinée mise en espace. On y trouve les objets aperçus auparavant dans les dessins, mais matérialisés cette fois-ci en volume. Des portraits et des paysages à l'huile, des fusains sur des formats et supports divers, des gravures et des aquarelles qui côtoient des exemplaires du Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein mis à la disposition du visiteur.
Ces oeuvres partagent l'espace avec les textes, dans une composition qui renvoie à la fois à l'organisation spatiale des cases d'une planche de dessin et à celle d'un musée personnel en hommage aux deux frères."


 Ludwig Wittgenstein


 

(Cliquer pour agrandir puis clic droit "afficher l'image" pour lire)



Instrument de musique avec moteur somato-sensoriel



Les Alpes Autrichiennes, Fusain
Tractatus pour piano 

 


Explosion d'obus, Fusain
(Superbe dessin) 



 En octobre 1930, Paul Wittgenstein commande une œuvre à Serge Prokofiev pour une somme particulièrement élevée (lire ci-dessus)